Podcast Tech.Rocks

Diriger le développement d'un microprocesseur haute performance européen

Podcast Tech.Rocks · 17 novembre 2024 · 19 min · en français

Résumé

Épisode de la série du podcast Tech.Rocks consacrée aux speakers du Tech.Rocks Summit 2024. Vincent Casillas, VP R&D Software chez SiPearl, raconte son parcours et sa mission : diriger une équipe d'ingénieurs dédiée au développement d'un microprocesseur européen haute performance. Passionné par les défis des semi-conducteurs en Europe, il insiste sur l'importance de la souveraineté technologique et de la montée en compétences locales dans un domaine souvent dominé par les États-Unis. Il évoque la difficulté de trouver des experts firmware et BIOS en Europe, et l'importance des projets collaboratifs avec des partenaires industriels et universitaires. Enfin, il expose sa vision du tech leader idéal : un leader technique capable de comprendre et guider ses équipes, de prendre des décisions stratégiques et de garder une vision à long terme pour construire des solutions durables et innovantes.

Summary

An episode in the Tech.Rocks podcast series featuring Tech.Rocks Summit 2024 speakers. Vincent Casillas, VP R&D Software at SiPearl, talks about his career and his mission: leading a team of engineers developing a high-performance European microprocessor. Passionate about the challenges facing the semiconductor industry in Europe, he stresses the importance of technological sovereignty and of building local skills in a field often dominated by the United States. He discusses how hard it is to find firmware and BIOS experts in Europe, and the importance of collaborative projects with industrial and academic partners. Finally, he sets out his vision of the ideal tech leader: a technical leader able to understand and guide their teams, make strategic decisions and keep a long-term vision to build sustainable, innovative solutions.

Thèmes : Architecture & développement

Programme du Tech.Rocks Summit 2024

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Bonjour à toutes et à tous, merci d'écouter ce nouvel épisode du podcast Tech.Rocks. Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un événement que vous ne voudrez pas manquer, qui est le Tech.Rocks Summit 2024. Et 2 et 3 décembre, on se retrouve donc pour deux jours intenses de conférences inspirantes, de discussions passionnantes et d'expériences qui sortent de l'ordinaire. Ce sera l'occasion parfaite de découvrir des idées neuves, d'échanger avec des leaders du secteur et de se plonger dans le thème de la résilience dans la tech. Ça va être un moment vraiment unique. Donc, si vous avez envie de vous enrichir, de networker ou juste de vous inspirer, eh bien, on vous attend. Le lien est en description de l'épisode de ce podcast. J'espère qu'on vous y verra nombreux et nombreux et on a hâte de vous retrouver. À très bientôt! Le tech leader n'est pas expert dans tous les domaines. Il a besoin de s'entourer de gens qui vont le suivre et qui vont aider à monter les technos dont a besoin la société. Donc on est vraiment sur de la très haute techno.

Et ça, le faire en moins de trois ans avec des contraintes de budget, en même temps aller chercher des fonds, développer des compétences qui n'existent plus en Europe, ça c'est une vraie réussite pour moi. Bienvenue dans un nouvel épisode de notre série thématique dédiée à nos speakers de notre prochain Tech.Rocks Summit qui se tiendra les 2 et 3 décembre 2024 à Paris. Et aujourd'hui, j'ai la chance d'accueillir Vincent Casillas qui est VP R&D Software chez SiPearl. J'espère que j'ai bien prononcé et ton nom et le nom de l'entreprise. Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots, s'il te plaît? Bonjour Rachel, je suis Vincent Casillas, comme tu l'as dit je suis responsable de la division software au sein de SiPearl. Donc SiPearl, on développe un microprocesseur haute performance basé sur une technologie de type ARM. Aujourd'hui, je gère une soixantaine, entre 60 et 70 personnes et on a construit l'équipe depuis zéro en 2020.

