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S01E01 · Du dating gamifié au chatbot Lara

Podcast Tech.Rocks · 10 septembre 2019 · 34 min · en français

Résumé

Premier épisode de « Paroles de Tech Leaders », le podcast Tech.Rocks. Emmanuel Lemoine, Innovation Head of Engineering chez Meetic, revient sur un parcours atypique, du lycée professionnel et du graphisme jusqu'à un poste de Software Engineer chez Yahoo! à Sydney. Il raconte la création de sa startup, une application de rencontre fondée sur le jeu devenue un SDK, rachetée par Meetic en 2016, puis le développement de Lara, le chatbot de Meetic, par une cellule innovation autonome. Il décrit les deux piliers de son rôle, la pérennité technique et l'épanouissement de l'équipe, évoque le déploiement de Lara au Japon et partage trois conseils aux tech leaders : croire en son objectif quel que soit son parcours, dissiper le flou en tranchant, et être attentif à son équipe.

Summary

First episode of “Paroles de Tech Leaders”, the Tech.Rocks podcast. Emmanuel Lemoine, Innovation Head of Engineering at Meetic, looks back on an unusual career path, from vocational school and graphic design to a Software Engineer role at Yahoo! in Sydney. He tells the story of his startup, a game-based dating app that became an SDK and was acquired by Meetic in 2016, and of the development of Lara, Meetic's chatbot, by an autonomous innovation unit. He describes the two pillars of his role, long-term technical soundness and the team's fulfilment, discusses rolling Lara out in Japan and shares three pieces of advice for tech leaders: believe in your goal whatever your background, clear up ambiguity by making decisions, and pay attention to your team.

Thèmes : IA

Transcription de l'épisode #1 (archive du blog Tech.Rocks)

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Parole de Tech Leader, le podcast Tech.Rocks qui donne la parole aux Tech Leaders. Tech.Rocks, la communauté qui rassemble, connecte et valorise les tech leaders d'aujourd'hui et de demain. Je suis Marie-Caroline Bénézet et je suis directrice digitale et technologie chez SNCF Gares et Connexions. Et aujourd'hui, je suis là pour interviewer Emmanuel. Emmanuel, dis-nous un peu qui tu es. Bonjour Marie-Caroline, je suis Emmanuel Lemoine, Innovation Head of Engineering chez Meetic, depuis maintenant trois ans et demi. Donc je gère d'un point de vue tech un petit peu toute la cellule innovation de Meetic. Ok, très intéressant, tu vas nous en dire un petit peu plus. Raconte-nous un peu quel a été ton parcours avant d'en arriver là. Mon parcours, il est un petit peu atypique parce que j'ai suivi une voie professionnalisante depuis... Je n'ai pas fait de lycée en fait, j'ai fait un lycée pro. BEP, CAP, Bac Pro, donc quelque chose qui s'éloigne un petit peu des parcours communs et des sentiers battus qu'on peut retrouver dans la tech avec des écoles d'ingé assez classiques.

Et tout ça dans le graphisme, donc rien à voir avec la tech non plus. J'étais graphiste, diplômé en graphisme, créatif, assez créatif. Et ça, c'était à la fin des années 90, début des années 2000, donc en plein boom d'Internet, arrivée d'Internet dans les foyers. Puis là, ça a été la révélation. J'ai repris un cursus universitaire. J'ai réussi à convaincre des universités de me prendre malgré mon parcours qui n'était pas du tout général. Et je me suis donc réorienté dans le réseau, les nouvelles technologies, le développement, pour finalement me professionnaliser là-dedans. Et la particularité de ce parcours-là, tout au long de mes expériences professionnalisantes, c'est que c'était en alternance. Donc du coup, je travaille depuis tout jeune et je pense que c'est un petit peu... Ce qui a fait ma personnalité et qui m'a donné envie d'avoir des responsabilités, d'entreprendre, et j'en parlerai un petit peu plus tard, et qui a fait un petit peu la richesse de ma réflexion et de la manière que j'ai d'aborder un petit peu les choses aujourd'hui dans mon quotidien et aussi sur des projets à plus moyen ou long terme.

