Tech.Rocks Summit 2022

Les avancées environnementales de l’infrastructure et les défis à venir

Tech.Rocks Summit 2022 · 8 décembre 2022 · 40 min · en français

Résumé

Fabien Vieau présente le parcours et l'ambition de Google en matière de durabilité de son infrastructure. Il expose ensuite les défis et opportunités du secteur, avec un accent particulier sur les centres de données et l'énergie.

L’essentiel

Fabien Vieau, directeur infrastructure de Google, explique les scopes d’émissions, le chemin suivi par l’entreprise de la compensation carbone aux contrats d’achat d’électricité renouvelable, et ses nouveaux objectifs : énergie bas carbone heure par heure et net zéro.

Pour comprendre le vocabulaire de l’empreinte carbone des data centers et interroger les engagements environnementaux de ses fournisseurs cloud.

Les idées clés

  1. Démêler les scopes. Le scope 1 couvre les émissions directes (générateurs diesel, chauffage), le scope 2 l’achat d’électricité, le scope 3 le reste de la chaîne de valeur : il peut représenter 80 % des émissions et son contour fait encore débat. Les émissions liées à la construction des éoliennes ne figurent pas dans ces scopes. à 4:45
  2. De la compensation à l’ajout d’électricité verte. Google compense ses émissions depuis 2007 par des crédits carbone, puis signe des contrats d’achat à long terme (PPA) qui permettent de financer de nouveaux parcs éoliens et solaires — plus de 55 à ce jour. Le « 100 % renouvelable » atteint depuis 2017 reste un bilan mondial et annuel. à 8:46
  3. Viser le bas carbone 24 h/24, localement. L’objectif est une électricité bas carbone heure par heure (8 760 heures par an) et sur la même grille que chaque data center, plus le net zéro sur les scopes 1 à 3, pour lequel il reconnaît ne pas avoir encore la solution. Des pilotes ont décalé des calculs dans le temps et vers une autre région selon l’intensité carbone de l’électricité. à 14:28

Questions pour votre équipe

L’intervenant est directeur infrastructure chez Google, fournisseur de services cloud : il présente les engagements et résultats de son entreprise, sans vérification externe, et met en avant l’efficacité apportée par le transfert des calculs vers les hyperscalers. Il décrit des pilotes, pas des pratiques à grande échelle, et se dit peu spécialiste de certains sujets posés par la salle (informatique quantique, matériaux).

Chapitres

  1. Présentation
  2. Croissance de la consommation électrique
  3. Les trois scopes
  4. Compensation, efficacité et PPA
  5. Les limites du 100 % renouvelable
  6. Objectifs : 24/7 bas carbone et net zéro
  7. Ce que montrent les études externes
  8. Questions de la salle

Summary

Fabien Vieau presents Google's journey and ambitions for the sustainability of its infrastructure. He then outlines the industry's challenges and opportunities, with a particular focus on data centres and energy.

Thèmes : Impact & numérique responsable

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

On va continuer sur le thème de la durabilité justement et en s'intéressant à la problématique d'un mastodonte de la technologie. Ça va être Google. Comment Google gère justement la question de la durabilité sous le prisme des data centers. Et pour ça, je vous demande d'accueillir Fabien Vieau qui est directeur infrastructure Google Cloud. Ah, des fans aussi pour Fabien. Fabien, il y a des fans. Bonjour. Il y a des fans, Fabien. Peut-être. Oh là, ah si, si, carrément. Donc je vais m'éclipser parce que je pense que le public est déjà conquis. La zapette, si vous voulez. Merci. Un peu simple, le verre pour avancer et on ne recule pas. On va essayer de ne pas reculer. Bonjour à tous. Je m'assois, je ne m'assois pas et je vais voir ce que je fais. Donc, je vais vous parler d'infrastructure. Ce n'est pas forcément sexy, mais ça peut être utile. Et je vais parler au nom de Google, je vais essayer de parler au nom de l'industrie.

Et je vais essayer de montrer ce qu'on a fait au niveau durabilité environnementale et tout ce qui reste à faire. Parce qu'il reste quand même pas mal de choses à faire. Ça passe. On a la chance d'être dans une industrie en croissance, le digital, avec tous les bénéfices qu'on connaît et aussi quelques conséquences. Là, je n'ai pas forcément le retour, donc je vais essayer de ne pas trop me retourner, mais je vais me retourner. De temps en temps. La croissance, on peut regarder plusieurs métriques, la croissance de l'électricité est quelque chose qui est intéressant à surveiller. Et on se rend compte que dans cette industrie en croissance, nos centres de données informatiques, alors là avec l'exemple de Google, croissent à environ 20% d'une année à l'autre. C'est assez conséquent. Je vais en reparler, mais il ne faut pas imaginer qu'il n'y a pas d'efficacité d'une année à l'autre.