Et quel a été ton parcours pour en arriver à devenir VP de cette boîte dont tu nous parleras un peu plus après? Alors, parcours assez classique. J'ai démarré ingénieur dans une petite PME qui faisait des forfaits et des produits. Et donc, j'ai progressivement pris des responsabilités dans cette société jusqu'à se devenir team leader. J'ai ensuite décidé de me lancer dans l'entrepreneuriat où j'ai créé ma boîte, j'ai fait un peu de freelance avant de rejoindre des grands groupes comme ST et Valeo pour gérer des grandes équipes pour finalement arriver chez SiPearl et monter toute la division software. Du coup, c'est vraiment toi qui gères. toute cette division et est-ce que tu peux nous en dire plus de tes missions de tech leader au sein de SiPearl ? C'est une mission assez vaste puisqu'en fait on développe un microprocesseur, donc on fait le design hardware, donc j'ai un homologue qui s'occupe du hardware au sein de SiPearl et moi je gère toute la partie software. La partie software est assez vaste puisque ça va du firmware qui est embarqué dans nos processeurs jusqu'aux couches un peu plus haut niveau que sont les compilateurs, les librairies, les benchmarks applicatifs.

C'est multidisciplinaire et ça embarque plein de compétences dont certaines qui n'existent pas. Pas ou très peu en France, notamment la partie bios, où on a du mal à trouver des gens. J'aimerais que tu mentionnes comme ça le périmètre étendu et la diversité de tes missions, parce que ça m'amène assez naturellement à la prochaine question, qui est en tant que tech lead, surtout sur un périmètre aussi grand, comment fais-tu pour rester à jour des évolutions technologiques de ton secteur? Alors, c'est une très bonne question. Il y a déjà la veille techno qu'on fait régulièrement sur Internet, qui permet de se renseigner. Donc, on travaille sur des briques logicielles ou des composants logiciels dont beaucoup ont des bases open source. Donc il y a une communauté qui est assez active, avec laquelle on interagit. Et l'autre source de veille techno que j'utilise vraiment beaucoup, C'est notamment participer à des conférences, à des événements pour suivre un peu ce qui se passe. Et également, un des gros points forts que l'on a, HSSI Pearl, c'est qu'on est très impliqué dans des projets collaboratifs.

Donc avec des partenaires, qu'ils soient universitaires ou industriels, ce qui nous permet de voir des choses un peu différentes et se remettre en question sur certains choix techno ou certaines méthodologies de travail qu'on applique en interne. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus justement de ces partenariats? Parce que je sentais qu'il y avait quelque chose d'intéressant à creuser peut-être. Alors, on a beaucoup de projets collaboratifs dans le domaine du HPC. Donc, il y a des centres d'excellence où du coup, nous, on travaille pour aider à porter les codes applicatifs HPC et les optimiser sur nos plateformes. Donc, clairement, nous, on est... pas là pour faire de l'application puisqu'on n'a pas les compétences. Donc on a des centres de recherche, des universités qui développent les codes applicatifs, que ce soit pour de la météorologie, de la sismologie, de la recherche scientifique, médicale ou d'autres types d'applications qui nécessitent des grosses quantité de calculs et nous on va être là en support pour les aider à optimiser, à comprendre le hardware sur lequel tourne leur code applicatif.

Et donc ça permet de voir les deux côtés de la chaîne de valeur, à savoir nous qui développons le processeur et les utilisateurs finaux avec qui on va interagir. Et on a d'autres projets, en fait SiPearl est né d'un projet collaboratif européen, EPI, où il y a 27 partenaires qui sont constitués d'universitaires, de grosses sociétés type Atos, de clients finaux, pour justement spécifier et définir ce microprocesseur haute performance pour l'Europe. Merci, je trouve ça super intéressant, vraiment, j'imagine que ça doit être très riche au quotidien. Merci de partager ça avec nous. Si on revient un peu plus sur le rôle de tech leader, qui est ton rôle, pour toi aujourd'hui, qu'est-ce que c'est un bon tech leader? Ma vision du bon tech leader, c'est quelqu'un qui a la capacité de comprendre les sujets techniques, C'est la première chose. Si le tech leader est incapable de comprendre les sujets techniques de ses équipes, ça ne veut pas dire qu'il est expert. Je ne dis pas qu'il est expert dans tous les domaines.

