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Podcast Tech.Rocks
L'Open Source, une stratégie de croissance
- Emily Omier (Consultante en positionnement, Emily Omier Consulting)
- Guillaume Grillat (Lead Tech Community Advocate, Adevinta) — interview
Podcast Tech.Rocks · 28 juillet 2024 · 21 min · en français
Résumé
Épisode de la série du podcast Tech.Rocks consacrée aux intervenants du Tech.Rocks Summit 2024. Consultante en positionnement et spécialiste de l'écosystème open source, Emily Omier aide les fondateurs de logiciels libres à accélérer la croissance de leur chiffre d'affaires. Elle partage ses connaissances sur l'interaction complexe entre projets open source et succès commercial, et se penche sur les stratégies que les startups peuvent employer pour aligner leurs initiatives open source sur leurs objectifs financiers, en trouvant un équilibre entre l'éthique de la communauté open source et la viabilité commerciale. Un épisode riche en conseils pratiques pour tous ceux qui travaillent dans l'open source. Sa conférence au Summit s'intitule « La durabilité financière dans l'écosystème Open Source ».
Summary
An episode of the Tech.Rocks podcast series dedicated to the speakers of the Tech.Rocks Summit 2024. A positioning consultant specialising in the open source ecosystem, Emily Omier helps open source founders accelerate their revenue growth. She shares her knowledge of the complex interplay between open source projects and commercial success, and looks at the strategies startups can use to align their open source initiatives with their financial goals, striking a balance between the ethos of the open source community and commercial viability. An episode full of practical advice for anyone working in open source. Her talk at the Summit is titled "La durabilité financière dans l'écosystème Open Source" (Financial sustainability in the open source ecosystem).
Thèmes : Architecture & développement
Transcript complet
Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.
La relation entre le projet et le produit est hyper importante pour les boîtes qui sont construites sur la base d'un projet open source. Il faut être aligné dans l'entreprise. Donc, il faut que l'équipe tech, l'équipe marketing, l'équipe sales, l'équipe produit, tout le monde est super aligné. Et malheureusement, je pense que ce n'est pas le cas dans la plupart des boîtes. Bienvenue dans un nouvel épisode de notre série thématique dédiée à nos speakers de notre prochain Tech.Rocks Summit qui se tiendra les 2 et 3 décembre 2024 à Paris. Je m'appelle Guillaume Ria, je suis l'e-tech community advocate chez Adevinta, la maison mère du Boncoin. Mon boulot, c'est globalement d'aider nos techs à se connecter à leurs pairs issus d'autres entreprises ou de communautés technologiques pour prendre des bonnes décisions dans leur quotidien. Et j'ai la chance d'accueillir aujourd'hui Emily Omier, qui est passionnée d'open source et qui met son énergie à aider les startups open source à développer leurs revenus. Alors première question évidemment, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots?
Oui, bien sûr. En fait, moi, je ne suis pas un tech leader, donc ça va être un peu différent, disons, que d'habitude. Je suis consultante. Je accompagne les startups. D'habitude, c'est les startups qui font un business. Sur la base d'un projet open source. Et on travaille sur le positionnement. Ça veut dire comment est-ce qu'on... veut faire le lien entre le projet qui soit open source et bien le projet, le produit commercial, l'offre commerciale. Et comment on va positionner tous les deux dans l'écosystème et vis-à-vis l'une à l'autre. La relation entre le projet et le produit est hyper importante pour les boîtes qui sont construites sur la base d'un projet open source et ce n'est pas du tout évident. Moi aussi, je viens d'organiser une conférence Open Source Founder Summit pour ceux qui l'ont raté. C'était un événement justement pour réunir les fondateurs des boîtes open source pour qu'on discute et on partage les informations et les bonnes pratiques.