On travaille énormément sur l'efficacité, toute l'industrie, chaque chaînon. Pour gagner en efficacité, mais malgré ça, il y a vraiment l'explosion des données, du trafic, etc. Et donc la conséquence, c'est que sur les centres de données informatiques, on a à peu près une croissance de 20% d'année en année, qui atteint des chiffres assez conséquents avec ici, en 2021, 18 TWh. C'est assez conséquent, je peux donner quelques références. Il me semble qu'il y a quelques années, la SNCF française, qui doit être l'un des plus gros consommateurs électriques en France, était à une dizaine de TWh. Juste pour donner des échelles. On n'en est pas fier, il n'y a pas de raison d'être fier de ça. Le but, ce n'est pas de consommer plus d'électricité. Ça nous pousse à une certaine responsabilité, voire une très grande responsabilité. Donc on a tous en tête les accords de Paris signés en 2015, avec cette ambition d'être... neutre en carbone au niveau de la Terre en 2050 pour être en dessous des 2 degrés supplémentaires.

Donc c'est à chacun d'entre nous, forcément au gouvernement, aux entreprises individuelles, mais les entreprises ont vraiment un gros... Un gros geste à faire, une grosse participation, c'est à nous de travailler à réduire nos émissions. Alors on prend de nombreux engagements, l'industrie, l'infrastructure, on prend de nombreux engagements. Là j'en ai mis plein, c'est beaucoup de choses inspirées de ce que l'on fait nous. Mon point ici c'est de se dire, c'est tout de suite on s'y perd. Alors tous ces éléments sont tous valables individuellement. Je le pense et on y travaille, mais on s'y perd. C'est beaucoup d'éléments, beaucoup de... Des termes qui sont un peu flous pour certains, des termes qui sont redondants, voire pas forcément contradictoires, mais en tout cas, certaines entreprises utilisent certains termes, d'autres entreprises utilisent d'autres termes, et en fait, ça veut dire la même chose. Donc on s'y perd pas mal. Donc je vais essayer, je ne veux pas être trop dans le didactique, mais je vais essayer de réexpliquer en tout cas une partie des choses.

Principalement axé sur les data centers, mais c'est valable aussi à une plus grande échelle, et principalement axé sur... Sur l'électricité et la consommation électrique, mais pas que. Donc on a trois scopes. J'imagine que beaucoup d'entre vous ont entendu parler, peut-être pas tous, mais on a le scope 1, le scope 2, le scope 3, et ça déjà, on s'y perd un peu. Donc j'essaie de vous expliquer. Le scope 1, c'est nos émissions directes. Il n'y a pas tant de choses que ça. C'est quand même pas mal d'émissions, mais ce n'est pas tant de choses que ça. Si on regarde pour une entreprise, les émissions directes, c'est quoi? C'est ma chaudière à gaz. C'est mon chauffage. pour mon entreprise, ça va être la consommation de ma flotte de véhicules. professionnel. Pour Google, ça va être la consommation de ces générateurs diesel pour un data center, ça va être aussi tout ce qui est lié à ces bureaux pour le chauffage des bureaux ou des choses comme ça. Le scope 1 est quelque chose de conséquent avec une vraie émission. Je le présente là tout petit parce que c'est ridicule ou c'est petit par rapport aux deux autres scopes.

Le scope 2, qui est la consommation indirecte, scope 2, scope 3, le scope 2, donc c'est les émissions indirectes qui sont liées à l'achat d'électricité. Ou l'achat de chaleur, ça peut être l'énergie sous différentes formes au final. Donc là par exemple, ça va être la prise électrique de mon data center et quelle est la source d'énergie qui arrive via cette source électrique. Je prends toujours l'exemple du data center. Parce que c'est vraiment l'élément qui a le plus d'impact chez Google. On a des bureaux, ça a un impact conséquent aussi. Quand je parle de data center, au final, j'englobe aussi les bureaux parce qu'on les rajoute aussi dessus. Et j'englobe aussi tout le réseau parce que ça fait partie aussi des choses que l'on regarde et que l'on fait. Donc c'est vraiment une échelle beaucoup plus large. Le data center représente 80-85% de cette empreinte. C'est pour ça que je suis très axé là-dessus. Et je devrais aussi dire centre de données informatiques en France et je vais essayer de le faire. Je m'étais promis de le faire et j'ai déjà...

Il a planté le truc. Le troisième scope, c'est le scope 3. Et là, c'est une autre paire de manches. Le scope 3, c'est même pas tout à fait défini. Ou alors, il y a des débats. Il y a des débats sur la définition du scope 3. Scope 3, c'est le reste des émissions indirectes. Qui peuvent être en amont de la chaîne ou en aval de la chaîne. Là encore, je vais prendre l'exemple d'un Google, ça va être les émissions qui sont liées à la production du packaging pour la vente de mon dernier téléphone, ou les émissions qui sont liées à la création de ces nouveaux téléphones. De même que la consommation électrique de l'appareil sur lequel vous regardez une vidéo YouTube. Le scope 3, c'est cette consommation de votre téléphone ou de votre télévision 4K, deux choses différentes tout de suite, et à la fois toute la chaîne de valeur qui peut aller très loin.