Mais il a la capacité de comprendre quand on lui explique quelque chose techniquement. Ça, c'est un point très important du tech leader. Et c'est notamment ce que j'ai fait chez SiPearl, puisque je suis arrivé dans un domaine que je ne connaissais pas, sur des technos qu'on n'avait pas, où il n'y avait pas de compétences ou d'experts en Europe pour prendre ces sujets. Et donc, on a développé, on a fait monter en compétence des gens. Donc ça, c'est le premier gros point. Le deuxième point important pour un tech leader, c'est d'avoir la capacité d'emmener avec lui ses équipes et de les faire monter en compétence. Le tech leader n'est pas expert dans tous les domaines, il a besoin de s'entourer de gens qui vont le suivre et qui vont aider à monter les technos dont a besoin la société. Et le dernier point qui est important aussi, c'est d'avoir... Une capacité de management et d'avoir une vision un peu plus long terme que juste le quotidien des équipes.

Pour reprendre un peu tout ce que tu viens de partager avec nous, les ingrédients clés, c'est une vision, voir loin dans le temps, être capable d'anticiper un peu les évolutions de ton marché. Le leadership, être capable d'emmener les gens avec toi, de communiquer une intention. Et tu nous parlais aussi d'une crédibilité technique. Du coup, la question évidemment qu'on a envie de se poser, et toi, est-ce que tu codes toujours avec tes équipes? Alors, de moins en moins, de moins en moins. Ça m'arrive encore de temps en temps quand il y a un POC à faire ou qu'il y a quelques petites activités. à regarder. Le point où je reste quand même très impliqué, c'est notamment sur les sujets d'architecture. Où là, il faut quand même être capable de décider et de prendre des décisions, pas forcément tout le temps les meilleures, Mais dans certains contextes, il faut décider et être capable de trancher. Oui, il y a cette dimension stratégique que tu viens de mentionner. Et aussi pour la petite blague sur le code, évidemment, qui est une petite blague et qui n'en est pas une aussi. Quel conseil tu donnerais, toi, pour les gens qui voudraient débuter dans ton secteur d'activité qui n'est pas du pur soft, comme tu l'as dit?

Comment est-ce qu'on pourrait découvrir ce secteur-là? Le domaine du semi-conducteur, notamment le développement des microprocesseurs haute performance, est un domaine qui a été un peu délaissé depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies en Europe. Et on se rend compte maintenant que c'est primordial. C'est primordial pour toutes les applications, pour l'IA, pour le calcul scientifique, haute performance. Et on se rend compte qu'avoir une dépendance avec d'autres pays, ça pose un certain nombre de risques. Et donc, moi, j'encouragerais en fait tous ceux qui aiment la deep tech, qui aiment les sujets complexes, à rentrer dans ce domaine, à apprendre et à s'investir sur ce type de techno et sur ce type de métier. Donc, il y a plein de métiers différents pour faire ça. Et comme je le disais, je parlais tout à l'heure juste du software. Le software, quand on fait un microprocesseur, ça couvre énormément de domaines, de la partie compilation, de l'IA sur les stacks,

sur les frameworks à optimiser, du firmware, du BIOS, du kernel. Donc il y a énormément de choses à faire, rien qu'en software, pour développer ce type de microprocesseur. Et je ne parle même pas de la partie hardware, où on a tous les métiers du hardware. Donc il y a énormément de débouchés, il y a une vraie volonté en Europe de redévelopper ce type de microprocesseur. secteur-là. Et donc, moi, j'encourage tous ceux qui aiment la deep tech et le semi-conducteur à nous rejoindre. Tu penses que c'est un domaine qui est encore peut-être peu connu? Comment tu pourrais communiquer plus sur ce domaine-là? Parce que ce n'est peut-être pas quelque chose qu'on entend souvent, qu'on entend parler souvent. On en entend parler souvent, mais dans des cercles assez restreints. C'est quelque chose, on en parle beaucoup. Il y a eu énormément de décisions politiques au niveau européen avec le CHIPS Act qui est sorti pour justement essayer de promouvoir et de redévelopper cette industrie en Europe. Mais ce n'est pas quelque chose qui va être très commun parce que c'est des technologies très complexes, c'est des projets qui sont très longs.

