Meetup Tech.Rocks

La communication Tech : valorisez votre DSI en interne et en externe !

Meetup Tech.Rocks · 19 mai 2022 · 56 min · en français

Résumé

Replay du meetup Tech.Rocks du 19 mai 2022 consacré à la communication tech et à la valorisation de la DSI en interne comme en externe. Le marché de l'emploi tech est en forte tension face au développement des entreprises innovantes : pénurie de développeurs, peu de formations pour les profils product manager ou agile coach, rareté des profils data expérimentés… Comment répondre à cette problématique sans tomber dans la surenchère salariale ? Les intervenants échangent sur le sujet.

Summary

Replay of the Tech.Rocks meetup of 19 May 2022 on tech communication and showcasing the IT department internally and externally. The tech job market is under heavy strain as innovative companies grow: a shortage of developers, few training programmes for product manager or agile coach profiles, scarce experienced data profiles… How can companies respond without getting into a salary bidding war? The speakers discuss the topic.

Thèmes : Management & organisation

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Hello à toutes et à tous, j'espère que vous allez bien. Très très heureux d'être avec vous aujourd'hui. Habituellement, je suis plutôt en tant que participant, mais aujourd'hui, j'anime l'échange, donc ravi. Je m'appelle Alexandre Sutra, je suis Tech Ambassador au sein de ManoMano. Mon rôle est de connecter l'équipe tech de ManoMano avec son écosystème. J'ai également aussi un rôle de communication en interne et ça tombe bien parce que c'est le sujet d'aujourd'hui. Et je suis ravi d'avoir avec nous aujourd'hui Valentine et Julien. Tonnerre d'applaudissements, s'il vous plaît. Je sais que vous êtes tous à la maison, mais ça fait du bien d'applaudir. Moi, je les applaudis. Moi, je les applaudis. Bon, très bien. Ravi de vous avoir aujourd'hui en ligne. Donc, effectivement, la grande thématique, la communication tech. Voilà comment valoriser ses équipes, que ce soit à l'externe ou à l'interne. Peut-être avant de rentrer en vif du sujet, ce que je vous propose, c'est de vous présenter.

Peut-être, Valentine, est-ce que tu veux démarrer, expliquer ce que tu fais et peut-être aussi nous dire un mot sur Veepee Tech? Oui, avec plaisir. Bonjour à tous. Merci d'être là. Du coup, pour ma part, je suis responsable communication sur la partie IT de Veepee. Et donc, du coup, la communauté IT de Veepee, on lui a donné un nom, ça s'appelle Veepee Tech. C'est une marque déposée, absolument pas une DSI externe, c'est une DSI interne comme tout à chacune, sauf qu'on lui a donné un nom, on lui a donné une entité propre. Et que du coup, la volonté de faire vivre cette marque et cette identité par un service communication dédié était importante. Donc, l'émission principale de ce service, c'est faire vivre la culture tech au sein de Veepee. Veepee, c'est avant tout aussi une entreprise tech. On n'y pense pas forcément, mais Veepee Tech, c'est 800 personnes sur les 5000 que représente Veepee. Et du coup, à chaque fois, ça peut surprendre un petit peu, mais c'est quand même une grosse partie de la masse salariale parce que Veepee Tech accompagne toutes les parties du business de Veepee.

Et au final, ce n'est pas que le site Internet, c'est bien sûr l'accompagnement des commerciaux dès la négociation de produits avec la marque, l'intégration de 7000 marques sur notre système. Donc du coup, ça demande à avoir beaucoup de gestion en tant que data integration. Évidemment, faire vivre tout ça sur le site, s'assurer du paiement, du checkout. Mais évidemment, après tout ce qui est faire vivre dans les entrepôts, gestion des colis, la gestion de la supply, la gestion de la livraison, Tout ça, c'est accompagné par la tech. Donc, c'est pour ça qu'on a autant de gens. Et donc, c'est du boulot. Une équipe est dédiée pour faire en sorte que cette équipe avance dans la même direction et une vision commune que Veepee aussi a terre, elle a une culture tech. Veepee, c'est une startup à 5000 personnes, mais cette startup, elle est vécue par la tech principalement. On va en reparler après. Et puis, du coup, notre mission, c'est d'engager les collaborateurs, leur donner envie de vivre au quotidien et surtout de se sentir impliqué.

Et bien sûr, de faire vivre cette marque à l'externe et d'être un acteur. Très bien, écoute, merci beaucoup, Valentine, pour ce contexte. Effectivement, c'est intéressant de voir un peu l'arrière du décor, un peu la marque Vipitech. Et Julien, du coup, alors toi, tu es plutôt entrepreneur? Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus du coup? Néo-entrepreneur, ça ne fait pas très longtemps. Oui. Bonjour Alexandre, salut Valentine. Bonjour à tous et merci à tous ceux qui nous ont rejoints aujourd'hui. Moi, mon profil, c'est un peu particulier en fait, parce qu'il y a des études de journalisme. Et puis au départ, je suis journaliste. Je me suis rendu compte après avoir fait toutes mes études et avoir travaillé un peu dans le milieu du journalisme que ça ne m'intéressait pas tant que ça. Et donc, je suis parti dans une boîte qui s'appelle Huawei, que sûrement vous connaissez.

Là-bas, je m'occupais du digital, des partenariats, notamment des partenariats avec le Paris Saint-Germain à l'époque. Et puis, après trois ans chez Huawei, je suis parti chez Veepee. Pour développer la marque. marque tech que Valentine a présenté avant qui s'appelle Veepee Tech. Donc, elle a créé From Scratch et l'a développé et je me suis pris de passion pour la communication spécialisée dans la tech. Alors, ça fait très bizarre quand on dit… Ah, on a deux Valentines avec nous. Ça fait très bizarre quand on dit qu'on se prend de passion pour la communication tech. Je vous expliquerai pourquoi un petit peu plus en détail après. Et j'ai ensuite rejoint une startup qui s'appelle YAPLA pour être directeur marketing global pour la France et le Canada, que j'ai accompagné pendant un an. Et puis, l'envie de revenir à la communication spécialisée dans la tech était trop forte. Et donc, j'ai quitté YAPLA pour monter mon entreprise qui s'appelle OGIV, que vous pouvez voir ici, que vous pouvez suivre avec le QR code qui est là pour aller sur le LinkedIn de OGIV.

Et donc OGIF ça fait un peu moins d'un an que ça existe ça fonctionne plutôt bien, j'ai de beaux clients et ce que fait OGIF c'est d'accompagner les entreprises et en particulier les grandes boîtes sur la communication interne et externe mais vraiment de la DSI c'est le titre d'ailleurs du meet-up de valoriser les équipes à la fois en interne et en externe et À l'oreille de tout ça, il y a aussi tout un travail de marque employeur et puis de refonte un peu des process RH, des process recrutement. Tout ce qui peut faire que l'entreprise soit novatrice ou en tout cas rattrape son retard par rapport aux autres dans le domaine de la tech. Et puis, on en parlera après sûrement, Alexandre, mais c'est sûr, sur toutes les problématiques de recrutement, etc. Donc, je suis là vraiment pour créer des communautés IT, les fédérer et puis faire qu'elles sortent de la masse. Oui, effectivement. Merci, Julien. C'est vrai qu'on parle de communication tech, mais bien évidemment, on va déborder sur de la marque employeur et on va l'adresser aujourd'hui.

