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Podcast Tech.Rocks
S07E07 · Accompagner les experts techniques dans leur passage au management
- Baptiste Bénézet (Co-fondateur, Teambakery)
- Noémie Coget (CEO, Tech.Rocks) — interview
Podcast Tech.Rocks · 6 avril 2025 · 41 min · en français
Résumé
Épisode avec Baptiste Bénézet, cofondateur de Teambakery et animateur du podcast Learning by Doing. Baptiste raconte son parcours et la naissance de Teambakery, qui veut aider les experts techniques à faire le grand saut vers le management. Pour lui, il est primordial d'accompagner les nouveaux managers dans leurs premiers mois de prise de fonction, décisifs, en leur donnant des outils concrets pour améliorer leur communication, leur gestion du temps et leur leadership. Référence citée : « Apprendre à apprendre avec le Lean : accélérateur d'intelligence collective », de Jacques Chaize, Michael Ballé, Régis Medina et Anne-Lise Seltzer.
Summary
An episode with Baptiste Bénézet, co-founder of Teambakery and host of the Learning by Doing podcast. Baptiste talks about his career and how Teambakery was born, with the aim of helping technical experts make the big leap into management. For him, it is essential to support new managers through their crucial first months in the role, giving them concrete tools to improve their communication, time management and leadership. Reference mentioned: “Apprendre à apprendre avec le Lean : accélérateur d'intelligence collective” by Jacques Chaize, Michael Ballé, Régis Medina and Anne-Lise Seltzer.
Thèmes : Management & organisation
Transcript complet
Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.
On s'est rendu compte que dans pas mal d'organisations, petites, grandes, il y a un vrai sujet sur comment on accompagne les contributeurs individuels qui deviennent experts peu à peu dans leur passage de poste en tant que manager. Je pense que c'est super important dans le mouvement dans lequel on est aujourd'hui de dire qu'il n'y a pas le monde de l'entreprise et la vie perso, tout se nourrit. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur ce nouvel épisode du podcast Tech.Rocks. Je suis Noémie Coget, CEO de Tech.Rocks, et je suis ravie aujourd'hui d'accueillir Baptiste Benezet, qui porte le podcast Learning by Doing, dans lequel j'ai eu la chance d'être interviewée. Baptiste, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots, s'il te plaît? Avec plaisir Noémie, merci beaucoup de ton invitation. Moi je m'appelle Baptiste Bénézé, comme tu l'as dit j'anime un podcast qui s'appelle Learning by Doing, qui s'intéresse à toutes les formes d'apprentissage en réalité, et je te raconterai un petit peu ce qu'on fait sur Learning by Doing, mais mon activité principale c'est que je suis co-fondateur d'une société qui s'appelle Team Bakery, qui
aide les équipes à mieux travailler ensemble, ça c'est un peu la mission globale, et plus récemment on a un peu affiné notre positionnement, on aide notamment les experts techniques en particulier à réussir leur prise de poste en tant que manager. Ok, super intéressant. Et justement, j'avais une question pour toi sur nous parler un peu plus de Teambakery. Est-ce que tu veux me dire un peu, je ne sais pas, votre enjeu 2025? Là, tu me parlais justement de devenir expert technique et d'accompagner les experts techniques. Avec plaisir. Alors, Team Baker, c'est une société que j'ai cofondée avec mon camarade Arnaud Joubet, qui est aussi ingénieur de formation. On est deux ingénieurs et on s'intéresse plutôt des sujets RH à la base. Et effectivement, ça fait sept ans qu'on l'a créé. On a beaucoup itéré et le postulat de base était un peu de sortir la formation management de son carcan académique, la fameuse salle de classe, qu'elle soit virtuelle ou physique, dans laquelle on met les managers, on leur remplit la tête avec plein de trucs super intéressants. Et derrière, on croise les doigts pour qu'ils mettent des choses en pratique. La réalité est un peu plus compliquée que ça. Et toute notre mission, c'est d'aider justement à... Au passage à la pratique.
C'est pour ça aussi que le podcast s'appelle Learning by Doing. Comment on peut aider le manager à construire un cadre à la fois efficace et, on va dire, confortable ou convivial avec son équipe pour atteindre leurs objectifs et puis surtout pour développer tout le monde, pour continuer à apprendre en continu. Donc effectivement, sur l'année 2025, je te le disais, c'est un peu le sujet de l'affinage du positionnement aujourd'hui. On s'est rendu compte que dans pas mal d'organisations, petites, grandes, il y a un vrai sujet sur comment on accompagne les contributeurs individuels qui deviennent experts peu à peu dans leur passage de poste en tant que manager. Avant, on était expert puis manager. Nous, on est convaincus qu'on peut être expert et manager. En revanche, ça mérite d'être fait de manière, on va dire, organisée, planifiée, progressive, pour que ça se passe bien. Et c'est là-dessus qu'on travaille depuis, je vais dire le début de l'année, mais ça fait quasiment trois mois avant la fin de l'année qu'on travaille là-dessus. Régulièrement, je dis que le management, c'est une course d'endurance, c'est un sport d'endurance. On a créé un programme qui ressemble à un plan d'entraînement, en fait.
En 12 semaines, pour aider ces trois premiers mois de fonction, qui sont souvent un peu une... Une zone de turbulence, et pour le manager, et pour son équipe, qui ont un ancien collègue qui devient leur chef, et pour l'organisation, parce qu'on attend beaucoup des managers, ils ont un peu un rôle pivot. Aider à réussir ce passage-là, alors en trois mois on ne fait pas tout, mais au moins on donne à la fois une grille de lecture, des checklists très concrètes, les zones sur lesquelles on va lui proposer de progresser, un format un peu de check-up, d'évaluation au départ, de voir quelles sont les zones où il ou elle va être plutôt à l'aise, et quelles sont celles à travailler en premier, parce qu'elles peuvent compliquer un peu rapidement les situations. On parle de communication, on parle de feedback, notamment de capacité à dire non, d'organiser son temps, donner un cadre aussi à ses collègues et de ne pas juste être sur son expertise technique, son exemplarité. Parfois, ça ne suffit pas. Voilà, donc le focus de ce début d'année, on enregistre en mars, c'est vraiment sur ces sujets. Et on est ravis des premiers tours, on accompagne des petites structures sur ce format-là et des cohortes de managers dans des plus grosses organisations type Renault, par exemple.
