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Tech.Rocks Summit 2023
L'IA & handicap : progrès ou exclusion ?
- Emmanuelle Aboaf (Développeuse Angular .NET, SHODO)
Tech.Rocks Summit 2023 · 7 décembre 2023 · 34 min · en français
Résumé
L'IA fait beaucoup parler d'elle avec l'apparition de nombreux outils comme ChatGPT, DALL-E ou Midjourney. Emmanuelle Aboaf se demande si, pour les personnes handicapées ou en situation de handicap, ces outils changent réellement la vie ou les isolent davantage, et si l'émergence de l'IA révolutionne l'accessibilité au quotidien.
L’essentiel
Emmanuelle Aboaf, développeuse sourde, examine ce que l’IA change pour les personnes handicapées : des outils utiles au quotidien, mais aussi des biais de représentation et des erreurs, d’où la nécessité de concevoir avec les personnes concernées.
Pour discuter de l’accessibilité et des biais d’un produit utilisant l’IA, et de l’inclusion des personnes handicapées dans une équipe tech.
Les idées clés
- Les générateurs d’images reproduisent les stéréotypes. Quand l’intervenante demande une personne handicapée, une femme sourde ou une développeuse sourde, les images obtenues (homme en fauteuil, vieille dame, opératrices d’une autre époque) ne la représentent pas. Or, selon elle, 80 % des personnes handicapées ont un handicap invisible et le fauteuil roulant ne concerne que 2 à 3 % des personnes handicapées. à 2:53
- Des outils utiles mais faillibles. Les sous-titres automatiques l’aident au quotidien, mais en temps réel on ne peut pas s’y fier (termes techniques, effort de vigilance permanent) ; pour des vidéos en ligne, elle conseille de générer puis de corriger. La langue des signes automatique progresse sans remplacer les interprètes, et le remplacement de bénévoles par l’IA dans une application pour personnes aveugles pose, selon elle, une question de confiance. à 13:02
- « Rien sur nous sans nous ». Elle invite à concevoir avec les personnes concernées pour réduire les biais, à vérifier l’utilité réelle d’une innovation et à embaucher des personnes handicapées. Pour recruter, elle conseille de se renseigner sur leurs besoins et les aménagements de poste, et d’embaucher la personne pour ses compétences plutôt que d’ouvrir l’entretien sur son handicap. à 12:13
Questions pour votre équipe
- Des personnes handicapées ont-elles participé à la conception ou aux tests de notre produit ?
- Quels biais de représentation nos contenus ou modèles pourraient-ils reproduire ?
- Quels aménagements saurions-nous proposer à une personne handicapée qui rejoint l’équipe ?
Il s’agit d’un témoignage : l’intervenante précise ne pas être spécialiste de l’IA et s’appuie sur son expérience et sur des essais informels de générateurs d’images. Les chiffres sur le handicap sont donnés sans source. La transcription automatique est très dégradée par endroits, ce qui limite les passages exploitables.
Chapitres
Summary
AI is generating a lot of buzz with the arrival of many tools such as ChatGPT, DALL-E and Midjourney. Emmanuelle Aboaf asks whether, for people with disabilities, these tools genuinely change lives or isolate them even further, and whether the rise of AI is revolutionising everyday accessibility.
Thèmes : Impact & numérique responsable
Transcript complet
Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.
Les aléas du direct, je vais récupérer ma tablette. Merci beaucoup Noémie. Noémie quand même, un super DG du Tech.Rocks Summit, sans qui rien ne serait possible. Je vais quand même continuer sur le téléphone d'abord, pour vous annoncer notre prochaine invitée. Alors, notre prochaine invitée, je vous laisse partir tranquillement pour qu'on puisse attendre avec beaucoup de respect notre prochaine invitée. N'hésitez pas à revenir tout à l'heure. Notre prochaine invitée a décidé de parler d'efficience sous l'angle de l'inclusion, notamment dans les métiers évidemment de la tech. Merci. Qu'est-ce que l'IA change vraiment la vie de ceux qui sont en situation de handicap? Est-ce que c'est une question à laquelle vous pensez quand vous prenez votre douche pour être plus efficient? Peut-être que c'est celle qu'il faudrait qu'on se pose collectivement.
