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Podcast Tech.Rocks
S03E05 · Grandir, se remettre en question et rayonner grâce aux conférences
- Meriem Berkane (CTO, Octo Technology)
- Julien Jouhault (CTO, leboncoin)
Podcast Tech.Rocks · 24 février 2021 · 31 min · en français
Résumé
Comment grandir et se remettre régulièrement en question ? Comment rayonner à l'extérieur grâce à des conférences ouvertes à tous ? Meriem Berkane, CTO d'Octo Technology, et Julien Jouhault, CTO de leboncoin, qui vivent des situations assez similaires, en discutent à bâtons rompus dans cet épisode en duo.
Summary
How do you keep growing and regularly challenge yourself? How can you raise your profile through conferences open to all? Meriem Berkane, CTO of Octo Technology, and Julien Jouhault, CTO of leboncoin, who face fairly similar situations, discuss these questions freely in this two-person episode.
Thèmes : Management & organisation
Transcript complet
Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.
Clairement, la partie culturelle, c'est quasiment la partie la plus difficile de ces transformations. Aider les gens à travailler le rayonnement et à partager leurs expériences et à dépasser ce syndrome de l'imposteur. Et je suis curieux, du coup, comment tu fais pour inciter les juniors et pour les accompagner? Quelle organisation va nous permettre de coller avec nos ambitions de croissance? Bonjour, je suis Meriem Berkane, CTO d'Octo Technologies, et j'ai la chance d'être avec Julien Jouhault ce soir. Bonsoir Julien! Bonjour Meriem, je vais prendre deux secondes pour me présenter. Je suis Julien Jouhault, je suis le CTO du groupe Le Bon Coin. Le Bon Coin, c'est 1500 collaborateurs. En Ile-de-France et puis aussi en région. Et 400 personnes à la tech quand même. Oui, c'est pas mal.
Il y a eu une belle croissance de l'équipe tech et de l'entreprise globalement. Et c'est vrai qu'on aura l'occasion d'en parler un petit peu. Parce que vous faites des retours d'expérience assez régulièrement sur le sujet. Yes. Écoute, je suis très contente de faire ce podcast un peu particulier avec toi ce soir, Julien, parce qu'on va discuter un petit peu ensemble des problématiques qu'on peut avoir dans nos jobs de CTO, qui sont assez différents finalement, donc c'est ça aussi qui est intéressant. Est-ce que tu peux me raconter un petit peu tes grands défis aujourd'hui, Julien, chez Le Bon Coin? Oui, pas de problème. En gros, tu parlais de croissance. Nous, c'est une vraie problématique au quotidien. On doit croître à la fois sur la partie business et sur la partie ressources. Ça fait des vrais enjeux au niveau organisationnel. On croit aussi pas mal sur l'audience. Donc en fait, on est vraiment organisé pour...
Scaler un peu sur tout, sur la tech et sur l'orga. Et puis là, les gros enjeux, c'est qu'on fait aussi pas mal de croissance externe, qu'on a racheté des sociétés dans les dernières années. Et l'impact de ça, c'est de la rationalisation technologique, des réorganisations, pour profiter le plus possible. Des effets de devenir un groupe. Donc profiter du savoir-faire des filiales qu'on a rachetées et puis nous leur amener de l'audience, du trafic, des connaissances. On travaille vraiment main dans la main, mais c'est des gros gros défis parce que en fonction des sociétés qu'on rachète, en tout cas sur la tech, ça peut être très hétérogène. Très intéressant. Et tu sais, c'est marrant que tu parles de ces problématiques d'orachat, parce que c'est des choses que je connais bien chez Octo, parce qu'il y a quelques années, en 2016, on a été racheté par le groupe Accenture.