Donc c'est pour nous quelque chose de très conséquent qui peut représenter 80% des émissions et il y a donc discussion sur la définition exacte du scope 3 et son contour. Je ne vais pas parler d'un scope 4 parce qu'il n'existe pas, mais je vais parler des choses qu'on n'a même pas montrées ici. Parce que je vais rentrer sur l'idée du scope 2 et de la consommation électrique des data centers, qui va être un truc... Je vais vous parler d'éoliennes, je vais vous parler de fermes photovoltaïques, mais je vais toujours émettre ou omettre, excusez-moi, quelque chose. Je vais omettre les émissions liées à la construction de ces éoliennes qui ne sont pas dans ces scopes aujourd'hui. Je ne veux pas vous mentir en essayant de ne pas évoquer le sujet. Je vous le dis, ce n'est pas dedans, parce que c'est quelque chose qui est très loin. Ça va être dans les scopes du constructeur de l'éolienne, voire ça va être dans le scope du fournisseur d'électricité. Alors, une fois qu'on a dit ça, quelle est notre approche, souvent au niveau de l'industrie, là l'exemple de Google, vis-à-vis de ces émissions, pour essayer de les réduire ?

Depuis 2007, on a travaillé à compenser ces émissions, compenser les émissions de CO2 en particulier. Et on l'a compensé à 100%. Alors en 2007, c'était il y a 15 ans, c'était via l'achat de crédit carbone. Alors vu 2022, ce n'est pas glorieux, glorieux. C'était en 2007, c'était déjà pas si mal et c'était un premier pas. Là, c'est le scope 1, le scope 2, un tout petit peu du scope 3 avec, disons, les... Les trajets des salariés qui viennent sur nos campus. Au-delà de la compensation, l'idée a été de travailler aussi sur l'effacement de cette consommation électrique, de ces émissions. Et donc, entre autres encore, en parlant ici des centres de données informatiques qui représentent 80%, l'idée, ça a été de... Consommer moins. Donc en développant nos propres data centers, en développant nos propres serveurs, nos propres circuits imprimés, TPU, et en essayant d'être le plus efficace possible.

Chaque année, on sort de nouvelles générations de serveurs, etc. Ce qui permet chaque année de faire mieux avec la même chose. Et là, on a une métrique, alors elle évolue d'une année à l'autre. En ce moment, si on regarde par rapport à il y a cinq ans, la même unité d'électricité va nous permettre de faire cinq fois plus de calculs. Encore une fois, pensez à ça en regard du 20% d'augmentation d'année en année. C'est-à-dire que le 20%, si on n'avait pas ce x5, ça aurait encore plus dramatique. Ou plus important. Donc on a attaqué dès 2007 la compensation via des crédits carbone et on a tout de suite réalisé que c'était bien, mais pas assez. On voulait avoir un impact beaucoup plus concret sur la réduction de nos émissions. Et donc on a commencé à regarder si on ne pouvait pas développer nous-mêmes des nouvelles flottes d'énergie renouvelable, de l'éolien, du photovoltaïque, etc. Et l'idée a été d'aller voir des développeurs qui ont des projets, qui ont trouvé une zone, qui ont réussi à obtenir des permis pour pouvoir développer un parc éolien.

Et ils cherchent des financements. Et le prix de l'électricité est quelque chose qui fluctue. Trouver des financements ne sont pas toujours faciles. Ces développeurs n'ont pas forcément toujours l'assise financière pour le faire. Et là, on a commencé à faire des contrats tripartites où Google... s'engage à acheter l'intégralité de la fourniture, de la production électrique de ces futures fermes éoliennes. Ce qui permet à un financier d'arriver et de se dire, au final, là, j'ai un business case qui est bien structuré et qui permet de financer ce développement et ce développement d'avoir lieu. Donc ça permet d'ajouter des électrons verts sur la grille électrique. On a commencé, on a fait le premier aux US en 2010, qui n'a pas été forcément facile. Donc Google l'a fait, les autres l'ont fait plus ou moins en parallèle. C'était des choses que beaucoup d'acteurs de la tech font, et pas que. Aujourd'hui, il y a plein d'acteurs d'autres secteurs qui le font. Ce qu'on appelle des PPA, des Power Purchase Agreement.

Au fur et à mesure, on en a fait à travers le monde, là où ça faisait sens, en essayant d'être le plus près de nos data centers. On a développé de l'éolien, on a développé du photovoltaïque, ce qui nous permet d'avoir aujourd'hui à peu près une soixantaine, un peu plus de 55 en tout cas, développement à travers le monde, qu'on n'a pas en propre, on a signé des contrats à long terme, on a permis de les faire développer. Donc un impact concret, ajout d'électrons verts dans les grilles électriques que l'on va pouvoir consommer de l'autre côté de la chaîne. Ce qui nous a permis, en signant toutes ces choses-là, d'injecter dans les réseaux une quantité suffisante d'électrons qui correspond à la quantité que l'on utilise. Ce qui nous permet d'arriver à cette compensation à 100%. On a injecté des nouveaux électrons verts dans le réseau et on les a consommés en même temps. Donc ce qu'on atteint, c'est 100% d'énergie renouvelable, ce dont vous avez peut-être entendu parler.