Est-ce que l'émergence de l'IA révolutionne l'accessibilité au quotidien? C'est une question à laquelle Emmanuelle Aboaf, ingénieure d'études et développement.net chez SHODO, va se frotter. Je vous demande de l'accueillir sous un tonnerre d'applaudissements. Cher Emmanuelle, as-tu besoin de télécommande ? Très bien. Je t'en prie. Je reviens. J'aime beaucoup ta chemise. Très sympa. Voilà. Est-ce que là, il s'agit? Et là, c'est bon? Parfait. On n'est jamais à l'abri des problèmes techniques. Je suis très contente d'être là pour vous présenter cette conférence IA et anti-IA, progrès ou exclusion.
Alors, l'intelligence artificielle a un impact sur ma vie quotidienne. Pour regarder les vidéos, pour assister aux réunions, j'ai besoin des sous-titres. Et parfois, je n'ai pas de service de transcription utilisé par des personnes. J'utilise des sous-titres automatiques. Et ça, c'est un outil que j'utilise au quotidien. Et parfois, les sous-titres automatiques, ce n'est pas évident à utiliser parce qu'il peut y avoir beaucoup d'erreurs. Je vous expliquerai d'ici un instant. Alors, en mi-journée et sortie, j'ai voulu faire une petite expérience, parce que la représentation des personnes... En diapée, honte. Alors je lui ai demandé de me générer une personne en diabète. Ça a généré une personne, un homme, un fauteuil roulant. Je suis une femme et je suis en fauteuil roulant. Non, cette image ne me représente pas.
J'ai demandé à mes journées de nouveau de me représenter une femme sourde. Ça m'a généré une vieille dame. Est-ce que j'ai l'air d'une vieille dame? Pas du tout. Donc, cette image ne me représente pas. Et je ne suis pas constamment en train de vous dire, ah, est-ce que vous dites, j'ai des implants OER qui font, je vous entends grâce à mes implants. On teste une dernière fois. Je lui ai demandé de me générer une femme. Développeuse sourde, à moi, parce que je suis développeuse sourde, ça m'a généré des opératrices. Donc là, clairement, je ne me reconnais absolument pas dans cette image. Oui, dans les années 40, 50, c'était des femmes qui étaient opératrices ou éulatrices. Cette image-là, on les représente ensemble.
Malheureusement, l'industrie n'est pas hors les développeuses. Souvent, les développeurs étaient de poser out de la musique en travaillant. Pour s'en centrer, je n'aimais pas de yes parce que j'ai out de la musique en Bluetooth. Ni vu ni connu, mes appareils, ils sont équipés de Bluetooth. C'est génial la technologie. Je m'appelle Emmanuelle Aboaf et vous l'avez compris, je suis sourde de naissance avec deux emplois au PR. Je suis développeuse depuis une dizaine d'années et je travaille chez SHODO, une ESS très engagée dans la question de justice sociale, l'inclusion dans la tête. Et c'est vraiment une boîte dont je suis très fière d'être. d'avoir rejoint récemment. Je suis très engagée dans les questions d'accessibilité numérique parce que c'est important que la tech soit accessible à tous et toutes.
Alors, je vous présente Tannan Semar-Bars de cette conférence. On a créé cette conférence à deux. Tanan, elle est sourde un mois, mais elle a un fauteuil roulant. Elle n'a pas besoin de son fauteuil roulant pour se déplacer, parce qu'elle a une valide qui l'empêche de marcher. Et elle est développeuse IA. Alors, je l'ai rencontrée via l'Indien, je lui ai dit, voilà, j'aimerais créer une conférence autour de l'IA et l'anti-IA, mais je ne suis pas spécialiste en IA. Je suis développeuse, mais les questions de l'intelligence artificielle, Ce n'est pas ma spécialité. J'utilise des outils quotidiens qui ont un impact sur ma vie quotidienne. J'ai proposé à Tannan, et elle a dit, c'est parti, on fait en faire en C2. Donc, Tannan m'a expliqué, et j'avoue sa façon de penser les choses, Elle dit, imaginez une reine plantée dans sa peau.