On entend déjà, rien qu'en entendant ton parcours, une personnalité assez persévérante, ou en tout cas quelqu'un qui a de la suite dans les idées. Oui, en fait, c'est ça. Pour être tout à fait transparent, je n'ai pas fait une voie professionnalisante parce que je me suis dit« cool, je vais arrêter les études». C'est parce que j'ai eu un professeur en particulier qui m'a mis des bâtons dans les roues. En troisième tout simplement. Et je me suis dit, qu'à cela ne tienne, je ne redoublerai pas et j'arriverai à mes objectifs. Et en fait, finalement, le fin mot de tout ça, c'est que peu importe les chemins de traverse qu'on va emprunter, quand on sait qu'on a les capacités, c'est juste que potentiellement d'autres n'ont pas la même vision. disons vous, il faut juste croire en soi, croire en ce qu'on a envie de faire, voire pivoter, puisque finalement j'étais graphiste et je suis aujourd'hui tech leader. Mais oui, persévérance, puis d'un point de vue un petit peu plus collectif, abnégation, partage. Super intéressant.

Raconte-nous un peu par quelle société, job, tu es passé? Alors, du coup, je vais me focaliser sur la tech. Je suis passé par des métiers de développeur, puis tech lead, puis CTO dans des petites agences. Après, j'ai travaillé pour des sociétés un petit peu plus grosses comme Doctissimo, jusqu'à une expérience hyper enrichissante à l'autre bout du monde où j'étais software engineer chez Yahoo à Sydney, en Australie. Et qui m'a amené à me poser beaucoup de questions sur la tech, parce que j'étais un peu à un moment charnière à ce moment-là. Et c'est en revenant en France suite à cette expérience chez Yahoo que j'ai créé ma startup avec un associé qui s'appelait Pretty Fun Therapy. Et qui était une nouvelle app de dating, donc sur le marché de la rencontre. On avait envie de concilier gamification et rencontre, et on s'était dit que tiens, un bon icebreaker pour arriver à rentrer en contact avec quelqu'un, c'était peut-être de jouer à un jeu avec cette personne-là.

Donc gaming et rencontres. Oui, d'ailleurs on avait inventé un terme qui n'est pas... marché du tout, on n'a pas trop communiqué dessus, c'était dating plus gaming égale daming, mais c'était des français qui inventaient des mots en anglais, on avait mis ça dans des slides pour des investisseurs et puis en fait ça n'a pas perduré. C'était la limite de la créativité. Oui c'est ça, c'est un peu ça. Emmanuel, est-ce que tu peux nous parler dans ce parcours de rencontres qui ont été clés pour toi? Alors, à travers mon parcours, comme j'ai travaillé très tôt et que c'était à chaque fois dans des... Des apprentissages, des alternances. J'ai fait quand même pas mal d'entreprises pendant ces périodes-là. Et chacun des patrons que j'ai rencontrés à ce moment-là, je ne sais pas si j'ai été chanceux ou si j'étais plutôt réceptif ou plutôt volontaire, mais c'est tous des gens qui m'ont apporté beaucoup de choses et qui m'ont peut-être fait prendre conscience des enjeux business à travers l'épanouissement qu'on peut prendre dans le code qu'on va produire, mais que derrière, il y a quand même un enjeu business, un enjeu utilisateur, un enjeu client.

Ça, c'est chacun d'eux, on va dire, qui m'ont vraiment ouvert les yeux là-dessus et qui a fait que peut-être que je suis devenu entrepreneur un petit peu plus tard. Donc ça, c'est vraiment, on va dire, au cours de mon parcours, chacun des patrons que j'ai pu avoir ont été vraiment enrichissants pour moi. C'est-à-dire des gens avec qui j'ai encore des contacts aujourd'hui, alors que ça fait, pour certains, presque 20 ans. Et après, de manière un petit peu plus précise, il y a une personne en particulier, c'est quand j'étais software engineer chez Yahoo à Sydney, le head of engineering de Yahoo Sydney est quelqu'un qui m'a vraiment fait découvrir une autre dimension dans la tech et dans le développement, puisque c'était la première fois que j'avais l'opportunité de travailler pour une industrie qui devait répondre à des millions. d'utilisateurs, de demandes, d'octets, des choses, tout était grand en fait, tout était immense. Toutes les données foutent le vertige. Oui, ça foutait vraiment le vertige. Et un petit peu la pression, parce que moi j'arrivais avec mon expérience, assez humble, je croyais en moi, pour en revenir à ce que tu disais.