Un court disclaimer avant de démarrer. On a pris beaucoup de plaisir déjà à préparer cet échange aujourd'hui. On va adresser des sujets autour de la communication tech, pourquoi c'est important, quels sont le rôle de chacun, les missions, dans quelles équipes on est rattaché, mais également aussi les premiers quick wins qu'on peut mettre en place. Et enfin, parler des sujets comme le Covid qui a beaucoup accéléré le sujet, l'internationalisation qui sont peut-être des problématiques que vous avez également. Mais n'hésitez pas bien évidemment à contribuer sur le chat. On l'a en visu tout le long. Si vous souhaitez voir des sujets abordés, si vous avez des réactions ou autres, n'hésitez pas, elles seront lues avec grand plaisir. Si vous avez des questions aussi, bien évidemment. Donc voilà, cet échange est préparé, mais organique aussi en fonction de vous. Donc voilà, n'hésitez pas à aborder des sujets. Du coup, sans plus tarder, Valentine, j'aimerais d'abord m'adresser à toi.

Alors, je ne vais l'apprendre à personne, mais le marché du travail au niveau de la tech est super tendu, avec un turnover qui est assez important. Est-ce que du coup, tu pourrais, toi, côté Veepee, nous préciser pourquoi est-ce que c'est important selon toi de travailler cette communication thème de tech, sachant que le nom de ton rôle, c'est responsable communication IT. Donc, tu es rattaché à l'équipe com. Oui, effectivement. Rattaché à l'équipe communication, mais dédié à des sujets IT. Donc, si on parlait en termes d'agence de communication, mon client, c'est la DSI. Peut-être qu'on se retrouve à l'annonceur, c'est un peu comme ça qu'il faut imaginer l'organisation. Et effectivement, c'est rapidement, à la tech, à Veepee, très rapidement, on est monté en charge sur nos besoins. Veepee, initialement vente privée, est né de la...

De la fusion de plusieurs entreprises en Europe et du coup de l'intégration de toutes les équipes, les unes avec les autres, qui ont convergé vers des organisations communes. Et du coup, ça demandait une restructuration, ça demandait une réorganisation, ça demandait un alignement des process. Comme dans plein de sociétés, en fait, c'est la tech qui vient en premier quand on fait ce genre de process. La tech, elle va plus vite. La tech, elle est agile, en tout cas, elle essaie maximum. Et nous, c'était vraiment notre fer de lance. Et du coup, Veepee Tech est devenue très vite une communauté internationale, même avant que Veepee... Change de nom, que Vente Privée change de nom pour incorporer toutes les autres sociétés. avec lequel elle s'était associée. Et donc, Vipitech est arrivé et toutes les équipes ont été distribuées à travers l'Europe. On y reviendra sur l'internationalisation, mais aujourd'hui, on est dans six pays en Europe.

Donc forcément, on est sur une entreprise à deux vitesses. Une première qui met en place des process, mais qui a des process un peu plus conséquents, moins agiles, avec des outils qui peuvent être différents, etc. La tech, elle, uniformise ses outils très rapidement. Nous, on a pris Slack en 2016. En interne, là où le reste de Veepee l'a pris en 2019, voire même 2020, avec une accélération avec le Covid. Plus le fait que du coup, cette convergence a demandé énormément de nouvelles compétences à incorporer dans l'entreprise. On s'est retrouvé avec énormément des besoins de recrutement croissants, rapides. On est passé d'une équipe de 300 personnes à 800. Il fallait le faire en deux ans. Et donc, il y a eu énormément d'investissements qui ont été faits, énormément de travail de recrutement. Une équipe de recrutement tech a été dédiée. Mais pour ça, il faut aussi un accompagnement de la communication pour faire comprendre la marque employeur.

Aujourd'hui, effectivement, comme tu l'as dit, tout le monde le sait, le marché de la tech, il est très tendu en termes de recrutement. Les développeurs et les experts tech, ils peuvent avoir facilement tous les genres de métiers, toutes les entreprises qu'ils le souhaitent, on recrute tous. Du coup, il est important qu'un nom, une marque résonne dans leur tête pour se dire, c'est là que je veux travailler parce que c'est là que ça me correspond. Et donc, nous, on a des valeurs, on met en place des valeurs qui sont en adéquation avec la tech. C'est pour ça qu'on a ces entreprises à deux vitesses. Mon rôle, c'est simplement de les communiquer, de les faire connaître et d'être sûr que chaque... Chaque tech qui souhaite retrouver un poste se dise« Ah, s'il y a une place à Veepee Tech, c'est celle que je veux parce que c'est celle qui m'intéresse, parce que j'ai entendu parler de sa société depuis longtemps. » Et en plus, ma petite particularité, c'est qu'il faut le faire dans six pays. Oui, d'accord.

Là où la popularité est différente dans chaque pays. C'est vrai. C'est vrai. C'est différent dans chaque pays. Donc voilà, du coup, ça demande énormément de travail à ce niveau-là. Et du coup, on va chercher cette population énormément. Cette population qui est chassée, cette population qui est sollicitée tout le temps. Nous aussi, on la sollicite, mais on essaie de le faire par des messages qui leur correspondent et qui leur donneront envie de nous rejoindre. Ok, très bien, merci Valentine. Effectivement, ce côté facilitateur justement d'avancer dans le même sens en interne et aussi à l'externe, voilà, rendre la tech accessible, raconter des... des histoires aussi, qu'est-ce qui se passe vraiment, c'est clé et on fait aussi ça chez ManoMano. Julien, peut-être, ce qui est intéressant, c'est que toi, du coup, en tant que justement agence, on va dire task force externe, tu as dû adresser un certain nombre de challenges assez différents. Pour toi, voilà. Qu'est-ce qui est important justement sur de travailler une com spécifique tech?

Déjà, évidemment, je suis d'accord en tout point avec ce qu'a dit Valentine, mais moi, la question, donc pourquoi travailler sa marque employeur et sa communication tech? Ce qui m'intéresse, c'est le pourquoi. Parce qu'en fait, on pourrait se dire, il y a des équipes com, elles font la communication pour l'entreprise. Voilà, c'est bon, c'est fait. Vous, quand je dis vous, c'est toutes les personnes qui sont connectées là. Je pense que c'est des personnes qui sont au moins intéressées par le domaine de la tech. Et vous le savez, la communauté tech est une communauté ultra exigeante. Voilà, donc il ne laisse rien passer. Le moindre petit défaut, il est remonté. Et en ça, c'est hyper challengeant. C'est hyper challengeant, pourquoi? Parce qu'on a toujours besoin de se renouveler. Ce n'est pas parce qu'une chose fonctionne le mardi que ça fonctionnera le vendredi. Et en fait, on va travailler dans la communication. Dans la communication globale, On met du temps à sortir des projets, on passe par des strates de validation qui sont très souvent très très longues, on va changer la moindre virgule.