Mais reine, elle représente les données et le pot représente l'IA. Donc si vous mettez dans un pot des mauvaises reines, La plante ne va pas rendre. à mon non-souhait. Elle va rendre d'une autre manière, elle va rendre dans des façons inattendues, peut-être en bien, peut-être en mal. L'intelligence artificielle, c'est la même chose. On lui nourrit des données, des données, des pas données, mais aussi des mauvaises données. Donc, il y a, elle peut être étonnante dans certaines circonstances, mais elle peut être aussi biaisée dans d'autres circonstances. Donc, je vais vous montrer tout ça. Il y a un temps, elle m'a dit que j'ai créé un programme qui fait mon programme avec l'intelligence artificielle. Je veux dire, on est mon chien. Son chien, Ashra, elle lui a montré plein de photos de son chien.
Et toi, l'intelligence artificielle lui a compris, oui, c'est un chien, c'est ton chien. Il lui a montré une autre photo des autres chiens de la même race ou d'autres chiens. Et l'IA lui a dit, non, ce n'est pas un chien. Ton enfance lui a entraîné, elle lui a appris à reconnaître son chien, mais pas les autres chiens. Donc, si j'appuie au handicap, ça donne quoi? Sur Ouel, on a des photos, je lui demande de m'expliquer ce qu'est le handicap, et ça a généré des photos, des images avec des personnes à fauteuil roulant. Yeah, you saw. Gardez ça bien en tête. On a une personne sur six étant impée en France. Ils représentent environ 12 millions de personnes en impée en France. C'est un chiffre sous-estimé. Tout le monde ne déclare pas son handicap.
Il y a des personnes qui ne veulent pas déclarer son handicap ou qui se disent« Oh, on tient le style! » ou alors ils ne veulent pas mettre son handicap. Donc vraiment, c'est un chiffre sous-estimé. Il faut savoir que 80% des antillais sont invisibles. Le fauteuil roulant, ça représente 2 à 3% de la population des personnes handicapées. Le reste du temps, 80% des antiques sont invisibles. Ah, bon, je prends la parole. Vous ne saviez pas que j'étais sourde? Ça ne se voit pas du premier abord. Nous avons plusieurs familles d'antihébreux. Nous avons l'antihébreux moteur, l'antihébreux sensoriel, l'antihébreux intellectuel, l'antihébreux psychique, et enfin les maladies, un maladie d'antihébreux considérée comme une famille d'antihébreux, parce que les personnes malades qui ont des maladies de Charcot, de Parkinson ou un cancer qui peut être immobilisé à court, à moyen ou long terme.
Et du coup, ça entraîne des paralysies qui empêchent de se déplacer dans de bonnes conditions. Donc, ça fait partie de cette famille-là. Il faut dire que c'est un biais. Vous l'avez vu, la vidéo qui représente les fauteuils roulants. C'est un biais parce qu'on pense et on dit que c'est des fauteuils roulants. C'est un stéréotype. Et cette représentation de fauteuils roulants est présente partout. On le voit dans les médias quotidiens. Et tout récemment dans le film Barbie, qui voulait représenter la diversité, c'est une femme à fauteuil roulant. Or, souvenez-vous, 80% des handicapés sont invisibles. Il donne pour résultat que le fauteuil roulant est surreprésenté. Et dans tous les IA de toutes les générations d'images, que ce soit mine journée, rayon, un sous-tête, c'est simple, il y aura toujours des personnes à fauteuil roulant.