Donc voilà, c'est toujours des choses, effectivement, il y a des opportunités qui sont intéressantes d'un point de vue technique et d'un point de vue aussi, j'imagine, business, parce qu'on peut se déployer sur des marchés ou des segments sur lesquels on n'était pas. Mais je ne sais pas si tu partages mon point de vue, mais c'est vrai que c'est toujours des moments un peu charnières, un peu coupés. parce qu'il y a des questionnements un peu identitaires ou des questionnements un petit peu sur la culture qui se posent. Est-ce que tu vis un peu la même chose? Clairement, la partie culturelle, c'est quasiment la partie la plus difficile de ces transformations. Nous, on arrive avec une culture très forte, mais ça arrive aussi qu'on rachète des sociétés qui ont aussi des cultures fortes. Et on essaye évidemment de combiner les deux pour faire quelque chose qui soit efficace. Aussi culturellement, qui ne dénature pas les entreprises ni l'une ni l'autre, mais c'est difficile.
Et puis à la fin, on sort avec une culture unique et tout le monde ne se retrouve pas systématiquement dans ce nouvel état des lieux. Oui, clairement, ça m'appelle des souvenirs. C'est vrai que plusieurs années plus tard, en tout cas nous, de notre expérience, on a réussi à créer quelque chose qui ne nous dénature pas et qui profite des opportunités que nous a menées ce groupe. Mais voilà, c'est vrai que ce sont des moments assez forts que l'on a vécu. Et c'est vrai que la croissance aussi, même organique, de ce dont tu parlais tout à l'heure, c'est aussi des vrais défis sur maintenir le savoir-faire transmis. et aussi savoir intégrer les spécificités des personnes qu'on recrute. Parce que nous, en tout cas, on a parfois des personnalités fortes qui nous rejoignent. Et ça nous est arrivé d'être fortement poussé par un junior qui arrive, ou même un stagiaire des fois. Est-ce que tu as connu des situations, j'imagine, un peu similaires aussi?
Oui, ça arrive assez régulièrement, mais moi j'ai envie de te dire que ma problématique est beaucoup plus basique que ça, et elle est plus numéraire. C'est-à-dire que si tu prends cette année, on va recruter 70 personnes, on est 400, donc ça fait pas loin de 20%. Et donc ça fait une grosse évolution en termes de volume de ressources. Et donc l'organisation doit s'adapter. C'est-à-dire que tu ne travailles pas de la même façon à 100 que à 200 ou à 300. Et en fait, ces adaptations, elles sont... Finalement, elles ont des effets boule de neige à tous les niveaux parce qu'en fait, moi je suis parti du... Dans ma carrière de manager, je suis parti du principe que globalement, au-delà de 8 personnes que tu manages, tu commences à plus bien faire ton travail. Donc c'est assez basique, si tu as plus de 8N-1, ça ne va pas.
Donc, il faut commencer à retravailler l'organisation pour retrouver un volume acceptable qui te permet de t'occuper des gens. Le boulot de manager, alors CTO c'est bien plus que manager, mais ton boulot de manager d'une équipe, c'est d'abord de faire grandir ces gens, de t'en occuper, de faire en sorte que la mission de l'équipe soit remplie, mais ça passe beaucoup, en tout cas chez nous, par le bien-être des collaborateurs. Et donc, si tu commences à avoir des équipes de 20 personnes, tu ne peux pas faire ton travail correctement, tu ne peux pas t'occuper de 20 personnes comme tu t'occupes de 8. Et du coup la croissance interne à cet impact sur le management et la manière dont on travaille avec les collaborateurs. Après, sur ton point des personnalités fortes, ça arrive un peu plus maintenant, parce qu'on recrute un peu plus de profils seniors, que c'était le cas par le passé. Donc on a des gens qui arrivent avec de l'expérience et quelquefois des personnalités fortes.
Ce n'est pas tout le temps évident, mais on essaie de s'assurer dans le process de recrutement qu'il y a une forte adéquation avec les valeurs de l'entreprise, et une bonne intégration plausible dans l'équipe, parce que c'est ça qui va faire que ça marche. Oui, tout à fait. Je me reconnais totalement dans ce que tu dis. Et c'est vrai que le principe de l'organisation qui suit, La croissance, on connaît. On est chez Octo parce qu'en fait, on se réorganise à peu près tous les trois ans. Et à chaque fois, on essaie de définir des drivers forts. Typiquement, quand on s'est organisé en tribu en 2014, on avait des drivers qui venaient effectivement de la satisfaction de nos... De nos consultantes et nos consultants, qui avaient l'impression de ne pas avoir un point de focus particulier sur de l'expertise ou de perdre en expertise, qui est quand même le fer de lance d'Octo.