Ce qui est intéressant dans la comtech, c'est que ça ne fonctionne pas tellement comme ça. Ça fonctionne vraiment sur de l'itération. On va faire de la V1, on va tester. On fait de la pré-prod, c'est ça. On va tester une V1, ok, qu'est-ce qui a fonctionné, pourquoi, on va retirer les chiffres, on va tester un autre moment, un autre format. Et puis au final, au final, on va réussir à trouver soit un bon format, soit se dire, ce n'est pas grave, on a essayé, ça n'a pas fonctionné, on va trouver autre chose. Moi, ce que j'aime bien faire quand j'arrive dans des entreprises et puis dans mes précédentes expériences, c'était de me dire qu'au moins, on va arriver avec 10 idées. Il y en a neuf qui vont complètement se planter. On va le faire une fois, un grand pompe, regarder ce qu'on met en place et tout. Personne ne va adhérer. Mais sur ces 10 idées, il y en a une qu'on va retenir. Il y en a une qui va vraiment fonctionner. Et puis cette idée-là, elle sera pérenne. Et c'est ce qu'on faisait dans les autres boîtes. On peut aussi en parler avec Varinthine, mais chez Veepee, on a lancé plein de choses, plein de choses très intéressantes sur Vipitech.

Des trucs où on se disait, ça, ça va cartonner. Puis en fait, au final, on se retrouvait à se dire, OK, ça n'a pas du tout marché. Et puis certaines qui vivent encore, qui trois ans après, des actions de communication, quatre ans après, vivent encore parce que c'était la bonne idée au bon moment et que la première version n'était peut-être pas optimale, mais au fur et à mesure, ça a été itéré. Et donc voilà, le pourquoi, je pense que c'est vraiment ça qu'il faut retenir, c'est parce que la communauté, elle est exigeante. Et puis parce que le monde du travail, dont parlait Valentine, Ce monde du travail, oui, il est très compliqué. Oui, il est très compliqué dans la tech. Je ne vais pas vous apprendre qu'un développeur, un bon développeur quand même, mais un bon développeur qui... qui s'ennuie dans son travail, qui s'ennuie dans son entreprise, s'il a la recherche d'un job, il part dans la semaine. Il va en avoir des offres. Donc, il faut travailler ça. Il ne faut pas qu'il parte.

Il faut que ce turnover, justement, qui est énorme dans les entreprises de la tech, il faut qu'il se réduise. Et comment on le réduit? c'est justement en faisant des actions de com qui sont spécifiques pour la tech et qui vont leur montrer que non, restez chez nous parce que chez nous, vous êtes valorisés. Vous serez mis en avant, on va vous valoriser autant en interne qu'en externe. En interne, ne vous inquiétez pas. Les gens des sales, du marketing, du support client, tous ces métiers qui sont, on va dire, historiques et qui voient souvent la tech comme les geeks qui mangent du popcorn et qui regardent Star Wars toute la journée, on va leur faire comprendre que non, ce n'est pas ça. Non, la tech, c'est autre chose. Et en externe, justement, on va dire à l'entreprise, regarde, communique sur les réseaux sociaux. Fais des communiqués de presse, fais de la cross-communication avec tes partenaires, avec tout ce qui peut être Google, Microsoft, etc. Pour montrer que tu es précurseur et pour montrer que tu es là, tu es la French Tech. C'est intéressant ce que tu dis Julien, parce qu'en gros tu dis, alors bon pardon pour toutes celles et ceux qui étaient venus pour ça, mais en gros il n'y a pas de bonne pratique unique en fait,

chaque problématique est adressée différemment, et c'est ça je pense aussi qui fait la richesse de notre métier. Je suis absolument d'accord. là-dessus, si je peux me permettre de vous dire que c'est vraiment une caractéristique de la communication IT qui est différente de la communication classique. Pour ma part, en tout cas, pour information, je n'ai pas raconté mon parcours au début, mais j'ai fait un grand écart avant d'arriver à la communication IT. J'étais en communication pour la fonction publique. Donc quelque chose de très franco-français et très normé. La tech, la communication de la tech, je ne sais pas les personnes qui nous écoutent, si vous y êtes déjà, si vous avez envie, si c'est des choses que vous avez envie de développer, mais c'est un terrain de jeu incroyable pour la communication parce qu'effectivement, oui, il n'y a pas de bonne solution, mais par contre, c'est une place à l'innovation incroyable. Parce que c'est une population qui demande constamment des nouvelles choses, qui est passionnante à stimuler parce qu'elle-même est passionnée.

Et donc, du coup, elle demande des nouveautés, elle demande d'aller plus loin, elle demande d'être challengée. Et nous, notre métier, au final, c'est de réinventer tous les jours. Et quand Julien dit qu'il faut 10 idées, on n'en sera peut-être qu'une sur les 10, il n'y en a qu'une sur les 10 qui vont marcher, en tout cas, ils reconnaîtront le mérite d'en avoir lancé 10 et de dire merci pour celle qui a marché, mais ce n'est pas grave pour les autres, mais au moins on se lance. Donc si c'est un caractère d'entrepreneur, de personne innovante et de personne qui ose faire des choses, qui vous anime, la communication de la tech, c'est la bonne place parce que c'est le bon public pour essayer et c'est le bon public pour tenter des expériences nouvelles. Elles sont réceptives et c'est là qu'on fait quelque chose de différent et que vraiment, eux, ils se sentiront valorisés de l'essai et des fois de la réussite. D'accord, mais effectivement, merci Valentine pour ce complément. Je voulais avancer sur le prochain point, sur ton rôle, mais du coup, je suis content parce que tu l'as déjà un petit peu adressé, donc merci pour ça.

Peut-être, est-ce que tu peux nous détailler une ou deux missions un peu de ton daily job ? Comment tu mets justement un orchestre, tout ça? Tu en as parlé tout à l'heure, donc on crée des coms. Mais comment très concrètement ça se matérialise? Est-ce que tu pourrais donner quelques exemples? Bien sûr. Il va y avoir toute la partie en interne. On parlait de, Julien parlait de donner envie aux gens de rester, donner envie aux gens de, parce qu'ils peuvent vite s'ennuyer. Comment on fait pour qu'ils ne s'ennuient pas? Évidemment, leur job déjà les passionne. Et c'est des gens passionnés. Et du coup, c'est ça qui est intéressant, c'est d'aller les challenger sur leur passion. Ils vont être évidemment très sensibles aux cadeaux, aux goodies, à la communication classique, à des événements, à tout ça, bien sûr. Mais allons plus loin, eux, ils sont passionnés par l'évolution. Je pense, Alexandre, que tu fais ça très régulièrement dans ton métier parce que c'est vraiment ton cœur de mission, d'aller les chercher sur la tech proprement parlée.