Pour construire une boîte basée sur l'open source. Pour commencer, Emily, j'aimerais beaucoup que tu nous parles de ton parcours. La question que je me pose, c'est effectivement comment t'es venue, ton intérêt pour le monde de l'open source? Là, c'est une histoire un peu différente. C'est vrai que j'ai un parcours qui n'est pas traditionnel. J'étais journaliste, j'ai fait des études de journalisme. J'ai travaillé en tant que journaliste pendant quelques ans, mais je n'ai jamais réussi à vraiment gagner ma vie. En fait, ce n'est pas super simple de le faire avec du journalisme. Du coup, j'ai commencé à faire de la com pour les boîtes tech. Pourquoi est-ce que j'ai choisi de le faire pour les boîtes tech? En fait, c'est parce qu'ils ont... des bougées. D'abord, ça m'intéressait, deuxièmement, et aussi, il n'y avait pas beaucoup de monde qui le faisait. Donc, il n'y a pas énormément de gens qui ont fait des études, disons, de com, de journalisme, des choses comme ça, qui pouvaient vraiment écrire, qui s'intéressent.
Au tech. Donc moi, comme ça m'intéresse... Racontez au plus grand nombre ce que tu disais. Oui, exactement. Donc pour moi, c'était un peu le travail de faire une traduction entre le pur tech et les valeurs du business, en fait, de faire un peu la com qui peut être abordable pour un public un peu plus grand. Donc c'est ce que je faisais. Je faisais surtout dans l'écosystème du Kubernetes. Ça, je faisais pendant quelques années, mais au bout d'un moment, je me disais qu'il y avait des problèmes qui n'étaient pas juste le com chez mes clients. C'était plutôt des problèmes, disons, stratégiques parce que moi, à l'époque, mon travail, c'était en fait de faire ce qu'on me disait de faire. Je n'étais pas dans la stratégie. Je disais juste, je faisais des articles, mais c'était juste de faire ou de dire ce qu'on me disait de dire. Et j'ai bien constaté que dans la plupart des cas, en fait, mes clients ne savaient pas quoi dire.
Et donc, moi, je ne pouvais pas faire mon travail ou bien c'était assez ennuyant, disons. Et je savais bien que ce n'était pas... différencié aux autres boîtes, aux compétiteurs, c'est qu'on m'embêtait un petit peu aussi parce que je savais que ça ne sert à rien. En fait, si moi je sors un article pour un client, il y a une boîte qui est la compétition qui fait à peu près exactement la même chose. Donc, ça ne sert à rien. Il y avait une tendance à avoir des discours assez standards et finalement à passer à côté. Les valeurs différenciées, les points de vue qui seraient intéressants. Par exemple. Et donc, moi, je suis, au fur et à mesure, j'ai commencé à faire plutôt de la stratégie parce que, en fait, j'avais aussi des clients qui venaient vers moi. Ils me disaient, écoute, Emily, on voit bien que tu fais un bon travail, on aime bien tes articles et des choses comme ça, mais écoute, on ne sait pas. Ce qu'on va dire. Donc, est-ce que tu peux nous aider à clarifier la stratégie du messaging, en fait, de ce qu'on va dire?
Et donc, j'ai commencé à faire ça et après, j'ai commencé à faire plutôt le positionnement, ce qui est, disons, encore plus haut dans la stratégie d'une boîte. Et quand j'ai commencé à faire la stratégie avec des boîtes dans le tech, j'ai constaté qu'il y avait une différence de stratégie entre les boîtes basées sur l'open source et les boîtes complètement propriétaires. Et donc, moi, je me suis dit, pour moi, les difficultés stratégiques des boîtes open source sont plus intéressantes que les autres. Et en plus, il n'y a personne qui s'intéresse. Donc, c'est moi qui vais s'intéresser à ça. Très intéressant. Et je me demandais justement si tu pouvais nous parler d'un client ou de plusieurs clients qui t'ont fait justement pivoter d'un rôle de communicante à un rôle de stratège. Oui, je pense que ma première cliente qui m'a poussée à faire...
Un travail un peu plus stratégique, c'était refait. C'est une boîte dans l'écosystème Kubernetes. Et justement, j'avais parlé au début avec l'enchargé du marketing. Il me disait, écoute, Emily, on a besoin de machins, des articles, je ne sais pas, des articles, des white papers, des machins. Et après, il m'a dit, je veux que tu parles avec le fondateur. Quelques semaines plus tard, je parle avec le fondateur. Et en fait, c'était le fondateur de la boîte qui me disait, écoute Emily, c'est vrai qu'on a besoin de sortir des articles, mais on a des problèmes plus profonds que ça. Donc, est-ce que tu peux nous aider avec la stratégie? Et je disais, OK, bien sûr, c'est intéressant. Donc, ça, c'était le premier client. Je ne sais pas quand c'était. C'était avant COVID. Et après, juste quelques semaines après, je pense que j'avais...