Donc ça, on a entamé en 2017 et depuis 2018, 2019, 2020, 2021. C'est bien, il y a deux écueils à ça. Le 100% dont je vous parle, il est bien. Là encore, ce n'est pas que de la compensation par crédit carbone, c'est un impact concret. Mais c'est sur une base mondiale et sur une base annuelle. Et le data center consomme de l'électricité tout le temps et on a des centres de données un peu partout à travers le monde. Et donc on ne peut pas dire que chacun de notre centre de données consomme à chaque moment de l'année une énergie 100% renouvelable que l'on a injectée nous-mêmes dans le réseau. Non, on ne peut pas le dire. L'autre écueil, c'est que le scope 3 n'est pas compris là. Donc là encore, scope 1, scope 2, c'est bien, on n'a pas encore couvert le scope 3. Sur ce constat, on prend deux nouveaux objectifs.

Et je n'ai pas la solution. Je vous dis qu'on les prend, et l'industrie les prend au fur et à mesure avec différents degrés, mais on est tous un peu à suivre le même chemin. La première chose, c'est de faire que les centres de données ne consomment que de l'énergie bas carbone. 24 heures sur 24, ce qu'on appelle l'énergie bas carbone 24-7, ou en anglais Carbon Free Energy. Et l'autre, c'est de faire du net zéro émission, et là sur l'ensemble de la chaîne de valeur, donc scope 1, scope 2, scope 3. Je vais expliquer les deux choses. Le 24-7, par rapport au 100% énergie renouvelable, j'ai dit que le 100% énergie renouvelable, c'était mondialement et annuellement, c'est-à-dire qu'à la fin de l'année, on fait le calcul de tous les électrons qu'on a injectés et tous les électrons qu'on a consommés, c'est la même chose, donc on est content, mais c'est qu'à la fin de l'année, or, là on a l'exemple. Du data center au Chili, du centre de données au Chili, qui consomme de l'électricité de façon assez stable à longueur de journée.

On a signé un PPA, un contrat pour le développement d'une ferme photovoltaïque qui vient compenser une grosse partie de ses émissions. En revanche, parfois il y a le soleil, parfois c'est la nuit. Donc là, on a une représentation graphique qui montre qu'il y a en effet de la production d'électrons. photovoltaïque, mais à certains moments de la journée et le reste de la journée, on a ici indiqué en vert la grille électrique à un certain niveau de décarbonisation, elle-même parce qu'il y a de l'hydro, il y a de l'éolien, etc. Au Chili, mais pas que, il y a cette zone grise qui est des jaunes, donc carbonée, donc aujourd'hui on consommerait ou on consomme des choses carbonées à certaines heures. Comment résoudre tout ça et aller vers le 24-7? Il faut regarder la chose différemment. Et donc là, on a en gros des pixels. Et chaque pixel indique une heure. Et on a tous les pixels de l'heure. Donc on a 8760 pixels pour l'année.

Et l'idée, c'est, avec un petit code couleur, de montrer le degré de carbone de l'électricité pour chacune de ces heures de l'année. Et là, on a une représentation assez intéressante qui montre qu'on utilise de l'énergie non carbonée, surtout dans la journée. Donc on a l'impact là de notre contrat signé pour développer cette nouvelle ferme photovoltaïque. Et l'idée en regardant ça, c'est que peut-on faire de complémentaire pour aller plus loin? Et donc ce qu'on peut faire de complémentaire, là, c'est signer un autre contrat photovoltaïque potentiellement et signer un autre contrat éolien qui va permettre d'arriver à un peu plus de 90% des pixels qui deviennent verts. Donc on peut suivre heure par heure, forcément d'une année à l'autre ça peut évoluer légèrement, le degré, l'intensité de carbone de nos opérations. 90% ce n'est pas 100%, derrière il va falloir rajouter des batteries, il va falloir faire les choses.

Plus on s'approche de 100%, plus c'est compliqué. On va se retrouver vraiment à essayer de compenser les moments où il n'y a pas d'électricité, où il n'y a pas de vent, pardon, de l'électricité, où il n'y a pas de vent et il n'y a pas de photovoltaïque. On a une petite représentation graphique qui montre ce que ça donne sur l'ensemble de nos sortes de données à travers la Terre. On représente ça sous une forme de 24 heures qui est à peu près une moyenne annuelle. Et ce qui montre... ce que cela fait pour chacun des centres de données. On a des centres de données comme en Finlande qui sont très verts déjà, grâce à des choses, la grille électrique elle-même qui est déjà très décarbonée et ce que nous on a fait avec le développement éolien, et des choses comme Singapour qui est très carbonée avec simplement 4% de non carbonée. Donc l'idée, ça va être d'atteindre... 100% sur l'ensemble de ces data centers, de ces centres de données à travers la Terre, localement. Donc là encore, j'avais le côté mondial annuel.