Qu'est-ce qui les fera évoluer? Qu'est-ce qui les fera apprendre? Et du coup, l'échange de pratiques, le partage, les inscrire à des conférences pour qu'ils aillent eux-mêmes se former, les faire entre-discuter, présenter ce qu'ils font en interne. Donc, nous, on met en place un maximum d'opportunités pour qu'ils puissent présenter les uns les autres ce qu'ils font, mettre en place des communautés de pratique, mettre en place des rituels pour qu'ils aient l'opportunité d'échanger sur ce qu'ils font et de grandir ensemble. Première chose, déjà, un, ils vont être contents d'apprendre. Ils vont être contents de pouvoir évoluer et pouvoir se dire qu'ils vont devenir plus experts, gagner en talent. Mais deuxième chose, ils vont être contents aussi de se sentir au cœur d'un vivier d'experts.

Parce qu'en fait, ce qu'on a envie, c'est de travailler avec des experts, d'avoir envie de se dire qu'on est au cœur de gens bons. Parce que si on est au cœur de gens bons, c'est qu'on est bon soi-même. Donc du coup... Le fait de leur montrer ce qui se passe dans les autres équipes. Encore une fois, on est 800, donc c'est 80 équipes produits. Donc, tout le monde a la visibilité sur tous. On a le temps de faire des trucs. Donc, du coup, si on leur montre ce qui se passe ailleurs, si on leur montre l'innovation, si on leur montre les essais techniques qu'ils font, en plus, on a énormément d'autonomie au niveau technique, donc les renouvellements, il y en a régulièrement, ça va leur plaire. Ça, c'est pour la partie interne. En tout cas, pour moi, c'est vraiment un truc que je trouve un des plus symboliques de la communication tech. Et évidemment, il y a l'externe. Et là, c'est la même chose. En fait, c'est s'adresser à la tech, parler à la tech, parler tech. Contribuer. Voilà, ça va passer par des rencontres, par des partenariats, par des meet-ups, par aller en conférence. Et prochainement, on ne l'a pas encore fait, mais là, on va essayer d'embaucher un technical writer pour vraiment favoriser ce partage de connaissances par la tech, avec du langage tech, parce que c'est...

C'est comme ça que je trouve qu'ils sentent l'expertise de l'entreprise. Et je pense qu'au final, c'est ce qu'ils recherchent. C'est quelque chose d'expert qui va les faire grandir, qui va les faire apprendre. Donc, en externe aussi, valoriser l'expertise, le talent et le savoir-faire. Le savoir-faire, c'est très important, mais le faire savoir, c'est encore plus. Parfait. Merci, Valentine. C'est vrai que ce que tu dis est intéressant parce que tu parles aussi des individus. Et ça répond un petit peu aussi au point de Guillaume qui vient de poser une question dans le chat sur justement la valorisation des individus. J'ai discuté ce matin encore avec Olivier de Capgemini qui disait qu'effectivement, la marque employeur a plus de valeur grâce aux ambassadeurs tech internes. C'est un peu ça le sujet. Souvent, ces personnes-là font partie de communautés. Et là, Julien, je vais me tourner vers toi. Toi, tu es habitué justement d'animer, de créer des communautés. Est-ce que tu pourrais justement nous en dire un peu plus, nous expliquer un cas d'usage?

un problème que tu as eu et voilà comment tu l'as adressé. D'ailleurs, juste le savoir-faire et le faire savoir, j'ai beaucoup aimé. Non, juste, merci, merci Valentine. Non, juste pour les... Pour revenir un tout petit peu sur le rôle et l'émission, alors je ne vais pas faire un politique et me poser à moi-même les questions, t'en fais pas. C'est juste qu'en plus, on a déjà discuté en amont, Alexandre et Valère. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise situation pour quelqu'un qui fait de la com dans la tech. Je cite beaucoup de moi. Mais ce n'est pas parce que vous êtes dans une équipe com que vous ne pouvez pas faire de la com tech. Ce n'est pas parce que vous êtes dans la tech que vous devez faire de la communication. Et il n'y a pas d'équipe RH qui font de la tech. Moi, j'ai du mal à définir mon rôle en tant qu'entrepreneur, en tout cas entreprise qui arrive dans des entreprises, dans des grosses entreprises.

Parce que mon rôle, il est multiple. Dans une, je vais être là pour vraiment créer la communauté interne, mais pas trop besoin de faire de communication externe. Voilà, c'est vraiment valoriser en interne. Dans une autre entreprise, il va falloir que j'envoie sur l'externe. Parce que là, l'interne, on ne s'en soucie pas trop. Par contre, en externe, il faut montrer qu'on est innovant. Et puis dans une autre, je vais construire une stratégie France Patch en disant, OK, notre objectif, ça va être de recruter. Mais comment on va recruter? Il va falloir créer cette communauté, donc une communauté qui regroupe toute la tech de l'entreprise. Ça peut aller jusqu'à des milliers de collaborateurs. Et puis cette communauté, il faut qu'elle ait ses règles propres. Donc mon boulot, il est hyper transverse. Moi, quand j'arrive, déjà, je fais en général un audit. De comment vous faites? Comment vous faites dans votre DSI ? Est-ce que vous avez des rendez-vous réguliers? Comment vous partagez l'information? Est-ce que l'information, elle est diffusée aux bonnes personnes au bon moment sous un format qui est sympa?

Est-ce que c'est un mail avec trois lignes pour dire, il s'est passé ça ce mois-ci? Il y a même des entreprises qui ne le font pas. Et puis aussi, je vais reprendre le parcours depuis le départ. Parce que si votre besoin, c'est de recruter, moi, je fais de la com. Donc, je vais faire qu'on va avoir des événements, on va avoir... Des freeers, des goodies, des choses sympas, on va adresser des messages, je vais refaire un peu toute la plateforme de marque, c'est sympa. Mais, and so what? Qu'est-ce qu'il y a après? Comment ça se passe le onboarding? Est-ce que le onboarding, il est sympa? Parce qu'une fois que tu as attiré la personne, une fois qu'elle se dit, ok, ça peut être sympa de venir, il va falloir aussi revoir le onboarding, il va falloir aussi revoir peut-être les job desks, Parce que les job desks, est-ce qu'il faut les adapter? Alors, spoiler, oui. Mais est-ce qu'il faut les adapter à la communauté tech? Oui, il faut les adapter. On ne peut pas écrire pareil pour quelqu'un qui va faire du marketing ou des sales et quelqu'un qui va faire de la tech.