On a pas mal de managers qui sont des experts techniques. Alors, c'est souvent des ingénieurs, mais dans des domaines très différents, des sujets très IT, il y a des sujets très... Indus, Fab, enfin voilà, on touche un peu à tous ces deux. Et du coup, quand tu parles d'accompagnement, c'est un accompagnement présentiel ? Vous allez directement sur place, justement? Comment ça se passe concrètement? Peut-être que ça intéressera des gens? À la base, ce n'est pas présentiel. C'est aussi un truc sur lequel on veut responsabiliser les gens. Alors bien entendu, on a des temps synchrones qui peuvent être en présentiel ou qui peuvent être en distanciel, notamment sur l'onboarding des managers. Si je reviens deux secondes sur ce format plan d'entraînement, c'est un format qui, je l'ai dit, dure 12 semaines. Donc à 4 semaines, à 8 semaines, à 12 semaines, on fait un point avec eux live. Donc c'est soit du mentoring individuel, soit du mentoring collectif. qui peut être sur site, qui peut être à distance, ça dépend vraiment des modalités de nos clients. Mais effectivement, a priori, en tout cas dans la construction de l'entreprise, il y avait une vraie volonté d'aider le manager à passer du temps avec son équipe et de ne pas lui tenir le crayon, si je dois synthétiser. Non pas que le coaching ne fonctionne pas, et je pense que ça aide dans plein de situations le coaching.
Nous, on apporte un truc un peu plus autonomisant dès le départ, qui ne convient pas à tout le monde, et c'est aussi pour ça qu'on a resserré sur le public expert tech, pas tech au sens large, mais les gens qui ont l'expertise et qui ont un peu... Comment dire? Cette discipline a priori, une forme de discipline a priori, et puis cette volonté de se dire, mais en fait, si j'ai un plan, je peux y arriver, je peux tester moi-même des choses. Puis cette volonté un peu de comprendre comment ça marche. Ok, très clair. Et du coup, ça me fait penser à une question. Qu'est-ce qui t'a amené? Tu disais que ça fait 7 ans que tu as créé Team Bakery. Peut-être juste revenir en deux mots. La genèse de la genèse. Eh oui, ton profil. Donc moi, j'ai 43 ans. Je l'ai dit déjà plusieurs fois, je suis ingénieur. Moi, j'ai commencé ma carrière plutôt après un stage dans une très grosse structure qui m'a un peu vacciné de la très grosse structure. J'ai plutôt bossé dans des petites structures au service des grosses. La grosse expérience dont je peux te parler, c'est que pendant 10 ans, j'ai cofondé et dirigé une agence qui fait du développement mobile qui a été rachetée par un groupe qui s'appelle Faber-Neuvel, qui lui-même a été racheté depuis.
C'est une boîte où au départ, on était trois. Et quand je suis parti sept ans après, on était plutôt une... 60 et on avait la chance de travailler sur des projets assez cool alors je te peux on faisait du mobile au moment où le mobile était en plein essor c'était assez rigolo c'est un petit côté el dorado je pense que certains revivent en ce moment avec l'ia parce que c'est on est à peu près sur les mêmes enfin il ya je pense que c'est x10 en termes de traction ça va encore encore plus vite et les acteurs nouveaux quasiment tous les jours et des solutions nouvelles quasiment tous les jours là sur le mobile on était plutôt sur un on va dire un duopole entre entre apple et google mais des clients qui avaient la chance de nous faire confiance au départ on était sur des projets d'application et à la fin on était quasiment sur une approche produit avec une roadmap et en fait nous on re-signait chaque année cette roadmap on a notamment beaucoup travaillé pour la RATP, pour le groupe Canal+, pour Volkswagen, des applis qui devenaient de plus en plus centrales, soit dans leur relation avec leurs clients, soit même des applis pour l'interne, de plus en plus. Et dans ce cadre-là, effectivement, quand tu passes de 3 à 60, tu as des phases de croissance, notamment un moment où j'ai deux de mes cofondateurs qui sont partis, et donc il a fallu faire monter en compétence la strade d'en dessous, les cinq personnes qui étaient en dessous,
qui commençaient déjà à piloter un petit peu l'équipe, mais qui n'avaient pas vraiment à proprement parler un rôle de management. Et donc là, on est passé par l'étape classique de se former au management, de faire venir des coachs, de créer cette scission que j'ai toujours trouvé un peu artificielle entre le manager et son équipe, en tout cas qui ne correspondait pas à notre mode de fonctionnement. Et en fait, le retour de ces managers était assez intéressant. On disait, en fait, Baptiste, le contenu de la formation, il est top. Et je pense que les principes... Ils sont hyper intéressants. En revanche, le passage à l'action est beaucoup plus compliqué parce qu'en fait, nous, on a un taf monstrueux. Déjà, quand on revient dans notre quotidien, on a accumulé du travail juste parce qu'on n'était pas dispo. Et puis, on a un travail assez colossal à retranscrire ça concrètement pour les équipes. Et dernier point, la probabilité que le sujet que j'ai vu en formation me serve demain, sachant que globalement, si tu as acquis un savoir, mais que tu ne le mets pas en place dans le mois qui suit, bon, il a disparu. Enfin, tu ne repars pas de zéro, mais globalement, il faut que tu y retournes. Et là, Arnaud, mon associé, avait une expérience à peu près similaire. Et au moment où j'ai revendu mes parts de cette société-là, où je l'ai quitté six mois après, je me suis dit, tiens, il y a un vrai truc à faire là-dessus.