Donc vous avez compris qu'on passe de l'annuel au pas horaire. Et on va aussi passer du mondial au local. Donc on veut tout sur la même grille électrique, c'est-à-dire que là au Chili, je veux que tout soit au Chili. Et pour la Finlande, je veux que tout soit en Finlande. Ça, c'est pour la consommation électrique. Donc le scope 2, qui est quand même très important, et l'idée, c'est d'atteindre au final, à l'échelle de notre entreprise, ce que les accords de Paris et l'ambition de l'Europe en particulier, et de faire pour 2050. Et encore une fois, la plupart des acteurs de notre industrie suivent un chemin à peu près équivalent. L'autre élément, c'est le net zéro émission. Et là, on est sur toute la chaîne de valeur, en scope 1, scope 2, scope 3. Et donc, principalement, là, c'est le scope 3, comment aller atteindre le scope 3. Donc, c'est un autre chantier, d'une autre échelle. Et on n'a pas trouvé la solution. Je vous le dis tout de suite. 2030, c'est dans 7 ans. Il va falloir qu'on la trouve. On y travaille avec plein d'acteurs de l'industrie et des industries complémentaires, en gros les fournisseurs, etc.

Mais on n'a pas encore la solution. Et ça, c'est l'enjeu de toute façon de notre bataille contre le changement climatique, c'est d'aller chercher ces solutions qu'on n'a pas encore. Ce n'est pas parce qu'on ne les a pas encore qu'il ne faut pas les chercher, qu'il ne faut pas travailler, travailler, travailler. Donc comment aller faire ça? Pour mes centres de données informatiques, encore une fois, c'est aller faire mieux. Réutilisation de chaleur fatale, parce qu'il y a de la chaleur. qui est créée, si on la réutilise, on peut faire augmenter l'efficacité énergétique, donc baisser la consommation électrique. On va remplacer les générateurs diesel, alors là on est sur le scope 1, mais on va pouvoir améliorer ça, et on va pouvoir faire, et je vais rentrer un peu dessus, un peu de flexibilité, histoire que nos centres de données consomment intelligemment. On va aussi s'attaquer à l'empreinte carbone, par exemple de la construction. Vous construisez un bâtiment, que ce soit pour vos bureaux ou pour un centre de données informatique, il y a quand même du ciment, il y a de l'acier et tout ça, une vraie empreinte. L'idée, c'est de mieux designer tous ces équipements, histoire qu'il y ait moins de matériaux, qu'il y ait des matériaux plus intelligents, et après d'utiliser des matériaux plus décarbonés et certainement de les inventer,

parce qu'ils n'existent pas encore et donc il y a un gros travail à faire. Donc je ne vous montre pas la solution dans les prochains slides parce que je ne l'ai pas. Et le but, c'est d'aller la chercher. Au niveau technologie, on va travailler sur différentes choses, toujours du solaire, toujours de l'éolien et aux bons endroits pour que ça soit complémentaire, comme j'en ai parlé. Pour nous et à la fois pour le scope 3, c'est-à-dire le faire ou le faire faire pour notre chaîne de valeur et les fournisseurs peut-être en Asie et ailleurs. Et derrière, aller chercher d'autres choses, parce qu'en fait, quand on parle du net zéro émission, c'est des choses que l'on baisse nos émissions et on vient compenser les émissions qu'on n'a pas réussi à annuler. Et là, on va peut-être chercher dans la capture de carbone, des choses dont vous avez certainement entendu parler. et d'aller chercher l'optimisation de la demande. Pour, encore une fois, consommer intelligemment. Du stockage d'énergie pour pouvoir avoir de l'énergie éolienne photovoltaïque stockée dans des batteries qui pourront être réutilisées, de l'hydrogène, du nucléaire de nouvelle génération, du géothermal de nouvelle génération.

La géothermie, on a l'impression que c'est une vieille industrie, mais c'est en train d'être renouvelé ou réinventé en tout cas. Et ça peut encore être très utile et très efficace et très vert. Deux petites choses. J'ai parlé de consommer intelligemment. Ce n'est pas facile. C'est plutôt très, très dur. Mais l'idée, c'est quoi? C'est que chacune des tâches, chacun des calculs que l'on va faire dans un centre de données informatiques n'a pas forcément besoin d'être fait instantanément. Certains, oui, vous avez une requête sur Google, vous voulez la réponse tout de suite. D'autres, non. L'idée, c'est de pouvoir faire bouger un peu ce calcul temporairement. Par exemple, en attendant que l'électricité soit plus décarbonée, on a fait un pilote qui nous a permis de mettre des tâches en attente, en attendant que le vent arrive et une fois que le vent était là, concrètement, de lancer ces tâches. On est allé plus loin, on a fait un autre pilote pour faire la même chose, mais en plus de cela, le faire temporellement et géographiquement, c'est-à-dire la tâche que je voulais faire dans mon centre de données aux États-Unis,