De la persévérance, de l'envie, de la volonté, mais toujours de l'humilité. Donc je me disais, waouh, j'arrive chez Yahoo quand même, est-ce que je vais y arriver? Comment moi, avec mes petites mains, je vais pouvoir faire un truc qui a de l'impact sur tout ce monde? Et voilà, exactement, et contribuer, faire en sorte que ce soit pérenne. Et en fait, c'est quelqu'un qui m'a mis dans les meilleures conditions, qui m'a dit« pas de pression, tu fais, on voit, t'avances». Et surtout, c'est quelqu'un qui, à un instant, où je commençais à me poser des questions sur la tech, parce que justement, je n'avais pas découvert cette facette-là, m'a montré qu'on ne peut jamais s'arrêter en tech, aller toujours plus loin, faire plus, faire énormément de choses. Et au-delà de ça, dans la manière dont était structuré Yahoo à cette époque-là, pour moi aussi c'était nouveau, il y avait vraiment des gens qui étaient spécialisés dans le corps, des gens qui étaient spécialisés dans la QA, des gens qui étaient spécialisés dans le service client. Je me suis dit, en fait, c'est à des années de lumière de l'agence, de tout ce que j'ai pu faire. Et ça m'a amené à vouloir faire ce genre de choses pour moi.

Mais donc en fait, si je comprends bien, c'était le grand bain dans... Des processus industriels autour de la production de code ou quelque chose comme ça? Il y avait les process qui étaient nouveaux, il y avait la dimension qui était nouvelle, Et il y avait la manière de manager cette personne-là qui était d'une bienveillance vraiment toute particulière. C'était« t'inquiète pas, ton anglais est très approximatif». Mais moi, je ne parle pas français. Je ne comprends rien à ce que tu dis, mais ce n'est pas grave. C'était vraiment bienveillant. Ce n'était même pas ça. C'était moi, mon français. Je ne t'en parle même pas, donc je ne vais pas me permettre de juger ton anglais. On est là pour aller dans la même direction. Si tu as des questions, n'hésite pas. Je suis un facilitateur. Je suis là pour faire en sorte qu'on atteigne un but commun. Donc voilà, au-delà de la dimension, il y avait aussi l'aspect managérial de cette personne. Qui fait qu'aujourd'hui, j'essaye d'être un peu comme ça. Dire, l'objectif pour atteindre un point ensemble, c'est que les deux soient dans les meilleures dispositions pour l'atteindre.

Et je pense qu'au-delà de individuellement chacun des patrons que j'ai pu avoir avant, ce manager-là en particulier, c'est quelqu'un qui joue beaucoup sur ce que j'ai entrepris par la suite et la manière que j'ai d'encadrer aujourd'hui. Ok, super. Est-ce qu'on parle de ce que tu fais aujourd'hui? On peut effectivement parler de ce que je fais aujourd'hui. Alors, si j'ai bien suivi ce que tu nous racontais tout à l'heure, tu as créé une boîte dans le dating par le gaming. Je te remercie de t'en souvenir. Et puis, ça a intéressé Meetic à un moment. Voilà, en fait, la première application qu'on avait... Lancé s'appelait Play Me, tout simplement. Et c'était effectivement une application où l'Icebreaker était un jeu de quiz de manière asynchrone. Il y avait un... sur une thématique qui était envoyée au premier joueur, puis quand la manche était terminée, ça parvenait au deuxième joueur, et à la fin de trois manches, on voyait qui avait fait le plus de bonnes réponses,