L'ADN d'Octo, c'est basé sur l'expertise. Suite à ça, on s'est organisé en tribus qui sont des axes forts en expertise. Et du coup, c'est vrai que tous les trois ans, on essaie de voir un peu les drivers avec la croissance. Quelle organisation va nous permettre de coller avec nos ambitions de croissance? Oui, hyper intéressant. Et puis, j'ai envie de te poser une question. Comment vous gérez, vous, la crise de la Covid avec les équipes? Je me dis que c'est compliqué, mais vous avez peut-être un peu plus de tips à partager? Voilà. Écoute, on a mis quasiment tout le monde en remote. Alors, ça a été... Bien plus facile la deuxième fois que la première. En mars dernier, ça a été un peu branle-bas de combat. Après, comme on est une société pas très vieille, on est massivement digitalisé. Donc, ça n'a pas... été si pénible, je pense, que dans d'autres entreprises. Pour autant, il a fallu faire des choses auxquelles on n'était pas prête.
Je te donne un exemple, on a dû passer nos sites de télévente en remote en moins d'une semaine, ce qui était un challenge quand même parce qu'il faut gérer Il faut gérer de la voix, des accès VPN, il faut gérer le fait que l'organisation locale dans un centre de télévente Elle n'est pas prévue pour être en remote. Ils sont organisés par marché, ils ont des responsables qui suivent l'activité au quotidien et qui sont physiquement en bootbench pour aider les télévendeurs. Tout ça à mettre en place à distance, c'était compliqué. Après, pour le reste de la boîte, Ça allait, on avait déjà un peu de télétravail, on a juste massifié ce truc-là. Après, les enjeux, ils sont plus sur, maintenant, la gestion de l'humain, le fait que les gens ne se voient pas au quotidien,
Là, je commence à sentir que c'est de plus en plus dur. Je suis pressé de voir une fin à ça, notamment parce que dans l'ADN de la boîte et dans les valeurs de l'entreprise, il y a une valeur qui est la proximité. On travaille vraiment main dans la main, de manière collaborative au quotidien. Et c'est plus dur de le faire en distanciel. Donc aujourd'hui, ça devient pénible. J'imagine comme vous, quand on accueille un nouveau collaborateur et que tu dois l'intégrer, tu lui donnes son PC, puis après tu lui dis, on se revoit à travers une visio. Ce n'est pas le parcours d'intégration idéal que tu souhaites pour un nouveau collaborateur. C'est clair. Effectivement, on vit la même. même chose que toi chez leboncoin avec les équipes. On vit tout ça, plus une petite dimension, je pense, qui change un peu, c'est qu'on a la distance avec nos clients aussi, ce qui pour moi est assez nouveau, assez inédit, parce que j'aime beaucoup...
Le relationnel avec le client, la proximité, il y a des choses qui passent par des moments au café, comme avec les équipes d'ailleurs, mais disons qu'on arrive probablement à recréer des moments, un peu d'échanges, un peu informels, tout ça, avec nos équipes, voilà. Avec les clients, surtout ceux qu'on n'a jamais vus en physique, c'est un peu compliqué. Donc, il y a ces... Voilà. J'espère que ce sera bientôt fini, tout ça. Je suis optimiste de nature, même si, bon, je crois qu'avant septembre, ça va être un petit peu compliqué. Et du coup, tu m'as dit quelque chose qui m'a beaucoup intéressée. Tu m'as parlé de l'ADN que vous avez, et notamment cette proximité et ce partage. Cette culture du partage, et ça m'amène tout naturellement à un peu notre sujet cœur de ce podcast, qui est les conférences. Voilà, donc aujourd'hui, vous travaillez sur une conférence LBC au carré.