Un client où c'était un peu l'inverse. En fait, je faisais un article, j'arrivais au bout de mon boulot, j'avais déjà terminé l'article et j'avais travaillé jusqu'à ce moment-là avec l'enchargé du marketing. Et donc, elle fait passer l'article que j'avais écrit au fondateur. Et le fondateur revient vers moi et il me dit, ah mais non, ce n'est pas du tout ce qu'on veut dire. En fait, notre... Notre position, notre point de vue, c'est l'inverse de ce que tu as mis dans l'article. Et ça, c'était après que l'enchargé de marketing m'a dit que c'était bon et que c'était parfait. Donc là, je voyais qu'il y avait un décalage, mais énorme, entre ce que pense le fondateur et ce que pense l'enchargé de marketing. Et donc ça, c'était une autre piste qui me disait qu'il y a des problèmes dans l'écosystème qui sont plus intéressants. C'est marrant parce que c'est effectivement, je pense, un travers qu'on peut observer assez régulièrement dans des boîtes de tailles diverses.
C'est parfois cette proposition ou éloignement qu'il peut y avoir entre une direction technique, la direction du fondateur ou du management, et la partie marketing, communication, qui peut parfois chercher justement à prendre des biais qui ne sont pas ceux, qui sont éloignés en tout cas des valeurs initiales et du positionnement et des enjeux que vont avoir les équipes techniques. Donc tu as un rôle de traduction, en fait, toi, j'ai l'impression, entre justement une direction et une vision et une communauté derrière, open source, qu'il va falloir aller capter, aller chercher. Et en plus, cette problématique d'alignement me paraît super intéressante aussi. Justement parce que si on veut éviter que les équipes marketing partent dans tous les sens et on rencontre n'importe quoi, en fait, c'est un peu la répugnance. des équipes de marketing, c'est de dire n'importe quoi. Il faut être aligné dans l'entreprise.
Donc, il faut que l'équipe tech et l'équipe marketing et l'équipe sales et l'équipe produit, que tout le monde est super aligné. Et malheureusement, je pense que ce n'est pas le cas dans la plupart des boîtes. Même des boîtes assez petites. En fait, la boîte dont je parlais, ce n'était pas une énorme boîte. C'était une start-up. Je ne sais pas combien de personnes il en avait, mais... Une vingtaine. C'est un sujet qu'il faut effectivement prendre en charge le plus tôt possible pour éviter qu'il y ait des dysfonctionnements qui nuisent au déploiement de l'entreprise. Très clair. Chez Tech.Rocks, on a de coutume de parler et de rassembler la communauté de tech leaders. Aujourd'hui, ce serait quoi ta définition d'un tech leader? Justement, moi, je ne me considère pas comme un tech leader. Donc, pour moi, c'est quelqu'un, je ne sais pas, c'est un CTO, c'est un VP d'engineering. C'est pas moi. Parce que moi, je me mets plutôt dans le côté business. Donc, si tu dis, on ressemble des leaders dans le business, Alors, cette humilité est toute à ton honneur, probablement.
Emily, permets-moi de rajouter que je pense que, en fait, et c'est la raison pour laquelle on t'invite, c'est que notre conviction, nous, c'est que les tech leaders sont des personnes, quel que soit leur niveau hiérarchique, leur taille d'équipe ou leur niveau d'entreprise, sont des personnes qui, par définition, vont chercher à changer les choses, à embarquer les équipes tech dans des projets de transformation. Et c'est précisément ce que tu essayes de faire au quotidien. Donc voilà, je me permets effectivement de te dire que tu fais partie d'un écosystème de tech leaders. Même si effectivement tu es peut-être sur une influence et sur un rôle de transformation qui est peut-être un peu plus dans l'ombre, peut-être moins exposé, mais au final, tu travailles sur des sujets stratégiques qui vont déterminer l'orientation des entreprises. Merci, j'accepte. Est-ce que tu pourrais nous parler de tes inspirations au quotidien?