Encore une fois, de sortir... On a interrogé plein de monde, on a commencé à réfléchir sur le sujet, il y a moins d'un manager sur dix qui nous a dit réussir à mettre en pratique ce qu'il apprend en formation. Donc il y avait vraiment ce sujet-là. Un, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui n'ont plus envie de retourner à l'école et la formation est encore un peu vue comme ça. Quelque chose d'un peu trop... scolaire, on va dire. Alors sur de la formation métier, je pense que c'est super intéressant de garder ça, parce que c'est... Mais sur ces sujets de travail en équipe, ces sujets de management, on s'est rendu compte qu'il fallait plutôt qu'on fournisse des outils, un cadre, bien entendu un vernis théorique, parce qu'il faut comprendre ce qu'on manipule, mais surtout pour qu'on les aide à en parler à leurs collègues. Et donc on a, depuis le début, nous créé pas mal d'outils pour les aider à passer à l'action avec leur équipe. Le premier produit qu'on a fait, je souris en te le disant, parce qu'on en a fait un. fait toujours et on a affiné vraiment sur du management très très terrain, donc tu vois des ateliers, des garagistes, des gens qui, par exemple chez Enedis qui travaillent en voirie, ce sont des box à partager, donc c'est des box physiques, on a une petite fabrique à box qui a 5 sulpices les feuilles en Haute-Vienne, je salue Jocelyne si
elle nous écoute aujourd'hui, Jocelyne qui est l'opératrice qui nous aide. À fabriquer nos box, qui sont en gros des box thématiques pour parler d'un sujet avec ton équipe et surtout passer à l'action. On a édité une vingtaine, une trentaine de ces box-là. Soit c'est des sujets très routine opérationnel. Donc se fixer des objectifs, mieux gérer notre temps, parler de la délégation, comprendre un petit peu ce qui se joue derrière la délégation. Soit c'est des sujets beaucoup plus autour des comportements qu'on peut cultiver dans son équipe. Donc le feedback revient beaucoup, la gestion des émotions, parler de la motivation aussi. Donc dans le premier cas, on est vraiment sur... Une sorte de cartographie du problème et commencer à se dire, bon, ok, comment on trouve une solution ensemble, se responsabiliser en équipe sur ce sujet, puis on se revoit derrière pour voir ce qui a évolué. Dans l'autre cas, on est plus sur une prise de conscience, de la sensibilisation et puis des recettes pratiques pour dire, bon, ok, on va faire attention à ce sujet-là à l'avenir. Voilà un peu la grille de lecture qu'on peut se donner. C'est un peu comme, je ne sais pas si tu as déjà fait le disque ou des trucs comme ça. Pas vraiment de véracité théorique derrière ça, mais ce qui est intéressant dans ces dispositifs, c'est qu'au moins, ça crée la discussion de« Ah bah ouais, on n'est pas tous pareils.
Ah bah ouais, il faut qu'on fasse gaffe quand on se parle. » Et réaliser que si on ne fait pas attention à ça, c'est l'efficacité de toute l'équipe. Et je parle de confort de travail, mais on peut parler de la convivialité aussi. Le fait qu'on aime bien travailler avec ces gens ou pas. Tout ça est en jeu à travers ces sujets. Donc box, premier sujet. Au moment du Covid, forcément, tu envoies un peu moins de box parce que les gens ne sont pas à côté. Donc on a créé un deuxième de nos produits qui est une plateforme qui s'appelle le Club Teambakery. Ça va te parler, c'est une communauté intra et inter-entreprise de managers. L'idée, c'était au départ de les aider à animer leur équipe dans un contexte où il y a de l'hybride. Aujourd'hui, c'est d'aider notamment des primo-managers dans leur prise de poste. Et donc dans ce club, tu as deux choses, tu as une base de contenu très pratique, donc on a numérisé tout ce qui était dans nos box, on les a mis à dispo là-dessus, sous forme de guide pratique, sous forme d'atelier à faire avec ton équipe, tout est scripté, minuté, tu as tes templates, tu as tes chargés, tu as même des clinaisons sur mural notamment, qui est un espèce de... Tableau blanc interactif, ta salle de travail qui est déjà toute prête, tu te connectes et tu fais ça avec ton équipe.
Et le club Teambakery, c'est aussi une communauté. Donc tous les mois, tu as un rendez-vous entre managers, thématiques. Donc on a un calendrier édito, qui est soit celui du club, soit celui de notre client, selon si on peut construire des cloisons ou pas dans ce club-là. En général, quand on fait le calendrier avec les clients, c'est un peu calé sur leur temps RH. Début d'année, c'est plutôt autour des objectifs. Mi-année, c'est l'entretien de mi-année. Et fin d'année, c'est l'Eval ou la People Review à préparer, comment tu gères ça, comment tu gères les conversations difficiles, comment tu développes ton pouvoir de conviction parce qu'il faut que tu défendes les dossiers de tes collègues. L'idée, c'est d'apporter un soutien en continu à ces managers. Je file souvent la métaphore du sport dans ce qu'on fait, mais pas le sport de haut niveau, vraiment le sport du quotidien. C'est un peu la salle de sport du manager. Tu ne deviens pas manager parce que tu as été promu ou que tu as eu un jour de formation, deux jours de formation ou une semaine de formation. Tu deviens manager en continu et tu dois en général réactiver certains muscles en fonction du contexte, en fonction de l'actu, en fonction des trucs que tu as à gérer dans ton quotidien.
Voilà pour la G. Un peu en accès. C'est hyper complet. Je trouve ça très chouette. Je sais que tu avais fait une action pendant le Covid avec Flocon. Oui, tout à fait. Son équipe. Il avait fait des box, il me semble. On avait fait des box ensemble. J'adore ce sujet-là. C'était un sujet très niche, celui du flow. Enfin, très niche. Excuse-moi, Dimitri. Pas très niche. Mais en tout cas, effectivement, quand nous, on parle de management, on peut s'adresser un petit peu à tout le monde. Mais là-dessus, c'est... Je trouve le sujet hyper intéressant et le format box était pas mal aussi pour ce public qui aime bien aussi le côté un peu ludo-pédagogique qui est derrière ça. Et du coup, comment... La question que je me posais, c'était peut-être le lien entre Team Bakery et ton podcast. Oui. Est-ce que tu peux nous en dire plus? Le podcast Learning by Doing, il a bientôt 3 ans. En avril, il aura 3 ans. Donc 3 ans, ça fait 2022. Entre le 10 ans, je me dis« Waouh! » Le temps file. Je vieillis à vieilles. Non, en fait, c'est assez simple. Pendant le Covid, moi, j'ai beaucoup animé de sessions en distanciel.