la conversation était initiée, et souvent, on s'en est rendu compte, en tout cas derrière, quand on analysait, ça servait d'icebreaker, dire« t'as pas répondu à cette question, tu savais pas que Christophe Mahé avait un CAP pâtissier, Vérité. Voilà, ce genre de choses-là. Donc on a lancé ça, on a commencé à avoir quelques contacts avec... Avec Meetic à cette époque-là. Puis finalement, ça n'a pas fait, et puis on a continué notre petit bonhomme de chemin. Et puis on a un petit peu pivoté en se disant, ce serait bien de scaler différemment, de quand même proposer une couche de jeu, mais on ne veut pas se positionner en développeur de jeu, les gens le font très très bien. Pourquoi on ne mettrait pas en place plutôt un SDK qui servirait à rajouter un layer de rencontre sur n'importe quelle application mobile, que ce soit du jeu ou autre? Les exemples, ce serait, tu joues à un jeu de quiz, tu peux jouer contre tes amis Facebook, contre quelqu'un de random, pourquoi pas jouer contre un célibataire qui est sur ce jeu? Tu es sur Allociné, tu veux te faire une séance de cinéma, pourquoi ne pas y aller avec un utilisateur célibataire d'Allociné?

Tu restes dans la verticale du dating et de la rencontre amoureuse, mais en revanche, tu cherches tous les canaux de jeux possibles pour y arriver. Exactement, de jeux ou autres en fait. Et donc on a lancé un SDK qui permettait de faire ça, qui a été implémenté par un jeu qui était Quizrun. Donc Quizrun qui était le premier jeu qui était édité par Voodoo, avec Alexandre Yazdi, avec qui on a travaillé à cette époque-là. Et donc ça a fonctionné en fait, on a mis un SDK par-dessus leur jeu de quiz, et ils ont juste rajouté un bouton« Jouer avec un célibataire sur Quizrun». Et là on a repris les contacts avec Meetic, et ça a fait paf dans leur tête, c'est de se dire« C'est un super vecteur d'acquisition en fait». Et c'est comme ça qu'on a rediscuté, réouvert le dialogue et que in fine, en janvier 2016, On s'est retrouvé à avoir été racheté par Meetic et intégré les équipes en interne. Vous étiez combien quand vous avez été racheté? Alors, l'équipe qui a rejoint Meetic, c'est les deux cofondateurs et le troisième associé qui nous avait rejoint un petit peu plus tard. Donc, on n'est que trois à avoir rejoint la team Meetic aujourd'hui.

Et alors, qu'est-ce que tu fais chez Meetic aujourd'hui? Alors aujourd'hui, qu'est-ce que je fais chez Meetic? L'objectif, c'était de donner plus de force et de puissance à ce SDK-là. Avec le awareness et la marque mythique, on s'est dit qu'on allait avoir une force de commercialisation très très forte, donc on a travaillé là-dessus. Et en parallèle, en 2016, lors de la keynote Facebook, le F8 Facebook de 2016, il y a eu une grosse annonce de David Marcus, qui était le VP Messenger à cette époque-là, qui était l'ouverture de Messenger au chatbot, pouvoir plugger un chatbot sur une conversation Messenger. À cette époque-là, notre patron, Alexandre Lubot, nous dit« je pense qu'il y a quelque chose à jouer là-dedans, vous êtes les petits nouveaux, vous êtes hyper agiles, vous avez vos propres outils, faites-moi un POC, je veux un truc». Et donc là, en 15 jours, on se met en mode commando, puis on itère, on itère, on dit« tiens, qu'est-ce qui existe sur le marché? » Dialogflow, qui s'appelait APIAI d'ailleurs à l'époque. On va commencer à faire quelque chose, puis on va bidouiller un petit back-end qui va répondre.

Et puis, on arrive avec un premier business case sur Facebook Messenger devant notre patron qui est... En fait, on a inventé une persona qui s'appelle Lara, qui est le chatbot mythique. assistante mythique. Et sa première mission, le premier use case qu'on avait mis sur Messenger, c'était« Elle t'aide à créer ton compte». Donc on a testé ça, on a fait des pubs sur Facebook, et on s'est rendu compte que ça marchait, que le funnel était peut-être plus long qu'un formulaire HTML d'enregistrement, puisque là on demandait étape après étape au travers d'une conversation. Quel est ton âge? Quel est ton sexe? Est-ce que tu recherches un homme, une femme? Où est-ce que tu habites? Donc ça peut paraître long. Et en fait, on s'est rendu compte qu'on transformait très, très bien. Et là, le mot d'ordre, ça a été OK. On concentre l'attention sur le chatbot. Et maintenant, vous ne faites plus que ça. Donc en fait, tu as re-humanisé le parcours d'inscription. C'est un peu ça. Et d'ailleurs, pour la petite histoire, Avec un personnage virtuel. Avec un personnage virtuel, qui est incarné par une personne réelle. Il y a une vraie comédienne qui a fait des shootings pour nous, et on s'en sert à travers nos publicités online et offline, et télé même.