On n'est pas sur des projets pure soft où le cycle de vie va être beaucoup plus rapide, ça va être beaucoup plus agile. Nous, on a du hardware. Et le hardware, ça prend du temps à se fabriquer, ça prend du temps à se concevoir et à partir en production derrière. Quand je t'écoute parler, j'entends beaucoup de choses qui sont liées à l'innovation et aussi à la prise de risque. C'est quelque chose que je vois dans ce que tu nous racontes. Et du coup, pour moi, ça fait écho peut-être au côté essai-erreur et réussite. Est-ce que tu aurais envie de partager avec nous un fail, c'est-à-dire un échec professionnel, mais qui t'a peut-être appris, ou alors, à contrario, une grande réussite comme ça dans ces expérimentations et dans ces projets d'innovation? Je vais partager en fait. Les deux aspects, le fail et la réussite. Le fail dans le sens où, comme je l'ai dit au tout début, À un moment donné, je me suis lancé dans l'entrepreneuriat, j'ai créé ma startup avec des associés, on a essayé de faire monter la société.

Au bout de quelques années, on s'est rendu compte que ça n'a pas marché comme on voulait, même si on avait développé une techno qui était intéressante, mais on n'avait pas réussi à déclencher, à trouver les clients qu'il fallait pour continuer. Donc, en soi, on peut le considérer comme un vrai fail. C'était un échec, ça n'a pas marché. Par contre, c'est un vrai point positif pour moi parce que j'ai appris énormément de choses. Et j'ai appris énormément de choses et pas que sur de la technique. Donc j'étais CTO de cette boîte-là, donc j'ai fait la partie stack logiciel, j'ai travaillé sur du web, j'ai travaillé sur de l'embarqué. Donc j'ai appris beaucoup de choses d'un point de vue technique parce que j'ai développé la solution. Mais là où j'ai le plus appris, ça a été plus au niveau gestion, communication, développer une société, comprendre ce que c'est d'un point de vue entrepreneuriat de gérer une société, les contraintes que ça a. C'est très important parce qu'après, quand on passe dans le monde salarié, on a aussi cette vision de qu'est-ce que c'est qu'une entreprise et qu'est-ce qui drive une entreprise.

C'est un fail positif pour moi. Ça m'a appris plein de choses que je réutilise aujourd'hui au quotidien et je ne refais pas les mêmes erreurs que j'avais fait quand j'avais monté la boîte. Et la partie réussite, je dirais que c'est monter ça. Pearl depuis zéro, passer de zéro personne à plus de 70 personnes en moins de trois ans sur plusieurs disciplines qui couvrent en fait toute la stack logicielle. Et ça, le faire en trois ans, en même temps qu'on monte la société, qu'on lève les fonds, qu'on développe une technologie high-end, que ce sont des processeurs haute performance, Juste pour comparer, ce qu'on développe, c'est des microprocesseurs qui vont aller concurrencer Intel et AMD. On n'est pas sur du microcontrôleur ou des petits processeurs. Donc, on est vraiment sur de la très haute techno. Et ça, le faire en moins de trois ans avec des contraintes de budget, en même temps aller chercher des fonds, développer des compétences qui n'existent plus en Europe, ça, c'est une vraie réussite pour moi. C'est super cool et merci de partager.