Et en fait, je me suis rendu compte que... Ça me plaisait beaucoup de parler dans un micro devant des gens. Enfin, devant des gens ou pas, mais j'étais assez à l'aise avec ce médium audio. Et en fait, il y a un autre truc aussi, c'est que n'étant pas plutôt du domaine RH, il a fallu se construire un réseau aussi dans ce domaine-là. Donc en fait, quand tu demandes aux gens de les rencontrer pour parler de ton produit ou quand tu demandes aux gens de... Enregistrer un podcast avec toi pour leur donner de la visibilité, en fait, dans la deuxième solution, c'est un peu plus simple. En premier lieu, ça qui le motivait. Deux, je trouvais aussi que c'était... On est une petite boîte, on est deux, on travaille en réseau avec plein de monde. Et en fait, en action de communication, tu peux vite t'essouffler. Et en fait, moi, t'es obligé de faire coïncider deux trucs. Faire un truc qui te plaît, donc parler dans un micro, c'est un truc qui me plaît pas mal. Et te faire connaître aussi. Donc en fait, il y a eu un espèce d'alignement des planètes là-dessus. Et globalement, l'idée de base, c'était de dire... Je rencontrais plein de monde qui était... Qui partageait un peu les convictions que je te partage depuis le début. Je voulais leur dire... Donner une tribune. Moi, en gros, j'ai trois types d'invités sur le format.
J'ai des responsables RH qui mettent des trucs coulants en place ou qui sont prêts à partager aussi les cailloux qu'ils ont dans la chaussure au micro et qu'on échange un petit peu là-dessus. Et moi, l'idée, c'est d'inspirer d'autres dirigeants RH sur ce. Deuxième type d'invité, on va être plutôt sur... Des experts, Future of Work, Future of Learning. Donc, soit des fournisseurs de solutions. J'ai des gens qui font à peu près la même chose que moi, mais dans d'autres sphères qui sont venus partager. J'ai des gens qui écrivent beaucoup sur ce sujet. Je vous conseille d'aller voir Welcome to the Jungle. Il y a des experts du lab. Je pense qu'ils sont quasiment tous passés sur le podcast aussi. C'est un bon vivier d'invités. Et puis, c'est des gens qui ont des trucs intéressants, des thèses intéressantes. À défendre. Je pense à Louis Vareille sur les réunions, je pense à Léo sur la partie recrutement. Il y a vraiment des trucs super intéressants et ça a donné des... En fait, moi, l'enjeu, c'était d'avoir des épisodes très pratico-pratiques avec des conseils aussi à chaque fois. Et en fait, le troisième vivier, c'était plutôt mon bac à sable qui est en train de devenir un peu le truc central dans Learning by Doing aujourd'hui. À 3-4 mois, j'ai un peu opéré un virage, c'est des parcours d'apprenants.
Des parcours d'apprenance avec des gens qui ne sont pas forcément du monde de l'entreprise, mais qui peuvent nous raconter des choses intéressantes. Nous qui serons plutôt pour des entreprises avec des salariés. Donc ça va de la chorégraphe. J'ai eu quelqu'un qui était réalisateur de films. J'ai eu des athlètes. De haut niveau, j'ai eu des coachs sportifs, J'ai eu des entrepreneurs, mais dans des domaines complètement différents aussi. Et en fait, ce qui est hyper intéressant, et c'est moi ce que j'aime aujourd'hui, c'est de tirer des traits entre ces domaines-là et des choses plus récentes. Je peux te parler d'un épisode, c'est un des derniers épisodes, un double épisode que j'ai sorti très récemment. Tu vois dans mon parcours que j'ai... Pas trop travaillé à l'usine. C'est un milieu plutôt loin, mais par contre, c'est un domaine qui me passionne. Parce qu'en fait, mine de rien, en management, il y a beaucoup de choses à faire. Et j'ai eu deux personnes qui étaient assises à peu près dans cette chaise il y a quelques semaines. Jean-Christophe Guérin et Jean-Michel Frixon.
J'essaie de ne pas les mélanger parce que c'est deux gens. Et ils me reprennent à chaque fois. Contrat chez Michelin. L'un était directeur de l'industrialisation et membre du COMEX. Et l'autre a été ouvrier à la chaîne pendant 43 ans. Et en fait, je partage un témoignage hyper fort sur l'impact qu'a un bon ou un mauvais management sur la vie des gens. L'épisode avec Jean-Michel, qui était ouvrier et... Assez intense émotionnellement. Il a écrit un bouquin sur ce qu'il a vécu, qui est arrivé sur le bureau de Jean-Christophe. Et au final, l'histoire est assez magique puisqu'ils se sont retrouvés tous les deux à faire le tour des usines Michelin, que Jean-Michel partage son expérience au manager et leur dire« faites gaffe à ce que vous faites parce que ça peut briser des vies». Et aujourd'hui, ils sont conférenciers. C'est un duo, c'est une fable en fait. C'est le patron et l'ouvrier qui se baladent partout en France sur ce sujet. C'est pour ce genre d'épisode que j'ai créé Learning Bay. Oui, alors il faut aller dans plein de domaines. Je pense que ça se voit dans le ton que j'ai à te le raconter. La curiosité est quand même un moteur très fort pour moi.
Mon enjeu aussi à travers ça et pourquoi j'ouvre des parcours d'apprentissage, c'est que je pense que c'est super important dans le mouvement dans lequel on est aujourd'hui de dire qu'il n'y a pas le monde de l'entreprise et la vie perso, tout se nourrit. Et en fait, des pratiques de tout ce qui est autour de la progressivité, tout ce qui est autour de la régularité. Enfin, c'est des choses, je ne sais pas, dans n'importe quel... Tu veux apprendre à faire la cuisine, il faut que tu fasses la cuisine. Il n'y a pas de sujet. Et en fait, dans le boulot, c'est à peu près pareil. Par contre, il faut qu'on te propose un cadre où c'est propice de tester des choses, de faire vraiment l'apprentissage aussi, le moteur de ta vie pro, pas que en formation management. Et donc, ça, ça m'amuse beaucoup. Génial. Et sachant que, alors juste, je te rejoins sur la partie rencontrer des gens qui ont des professions parallèles ou en tout cas, en fait, presque complémentaires, ou sur des sujets hyper inspirants. Nous, on le fait sur le Tech.Rocks Summit. Du coup, sur les conférences, là, on avait Pauline Deroulet dans 2024, athlète paralympique. Et c'est vrai que tu dis, tu as l'entraînement, la robustesse, on ne dit plus vraiment résilience depuis Olivier Hamon, mais on parle de robustesse.