Parce que tu nous as parlé effectivement d'un parcours qui n'était pas tracé, du journalisme à de la stratégie et de l'influence. Est-ce qu'aujourd'hui, tu vois des penseurs ou des références sur le marché de la tech que tu suis? Des ouvrages, des références qui t'aident à avancer dans ton métier? Ouh, ça c'est une super bonne question. Il y a une femme, April Dunford, qui fait le positionnement. Elle m'inspire, ça c'est assez clair. Je peux dire que je suis assez inspirée par tous les fondateurs avec qui je travaille. Je ne vais pas dire que cette personne m'inspire plus qu'un autre, mais je travaille avec beaucoup de fondateurs. Il y a quelques femmes, mais pas beaucoup. Elle m'inspire aussi. Emily, pour les personnes qui ne te connaissent pas encore, tu es américaine vivant à Paris. On se parle d'open source depuis le début de cette discussion. Par définition, un environnement qui est sans frontières.
Aujourd'hui, les entreprises que tu accompagnes, elles sont basées où principalement? Les entreprises avec qui je travaille sont en Europe, en Amérique du Nord. Parfois, il y a des entreprises. Ailleurs aussi, il y a quand même beaucoup d'entreprises open source en Israël, en Inde. Malheureusement, en fait, il y a aussi des entreprises en Chine, mais il y a, disons, un peu un mur, disons, entre l'open source, la communauté open source en Chine et le reste du monde. Moi, je trouve ça assez dommage, mais c'est la vérité. Donc, voilà, il n'y a pas énormément de collaboration entre la Chine et le reste du monde. Mais oui, en fait, j'avais une cliente au Nouvelle-Zélande, donc c'est un peu partout. Ok, donc tu es vraiment effectivement sur un territoire mondial. Est-ce que tu vois des différences majeures de positionnement, de culture entre les entreprises open source que tu travailles selon les continents?
Où sont les environnements technologiques que tu accompagnes? Là, je vais parler plutôt de l'environnement business, parce que je pense surtout dans l'écosystème, disons, start-up, des entreprises qui ont fait des levées de fonds. Les fondateurs qui restent hors des États-Unis, qui ne vont pas déménager, surtout qui ne vont pas déménager en San Francisco, même les entreprises qui sont basées aux États-Unis, mais restent là où ils sont, les fondateurs ne vont pas déménager à San Francisco, ils se sentent un peu... défavoriser, disons, géographiquement. Et je pense que... Et il y a la vérité dedans, parce qu'il y a quand même un écosystème qui est énorme à San Francisco. Et donc, tu vas au café, tu vas, je ne sais pas, tu amènes des enfants à l'école et tu vas croiser des personnes qui travaillent dans le tech, qui vont être un potentiel investisseur, un potentiel client.
Donc, c'est juste tout le monde qui travaille dans le tech situé à San Francisco. Par contre... Je pense que... Assez souvent, les fondateurs et les entreprises qui sont basées ailleurs doivent avoir un positionnement qui est extrêmement clair pour qu'ils peuvent surmonter le fait d'être un peu défavorisé, juste géographiquement. Je te remercie, Emily, pour ce regard sur le monde de l'open source et comment on se l'est dit, effectivement, avec des sensibilités différentes selon les régions du monde. Je te propose maintenant de parler, ou plutôt de teaser, ton intervention lors du Summit. Ce sera ta première intervention dans le cadre du Tech.Rocks Summit et on en est ravis. Quel va être le sujet de ta conférence? Le sujet va être la durabilité financière de l'écosystème open source et pourquoi, à mon avis, c'est important d'en parler. Parce qu'on parle beaucoup de la durabilité des projets open source ou juste de la durabilité dans le cadre de l'écosystème open source.