Qui est un moment d'échange. Est-ce que tu peux me parler un petit peu comment s'est née cette idée? Oui, en fait, alors, Nous, on commence petit. Il y a beaucoup de conférences qui existent déjà, mais l'idée, c'était justement de pouvoir partager un peu avec la communauté, faire des retours d'expérience. Sur ce qu'on vit et ce qu'on sait bien faire. Donc les enjeux que tu évoquais tout à l'heure, de la scalabilité technologique ou de la scalabilité d'organisation, de boîtes qui grandissent vite et sur la durée aussi, parce que ça fait quand même... La boîte date de 2006, donc ça fait 15 ans, mais on continue à croître encore. Et donc, il y a probablement des choses qui vont intéresser les gens. Après, le rationnel derrière tout ça, c'était de se dire, Il y a quelques années, je pense il y a 4-5 ans, le Boncoin n'était pas très connu pour l'aspect technologique pur, bien que ce qu'on faisait était déjà assez avancé, mais
finalement on n'était pas connu pour ça, c'était le produit grand public de plus en plus utilisé. Maintenant on est... Utilisé par quasiment tout le monde. Donc on a un impact sociétal. Et puis technologiquement, on a beaucoup transformé la boîte. Vraiment en 4 ans, on a transformé nos technos de manière assez drastique. Tu vois, il y a 4 ans, la stack technologique du Boncoin, C'était un cœur de plateforme en C, du front en PHP avec des modules en C dans Apache. Donc c'était vraiment en dehors des standards du web complètement, designé pour de la perf à l'époque. Et aujourd'hui, on est sur des standards du marché, mais plutôt en avance. On a... une SPA en React, on a des microservices en Go avec des API REST au-dessus, de l'eventing pour la partie asynchrone, On a une grosse stack data, des API en Swift, en Kotlin.
Et donc, c'est plutôt des technos up-to-date. On n'est pas 100% dans la hype, on ne veut pas être là-dedans, mais sur les standards vraiment... Du marché les plus avancés. Et en fait, il y a 2-3 ans, j'étais en conf et on présentait un peu ce qu'on faisait. Donc on était sponsor d'une conf, on avait un super kakémono qui expliquait les technos et il y a plein de gens qui nous ont dit« Ah ouais, vous faites ça chez Le Bon Coin, c'est vachement intéressant, on ne savait pas quoi». À l'époque, ça m'avait un peu interloqué. Et j'ai envie maintenant qu'on montre au-delà de ce qu'on va pouvoir redonner à la communauté, j'ai aussi envie qu'on montre un peu ce qu'on fait, qu'on soit un peu fiers de ce qu'on fait. Et j'ai aussi envie de m'en servir comme d'un tremplin aussi pour mes équipes, contribuer plus, communiquer plus, être plus présent, parce que ce n'était pas vraiment dans les habitudes des ingés du bon coin, et ils ne se rendent pas vraiment compte à quel point ce qu'ils font,
peut être impressionnant pour d'autres personnes. On a un cluster Elasticsearch qui touche 14 000, 15 000 requêtes par seconde. Je ne sais pas s'il y a beaucoup de gens sur le marché qui ont ces volumes-là. Je pense qu'il n'y en a pas beaucoup, en fait. Mais pour nos ingés, c'est normal, c'est le quotidien. Et du coup, ils disent, non, je ne vais pas aller présenter ce truc-là, c'est normal. Mais non, en fait, ce que tu trouves normal pour toi, c'est peut-être, il y a peut-être beaucoup de learning, en fait, pour quelqu'un qui démarre sur le sujet. Oui, je comprends. C'est hyper intéressant ce que tu dis et cette volonté un peu de promouvoir le travail des équipes et de ces ingénieurs qui sont probablement modestes et qui ont le syndrome de l'imposteur, comme beaucoup de gens que je connais dans IT aussi. Et moi-même, j'ai pu connaître ça. Et effectivement, c'est hyper intéressant ce positionnement parce que pendant assez longtemps, on a eu, je pense, dans la French Tech, beaucoup de gens qui...