Est-ce qu'on va simplifier peut-être le process de recrutement? Est-ce qu'après le onboarding, comment ça va se passer? Comment on inclut les personnes dans les communications? Et il y a un point qui est hyper important et sur lequel... J'aimerais juste… C'est un petit quick win que je partage souvent. Mais les entreprises, surtout dans la tech, ne pensent pas assez au off-boarding. Elles ne pensent pas assez à quand les gens partent. La tech, c'est un tout petit milieu. C'est un tout petit milieu, vous le savez. Les gens partent, restent deux ans, vont dans une autre boîte, reviennent dans l'ancienne. Ça bouge tout le temps. Qu'est-ce que vont dire les gens, vos collaborateurs, quand ils partent? Si ça se passe bien, si vous faites tout pour que, même si ça ne s'est pas bien passé en général et que la personne part, au moins offrez-leur une porte sortie qui soit agréable. Parce que ces gens-là, ces gens-là, les événements ces gens là boivent des bières ensemble ou des softs comme ils veulent mais ils se retrouvent tout le temps ils font des meet up ensemble et qu'est ce qu'on va dire de votre entreprise si on part en disant ben voilà moi en fait j'ai eu un nouveau challenge et j'étais bien j'étais bien chez

pipi mano mano et entre entreprises j'étais bien mais j'ai eu envie de voir autre chose ça se comprend en plus on est dans la tech ça bouge beaucoup ça se comprend mais son discours sera positif Si on part en disant, bon, en fait, rends ton badge, rends ton matériel et puis ciao. Encore une fois, comment on va valoriser ces personnes-là? C'est lui dire, ben non, tu pars, merci pour ce que tu as fait et si tu as besoin de revenir, tu pourras revenir et quand tu vas parler de nous, tu en parleras bien. La cooptation, on y reviendra, mais la cooptation, c'est hyper important dans le domaine de la tech et hyper important dans le domaine pour recruter. Et ça, c'est quelque chose auquel il faut beaucoup penser. Donc, voilà, retenir que la communication dans la tech, c'est vraiment un boulot hyper transverse qui demande de... Beaucoup de compétences diverses et variées, mais qui demandent aussi de travailler avec toutes les entités. C'est intéressant, Julien, parce que tu as commencé à parler de la technologie.

de l'off-boarding. En fait, ce sont des sujets qui sont quand même assez liés à l'expérience collaborateur en général. Et personnellement, moi, c'est quelque chose que j'adresse chez ManoMano, c'est toujours m'assurer que les collaborateurs aient une expérience de travail agréable. Que ce soit sur de la communication, sur la gestion de leur budget, la gestion des ressources humaines. Donc, c'est vrai que c'est assez varié. En fait, j'en discutais pareil avec Guillaume Duboncoin, qui est là aujourd'hui, que je salue, qui justement me disait en fait qu'il était essentiel de mettre en place du peer learning, donc effectivement tout ce qu'on appelle le mentorat, tutorat, pair programming, et de faciliter toutes ces choses-là, tous ces événements-là pour justement pouvoir avoir une bonne expérience collaborateur.

Peut-être, Julien, ce que je te propose, c'est que je trouve ça assez intéressant, justement, ce dont tu as parlé, tu as parlé de l'off-boarding. Est-ce que tu aurais justement d'autres quick wins à recommander peut-être aux gens qui nous écoutent? Si vous nous écoutez, en l'occurrence, c'est le cas, n'hésitez pas, si vous avez des choses qui vous intéressent, des problèmes à adresser, postez-les sur le chat et comme ça, nous, on pourra aussi vous répondre. Julien, je te laisse peut-être compléter avec des quick wins que tu aurais en tête. Des quick wins. Alors, qu'est-ce que je peux te dire de plus que ça? Déjà, faites parler les gens entre eux. Et moi, je le vois trop souvent quand j'arrive dans des entreprises où justement, je vous parlais des rôles transverses qui sont très cloisonnés, très codifiés. En fait, je ne suis pas fan des meetings à rallonge où il y a 40 personnes autour de la table, ce n'est pas du tout le but, mais que les RH, que la communication, la marque employeur, la tech,

qu'il y ait au moins une personne à chaque fois, de chaque entité, qui se mette autour de la table et qui crée vraiment ce lien. Quick win aussi, c'est de tout simplement demander l'avis des gens qui travaillent déjà dans la tech chez eux. Il y a tout un arsenal d'outils pour faire des boîtes à idées, pour faire des tables rondes, pour savoir ce qu'eux veulent vraiment. Parce qu'encore une fois, que ce soit toi Alexandre, que ce soit toi Valentine ou moi, on n'a pas la science infuse. Et moi, à chaque fois que j'arrive dans une nouvelle entreprise, je redécouvre des choses et je me dis… Et c'est ce que je disais, la vérité d'hier et pas celle du lendemain, c'est que… Moi, je vais arriver dans une entreprise, je vais me dire ça, ce format-là, il va cartonner. Ça cartonne, trop bien. Je me dis, je vais le réutiliser en l'adaptant un petit peu dans une autre boîte. Ça se plante complètement. Parce que les communautés sont... pas les mêmes parce que les gens ne sont pas les mêmes, parce que l'entreprise n'est pas la même. Donc, demandez-leur leur avis.

Est-ce que vous voulez que vraiment on soit dans de la gamification? Est-ce que vous voulez avoir l'impression de jouer toute la journée dans l'entreprise? Et que vraiment c'est un jeu? Peut-être. Donc, on va orienter notre communication de plus comme ça. Est-ce que vous voulez, par contre, que ce soit très formel? Très peu de communication. Voilà, vous avez l'information descendante, vous avez tout ce que vous voulez, mais on ne met pas de superflu. Pourquoi pas? Ça peut aussi fonctionner. Mais vraiment, c'est en... Cette communication, il va falloir la construire en partenariat avec les gens qui sont déjà là parce que, encore une fois, communauté très, très exigeante. Et si vous arrivez et que vous êtes un peu à Yatola en disant non, on va faire comme ci, comme ça et ça ne bougera pas, ça ne fonctionnera pas. Donc, ça, c'était un peu important. Et puis, identifier vos ambassadeurs. Ça, c'est quelque chose dont on ne parle peut-être pas trop dans les communautés, mais quand vous avez une communauté, vous avez forcément des gens qui vont être promoteurs et des gens qui…

que ce soit fait ou pas, de toute façon, je suis là pour travailler, ce n'est pas grave. Et d'ailleurs, Alexandre, toi qui es tech ambassador, je ne sais pas ce que c'est, je ne sais pas ce que tu en parleras mieux que moi, mais il va falloir travailler beaucoup avec ces... 10% qui ont envie de travailler avec vous, qui ont envie de communiquer, qui ont envie d'écrire des articles pour Medium, qui ont envie d'aller sur des meetups, qui veulent présenter, qui veulent faire ci, qui veulent aller sur des événements, vous aider pour faire des goodies et tout. Travailler d'abord avec eux, parce que c'est eux qui vont vous donner cet élan et qui vont pouvoir ensuite, qui vont pouvoir... convertir, alors peut-être pas les 90% restants, mais convertir leurs collègues. Moi, si je viens dans un bureau en disant, venez voir notre... Notre événement, ça va être trop cool. C'est mon boulot. Donc, ils vont se dire, oui, en fait, tu es en train de me parler. C'est ton boulot. Tu es incentivé sur ça. C'est normal que tu viennes me le dire. Par contre, si c'est un de leurs collègues qui dit, non, franchement, écoute, moi, j'étais avec eux. C'est super ce qu'ils ont fait.