Alors, pour vous illustrer tout ça, je vous ai montré une journée, mais pour vous appuyer en plus, mes propos. L'intelligence artificielle, je vous présente Jérémy Androudavis, qui est autiste. Il a fait une expérience avec une journée. Et il lui a dit, il a demandé à Midjourney de générer des personnes autistes. Regardez bien cette vidéo, parce qu'il a fait une expérience sur une centaine d'images de Midjourney. Et vous voyez, au fur et à mesure que la vidéo passe, il y a eu des hommes. blanc, qui a l'air triste, avec un visage triste, dépressif. D'après vous, une personne autiste ressemble à cet homme ? Loin de l'or, c'est une représentation et l'intelligence artificielle a, et la société perçoit. Je disais, une personne autiste, elle n'a pas le droit d'être heureuse.
Moi-même, je suis sourde, j'ai un handicap. J'ai l'air d'être mal dans ma peau, non, je suis très heureuse et j'assume très bien mon handicap. Donc là, cette représentation, elle est complètement faussée. Et c'est problématique. Donc, non. C'est pour ça que c'est important pour moi et c'est un honneur pour moi de vous faire cette conférence pour pouvoir passer le message que « Nothing without us » « Rien sur nous sans nous » C'est une phrase venant des États-Unis. Un mouvement qui dit« Et tous les produits, et vous, ré» ne doit pas faire sans les personnes concernées. Et ça, c'est important, de créer pour ne pas biaiser. On vous crée des outils, et vous pensez que ça soit utile pour les personnes handicapées, fait créer avec les personnes concernées.
Je vais vous raconter un peu les innovations qui ont un impact sur la vie quotidienne des personnes handicapées. Alors, je vous ai parlé des sous-titres automatiques. J'utilise Audilien. Je ne vous présente plus. C'est partout. Le sous-titrage automatique est de plus en plus efficace, de plus en plus utilisé, disponible dans plusieurs langues. Tu peux être utilisé pour la traduction automatique. Et aussi, c'est facile à intégrer. Mais peut-on vraiment y compter dessus? Alors, je suis en vision conférence. Et je n'ai pas ma transcription gérée par des personnes qui transcrivent. J'utilise des outils d'automatique. Et comme je suis développeuse, des fois, on a des sessions très techniques. Des fois, les sous-titres ne suivent pas et n'arrivent pas à en prendre. Et je ne peux pas dire à l'intelligence artificielle ou au sous-titre, dire stop, tu as fait une erreur, est-ce que tu voulais dire par là?
Non, je ne peux pas. Ça défile à une toute vitesse, donc je ne peux pas dire, est-ce que tu as voulu dire par là? Donc, je suis obligée de faire une surveillance mentale pour dire, ah oui, en tout en lisant sur les lèvres de la personne en image et bonne, d'entendre ce qu'elle dit à la personne. On a des appareils, parce que toutes les personnes sourdes ou malentendantes n'ont pas forcément des appareils auditifs. Donc vraiment, c'est une substance mentale. De fait, c'est parfois difficile. Certains tests, sous titre automatique, fonctionnent très bien. Pour d'autres, moins bien. Par exemple, dans l'industrie, pendant longtemps, avant que ça soit enrigé, on a parlé beaucoup de chat-chipiti. Et avec notre accent français, on a tendance à dire à la française« chat, j'ai pété». Et souvent, les sous-titres, ils écrivaient« chat, j'ai pété». Donc voilà, c'est des... On teste comme ça, tu fais...