C'était assez naturel de communiquer sur son service, d'un point de vue business, du fonctionnement, etc. Et probablement moins sur la phase technique et dire combien effectivement cette technologie brille sur l'aspect technique aussi. Nous, on a, alors moi je connais ça chez Octo, parce que pour le coup, on a une culture un tout petit peu différente sur le sujet, parce qu'on a cette culture du partage qui est dans notre ADN, parce que depuis la création d'Octo, en 98, on publie, c'est aussi au sein de la société. qui est une maison d'édition, on publie nos livres. Le premier livre est sorti en 98 d'ailleurs. Et voilà, on a cette culture un peu partagée, de se piquer. Moi, je suis un bébé auto, donc dès que je suis arrivée, on m'a pique-ousée à ça. Il faut aller partager, il faut raconter son expérience. Et c'est vrai que nous, c'était un petit peu différent. C'est-à-dire que l'idée de la décompte, qui va avoir lieu en mars, un peu comme la LBC au carré, ce sera le 9, 10 et 11 mars, c'était surtout une idée qui nous a intéressés.
Moi, à l'époque, je n'étais pas encore sitio, mais c'est venu de la communauté. Donc, c'est quelqu'un de la communauté qui nous a proposé l'idée. Et la question qu'on se posait surtout, c'était, mais qu'est-ce que ça va amener de nouveau? J'imagine que vous aussi, vous vous posez la question sur LBC au carré. Et pour nous, c'était ce qui nous a séduit dans le discours de la personne qui a, c'était Julien Kirch, un ancien octo, qui nous a proposé ça. Et ce qui nous a séduit, c'était, le discours, c'était une conf pour les architectes en français. Parce que c'est vrai qu'il y avait un vide sur les confs qui sont basés architecture, qui ne sont pas sur les dernières technologies hype, comme tu l'as très bien dit, du moment ou le dernier langage de programmation, mais plutôt un recul sur les sujets d'architecture et du partage de retours d'expérience, etc. Mais vraiment sur des sujets archi et en français. Et c'est vrai que ça, ça nous a tout de suite séduit parce qu'on a tout de suite vu qu'il y avait un manque sur ce genre de conférences. On s'est dit, OK, bon coup, en plus, c'est de l'architecture. C'est le sujet de la direction de l'Octo. Et donc voilà, c'est comme ça que s'est née cette idée.
Et voilà, on est content parce que, comme toi, on a à cœur aussi que nos consultantes et nos consultants puissent s'exprimer et puissent promouvoir aussi leur savoir-faire, etc. Et c'est vrai que c'est une usine géniale pour faire parler. Donc, il y a des seniors qui parlent, mais il y a aussi des juniors qui apprennent à parler avec eux. La qualité est assurée parce qu'on a plusieurs... On a un process pour que, voilà, on sélectionne quand même les cours qui sont à un niveau intéressant pour les personnes qui viennent. Et voilà, c'est vrai qu'on se rejoint un petit peu là-dessus sur ce côté aider les gens à travailler leur rayonnement et à partager leurs expériences et à dépasser ce syndrome de l'imposteur. Et je suis curieux du coup, comment tu fais pour inciter les juniors et pour les accompagner? Parce que c'est un sujet que nous on a... Que nous on a dû traiter aussi là, parce que comme je te le disais, il y a plein de gens qui n'avaient pas l'habitude de parler et qui vont se forcer aussi un peu finalement d'une certaine manière à aller parler, mais nous on a dû mettre en place des process pour les aider, et comment ça se passe chez Octo?
Alors, je vais dire un truc, je n'ai pas un gros mérite là-dedans, c'est la communauté auto, c'est purement du bottom-up, c'est-à-dire que l'idée c'est venu de la communauté auto, donc on l'a un petit peu challengé, cadré, mais voilà, c'est la communauté qui s'en occupe, on a des curateurs qui sont autodésignés pour gérer ça, ils sont motivés, donc ils prennent le projet, ils le gèrent, moi je suis dans le comité, mais vraiment c'est les curateurs et les curatrices, qui font le travail. Et puis, il y a un travail de mise en avant, en disant, la campagne de la décompte, les speakers à 80% sont des échos. On a très peu d'externes. On garde quand même beaucoup de speakers au fond. Et on dit, on se prend six mois à l'avance, on dit, la campagne, la Deconf est ouverte, proposez-nous vos sujets. Et en fait, c'est tous les managers, c'est toute la grande machine auto qui s'organise pour que les plus jeunes et les moins jeunes proposent des talks.