Viens, on va voir. Il se laissera beaucoup plus entraîné dans le mouvement. C'est la transmission. Exactement, c'est vrai qu'au final, ça marche beaucoup comme ça. Et je suis tout à fait d'accord avec toi, Julien. Je vois que l'heure tourne, Julien. Ce que je te propose, c'est qu'il y a une question de Guillaume sur le chat que je trouve très intéressante. Je te propose de l'adresser par écrit. Je vais m'adresser à Valentine, du coup. Valentine, du coup, j'ai justement un peu un retour d'expérience sur votre stratégie communication tech, employer branding tech. Est-ce qu'il y a des choses que vraiment pour l'audience que tu fais depuis trois ans qui marchent toujours et qui fonctionnent bien ou des choses peut-être que tu as abandonnées qui ont moins marché toujours dans cet état d'esprit de tester justement de nouvelles actions autour de la comtech Alors, déjà, quelque chose que je fais depuis trois ans et qui marche toujours, très peu, très peu voire zéro.

C'est vraiment l'inverse de leur mentalité. Innover, changer, faire des choses nouvelles. Surprenez-les. C'est la base, moi je trouve en tout cas. Ou en tout cas, s'il y a un outil qu'on utilise depuis très longtemps, le renouveler, le changer, donner un nouveau truc qui va lui donner du peps, qui va les surprendre parce que... Il s'endormirait très vite finalement. Donc, ne jamais se reposer sur ses acquis dans ce métier. C'est ça qui en fait son côté difficile, mais son côté passionnant. Et alors, du coup, c'est passé quelque chose pendant le 2020-2021 assez incroyable. On était tous à la maison. Et là, se passait quelque chose en communication qui a été tout ce qu'on connaissait a dû être revu. Tous les canaux de base ont dû être chamboulés. Alors moi, personnellement, j'ai adoré. Je me levais tous les matins en me disant, il faut que j'invente un truc.

Je remontais mes manches et puis je tapais au clavier et puis je me disais, vas-y, on va lancer quelque chose. Et comme disait Julien, on lance des choses, ça va marcher, ça ne va pas marcher. On a lancé... Par exemple, des groupes de cours de langue. Il y avait des choses, on était tous à la maison, on était bloqués, on était confinés, et il y en avait plein qui disaient, bon, je vais avoir le temps d'apprendre une nouvelle langue. Qu'à cela ne tienne, apprenons-nous au travail. On travaille avec des Italiens, on travaille avec des Polonais, on travaille avec des Espagnols. On mettait en place des gens ensemble pour donner des cours de langue. Il y en avait un qui se décidait à parler dans la langue et du coup, il l'apprenait. Ils se rencontraient, ils se parlaient et ils apprenaient quelque chose. Encore une fois, les trois, les trois... trois choses qu'ils adorent, se rencontrer et apprendre. Moi, et après, il y a valoriser, les valoriser énormément. Moi, je pense que ça, c'est ultra important. Savoir dire merci. Il faut savoir dire merci, mais pas moi, pas la com, la direction.

Et bravo. Merci, bravo, bravo, ça a été fait. Bravo, c'est un succès. Les succès, montrez-les, valorisez-les. Les équipes, les individus, on a une question sur les individus, dites-leur merci à Martin Champion. Merci. Et du coup, nous, on part sur du reward, on part sur de la nomination, on part sur simplement des messages globaux sur notre Slack, sur un petit encart sur notre newsletter. En tout cas, trouvons des... Des opportunités pour les remercier, pour dire cet achievement-là, ce succès-là, il a été fait. Et ça, je pense que c'est ultra important de prendre le temps et de demander aux responsables, aux managers, aux high managers de prendre le temps. Une autre chose qu'on a mis en place aussi, et du coup aussi pendant le Covid, ça s'est passé, c'est de rencontrer le top management.

Tu os sors quelqu'un au hasard et il va prendre un quart d'heure dans la semaine, un café avec le top management. Et ça, pareil, de la vision, du message, en descendant du coup, mais aussi du message ascendant. C'est-à-dire que la personne sera en capacité de dire« Non, mais moi, je vis ça au quotidien, en fait. Il est entendu. Je l'ai dit tout à l'heure, ils ont demandé leur avis, ils ont besoin d'être entendus. Il a l'opportunité de le faire. Alors, les premières fois qu'on leur propose ce genre de... ce genre d'initiatives, ils ont l'impression qu'ils sont convoqués pour être mis au pugilat. Et en fait, ils y sortent super ravis parce que juste, on t'écoute toi, on prend un café ensemble, virtuel, mais au moins un café. Et on peut en parler, tu as la parole, tu peux parler à moi, CTO de 800 personnes, je prends 15 minutes dans ma semaine pour toi. Et il le fait. Oui, c'est vrai que c'est un mélange d'initiatives top-down et bottom-up.

Donc, c'est vraiment de cette manière, justement, qu'on arrive à écouter tous les messages et à laisser, on va dire, personne et à inclure tout le monde. Le côté inclusion, ce n'est pas forcément le côté homme-femme ou autre. C'est vraiment tout le monde, tout le monde dans le même bateau, dans la même équipe. Je sais que moi, personnellement, c'est quelque chose auquel je fais très attention. On a être sûr que tout le monde peut donner sa voix, toujours collecter du feedback, bien évidemment encourager et tenter un maximum d'actions en fonction de ces feedbacks. Donc, c'est sûr, c'est primordial. Si je peux juste revenir, alors en fait c'est compliqué de répondre à une question et puis d'écouter en même temps, donc désolé Guillaume, j'ai plusieurs fois écrit mais ma réponse ne me convenait pas. Juste je vais essayer d'y répondre en une minute parce que tu me dis que le sujet est... Il semble passionnant, mais que c'est un luxe pour des grosses boîtes tech.

Oui, c'est clair et net, c'est un luxe. Il n'y a pas tout le monde qui peut s'offrir des gens pour bosser dans la tech. Moi, ce que j'aime à dire, c'est qu'en fait, la communauté, C'est très bêtise. Vous ne voulez pas pour ça. Mais c'est un peu un cadeau. C'est un cadeau, pourquoi? Parce que déjà, ça coûte de l'argent. Parce que tu n'as pas un retour sur investissement qui soit financier. Ce n'est pas parce que je vais dépenser 10 000 euros en allant sur un événement que je vais gagner 20 000 euros. Donc, tu n'as pas de retour financier. Donc, tu le fais à perte. Et c'est aussi un cadeau parce qu'en fait, c'est quelque chose que tu offres. Parce que la communication, il faut bien savoir, et là, je parle de la communication au global, pas que de la communication tech, c'est quelque chose où quand il n'y en a pas, tout le monde se plaint. Quand il y en a, Il y en a trop. Donc, il faut trouver le bon curseur de communication et de diffusion de l'information.

Et donc, c'est un cadeau que tu offres à ta population, et ici que tu offres à ta population tech, de leur dire, OK, j'investis pour que tu te sentes bien dans l'entreprise, que tu te sentes valorisé en interne, en externe, et j'investis pour que, justement, tu n'aies pas la même communication que tout le monde. Donc, effectivement, c'est un luxe. Et quand tu me demandes quelles recommandations il y aurait pour une équipe taille humaine, 15-20 personnes, Ce dont j'ai parlé avant, ce dont Valentine aussi a parlé, ce dont Alexandre a parlé, tout ce qui est le onboarding, le offboarding, tout ce qui est des rendez-vous. Tu fais un weekly ou tu fais une petite présentation, un peu comme un programme télé que tu pourrais faire pendant une demi-heure. Tout ça, c'est des choses que tu peux mettre en place sans avoir besoin de quelqu'un qui s'occupe de la communication tech. Nous, on n'est pas là. Alors, Valentine et Alexandre sont déjà en poste, mais moi, bien que j'ai une entreprise, je ne suis pas là pour vous dire...