Oui, c'est pas ce qu'il a voulu dire. Mais maintenant, grâce à ma France de l'avoir prononcée, il n'y a plus cette erreur-là. Et j'ai pu vous sortir plein d'autres exemples, et j'avais tenu une conférence là-dessus, si ça vous intéresse, à Paris Web l'année dernière. Donc, en temps réel, c'est difficile de compter sur les sous-titres automatiques. Mais par contre, on a des vidéos qui ne sont pas en direct, mais qui sont en ligne. Là, vous avez à relâcher. Vous pouvez vous aider des outils automatiques pour sous-titrer ou transcrire vos vidéos ou podcasts. Et ensuite vous origez. Et là, vous avez tout ce travail-là d'orientation à faire. Vous n'avez pas la synchronisation. Je me souviens, à l'époque, c'était difficile de sous-titrer, ça prenait un temps fou, mais maintenant, on a du temps. N'hésitez pas à origer, et en orige, il y a à prendre de ses erreurs.
On a aussi la langue des signes automatiques, qui est en train d'être créée, les entreprises EIA et EAS, qui proposent de traduire les contenus automatiquement en langue des signes. Et attention, ça ne va pas vous aider de remplacer les interprètes en l'endessine, mais juste accéder aux contenus numériques. Et les interprètes ne peuvent pas accéder, par exemple, aux chatbots pour se faire livrer. Et donc, ça, c'est un... vraiment un avenir. Ce n'est pas au point 100% parce que les avatars agissent comme des robots dont les expressions faciales sont un peu figées, les expressions du moment ne sont pas tout à fait fluides. Mais il y a des progrès. Nous sommes en voie d'amélioration. Et cet avalard-là, il est testé avec les personnes concernées, il est construit avec les personnes concernées pour justement faire avancer la recherche.
Et il faut savoir, et la landesine, ce n'est pas universel. En effet, chaque pays a sa propre langue. Il y a plein d'autres outils qui ont un impact. I'm seeing AI, dont une application développée par Microsoft qui aide les personnes malvoyantes à détecter l'environnement qui les entoure. Il s'agit d'une caméra parlante. Si vous voulez, si avec l'application, on va se dire, on porte ce produit. Ou si on est le chemin, si on est les émotions de la personne qui a en face d'elle. Il y a plein de possibilités qui sont incroyables. En contrario, il y a aussi Bimbaï, qui est une application qui met en relation les bénévoles humains et les personnes aveugles et malvoyantes. Qui les personnes aveugles et malvoyantes contactent via l'application en disant« j'ai besoin d'aide». Peux-tu me faire un être ? Le produit, je ne trouve pas.
Et la personne va lui dire, voilà, c'est une tapot de amphithure à la fraise, et non pas à la framboise, par exemple. Et Binbaï est en train, depuis l'avenir de Chachipiti, de mettre une voiture qui est en bêta-test, et donc qui a vocation de remplacer les bénévoles humains par l'intelligence artificielle. Une question se pose. Est-ce que la personne aveugle et malveillante peut faire aveuglement confiance à l'IA? Parce que si l'IA se trompe, ça peut avoir des conséquences plus ou moins graves. Ça se pose une question éthique et morale. Il y a plein d'autres innovations qui sont super. Je ne vais pas tous les vous légister. Je suis citée par l'avenir qui les propose. C'est vraiment des innovations qui sont hors de réalisation ou qui sont déjà disponibles. Un émoface, une IA qui permet de reconnaître les émotions pour les personnes autistes.
L'IA, tu pourrais aider les fauteuils à manœuvrer et éviter les obstacles, comme le font les voitures autonomes. On n'en est pas en là, mais c'est un titre de recherche. Avoir une IA intelligente également pour aider la personne aveugle à trouver son chemin en match GPS. Ou pouvoir reformuler autrement les textes en plié avec VoiceOne. Donc ça, c'est... Pour les personnes intellectuelles, c'est difficile d'en prendre les tests oubliés, donc féliciter les tests. En facile et rien à comprendre, et enfin réduire les sons environnementaux grâce à l'intelligence artificielle. Malheureusement, il y a eu un même dédrame. Autre des biens que je vous ai montrés, il y a aussi des drames. Une personne fragile psychologiquement a enfié tous ses sentiments à Alia. trouver en Léa, en Elisa, une confidence, une amie. Et cette personne a oublié, et Elisa a été dénuée d'empathie, de sentiments.