L'électricité est carbonée, je ne veux pas la faire là, mais en Finlande, elle est décarbonée, je balance la tâche en Finlande. Ce sont des pilotes, à grande échelle, ça va être une autre paire de manches, mais ce sont les choses sur lesquelles il faut que l'on travaille. Pour terminer, je voulais montrer deux graphiques qui sont des graphiques de sources tiers. Là, on a un graphique de l'Agence internationale de l'énergie. Qui montre, encore une fois focalisé sur les centres de données informatiques, qui montre la consommation des centres de données informatiques dans leur ensemble mondialement depuis une petite dizaine d'années. Ce qui m'intéresse là, moi, c'est la ligne tout en haut, la consommation totale. Et donc la consommation totale, aujourd'hui, elle évolue assez peu. Bien que, nous en sommes tous conscients, il y a l'explosion de l'utilisation digitale et de ses conséquences, trafic, données, etc.

Bien entendu, on voit ici que les hyperscalers, qui vont être les gros acteurs des centres de données informatiques type AWS, Microsoft, Google, la part est de plus en plus importante. Il y a en effet un transfert des calculs de centres de données informatiques distribués, voire parfois en sous-sol dans les serveurs, vers le cloud. qui vient créer une vraie efficacité. Et donc, c'est le mouvement qu'on voit là du traditionnel vers le hyperscale. C'est quand même important à dire parce que souvent, le monde digital est un peu critiqué pour cette empreinte. Or, il y a quand même beaucoup de choses qui sont faites au niveau efficacité pour la compenser. Ce n'est pas la panacée non plus. Là, si vous continuez un petit peu, vous extrapolez la zone jaune, la ligne jaune, on va arriver à zéro et après, elle ne va plus. Elle ne va pas descendre. Alors que la zone verte, elle va continuer à augmenter. Donc à un moment donné, moi, j'attends le point d'inflation. C'est logique.

Donc il ne faut pas penser que juste parce que je vous montre ça, on est tranquille. Mais il y a ce point de vue-là qui est intéressant. Alors là, ce n'est pas les centres de données, je recule un peu, et là c'est ICT dans son ensemble. On est vraiment dans Internet, toutes les choses mélangées. Et donc là, on a... Les émissions de CO2 dans leur ensemble. Avec une évolution qui est intéressante de 2002, le petit crochet en 2010 est intéressant. Et donc on voit là, on retrouve ce quasi plateau ici, on n'a pas un plateau, on a plutôt un faux plat, des émissions avec toute l'efficacité qui a été amenée par les différents acteurs du monde digital et entre autres de l'infrastructure pour compenser ces émissions. Et on voit, je pense que là en rouge, on voit le point d'inflexion dont je parlais. Qui est réel et qui sera là. Et il faut qu'on y travaille et qu'on l'évite et qu'on certainement le réduise ou qu'on le recule, etc.

Mais il ne faut pas oublier les éléments et la ligne verte ici, qui est l'efficacité et l'évitement des missions. Qui est« drive» Excusez-moi l'anglicisme, mais qui est... généré par nos industries pour le bénéfice des autres. Ça va être ce que le digital permet d'éviter dans l'industrie de la construction, dans l'industrie immobilière, dans l'industrie agricole, etc. Et on a un rapport... Alors ce sont des estimations, on a un des rapports x10. Donc on vient dans le digital qui, oui, a une vraie empreinte, il faut qu'on y travaille, on va continuer à y travailler. Il faut quand même aussi avoir cette vue complète et holistique de la chose qui est, n'oublions pas les bénéfices liés aussi. Parce que juste appeler à un arrêt des émissions aurait aussi un impact sur la possibilité de décarboner d'autres industries.

Donc c'est important d'avoir cet ensemble et cette vue globale. Donc je voulais terminer sur ce point qui... n'est pas forcément positif ou négatif, mais qui est, je trouve, intéressant pour le débat. Et je me relève. Vous pouvez rester assis, on va rester assis peut-être pour la session de questions-réponses. On a 10 minutes devant nous, ça vous va? Oui, j'étais pas mal à l'heure. Non, c'était nickel, nickel. Franchement, rien à dire. Google à l'heure, c'est parfait. Y a-t-il des questions dans la salle, s'il vous plaît? Ah, monsieur au troisième rang, si on peut lui donner un micro, ce serait formidable. Il arrive de l'autre côté, voilà, là, juste là. Relevez peut-être la main éventuellement, je crois qu'on ne vous a pas bien... Voilà, merci. Oui, vous pouvez passer devant la caméra. Merci. Ce n'est pas toujours simple, un labyrinthe comme Google.