Donnez-moi des missions, je vais venir dans vos entreprises, je vais révolutionner la com. Ce n'est pas ça le message ici. Le message, c'est de dire que ça tient à tout un chacun de pouvoir s'adapter et de sortir du carcan, de se dire, on a une équipe communication et communique comme ça pour tout le monde. Non, ce n'est pas vrai. On ne communique pas pareil avec les marketing, on ne communique pas pareil avec du sales, avec du customer success et on ne communique pas pareil avec la tech. Donc nous, là, on est dans la tech, mais... Encore une fois, Guillaume, mes recommandations, c'est de dire que toi aussi, tu peux le faire de suite. Le onboarding, tu peux très bien te dire, tiens, je vais faire deux, trois stickers. Je vais demander au CEO qu'il fasse un message. On va faire un flash. Ailleurs, on va faire un t-shirt, on met tout ça dans une box. C'est bon, tu as un onboarding, tu as fait un welcome pack, tu as défini un agenda pour la première journée de participants. C'est toujours comme ça. Et ça, tu peux le faire toi-même.

Les weekly, tu peux les faire toi-même. Le onboarding, tu peux le faire toi-même. Évidemment, la communication tech, nous, vu qu'on a déjà de l'expérience, on pourra amener des choses peut-être qu'on a déjà étreignées. Mais ça tient à tout un chacun. Il faut juste le vouloir. Il faut juste se dire, OK. Si ça existe, Comment on peut faire mieux ? Et si ça n'existe pas, allons-y, question. Oui, effectivement, on sent bien dans ton discours, Julien, de sortir de sa zone de confort, aussi de pousser les initiatives en interne. Alors, c'est intéressant ce que tu disais parce qu'effectivement, tu parlais du weekly toutes les semaines. Et alors, moi, je suis justement à l'endroit où je vous parle, à l'endroit où tous les jeudis à 14h, on fait un weekly stand-up. Donc, c'est toute l'équipe tech. On est 500 chez ManoMano. Et en gros, on partage des sujets autour de l'apprentissage. Voilà comment j'ai craqué tel ou tel sujet. Voilà comment telle et telle équipe ont collaboré, voilà le résultat, montrer aussi l'échec, ne pas avoir peur de montrer l'échec, de dire, ben voilà, ça n'a pas fonctionné, donc on a un roll-back et on a repris ça.

Donc en fait, effectivement, je pense que c'est des choses qu'on peut faire assez rapidement et vite, et surtout, c'est des choses que les collaborateurs et collaboratrices ont aussi envie de faire. Et de temps en temps, moi je me rappelle, j'ai une équipe au sein de ManoMano qui avait vraiment la volonté de créer des relations école. Ils ont monté tout un programme de conférences sur trois jours. Ça s'appelle la Manos Week. Et ils l'ont fait cette semaine pour la première fois. J'ai assisté à une des conférences, c'était super. C'était très interactif avec les étudiants. Et l'idée, c'était un petit peu de partager. Et en gros, ils ont mené l'initiative de A à Z. Moi, j'ai été en support. Je les ai aidés quand ils en avaient besoin pour aussi les mettre en lumière et coordonner quelques... quelques éléments, mais en gros, ils ont eu l'audace de tout faire tout seul et ça s'est su bien passer. Et aujourd'hui, pour moi, en tant que tech ambassador, c'est vraiment quelque chose que je pourrais dupliquer à Paris, à Barcelone, dans d'autres écoles, dans d'autres universités.

Donc oui, effectivement, c'est vrai que c'est pousser les initiatives et c'est, voilà, encore faut-il qu'effectivement, qu'il y en ait, mais il y en a toujours, je pense, il faut les adresser au bon moment. Je vois que l'heure tourne, il est bientôt 14h, ce que je vous propose, Valentine, Julien, vous me dites si ça vous va, c'est peut-être que tous les deux, vous nous donniez, ben voilà, deux, trois clés un peu à retenir pour notre audience, pour justement démarrer une communication tech. On a déjà adressé pas mal de choses. On a un peu parlé de l'internationalisation. Ça aussi, ça pourrait être peut-être, Valentine, si tu as un conseil là-dessus, je suis preneur. Et sinon, Julien aussi, je me dis, toi, tu dois avoir une bonne visibilité de tous les événements qui se passent en France et ailleurs. Donc, peut-être que si tu as des événements à nous recommander aussi, parce que j'imagine que tu fais beaucoup de veille là-bas. Donc, voilà. Valentine, je te laisse la parole. Pour l'internationalisation, déjà, première priorité, forcément, ça va être l'anglais, en fait.

Ce n'est pas si évident que ça pour tous. Et du coup, c'est forcer l'anglais pour tout le monde. Et nous, du coup, le budget... Je crois qu'il y a une question sur la formation. Pendant les deux premières années où il y a eu ce rassemblement dont je vous parlais, Veepee, Veepee Tech, qui a ressemblé à tous les pays en Europe, tous nos pays en Europe. Je parlais de six pays, donc c'est le Pays-Bas, la France, l'Espagne, la Pologne, l'Israël et la Belgique. Et du coup, il faut parler anglais, c'est évident. Il n'y a pas une équipe en plus qui est dédiée à un endroit géographique. Les équipes peuvent être distribuées. C'est aussi la liberté et la flexibilité qu'on donne à nos équipes. Soyez recrutés où vous voulez. De toute façon, on met en place les outils pour que vous puissiez communiquer ensemble. Par contre... Il faut être bon en anglais. Si vous ne l'êtes pas, parce que ça pouvait arriver, on a donné un budget formation dédié à l'anglais pour remettre à niveau tout le monde.

Donc, il y avait des cours d'anglais donnés par tous. Il y avait des tests d'anglais qui étaient faits. On n'était pas au niveau, on continuait les cours. Et aujourd'hui, on pousse toutes nos communications en anglais, toutes nos présentations en anglais, tous nos meetings en anglais, toutes nos chaînes Slack sont officiellement en anglais. Et tout le monde joue le jeu, bien sûr. Et des fois, il va y avoir peut-être que des Français sur la chaîne Slack, mais le lendemain, il va y avoir quelqu'un en anglais, enfin, qui n'est pas français, qui va rejoindre, vice-versa en espagnol, etc. Donc, du coup, la base, c'est parlez-vous anglais. La seconde chose, c'est que, quelle que soit la taille du bureau et de chaque... Il faut dupliquer toutes les choses qui existent parce qu'il ne faut pas léser une partie. Donc, des fois, on va avoir des bureaux à 500 personnes comme à Paris et des fois à 10 comme à Tel Aviv en Israël. Toutes les choses qu'on fait à Paris, on les duplique en Israël. Toutes les weekly dont tu parlais, par exemple, Alexandre, que nous aussi on a, ils sont diffusés en streaming tout le temps.