Donc cette personne lui a dit, mais je déprime, je ne sais pas quoi faire, je pense à me suicider, est-ce que tu penses que je devrais le faire? Elisa lui a dit, oui, j'aimerais te voir mort. Et cette personne s'est malheureusement suicidée. Depuis cet épisode, l'entreprise a créé l'ISA Amide et Herle Fou pour prévenir ce genre de situation en disant si vous avez des pensées suicidaires, contactez tel ou tel numéro. Ce drame ne devait jamais avoir lieu, mais pourtant, ça a eu lieu. On a tendance à l'oublier. Et je vous rappelle, les IA sont des outils. Ce n'est pas magique, ce sont des outils. Par exemple, la renaissance des sons, parce que comme tous les outils, il peut y avoir des faux positifs. Et dans la renaissance des sons, j'avais utilisé un moment, j'étais chouette, il y a cette application dont je vais pouvoir savoir si ça n'importe, je ne sais pas, mes appareils.
J'ai eu des alertes, j'ai ouvert ma porte et il n'y avait personne. Ça a commencé plusieurs fois. À un moment où il y a eu des sirènes de police, j'ai eu l'alerte en disant« Oui, vous avez la police à proximité. » Ces sirènes venaient de la télévision. Donc, il y a même des faux positifs. Il y a aussi des obstacles qui n'ont pas été détectés parce qu'ils n'ont pas été prévus dans les aérorhythmes. Donc, il y a des fauteuils roulants. C'est la même chose pour les voitures autonomes. Il y a eu des obstacles qu'on n'a pas prévus. Donc, si c'est la même chose pour les fauteuils roulants, et pour ça, il faut travailler avec les personnes concernées pour savoir quels obstacles doivent entrer pour que ça soit intégré dans les aérorhythmes. Des termes ou des contextes qui ne veulent rien dire, dans un des sous-titres de ton métier, tout ça pour vous dire que les erreurs, elles existent, elles sont réelles, et il faut les origer. Dans un des sous-titres de ton métier, il faut apprendre les origés. Il y a des biens, et donc aller réduire les biais en travaillant avec les personnes concernées.
Travailler pour éviter d'avoir des obstacles non prévus, tout ça, tout ça, il y a des erreurs à refouler au risque. Et attention aussi aux fonctionnalités à ma chair et ou inutiles, vous créez. Parce que si elles sont inutiles et vous avez passé tout le temps à créer cette innovation pour rien, juste parce que vous vous êtes éclaté, c'est génial. Je pense notamment au« en» qui permet de traduire la langue des signes. C'est une chouette innovation, mais pour un tout-frochiste, elle ne servait à rien. On n'a pas ensuite une communauté sourde en disant que avoir des ans, ça t'aiderait. Absolument pas. Un des fonctionnalités chères, si vous construisez un outil, les personnes handicapées n'ont pas les moyens de se l'offrir. Ça pose problème aussi. Tout ça pour vous dire, c'est un message pour vous, parce que vous avez aussi un impact.
C'est important de travailler avec les personnes concernées. On utilise un produit inclusif. Il faut travailler et donc embaucher les personnes handicapées. Oui, je suis développeuse et sourde, ça ne m'empêche pas de travailler dans le secteur de la tech. Il ne faut pas avoir peur de travailler avec des personnes handicapées. Comme je vous l'ai dit, 80% des handicapés sont invisibles. Il est tout à fait possible de travailler avec des personnes concernées. Donc, il faut les embaucher. Et ensuite, en vous construisant des produits inclusifs, demandez-vous l'utilité. Faites des études pour savoir si tel outil va être utile. Donc, rapprochez-vous de la communauté, des associations et travaillez avec elles. Je vous rappelle la loi de Onway, c'est le reflet des organisations, les produits sont meilleurs en travaillant avec les personnes concernées.