Mais en fait, beaucoup de personnes dans le... Dans l'écosystème open source, on peut, je dirais, d'aborder des sujets financiers. Et moi, je pense que c'est dommage et en fait, il faut en parler. Il faut comprendre le soutien qui existe ou d'ailleurs qui n'existe pas pour des projets dont on va dépendre. Ton impression, c'est que, et ton sujet en fait, c'est la destination des entreprises qui, qui vont utiliser des technologies open source, ou tu veux parler plus précisément à des entrepreneurs qui voudraient avoir envie de mettre un volet open source plus fort dans l'ADN de l'entreprise ? À mon avis, le TOC, ça va être plutôt visé vers des tech leaders, disons, vers des entreprises. Qui utilisent l'open source juste pour faire en sorte que quand ils choisissent un projet, qu'ils pensent à la durabilité financière de ce projet.
Parce que ça n'entre souvent pas dans les décisions, et je pense que c'est quand même important, juste de savoir d'où vient le soutien financier de ce projet. Est-ce que ça vient d'une grosse boîte, par exemple Google, parce que si ça ne vient qu'une boîte, Et si le soutien financier vient d'une boîte et c'est une boîte qui n'a pas un lien super fort, un lien stratégique avec le projet, à mon avis, c'est un soutien moins fiable. Parce que de toute façon, si Google demain décide... Que c'est plus intéressant de soutenir le projet. En fait, pour Google, ce n'est pas grave. Il n'y a pas de lien stratégique. Mais pour le projet, c'est la catastrophe. Donc, c'est bien de se poser la question. d'où vient le soutien financier. Dans l'écosystème open source, il y a un mythe que toutes les personnes qui travaillent sur l'open source sont des bénévoles.
Mais ça, c'est plutôt un mythe. En fait, ce n'est pas la vérité. Et si on ne dépend que des bénévoles, ça, ce n'est pas durable. Parce que le moment où une personne a une vie qui démarre, disons en fait que la personne a un enfant, change de poste de travail, je ne sais pas, juste des parents qui sont malades, c'est un malade, la personne soi-même. Donc, cette personne, qu'est-ce qu'elle va laisser tomber tout de suite? Les activités bénévoles, c'est le projet open source qui va être abandonné. Donc, il faut vraiment se poser la question d'où vient le soutien financier. C'est intéressant ce que tu pointes parce qu'effectivement, dans l'écosystème, si je parle de l'écosystème français, donc l'écosystème de Tech.Rocks, une grande majorité d'entreprises utilisent une forte proportion de technologies open source et pour autant, elles contribuent de manière minime parce qu'il n'y a pas de gouvernance nécessairement en interne.
qui, pour cadrer l'investissement et le temps consacré par leurs équipes à l'open source, et on voit effectivement de temps en temps des projets comme ça portés par, comme tu le dis, une personne bénévole qui travaille dans une entreprise, et pour X ou Y raisons, de fait, vie, le projet est amené à disparaître parce que cette personne n'a plus le temps ou les moyens de pouvoir y consacrer du temps. Et c'est une perte, pas que pour une entreprise, mais pour tout un écosystème d'entreprises qui travaille dessus. Exactement. Et c'est pour ça aussi que la question de comment... construire, faire en sorte que ce soit durable, les entreprises basées sur l'open source. C'est une question qui m'obsessionne parce que je pense que c'est... Ce n'est pas que comme ça, mais c'est un des moyens pour que les projets d'open source peuvent être financés, mais d'une manière durable. Ce n'est pas que pour ça que ça m'intéresse, mais je pense que c'est quand même une des raisons les plus intéressantes.
Donc on ne va pas en tiser plus, mais je pense que les personnes qui nous écoutent comprendront qu'on a tous à y gagner, à soutenir effectivement ces projets open source, mais aussi à comprendre les logiques financières qu'il y a derrière. Ce sera donc le propos de ton intervention au Tech.Rocks Summit. Je voulais te remercier par ailleurs de nous avoir fait l'amitié de répondre à ces questions en français. Et puis je te donne du coup rendez-vous, et je donne rendez-vous aussi à nos auditeurs et auditrices présentiel pour le Tech.Rocks Summit 2024, les 2 et 3 décembre 2024 au Théâtre de Paris. Merci à toi, Emily, et à bientôt. Merci à toi.