Donc, fort de ce constat, ce qui s'est passé, c'est qu'on a déployé... Cette solution d'acquisition sur nos landing pages, mais là plutôt comme un moyen de récupérer nos abandonning users. Les prospects qui étaient arrivés sur nos landing pages, mais qui ne souscrivaient pas, qui sortaient, on les détectait à la sortie de souris de l'écran. Là, il y avait une pop-up de Lara, elle s'appelle Lara, la persona. Qui arrivait et qui disait« Pourquoi tu t'en vas? Je peux t'aider, c'est peut-être que tu n'as pas compris comment s'inscrire, je vais t'accompagner, je vais t'aider. » Et là, on a AB testé. On ne cannibalisait pas l'expérience et qu'en fait, elle ne piquait pas des gens qui se seraient inscrits quoi qu'il arrive. On s'est rendu compte que là aussi, ça faisait de l'incrément récupéré de l'abandonning users. Donc là, pareil, on a commencé à avoir un peu plus de légitimité à développer ce produit-là, de notoriété. Et Lara a fait son petit bonhomme de chemin et maintenant, elle est un petit peu partout dans l'expérience. Alors si je comprends bien, vous êtes arrivé avec une proposition et un produit chez Meetic, et puis de fil en aiguille, au fur et à mesure de l'évolution du marché et des technologies,

Vous en êtes arrivée à faire cette espèce d'assistant conversationnel à l'inscription qui va rattraper les abandoning users. Et qu'est-ce qu'elle fait d'autre, Lara? Alors aujourd'hui, Lara, elle a vraiment fait son petit bonhomme de chemin. D'une part parce que l'équipe a grossi, parce qu'on voulait lui faire faire effectivement beaucoup plus de choses. Et maintenant, elle est centrale dans l'expérience Meetic en Europe, puisque si tu télécharges l'application Meetic sur iOS ou sur Android, le bouton central de la barre de navigation, c'est un petit bouton sur lequel il y a marqué Coach. Et c'est Lara, en fait, qui va là se lancer et qui va être là pour toi anytime, quand tu veux, pour tous les sujets qu'elle va pouvoir être capable, effectivement, de prendre en charge. Un exemple, c'est, et on en a beaucoup, c'est« je ne sais pas trop comment m'y prendre, je suis un peu timide». Elle va être capable de te proposer un conseil, une suggestion pour vaincre ta timidité. Pour comment tu dois t'habiller pour un premier rendez-vous, quel lieu choisir pour un premier rendez-vous. Il y a ça, elle gère aussi des problématiques de customer care, elle gère aussi des choses qu'on a plus l'habitude de voir sur un site de rencontre qui est de te proposer des profils.

Tu dis, je cherche quelqu'un qui aime le théâtre, qui habite sur Paris et sportif à ses heures, elle va être en mesure de convertir ta demande humaine en langage machine et d'aller chercher dans les registres mythiques s'il y a un utilisateur qui correspond à ton besoin. Donc voilà, elle essaye un peu d'être ta wingwoman dans tout ton parcours de vie sur Mythique. Et donc l'équipe... qui gère toute cette technologie-là, toute cette solution-là. Elle travaille comment? Vous travaillez comment? C'est quoi les grands principes de fonctionnement? Les grands principes de fonctionnement, c'est l'IN. C'est le numéro 1. On est arrivé chez Meetic à 3, il y a 3 ans. Avec notre propre DSI qu'on a conservé de l'époque, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, la cellule Lara, on va dire, innovation, elle fonctionne sur sa propre DSI qui est chez AWS, dans le cloud. Donc on n'a pas de problème d'inertie quand il s'agit de set up une nouvelle machine ou un nouveau service, de faire des tests, les jeter si ça ne marche pas.