En fait, c'est assez impressionnant de voir justement les ponts qu'il y a entre différents domaines, là où tu t'y attends. Peut-être pas forcément au premier abord. Oui, et puis c'est montrer aussi que notre cerveau est assez plastique, c'est-à-dire qu'on peut aussi développer des trucs sans s'en rendre compte, c'est juste en faisant des petits efforts régulièrement. On arrive à avancer sur ces sujets. Tout à fait. Et tu disais une chose qui m'intéressait, c'est que tu parlais justement de faire un podcast pragmatique, en tout cas avec des éléments concrets. Et ça tombe bien parce que moi, une des questions que j'avais pour toi, c'était justement à travers ton expérience Team Bakery et ton podcast, je ne sais pas si tu as des bonnes pratiques ou des recettes qui pourraient être utiles au CTO, justement sur un apprentissage efficace et régulier. Waouh, le sujet est très large. Vous avez trois heures. Par quel angle? Par quel bout je le prends ? Je pense qu'il y a vraiment un premier sujet. C'est effectivement cette... Je vais commencer par là où on commence avec les managers qu'on aide. C'est le sujet de la gestion du temps. Quand il y a un changement dans ta carrière, donc effectivement, là, tu es expert, tu passes manager.
Donc on va dire, je ne sais pas, tu es expert technique, tu passes CTO, tu peux avoir de la coordination en plus. Je sais que tous les CTO ne sont pas managers, j'ai bien compris ça. Mais je ne sais pas, peut-être patron d'ingénierie où là, pour le coup, tu as un peu plus de management. La première question à se poser, c'est comment j'organise mon temps? Pas oublier que si on vous a nommé manager, c'est qu'on attend de vous que vous managiez, donc que vous y accordez du temps. C'est un truc prioritaire dans votre semaine. Alors, question d'organisation des priorités, mais bon, globalement, c'est ça et ça passe par quoi? Et essayer de se créer un espace, pas tous les lundis matins, pour rentrer dans ta semaine et te dire... Ok, il y a quoi devant moi? C'est vraiment un travail de visualisation. Il y a quoi devant moi? Truc classique. Mes réunions, c'est quoi? Qu'est-ce que je peux challenger? Qu'est-ce que je peux faire de manière beaucoup plus asynchrone? Public Tech est plutôt mature là-dessus, mais je préfère le redire aussi. Si je ne vais pas aller en réunion, le dire, c'est plus poli et puis ça enlève ça de ta tête, ça enlève un peu de charge mentale sur ce sujet. Et après, effectivement, passer plus en mode routinier parce qu'on n'aime pas trop le changement.
Donc en fait, nos semaines se ressemblent aussi. Donc si c'est painful une semaine, deux semaines, trois semaines, c'est sans doute qu'il y a un truc à changer. Donc créer de la place pour du deep work, créer de la place pour des rituels d'équipe, des rituels individuels. Donc on parle du point d'équipe. On parle... Je ne vais pas faire l'affront de parler du délit, mais ça peut être des points plus individuels. Où là, oui, on va parler d'opérationnel, mais ça vaut peut-être aussi un peu le coup de se parler de comment ça va de manière un peu plus haut niveau. Donc ça, c'est le premier sujet. Après, sur le sujet de l'apprentissage, j'ai écrit un blog post il n'y a pas très longtemps sur comment développer l'apprentissage dans son équipe pour pas un centime ou pas beaucoup plus. Je vais essayer de te le dire de tête. Peut-être qu'on le linkera à l'épisode. Le premier truc que moi j'ai vu, alors qu'il est très pratico-pratique, c'est que j'ai remarqué que les équipes, enfin les bureaux dans lesquels il y avait une bibliothèque, ça créait tout de suite une ambiance d'apprentissage. Et à l'heure, on se dit, ouais, il faut faire revenir les gens au bureau. Enfin, on aimerait bien que les gens viennent. Je trouve que ça, c'est un truc, c'est un peu un truc old school. Mais mine de rien, si en plus, tu as un compte ouvert, soit chez des gens qui vendent des livres en ligne, je ne vais pas les citer, soit chez le libraire du con, qui est votre copain, pour qu'une fois par mois, vous passiez une commande des trucs
intéressants à partager, que les gens se fassent un peu des fiches de lecture. Ça crée de la discussion et ça crée aussi une espèce de rituel que je trouve hyper intéressant. Alors, super anecdotique, mais c'est un truc que j'ai... Alors, je l'ai piqué, je crois, chez My Little Paris. J'ai trouvé ça génial. En fait, ils avaient un compte... Ils avaient un compte sur cette fameuse boutique en ligne qui permet d'acheter plein de livres, qui était ouvert à toute l'équipe. En fait, tout le monde pouvait acheter des bouquins. Je ne sais pas s'il faut aller jusqu'à cet extrême-là, mais au moins, tu vois, avoir un truc... Il y a tout le temps des livres qui traînent dans les bureaux. Autant essayer de faire un lieu cool où on peut partager là-dessus. Juste, je rebondis sur ce que tu dis. Parce que je sais que dans la communauté, il y en a qui le font. Nous, on a un book club Tech.Rocks. Mais je sais qu'il y en a qui le font dans leur entreprise, en fait. Avec leur équipe, de dire, t'as un book club et tu tournes à l'animation, justement, pour faire vivre un peu ça. Ça peut être un rituel, en plus, derrière. Plus soit, je ne suis pas le plus gros lecteur, je pense, du monde. Mais je trouve que c'est un truc qui concourt un peu à cette culture. Deuxième sujet, c'est travailler au max le binomage ou le compagnonnage.
Ça va dépendre de quel est votre métier et comment vous êtes structuré. Mais effectivement, sur les montées en compétence des plus juniors, c'est cool qu'ils aient... Un seigneur un peu à côté pour vérifier. Un peu comme les chirurgiens, tu vois. Ils n'ont pas tout de suite opéré. Ils sont d'abord assistants de quelqu'un qui opère et puis progressivement, ils mettent les mains dans le cambouis. Ça peut être aussi des formats beaucoup plus autour de la sérendipité, de random coffee, d'avoir un peu des rituels comme ça pour aussi provoquer des discussions, faire en sorte que les gens apprennent à se connaître et puis faire des ponts entre des domaines qui a priori ne se parlent pas trop. Ça, je pense que ça peut être des trucs super intéressants. Ce que j'ai aussi beaucoup vu et expérimenté, ça va être des déj d'équipe avec un expert externe qui vient partager. Alors ça peut être quelqu'un d'une autre équipe dans la même organisation, ça peut être quelqu'un de complètement différent. Mais l'enjeu, c'est effectivement d'ouvrir un peu les chakras de tout le monde. C'est un temps un peu mort. Alors, je sais que les équipes aiment bien les jouer à la console le midi ou faire d'autres trucs. C'est aussi, je pense, un moyen.