Nous, on a une force de streaming qui est... obligatoire, donc du... Du coup, on l'a mis en place et c'est tout le temps. Voilà, donc les outils, les canaux de communication doivent être en anglais et doivent être dupliqués partout. Et go! Dernière chose, pour aussi faire un petit peu écho à ce que disait à la question de Guillaume sur les 15-20 personnes, s'appuyer sur des relais. Je ne suis pas dans les 11 bureaux personnellement, et encore moins depuis 2020. Du coup, on s'appuie sur des relais. On les trouve sur place, on les anime. C'est une animation de petite communauté de relais. Et on fait en sorte que des choses se passent là-bas, de la même manière que des choses se passent là où je suis. C'est plus facile à organiser, mais forcément, on pense global tout le temps. Merci, merci beaucoup Valentine. Il y avait également une question de Greg sur la formation, justement, pour adresser ce point après. Julien, toi de ton côté, voilà quelques quick wins, wrap-up pour terminer ce meet-up.

Oui, tu me parlais des événements. Des événements, bon, je ne vais pas être innovant. Il y a tout ce qui est évidemment DevOps, Handcraft. Là, je sais que moi, j'envoie des gens au FIC, Forum international de la cyber-sécu à Lille. Mais il y a aussi, et c'est pour ça que je vous dis que c'est très, très important d'avoir cette communauté d'ambassadeurs, ces petits 10% qui vont vouloir travailler avec vous, vouloir vous aider. Parce qu'il y a aussi des événements qui sont très... intimistes qui sont vraiment pour des initiés qui vont pas se montrer même pas forcément sur les réseaux sociaux qui vont pas se montrer mais où c'est là que les les pointures vont être parce que voilà c'est vraiment un petit événement à 50 60 personnes sur une technologie très particulière et donc soyez vraiment à l'écoute de vos ambassadeurs quand ils vous disent tiens j'aimerais bien aller sur un événement comme si comme ça ou alors tiens je pense à aller à cet événement est ce que tu veux des photos est ce que tu veux communiquer dessus soyez toujours à l'écoute parce que moi c'est comme ça que j'ai découvert beaucoup de petits événements où je me suis dit mais en fait

Comment ça se fait que ce ne soit pas le plus connu? C'est parce qu'ils ne veulent pas être plus connus. Ils sont très bien. Voilà, encore une fois, ils sont très bien entre eux. Ils sont entre experts et ça leur suffit. Là, par exemple, demain, à Bordeaux, il y a la STAC, qui est un événement cyber-sécu qui existe depuis 11 ans. Et qui est un événement qui n'est pas énorme. Je crois qu'il y a 200 participants, un truc comme ça. Donc, ce n'est pas énorme. Les places partent très, très vite. En plus, c'est à Bordeaux, donc tout ce qui n'est pas à Paris est encore plus couru. J'en ai entendu parler, mais sinon, je n'aurais jamais vu parce qu'ils ne font quasiment pas de communication. Parce que c'est assez intimiste et pourtant, c'est des pointures de cyber-sécu qui y vont. Donc, intéressez-vous vraiment à ces 10%. Oui, c'est vrai que… Pardon, je t'en prie, non, je t'en prie. Tant que j'ai l'air. Non, non, mais après, c'était juste pour conclure, parce que je vois que l'heure tourne. Moi, si j'ai vraiment un message à vous dire, en dehors de toutes les considérations, évidemment, Guillaume, économiques, que ce soit un luxe, etc., ça, c'est sûr.

Mais oser. Voilà, oser poser des questions, oser challenger tout ce qui peut être des freins. Moi, quand j'arrive dans des entreprises, souvent on me dit« non, non, mais ça on ne peut pas» ou« on a toujours fait comme ça». Et bien moi, j'arrive en disant« pourquoi on fait comme ça? Pourquoi on ne peut pas? quel est le frein? Est-ce que c'est vraiment quelque chose qu'on peut craquer ou est-ce que c'est quelque chose qui est, voilà, c'est un mur, on ne peut pas passer par-dessus, c'est certain. Vous verrez que 70-80% du temps, c'est tout simplement du« on a toujours fait comme ça» ou« on ne s'y est pas beaucoup plus intéressé» et donc le projet a été arrêté ou alors on n'est pas allé plus loin. Mais vraiment, osez, vous allez forcément avoir des freins. Je me rappelle d'une boîte, où quand j'ai commencé à parler d'onboarding, on m'a dit« Ouais, mais non, mais ça ne sert à rien. Déjà, on leur offre un bon salaire, on ne va pas en plus leur tenir la main quand ils arrivent. » Au final, ils en sont hyper contents.

Au début, ils voulaient mettre 20 euros dans l'onboarding. Maintenant, ils font des welcome back à 150 balles pour les gens qui arrivent. Ils en sont trop contents. Et tout simplement, le frein, c'est qu'ils… s'ils n'étaient pas intéressés, que pour eux c'était un sujet compliqué, qu'il fallait commander des goodies, faire du design et tout. Tout le monde s'est pris au jeu et maintenant ils adorent. Donc voilà, oser, challenge tout ce qui peut être possible. Et puis la première version ne sera pas parfaite. La deuxième, elle ne le sera pas. La troisième non plus, mais la dédie, ça sera trop beau. Merci beaucoup à tous les deux. Je vois qu'il y a déjà des remerciements des gens qui filent. Merci Benoît, merci Louis, merci Antoine, Vincent pour ces mots sympas. Tu as fait un petit clin d'œil à la stack, Julien. Il s'avère que toute mon équipe cybersécurité fait partie de l'organisation. Donc, effectivement, on en parle beaucoup depuis longtemps. Mais comme tu dis, c'est vrai, ils ne communiquent pas beaucoup. Mais c'est un événement qui est connu au sein de la communauté. On peut dire qu'il mérite d'être connu plus. Mais en même temps, est-ce qu'on a envie de passer un gros événement?

En tout cas, c'est comme tu l'as dit, c'est la 11e année. C'est la 11e année et ça a l'air de bien rouler. Donc voilà, merci beaucoup en tout cas. Ce que je vous propose, c'est peut-être qu'on s'arrête là et qu'on se retrouve sur des tables de networking. Il y avait des questions très intéressantes. On ne va pas y répondre ici, mais si vous voulez aller sur les tables, on peut y répondre. Ça peut être sympa, effectivement. On n'a qu'à se mettre tous les trois sur une table différente. Et puis comme ça, on peut adresser un peu plus de monde. Oui, très bien. Effectivement, Greg avait posé une question autour de la formation. On n'a pas pu l'adresser, Greg, mais si tu es dispo, on peut peut-être se voir à table. Ça marche. Merci beaucoup à tous. Merci à Tech.Rocks pour l'opportunité. Merci beaucoup et tenir d'applaudissements pour Valentine et Julien, s'il vous plaît. Alexandre aussi, merci. Merci, c'est un plaisir de faire ça avec vous deux. Merci à tous d'avoir assisté. Merci à vous, c'était trop cool. Et à très bientôt, à la prochaine. Salut à tous les deux. Salut, salut.