On voit la passion qui t'anime et ta volonté de partager avec nous. Donc, vraiment, merci. Et ça me permet aussi d'arriver un peu plus sur ton intervention à Tech.Rocks, qui est vraiment du partage avec ta communauté de pairs. Donc, j'aimerais bien que tu nous présentes un petit peu ou que tu nous dises exactement sur ton intervention lors du Summit. Ce sera ta première intervention dans le cadre de Tech.Rocks. On est super ravis de savoir. Donc, peux-tu nous en dire plus? Quel sera le sujet de ta conférence? Moi, je vais aborder le domaine de l'IA, mais sous un autre angle que juste les modèles ou ce qu'on peut faire avec l'IA. J'ai l'abordé avec une vue plus... orienté hardware. Donc l'idée, ça va être de présenter quel est l'impact du choix du hardware, quel est l'impact du choix de la stack logicielle sur les performances et la résilience des codes. C'est quelque chose qui n'est pas forcément toujours vu par les développeurs de modèles qui se basent sur un framework et qui n'ont pas la connaissance du hardware sous-jacent.

Super sujet, c'est effectivement très original d'aborder la question de l'IA sous cet angle-là. Pourquoi est-ce que tu as eu à cœur de prendre la parole sur ce sujet spécifiquement ? En tant que responsable de la partie logicielle chez SiPearl pour nos produits, pour nos microprocesseurs, on travaille beaucoup sur la stack logicielle. Et ce dont on se rend compte, ce dont les ingénieurs qui travaillent dans mes équipes se rendent compte, c'est qu'il y a un mismatch entre... l'utilisateur final, sa compréhension du hardware qui est sous-jacente, et comment est-ce qu'il peut optimiser les performances de son algorithme ou de son modèle en connaissant un peu mieux le hardware. Tout le monde ne deviendra pas expert de l'architecture hardware d'un microprocesseur, mais d'avoir une certaine connaissance de ce qui se passe en dessous, que ce soit au niveau du framework ou au niveau du hardware, C'est important quand on développe une application pour pouvoir l'optimiser. Cool, donc c'est assez concret.

Je pense que les ingénieurs vont effectivement trouver plein de choses inspirantes. Et qu'est-ce que ça va aussi apporter à leurs leaders, aux tech leaders, à tes homologues, selon toi? Je pense que ça peut leur apporter l'envie de mieux choisir le hardware avec lequel ils travaillent, pour justement optimiser leur workload, optimiser leur modèle, être plus efficace et plus résilient. Donc, en plein dans le thème de Tech.Rocks Summit cette année, Resilience, c'est chouette d'avoir reconnecté à notre thématique, merci. Du coup, j'avais envie de te poser une question. Quelle est la question? Ta routine en tant que tech leader, est-ce qu'il y a un outil que tu utilises au quotidien ? Tu m'as tendu un peu la perche tout à l'heure avec l'IA, j'ai envie de te dire, est-ce que tu utilises ChatGPT au quotidien en tant que tech lead? En termes de routine, déjà, il faut que je commence par deux cafés dès le matin, sinon ce n'est pas la peine de venir me poser des questions. Après, concernant ChatGPT, c'est assez compliqué comme sujet. On est sur des technos très avancés.

On travaille sur des microprocesseurs très haut de gamme avec des contraintes de souveraineté assez importantes. Donc clairement non, chat GPT, on ne s'en sert pas au niveau professionnel. On veut et on a besoin d'IA. Pour nos activités et on veut avoir des choses, mais c'est des choses qu'on veut souveraines ou on-premise, où on sait où partent les données. Aujourd'hui, utiliser ChatGPT pour générer notre code du firmware, Bah, c'est hors de question. Donc, c'est cool. On arrive à la fin de ce podcast. Le temps passe super vite. Encore merci pour toutes ces super réponses que tu nous as données. J'ai envie de te donner le micro pour peut-être partager un dernier mot. J'ai hâte d'être au Tech.Rocks. Ce sera ma première en tant que présentateur au Tech.Rocks. J'avais failli le faire l'année dernière, j'avais été invité à la dernière minute, mais on n'avait pas réussi à finaliser une présentation dans les temps. Donc ça, n'a été que partie remise.

Et puis là, ça va être pour cette année. C'est cool, merci. Nous aussi, on a hâte de te retrouver et on a hâte de vous retrouver tous pour le Summit Tech.Rocks qui aura lieu les 2 et 3 décembre à Paris. Donc, il reste des billets. Prenez vos places, ça va aller très, très vite. Merci à tous et puis à bientôt.