de concourir à ça, de partager aussi un moment ensemble. Il y a deux facteurs là-dedans, il y a la bouffe, qui est un vrai sujet, et il y a aussi le fait d'avoir une expertise externe. En général, les équipes tech sont plutôt des gens plutôt curieux aussi, donc ça peut très bien fonctionner. Et enfin, je pense que je finirai là-dessus, c'est... Alors si ce n'est pas quelque chose de très présent chez vous, c'est de vous former au feedback, mais c'est aussi de se poser la question de quasiment tous les jours ou toutes les semaines, S'assurer de donner du feedback ou d'en demander autour de soi. Je pense que c'est la meilleure façon d'apprendre et de progresser. Et puis c'est surtout quand c'est pas fait, je pense que c'est une des premières sources de démotivation. De t'avoir fait et de ne pas savoir si t'as bien ou mal fait, parce qu'on va trop vite et parce qu'on ne prend pas le temps de se le dire. Je pense que c'est un des trucs les plus... Peut-être le premier truc sur lequel se former en équipe. Pour s'assurer de continuer à apprendre et de faire de l'apprentissage un moteur de son équipe.
Donc si je résume, la bibliothèque, le binomage, les déj et le feedback. Et la gestion du temps? Et la gestion du temps que j'ai mis a priori, effectivement, notamment pour se créer de l'espace pour toutes ces choses-là. Oui, pour avoir de la place après pour d'autres rituels. Et justement, est-ce que tu as vu des... Là, on parlait d'apprentissage, mais des tendances, tu vois, en 2025, est-ce que tu te dis, OK, là, 2025, sur comment travailler ensemble, quelle serait la grande tendance pour toi? C'est super dur. Tu ne me poses pas une colle, mais en fait, je peux aussi bien tomber dans le mille qu'à côté et ça va dépendre du contexte de chaque équipe. Les tendances que je vois arriver depuis... Je ne sais pas, de trois ans, c'est peut-être... J'ai l'impression, et je pense que ça va dans le bon sens de l'histoire, que les équipes à un projet, sont de plus en plus petites et de plus en plus couteau suisse. Il y a un peu ce truc-là. Et de se dire, on va arrêter de monter des équipes de 100, 200. 400 personnes pour répondre à une problématique.
On va plutôt chercher à la cloisonner correctement, à avoir des gens qui sont de plus en plus à l'aise dans de la communication intermétier, non seulement avoir une expertise technique, mais intermétier en capacité à parler avec du juridique, avec du marketing, avec vraiment des business lines et aussi entre équipes. Plutôt que de continuer à avoir des gros râteaux avec plein de monde. Et tu passes quatre fois plus de temps en coordination qu'en prod. C'est un peu ça le sujet. Ce que ça veut dire aussi, c'est que ces petites équipes doivent être disciplinées, doivent être en capacité à communiquer vite sur quoi elles bossent. Les problèmes qu'elle rencontre. Et donc, ce qui fait que du coup, on attend des experts, plus seulement de l'expertise, mais aussi cette capacité à bosser ensemble. On parle de soft skills, on va dire des skills de communication. Je pense que c'est un peu le truc que je vois, la tendance un petit peu de fond. Je vais avoir du mal à me prononcer exactement sur l'IA parce que le domaine est très vaste, mais tu as quand même l'impression que ça démultiplie notre capacité de production.
Après, l'écueil dans lequel on est, je pense, aujourd'hui, c'est volume versus qualité. Donc, ça va se réguler normalement. Reste qu'effectivement, on peut se dire que... On va pouvoir peut-être passer soit plus produire, soit passer plus de temps sur des trucs importants. Et la coordination, c'est un truc, je pense qu'on n'y est pas encore sur gérer une tension entre équipes. Comme ça, on peut essayer de s'entraîner avec l'outil d'IA. Reste que la conversation, il faut l'avoir avec la personne en face. Ça, c'est un peu plus sensible. On n'y est pas encore. Et justement, par rapport à ce que tu disais sur le fait que la communication dans les équipes, des équipes plus petites, est-ce que tu préconises justement, ça va peut-être être une question un peu à l'ancienne, mais parce qu'on est quand même sur une population très remote, remote friendly, on va dire, est-ce que pour toi, en fait, c'est complètement OK et aujourd'hui, il y a des possibilités de communiquer très simples ou est-ce que tu préconises quand même un retour au présentiel? Comme dans certaines structures? Non, je ne préconise pas de retour au présentiel. Je préconise une vraie analyse de son contexte de travail, de se poser la question de...
Enfin, les gens qui nous écoutent doivent être habitués à ce rituel-là de la rétro, mais c'est un peu ça, c'est qu'est-ce qui marche, qu'est-ce qui ne marche pas, et qu'est-ce qu'on pourrait faire différemment. Je constate juste qu'effectivement, le remote first ou le remote friendly, j'ai l'impression, fonctionne mieux dans les boîtes qui sont comme ça, by design, enfin, day one, quoi. Il y a quand même ce truc-là. C'est un élément culturel fort. C'est OK, il y a des boîtes qui fonctionnent ultra bien comme ça. C'est un peu mon point de vue sur la question. Le vrai sujet là-dessus, c'est que tu peux le voir à deux niveaux. Une organisation se doit d'avoir un cadre global pour ses salariés. Mais en réalité, moi, j'ai plutôt tendance à dire que ça se joue au niveau de chaque équipe. Alors oui, il y a des us et coutumes, il y a des tendances selon les profils. En vrai, j'ai un peu de mal avec ça. À la fin, c'est juste avec qui tu taffes tous les jours. Et qu'est-ce qu'il faut pour que ça fonctionne bien ? Partager des problèmes et essayer de trouver des solutions ensemble. Et je suis convaincu que les gens, s'ils croient dans le projet, s'ils sont un minimum impliqués, ils vont comprendre qu'il faut peut-être qu'on se voit un peu plus souvent ou que c'est OK d'être un peu moins souvent ensemble.