On a d'ailleurs plus de sessions que de slots qu'on a dans le programme en général. Donc on a un peu la lourde tâche à la fois de sélectionner les talks qui sont intéressants. Donc cette année, on a réussi à faire des thématiques précises. On a un peu plus éditorialisé l'événement. Et puis, on travaille avec... On a un service de communication qui est génial, qui nous aide vachement sur le format, sur comment on monte la conf d'un point de vue logistique, etc. Et puis, c'est toute la magie de la machine Octo qui opère. Et on a même des gens qui accompagnent les plus jeunes sur le storytelling, par exemple, ou la façon de faire des confs. C'est toute la solidarité et toute la magie de la machine Octo qui opère. Finalement, je n'ai pas un grand mérite là-dedans, mais je me trouve être toujours assez admirative de la façon dont ça se monte avec beaucoup de naturel. Et voilà. C'est top. Et vous, alors, comment...
Bon, après, c'est la première édition. La première édition, c'est toujours un peu compliqué. Mais j'imagine que vous avez aussi parlé de l'événement avec les collaborateurs et puis essayé un petit peu de motiver les uns les autres à proposer un talk. Comment vous avez fait? Oui, en fait, ce qu'on a fait très en amont, c'est qu'on a proposé des... Formation avec un organisme de formation pour aider à la prise de parole. Et puis, on a fait une semaine qu'on a appelée une Speaking Week. Alors, c'est dans notre jargon interne. Justement pour que les gens qui voulaient proposer des sujets puissent pitcher un petit peu devant tout le monde et avoir des retours. Ça a permis à certains de se lancer, donc ça c'est super bien. On a organisé ça comme ça, et puis après on a aussi... Nous, on a été aussi chercher des intervenants extérieurs, donc ça, ça prend un peu plus d'énergie, mais on a une personne dédiée sur le sujet, plus nos services de la com.
Qui nous ont aidé à faire ça. Oui, super. Et du coup, j'imagine, elle est 100% en ligne? Oui, pas trop de choses, malheureusement. Effectivement, ça va être 100% en ligne. Il y a un site dédié, qui est déjà ouvert d'ailleurs, je pense. Ça doit être lbc au carré.fr, sur lequel on prend les... inscription et puis sur lequel tout va se passer le jour J. Écoute, j'ai eu la chance de voir un petit peu les enregistrements, ça promet une qualité dingue. En plus, j'adore vos locaux, il y a un petit côté industriel très très beau. Je pense que ça va être vraiment super, c'est le 4 mars. Vraiment, ne ratez pas ça, les amis. Ça va être génial. Et puis, encore une fois, j'ai vu le nom de certains speakers. En tout cas, moi, je ne raterai pas. Pas ça? Et voilà, et puis il y a des sessions hyper intéressantes sur justement des retours d'expérience sur ce que vous disiez, donc sur le fond, comment on fait pour croître, et voilà, des talks sur la culture,
voilà, sur tout ce qu'on a dit tout à l'heure. Donc moi, en tout cas, j'ai hâte de découvrir tout ça. Et puis nous aussi, pour la deuxième fois cette année, pour la première fois, ce sera à 100% en ligne aussi. Donc c'est nouveau pour nous. Pour le coup, on essaie de faire ça un peu nous-mêmes. On n'a pas pris d'agence. On a juste quelqu'un qui nous accompagne sur l'enregistrement. On va voir ce que ça va donner. C'est en cours d'enregistrement en ce moment même. Et puis, ça sera en ligne, donc 9, 10 et 11 mars prochains. On a hâte. Julien, j'ai une question à propos de cette édition à l'BCO Carré. Est-ce que vous avez un thème particulier? En fait, on a trois tracks principales dans la journée. Une track qui s'appelle« Grandir grâce aux technologies». Donc là, on va parler vraiment techno pur. On a une track qui s'appelle« Grandir et s'organiser en conséquence». Donc là, c'est plus de l'orga.