On a vu avec les produits de Microsoft et Apple, parce qu'ils ont des équipes très diverses, leurs produits sont accessibles. Si je prends l'exemple de l'entreprise Twitter, qui a fait virer toutes les équipes chargées de l'accessibilité, Twitter n'est plus accessible, en tout cas de moins en moins. C'est important vraiment de travailler avec les personnes concernées. Merci. Non, tu n'as pas eu besoin de ça, effectivement. J'ai du peur d'oublier mes notes. Mais non, quand on parle avec le cœur, pas besoin de notes, évidemment. Merci beaucoup. Merci à vous. Je voudrais vous remercier, TechFrance, d'avoir mis le sous-titrage en temps réel. Ça va m'aider pour pouvoir répondre à vos questions. C'était ma principale étude.
On va se débrouiller de toute façon, ne t'inquiète pas pour ça. C'est vrai que ce que tu fais pour moi, sans moi, tu le fais contre moi. C'est ce que je dis souvent, en tout cas c'est ce qu'on dit chez Ashoka, donc j'ai beaucoup reconnu ce que tu mettais en avant et on peut dire aussi qui peut le plus, peut le moins, donc autant cibler très large avec tout le monde pour être sûr au moins d'avoir une réponse qui va être adaptée. Donc on a, tu le vois sur le compteur, 5... Petite minute, on va dire, de questions-réponses. Vous connaissez la mécanique, on lève la main, on attend Manon ou Romain qui arrivent avec un micro pour qu'on puisse bien vous entendre et qu'Emmanuelle puisse répondre à votre question. Alors, une question de Nathalie. Au troisième rang. Voilà, donc Romain ou Manon, n'hésitez pas, faites une compète tous les deux pour qu'on passe vite les micros. Allez, on y va. Merci Nathalie. Merci beaucoup Emmanuelle. J'ai une question sur les données.
Tu disais que, par exemple, quand tu demandes de montrer des images d'handicapés, c'est que des chaises roulantes. Donc c'est important effectivement de corriger les erreurs de nos algorithmes. Mais est-ce que tu as ta connaissance, il y a des associations ou des entreprises qui génèrent exprès? Des images de handicap différentes pour alimenter Internet et qu'ensuite on ait des images plus variées. Malheureusement, il n'y a pas des associations de personnes handicapées qui sont experts sur les questions de l'IA. Mais je sais, tout récemment, j'ai refait l'expérience avec Microsoft, qui est associé à OpenAI, et qui est très mobilisé sur les questions d'inclusion. Et donc, sur le moteur de recherche de Bing, j'ai demandé de me générer des personnes handicapées. Et là, contrairement à mi-journée, il y a eu bien une belle représentation de personnes handicapées.
Donc, chez Microsoft, qui est vraiment très sensibilisé sur les questions d'handicap et d'inclusion, fait en sorte d'éviter ces biais-là. Mais ça nécessite du... Et chaque IA, parce qu'on a tellement d'IA, il n'y a pas une IA, mais plusieurs IA. Donc, c'est vrai, les associations concernées, les personnes handicapées, ce matin, justement, il y avait le ré-scientifique qui parlait justement de la place de l'IA dans la vie quotidienne des personnes handicapées. Il dit, oui, on travaille avec les entreprises concernées, avec des avis consultatifs, c'est-à-dire attention, au biais, attention aux erreurs que vous générez. L'IA est même le reflet de la société. Il y a une grande naissance du handicap, une grande naissance sur des tas de sujets mineurs, et on l'a bien vu avec la campagne« Jamais sans elle», une femme
qui a été représentée en tant que secrétaire et non pas CTO. Et ça a très bien marché. Je pense que ce serait bien de faire la même chose au niveau du handicap. On a beaucoup de travail à faire ça. Et plus on est à relier les messages, mieux ce sera. Et puis comme c'est systémique, plus il y aura aussi des ingénieurs en situation de handicap qui calibreront les algorithmes, comme les femmes, plus on transformera aussi ces résultats de recherche que tu nous montrais. Tout à fait, c'est ce qu'on voudrait au Rachet avec Tangnan. On essaie de faire bouger les choses dans le milieu de la tête, au Rachet, les secteurs de la tête. d'être diverses, d'avoir un large panel de diversité, parce que malheureusement, on le sait bien, le milieu de la tête est très représentatif. Il y a des hommes, donc il n'y a pas beaucoup de femmes, en moins des personnes handicapées, en moins des personnes racisées. Donc c'est important, il faut le dire, c'est important que la tête soit le reflet de la société.