Je n'ai pas de dogme là-dessus, si ce n'est d'avoir cette conversation. Et surtout de la voir régulièrement. Oui, c'est ce que tu disais, de savoir communiquer. Au rythme de chaque projet, au rythme des entrées-sorties aussi. On est quand même sur des organismes vivants. De se dire que ce qui était vrai il y a un an, c'est peut-être plus vrai. Et voilà, essayons de garder... Bon, on ne va pas faire redéménager tout le monde, mais... Et essayons aussi d'avoir cette agilité dans notre discussion. Agilité et souplesse. Souplesse, voilà. Complètement. Est-ce que justement, nous on parle beaucoup de fail, d'échec, on aime bien cette mentalité, je vais y arriver, en gros cette culture du fail en se disant, on sait qu'il y a des échecs et c'est chouette de les assumer, et surtout d'en parler, ça va faire gagner un temps considérable à d'autres. Est-ce que tu as rencontré des gens, ou toi tu as quelque chose à nous confier sur un exemple marquant de quelqu'un qui aurait tiré profit d'un échec? Peut-être toi nous partager d'ailleurs un fail. Des fails, j'en ai...
Ton top fail. Beaucoup. Ouais, je vais plutôt... J'ai du mal à dire, ouais, voilà, tel manager a fail là-dessus. Non, bien sûr, c'est plutôt même l'apprentissage par la suite. Ouais, je pourrais te dire qu'effectivement, des gens très techniques, le jour où tu leur dis, bah en fait, si t'arrêtes pas de te faire déranger, juste parle à tes collègues et leur dis, bah regarde, dans la journée, vous avez un créneau d'une heure où vous pouvez vraiment... Ses collègues étaient plutôt des techniciens sur du support. Donc en fait, il me dit, merci, parce que ça a juste changé mes journées de faire ça. Et tu vois, c'est des petits trucs comme ça. Après, moi, des fails, j'en ai plein. Je pense que s'il y a un fail que je peux partager, parce que... J'ai l'impression que ça peut être un trait commun sur les ingés qui entreprennent. Je veux dire, nous, les ingés. Tu peux, tu peux. Non, mais il y a quand même un biais classique, c'est qu'on aime bien construire des trucs, penser des produits. On oublie juste un truc essentiel, c'est que... Quand tu entreprends, il faut vendre et il faut le distribuer, ton produit.
Et ça devrait même être très vite 80% de ton temps de le distribuer et 20% de le penser ou en tout cas de le mettre à jour. Alors, cette stade-là, ça va vraiment dépendre de ce que les gens font. Mais sur l'entrepreneuriat, en tout cas, c'est un vrai sujet et c'est pour moi une des plus grosses sources d'apprentissage. À travers, alors je faisais déjà beaucoup de commercial avant, mais en fait aujourd'hui quand je regarde mes semaines, c'est plutôt des... Alors là je suis sur un lancement de produit, donc je suis encore beaucoup sur le produit et le programme dont je te parlais pour l'entraînement, mais en réalité, C'est plutôt de l'ajustement, du calibrage, un peu de réponse au support qui permet d'améliorer le produit. Mais le gros de mes semaines, c'est d'enregistrer mes podcasts, c'est d'aller rencontrer des clients, c'est de répondre à des appels d'offres, à des appels entrants. Et j'aime ça aussi, donc c'est cool. Mais il y a un truc où des fois, et puis bon, nous, on est deux ingés, donc des fois, on se monte un peu le bourrichon là-dessus en disant« Ah ouais, il faudrait faire ça, ce serait trop bien, il se connecterait en ligne et tout. » Non, en fait... Va parler à ton client, puis tu vas te rendre compte qu'un manager, il n'a pas le temps de faire tout ça.
Donc, il faut vraiment que tu sois peut-être beaucoup moins ambitieux en termes de solutions. Par contre, il faut que tu aies la petite solution, la petite astuce. Je te parlais de l'instance manager qui a un peu canalisé les demandes de son équipe au bon moment et dans le bon contexte. Et c'est là-dessus qu'on bosse de plus en plus. Et c'est vrai que si je passe autant de temps sur le podcast, c'est que je sais que ça sert à ça aussi. Quand tu es ingénieur et que tu touches au marketing, tu dis« Ouais, refaire de l'attribution, on va savoir d'où ça vient. » En réalité, sur le métier sur lequel on est, sur le business sur lequel on est, c'est beaucoup plus compliqué, organique. En fait, les gens, ils t'ont vu une fois, deux fois, trois fois. Et au bout d'un moment, ils disent« Ah bah ouais, là, il faut vraiment que je... » Soit manager, il faut que je passe à l'action là-dessus parce que j'ai pris un pain. Soit je sens que mes équipes, il faut que je consolide un peu tout ça parce qu'on va avoir un gros problème plus tard si on ne le fait pas tout de suite. Et j'ai pensé à cette personne-là. Donc ouais, distribution versus conception, c'est un peu la leçon. Tous les jours, je continue à l'apprendre. J'essaie de m'améliorer là-dessus. Oui, et puis du coup, il y a aussi, dans ce que tu dis, un lien avec le terrain.
Tu vois aussi d'écouter, de se dire, ok, vraiment, ça va connaître vraiment les enjeux. Toi, tu vas avoir l'impression qu'il faut faire ça, mais peut-être qu'en fait, ton client, il a besoin d'autre chose. Oui, et en fait, il y a un super parallèle à faire avec le logiciel aussi. C'était d'ailleurs, sur le mobile, c'était un des trucs qui a révolutionné le secteur. C'est qu'avec l'App Store, on a eu une plateforme de distribution immédiate de software. C'est ce qui a fait son succès. Pour les plus anciens, je ne sais pas s'ils se souviennent de la manière dont on distribuait des applis mobiles avant l'App Store. C'était deux ans pour mettre du software sur un téléphone. Il fallait passer chez l'OIM, chez le constructeur, chez l'opérateur. Et en gros, c'est un peu comme ça. C'était beaucoup, beaucoup, beaucoup de rayons. Là, c'est quasiment immédiat et très peu coûteux. Donc, je pense que c'est un des succès. Très bien, on arrive à la fin de ce podcast, Baptiste, qui va très vite. Mais du coup, je me dis, toi, connaisseur de podcast, et puis qui lis un petit peu, à ce que tu nous as confié. Est-ce que justement, tu as des ressources que tu pourrais, un peu notre bibliothèque virtuelle, pour le coup, des ressources que tu aimerais recommander?