C'est pareil. C'est un bon labyrinthe, Google. Je vais avoir quelques blagues, je pense. C'est possible. On est là pour ça en même temps. Vous n'avez pas prévenu? Non? Vous allez voir. Pas particulièrement. Bonjour, merci pour la presse. Super intéressant. C'est des questions fondamentales, le réchauffement climatique. De ce que j'ai compris, la position de Google là-dessus, c'est d'encourager les énergies renouvelables par rapport à cette problématique-là. Et j'ai juste vu une ligne sur le nucléaire quelque part, alors que les datas là-dessus, assez factuellement, si on veut réduire les émissions de carbone, il y a des schémas qui étaient très clairs, le problème c'est la nuit. Aujourd'hui, la seule solution qu'on a, c'est réduire notre consommation ou le nucléaire. Et quel est le point de vue de Google par rapport à ça? De ce que j'ai compris, c'est orienté... renouvelable? Alors c'est pas très bonne question et je me rends compte que j'ai certainement omis ce point. On est dans, quand je parle de 24-7, c'est de l'énergie bas carbone. Bas carbone, ça comprend tout ce qui va être renouvelable. Et ça va comprendre, pour notre définition, le nucléaire, tout ce qui va être hydro-existant, en tout cas.

Donc le nucléaire, pour nous, ce n'est pas la panacée. On est tous conscients des conséquences, des risques et le fait que ça ne soit pas parfait. Mais pour pouvoir... voir atteindre les objectifs des accords de Paris en se privant de la flotte nucléaire existante, on ne voit pas comment faire. Donc c'est un parti pris, j'ai envie de dire, et on s'en cache. Mais en effet, notre point de vue, c'est qu'aujourd'hui, il faut continuer à s'appuyer sur le nucléaire. Espérons la révolution nucléaire avec de la fusion à venir, etc. Qui peut avoir aussi certainement des conséquences et des déchets à traiter, même s'ils sont moindres. Il faudra bien regarder l'ensemble de l'équation. Mais pour le réchauffement climatique à échelle 10, 15, 20 ans, c'est vrai que sans le nucléaire, ça nous paraît impossible. Merci Fabien. Une autre question? Ah, monsieur. Cédric Puig, Datadome.

Merci pour la présentation. Il me semble qu'Azure, Microsoft, ils envoient des data centers dans les océans. Je voulais savoir si c'était quelque chose qui était réfléchi par Google aussi, ou qu'est-ce que vous en pensiez. Qu'est-ce que j'en pense? Vous avez raison, ils ont fait des pilotes et je les félicite pour ça parce que je pense que c'est assez intéressant à faire. L'idée, c'est de dire qu'on met des serveurs informatiques dans l'eau de mer, bien entendu connectés, il faut de la fibre, il faut de l'électricité qui vienne de quelque part. Mais pour le refroidissement, en tout cas, on va pouvoir être immergé et le refroidissement va être plus efficace. De ce que j'ai compris, ils ont eu plusieurs réussites au niveau de leur pilote. Le souci, bien entendu, c'est les serveurs qui sont difficilement réparables et maintenables. Et donc, ce n'est pas encore parfait, mais ça fait partie de toutes ces recherches.

Et on peut potentiellement imaginer, en effet, qu'il y ait une idée intéressante sur ce concept-là. Moi, l'eau de mer est intéressante. Aujourd'hui, on a un centre de données en Finlande, par exemple, qui utilise l'eau de mer pour refroidir. Ce qui permet de... de venir réduire la consommation électrique avec bien entendu la chaleur est transmise à l'eau donc il faut regarder les impacts et là il y a de toute façon beaucoup de permis on a la chance d'être en Europe avec beaucoup de réglementations et de restrictions qui nous permettent de s'assurer qu'il n'y a pas d'impact sur l'écologie mais ce sont des c'est un milieu qui est intéressant à utiliser pour l'efficacité énergétique en effet J'ai une question, Fabien, de Lénie, qui est en remote, qui en fait... Coucou, Lénie! Est-ce que Google envisagerait de tuer l'un de ses services s'il a un rendement énergétique désastreux?

Merci, Lili. Alors, le terme désastreux me semble déjà appeler la réponse. J'imagine que oui, il faudrait considérer. L'avantage de cette question, c'est qu'elle est très générale, donc ça ne va pas m'engager trop en particulier. Je pense qu'il faut regarder en effet ces choses-là, il faut regarder la valeur du service, quelle est la valeur qui est apportée avec ce service et quel est l'impact. Et il y a en effet une équation à faire, qui est une équation à faire au niveau de l'entreprise privée, mais qui est une équation à faire aussi au niveau de la société. Est-ce que la société est prête à assumer cette valeur pour cet impact? Et encore, il y a des politiques environnementales, il y a des restrictions, il y a aujourd'hui l'Europe, les différents gouvernements qui étudient tout ce que fait le digital, etc., et qui nous encouragent et nous forcent, et on a des discussions, pour s'assurer de l'efficacité de tous les services, en effet.