Et là, on en est loin. Il y a ce travail à faire. Exactement. Est-ce qu'on a une autre question? Là-bas à gauche. Donc, voilà. Trop tard, Romain. C'est Manon qui a donné le micro. Voilà. Merci Emmanuelle pour ta conférence. Oui, là-bas. Est-ce qu'on a les spots? Pour ça, ce n'est pas... Ma question, c'est que j'aimerais recruter plus de personnes en situation de handicap, mais je pense que les bonnes intentions ne suffisent pas. Quelles sont tes recommandations qu'on peut appliquer dans notre recrutement pour attirer les personnes en situation de handicap? Merci pour tes questions. Justement, j'avais donné notre conférence au SOR, j'ai une personne en vie dans mon équipe. Oui, j'avoue, le titre est un peu pro-réacteur, mais en fait, c'est un titre, tout le monde dit tout bas. Alors, je dis tout haut parce que... Mais Ola, il m'a embauchée, il me dit, mais quand tu es arrivée, on s'est dit, mais on va faire avec toi.
Je ne savais pas, donc ils étaient un peu en panique. En réalité, il ne faut pas avoir peur de l'anticipation. Quand vous recrutez une personne handicapée, renseignez-vous de ce qu'elle a besoin. Renseignez-vous des aménagements de poste qu'elle peut mettre en place pour pouvoir faire son travail correctement. Moi, mon aménagement de poste, c'est ADO, un service de transcription en ligne, qui est sous-titré par les personnes. Et donc, avec ça, j'arrive très bien à suivre les liens. Et ça ne gêne pas mes olé. Donc, vraiment, en vous recrutant, la personne, si vous êtes au rang de son handicap, n'abordez pas tout de suite son handicap, parce que vous n'allez pas l'embaucher pour son handicap, vous l'embauchez pour ses compétences. Avant d'être handicapé, on est une personne et on a des compétences pour faire notre métier. Donc, voilà, vous renseignez votre CV et à la fin de l'entretien, vous discutez des problématiques, des solutions que vous pouvez mettre en place pour qu'elle puisse faire son travail correctement.
Et j'ajouterais qu'avec la loi qui est là, il faudrait que les sites Internet et les communications soient accessibles à tous et toutes. Il y a une personne sur six en France, donc c'est une petite partie de la population. Les produits doivent être accessibles, les sites Internet doivent être accessibles. Donc on a tous un rôle à jouer là-dedans. Et en plus de ça, il faut former les personnes handicapées à l'école, mais aussi pendant sa carrière, parce qu'on a souvent tendance à sous-estimer l'importance des formations. Et on paye la formation, mais aussi l'accessibilité. Et donc, ça fait un double budget. Ils se retrouvent... Beaucoup de personnes en TIP se retrouvent au plein air parce qu'il n'y a pas de budget pour rendre accessibles les formations. Et ça, c'est vraiment dommage.
Et on a des instances pour ça. On a la chef FIP pour les entreprises privées et la FIP pour les entreprises publiques qui vous aident, qui aident les entreprises à rendre accessibles les postes. Et à subvenir les formations et tout ça. Voilà, ça c'est une bonne liste de choses pour les prochaines fois. Merci beaucoup. Merci. Merci Emmanuelle. Je suis très contente. Non, mais c'est très bien, écoute, c'est le but.