Et puis, on a une track qui s'appelle« Grandir attaché à ses valeurs». Je parlais tout à l'heure des valeurs de l'entreprise. Chez nous, c'est quelque chose qui est super important. Et donc, on essaye de mettre en regard notre... croissance avec ces enjeux-là. Waouh, super, ça m'attire beaucoup. Écoute, nous aussi, pour cette quatrième édition, on tente des thèmes, donc c'est plutôt par demi-journée, donc il y a trois demi-journées de conférences et donc trois thèmes. La première, c'est architecture et architecte, donc on va parler pas mal du rôle d'architecte, de l'architecte et comment est-ce qu'il a évolué avec le temps. Le deuxième thème, c'est architecture distribuée et cloud. On va prendre un peu de recul sur les archives distribuées, sur tout ce qu'on peut vivre avec le cloud aujourd'hui. Et puis, une dernière journée qui sera consacrée à l'architecture et au changement, notamment avec tout ce qu'on a vécu avec la crise sanitaire et plus largement. Comment est-ce que les architectures aujourd'hui s'adaptent ou pas au contexte que l'on vit aujourd'hui?
Vaste thème! Et du coup, Julien, j'ai envie de te poser une question un peu piège, parce que je sais que tu vas te mettre plein de gens à dos. Si tu devais sélectionner un ou deux talks que tu as envie de mettre en avant, ce serait lesquels? Moi, j'ai deux talks particulièrement que j'ai envie d'entendre. Parce qu'ils sont proches de sujets sur lesquels on est au démarrage et j'ai envie d'apprendre. On a un talk sur Data Mesh avec en speaker Arif Weider, Saucework et Max Schulz de Zalando. Et puis, on a un talk sur Chaos Engineering, qui est un sujet aussi sur lequel on va démarrer, avec Alibasiri de Netflix et Ludovic Gallibert de Netflix également. Et puis, un de nos ingés qui s'appelle Guillaume Chenouet, qui est... Notre Chaos Engineering Ambassador au Mont-Croix.
Ouais, super, ça me donne très envie. Et vous? Et oui, et moi, je vais passer, si je vais jouer le jeu, parce qu'il n'y a pas de raison. Écoute, moi, il y a un talk que j'ai vu qui m'a vraiment, vraiment impressionnée, de Mickaël... Végérie, c'est un consultant auto. Et en fait, il se pose la question de, est-ce qu'on est résigné à refaire entièrement son système tous les deux ans? Donc voilà, il raconte un petit peu les expériences qu'il a eues, et comment est-ce que le refactoring, ou comment est-ce que bien architecturer son système, valider ou pas, à refaire entièrement ou pas son système tous les deux ans. Vraiment, ça m'a scotché ce talk. Ensuite, Romain Vailleux, qui est un consultant senior chez nous, qui fait un talk sur réussir une connoie inversée. Donc voilà, c'est sur tous les aspects un peu sociotech. Un peu inspiré aussi de Team Topologies.
Donc pareil, j'ai vraiment trouvé ça super. Et puis, je ne peux pas ne pas le citer. On a un talk, un invité un peu mystère, qui est Guillaume Rosier, c'est probablement le data scientist le plus médiatisé en France aujourd'hui. On a la chance de l'avoir dans nos équipes au taux et qui va en fait soulever un petit peu le capot. Qui va nous présenter comment est-ce qu'ils ont réalisé, comment est-ce qu'il a réalisé CovidTracker. On l'utilise beaucoup aujourd'hui en tant que consommateur du service. En fait, il va un peu nous raconter comment c'est. Sous le capot et comment est-ce qu'il l'a construit et surtout nous partager ses apprentissages sur l'utilisation de données publiques et la mise en place du service consommé par plein de citoyens. Voilà pour ma part. Après, ils sont tous super, évidemment. Voilà, mais il fallait en choisir deux ou trois. Et voilà, c'était fait. Écoute, Julien, j'ai passé un super moment avec toi à partager nos expériences et aussi le fait de faire des confs tech.
Je te souhaite un énorme succès avec LBC au carré et je ne doute pas que ce sera un succès parce que vraiment le programme donne très envie et moi je soutiens complètement cette initiative. Et puis voilà, un grand merci et puis j'espère qu'on se reverra très vite. Écoute, si j'ai bien compris, à partir du 9 mars, il faut que je vienne sur ta conf. Donc, je pense qu'on va se revoir à ce moment-là. Oui, complètement. Au moins à ce moment-là, virtuellement. Et puis, dès que ce sera possible, de visu. Ça marche. Merci Julien. Merci. Au revoir. Salut.