On interdit les crypto-monnaies. Je vous remercie pour l'info parce que je me posais la question il y a quelques jours sur comment on traite les crypto-monnaies, est-ce qu'on les autorise sur le cloud et je n'étais pas sûr. Donc si vous le dites, j'ai envie de vous faire confiance, je ne suis pas spécialiste du service cloud, donc moi je n'avais pas forcément l'info. Après moi d'un point de vue personnel, c'est vrai qu'il y a de ce que je lis un vrai impact au mining et donc il faut en effet se poser la question sur ce genre de service. J'ai une autre question en remote aussi. Dao Shen Yang, qu'est-ce que Google projette avec Quantum Computing et l'impact potentiellement réduit de la consommation de ces data centers? Très bonne question. Je ne vais surtout pas... Vous m'avez fait venir en fait Fabien. Oui, je m'en doutais. Je ne suis pas du tout spécialiste du quantum computing. Je pense que je n'ai pas plus d'informations que vous si vous lisez la presse.

La presse spécialisée, vous avez potentiellement même plus d'informations que moi. Je vais voir deux choses. Mon œil va être sur deux choses. Quand vous avez cette révolution technologique, vous avez les avantages et les gains de la révolution technologique, là, en consommation, en émission potentiellement. Et vous avez aussi... Je crois qu'il y a un terme qui me manque, mais c'est l'effet rebond, j'imagine. Et il y a aussi tout le déclenchement qui vient de cette révolution technologique, qui va pouvoir... Faciliter et donc générer des nouveaux usages. Donc même si vous réduisez par 10 la consommation de l'usage d'aujourd'hui, il faut aussi ce projet dans l'usage de dans 10 ans qui sera différent.

Et quand vous êtes capable de faire plus, l'espèce humaine a tendance à vouloir faire plus. Qui peut être à la fois très intéressant au niveau scientifique, avec des grandes avancées scientifiques dans plein de domaines, et qui peut avoir parfois certains écueils. Donc après, je ne suis pas spécialiste du quantum computing. Moi non plus, en même temps, ça tombe bien. Est-ce qu'une autre... Question dans la salle, il nous reste 1 minute 20 avec Fabien. Monsieur, c'est toujours quand il reste une minute qu'on a d'un seul coup plein de monde, mais c'est super. Monsieur, vous avez le micro, je pense. Merci. Vous aviez le micro. C'est bon? Oui, il faut le tenir en haut, très bien. Donc bonjour, moi je travaille chez Mythique, ça fait quelques années qu'on regarde notre empreinte carbone. On a choisi de regarder l'empreinte carbone, pas seulement de nos data centers, de nos bâtiments, etc. Mais aussi du carbone qu'on génère.

Quand nos utilisateurs utilisent nos services. Donc on a inclus en fait dans... Bon, et je me demandais, dans les trois scopes, est-ce qu'à un moment donné, l'empreinte carbone, enfin le carbone qui est généré par l'utilisation des services Google est pris en compte dans ces scopes-là? Et comment vous intégrez ça en fait dans l'équation? C'est en effet le scope 3, c'est ce que j'ai essayé d'évoquer tout à l'heure en disant votre vidéo YouTube, si vous la regardez sur votre appareil, la consommation de cet appareil est dans notre scope 3. La question qui se pose, c'est quand vous faites le choix de la regarder sur votre 4K, ou sur votre téléphone il y a 5 ans, est-ce que cette différence de consommation doit vraiment être dans le scope 3 de l'entreprise, ou elle doit aussi être partagée avec... votre scope à chacun d'entre nous. C'est là où je dis que je ne pense pas que ce soit encore complètement défini. Il y a une décision à prendre.

J'imagine que quand on l'apprendra, ce qui doit être éminent, l'idée est d'avoir une réponse qui soit satisfaisante. On ne va pas forcément partir sur la télé 4K pour l'intégralité des vidéos à regarder, mais j'imagine qu'il faut peut-être regarder la moyenne ou essayer d'avoir une vue honnête de la consommation. Merci. On va prendre votre question, si ça ne vous embête pas. Mais une réponse peut-être courte, Fabien? Vous voulez un micro? On donne le micro à quelqu'un qui ne peut pas réagir. On se réveille. Merci. Allez, allez, allez. Merci, c'est Denis. Alors, matériaux recyclés, oui. Et après, sur tout ce qui va être terres rares, pouvoir être le plus durable possible. Je ne suis pas un spécialiste de ces choses-là, donc je ne peux pas vous donner une réponse plus précise. Mais oui, il faut regarder ça. Là, je vous ai montré une partie.

Comme je vous l'ai dit, c'était énormément focalisé sur le centre de données et sur la consommation électrique. Le scope 3 nous permet d'aller plus loin. Et au-delà de ces trois scopes, il y a d'autres éléments qui sont importants à prendre en compte. Notre impact environnemental ne s'arrête pas au scope 1, 2, 3. Voilà, on va s'arrêter là-dessus. Je vous remercie beaucoup Fabien. Merci. C'est pour ça que c'est avec nous. Vous pouvez le ramener. Merci beaucoup.