Dans quelle de... Amène, parce que je lis beaucoup sur plein de trucs. Futur du travail, peut-être management, accompagnement, justement dans ce que tu vois, ce qui bouge. Alors, je peux faire de la promo, pas? Bien sûr. Je vais parler déjà de mes collègues. Laetitia Vito écrit beaucoup sur le futur du travail et elle écrit très très bien sur le futur du travail. Elle a une newsletter dont le nom m'échappe. On la remettra. Oui, on la remettra. Là, elle a fait un truc récemment sur... Est-ce qu'on ne retrouverait pas un peu de saisonnalité dans notre rapport au travail? Il a fait le parallèle avec les gens qui travaillaient dans les champs il y a quelques décennies. Je trouve ça super intéressant et à chaque fois, c'est très rafraîchissant et ça permet de prendre un peu de recul sur ce qu'on fait. Sur le futur du travail, le travail que fait Samuel Durand, c'est un peu la même clique, mais c'est assez cool. Samuel fait des conférences, il fait aussi des documentaires, une série sur Work in Progress. Je crois que c'est le troisième ou le quatrième qu'il sort ces jours-ci. Et c'est sur Skills. Donc ça promet.
Je crois que c'est début avril, l'avant-première là-dessus. Super. Plus récemment, il a fait un truc qui était assez rigolo. Il a monté un comédie club sur le futur du travail. Et je me suis bien marré. Je suis allé deux fois tellement j'ai trouvé ça chouette. Bon, ça, c'était du live. Mais je pense qu'il y aura des extraits en ligne. Vous pouvez aller le suivre. Ça, c'est plutôt cool. Nous, on a une newsletter qui s'appelle Au four et au moulin, chaque semaine, où j'essaye encore une fois d'apporter des solutions pratiques pour le quotidien des managers qui peuvent vous aider. Je suis en train de lire pas mal de trucs sur... Ça va parler à tes auditeurs et auditrices. Sur le Lean, je ne me souviens plus le nom de l'ouvrage. C'est con, mais avec le Kindle, tu n'as pas la couverture. Oui, je sais, mais j'ai pareil. Après, tu as le livre, je fais une petite page de pub du coup, comme ça, le temps que ça te revient. Fabrice Bernard, qui était intervenu justement en 2014 sur la scène du Summit, qui parle de Lean, justement. Je n'ai plus le titre exact non plus, mais pour le coup, moi, je vous vois la couverture. En tout cas, si vous tapez Fabrice Bernard sur le livre... J'ai pas lu le livre de Fabrice encore et s'il nous entend, je voudrais l'inviter sur Learning by Doing pour en parler.
Je vais finir le premier et après je lirai le sien et en parallèle je lancerai une invitation. Mais bon, je te remettrai le lien. Oui, bien sûr. Non, non, mais il n'y a aucun souci. Je suis en train de faire ça, je trouvais ça très très bien. C'est déjà pas mal. En podcast, j'écoute de moins en moins de podcasts. J'écoute beaucoup de podcasts, mais... Mais pas pro. J'essaie. Enfin, si, pro. Je pense qu'on peut piquer chez Mathieu Stéphanie sur Génération Dutur Self. Il y a beaucoup de choses. Mais bon, est-ce que recommander Mathieu, c'est vraiment de faire un truc de niche? Non, sur l'IA, je pense que tes auditeurs et auditrices sont beaucoup plus experts que moi. Mais moi, j'aime bien les vidéos de Ludovic Salen que j'ai eues. C'est un épisode à sortir, que je vais sortir sur Learning by Doing. Il vient plutôt du domaine du marketing. Mais je trouve que c'est hyper actionnable le contenu qu'il fait. Je trouve ça assez chouette. Je le conseille aussi pas mal. On est très bien au niveau du nombre de rêves. Franchement, c'est très bien, c'est très complet.
Et en effet, on mettra les liens directement dans la description de l'épisode. Et c'est normal de ne pas forcément avoir tout en tête. Super. Écoute, est-ce que tu nous as un peu parlé avant, une actualité à nous partager? Tiens à cœur. Là, il y a la sortie, je ne sais pas quand est-ce que sortira cet épisode, mais tout début avril, on sort ce plan d'entraînement, 90 jours pour réussir sa prise de poste en tant que manager. Il y aura des petites choses autour, j'organise un webinaire la semaine prochaine, je pense qu'il y aura pas mal de petits contenus autour de ça, et si vous me suivez sur, si les gens veulent me suivre sur LinkedIn, il y aura... Normalement vous serez notifié d'une façon ou d'une autre et je pense que c'est une solution à la fois économiquement plutôt indolore et surtout hyper actionnable et complémentaire de plein de choses que tu peux mettre en place avec la formation d'interne du coaching des choses comme ça mais au moins ça permet de déclencher un truc au moment où la personne est nommé manager sans attendre tu vois toute la logistique de la formation un peu plus classique C'est un kit, une sorte de kit que tu mets.
Oui, c'est un plan en ligne. Toutes les semaines, tu as une thématique qu'on creuse. Toutes les semaines, tu as une checklist à faire. Le premier truc qu'on te propose, c'est de créer cette réunion avec toi-même le lundi matin pour visualiser ta semaine. Et c'est aussi le cas de place de place. les tâches qu'on te propose de faire dans la semaine. Il y a une petite vidéo qui explique tout ça. Il y a des conseils pratiques. Le vendredi, il y a des ressources complémentaires si tu veux vraiment creuser un sujet sur lequel tu dis« Ah ouais, là, je ne suis pas au niveau, j'ai envie d'aller un petit peu plus loin. » Et en fait, le vendredi, on te demande comment ça s'est passé, ce que tu as fait, ce que tu n'as pas fait, et on a juste le plan. En fonction? Oui, pour suivre un peu la progressivité. Et puis après, effectivement, on fait un onboarding live au départ et des points intermédiaires à 4 semaines, 8 semaines. 12 semaines pour valider que t'es bien sur le bon track et parler des sujets s'il y a des sujets qui sont non couverts ou partiellement couverts dans ce qu'on a mis en place qui est un peu le cadre global qu'on propose. Très clair, super actualité, merci beaucoup Baptiste.
On mettra du coup l'événement que tu fais en ligne, on pourra peut-être le mettre aussi. Avec grand plaisir. Même si c'est après, il y aura le replay dispo. En effet, selon date de diffusion. Super. Merci beaucoup, Baptiste. Merci beaucoup, Noémie, de ton accueil et de tes questions. C'est bien, ça permet de réfléchir et de remettre dans l'ordre certaines idées quand tu es dans la soute toute la journée. Tu es de l'autre côté, tu es du côté invité. Merci à toi et on se retrouve très prochainement pour un nouvel épisode du podcast Tech.Rocks. A bientôt.