Donc ça, c'est un des grands principes. On est vraiment autonome sur notre infrastructure technique, sur nos choix de technologie. Après, effectivement, on s'appuie quand même sur les services mythiques pour tout ce qui est recherche de profil, password recovery quand tu as des problèmes de customer care et que tu as perdu ton password, tout ce genre de choses-là, dans lesquelles on essaye d'accompagner les gens aussi. Mais voilà, il y a cette autonomie-là. Qui est quelque chose vraiment qu'on a voulu conserver. Et du coup, si j'ai bien compris le début de ta présentation, tu as une responsabilité qui est plus large en termes de technologie. Ça veut dire quoi être un CTO pour toi? Un bon tech leader? Un bon tech leader, il y a plusieurs aspects, parce qu'il y a la dimension purement tech. Ce qu'on va faire, c'est bien, ça scale, c'est pérenne. C'est des choix techniques. C'est des choix techniques. C'est des choix, après, on ne le fait pas tout seul. On se repose sur les collaborateurs, qu'ils soient archi, développeurs, DevOps. Et on essaye de designer la meilleure infrastructure possible.

En essayant d'anticiper dans le temps ce qui pourrait se passer et qui nous demanderait le moindre effort possible pour adapter. vaincre, ça tout le monde pourra le dire, vaincre la fameuse dette technique qu'on fuit de partout. Ça, c'est un premier aspect. Derrière, il y a aussi est-ce que je fais et le temps que ça va me prendre est vraiment justifié à cet instant T de la vie de mon projet? Est-ce qu'il est légitime que je bloque ma bande passante à 300% pendant tant de temps compte tenu du besoin que je dois livrer? Ça, c'est une chose à laquelle je suis très attentif. Pas de dette technique, c'est une chose, mais on peut peut-être revoir le chemin critique à la baisse ou le MVP à la baisse et rajouter des briques plus tard en fonction du besoin instantané de ce que doit produire notre service. Ça, c'est vraiment plus sur la partie design, mise en place, pérennité et un peu time to market aussi. Est-ce que je vais vraiment bloquer ma bande passante alors que j'ai un impératif? Oui, gérer l'équipe aussi, attribuer la charge.

Et là, c'est le deuxième aspect, c'est gérer l'équipe. Gérer l'équipe, c'est gérer la charge, c'est une chose. Et la deuxième chose, c'est gérer les susceptibilités. Mais moi, j'aurais bien aimé bosser sur ce sujet. Oui, mais d'accord, le problème, c'est qu'on ne peut pas mettre tout le monde sur le... Le même sujet. Chacun son tour. Voilà. Est-ce que c'est chacun son tour? Est-ce que c'est, je trouve plutôt un insight ailleurs pour te motiver sur un autre sujet? Il y a effectivement la dimension qui est plus managériale, qui n'est pas toujours évidente, qui se passe plutôt bien. Et en tout cas, ce que j'essaye d'appliquer, c'est vraiment ce que moi j'ai vécu, ce que je t'expliquais tout à l'heure chez Yahoo avec ce manager qui a toujours été bienveillant et faire en sorte de s'adapter en respectant les contraintes business. On n'est pas là non plus. Pour faire plaisir à tout prix, il faut que ça matche avec l'enjeu business. Mais derrière ça, j'essaie toujours de ménager la chèvre et le chou en disant, OK, il y a quand même des concessions à faire peut-être sur une petite partie à un instant T de vélocité ou

d'enjeux business pour épanouir un ou deux de mes collaborateurs qui sont dans mon équipe. Mais je le gagnerai au centuple derrière parce que c'est quelqu'un qui va avoir envie de s'investir dans ce que je vais lui donner. Donc voilà, il y a cette dimension-là aussi dans ce que je fais. Et en tout cas, c'est sous cet angle-là que j'essaye de l'aborder. Donc, si je résume, il y a deux gros angles pour toi, deux choses importantes. La première, c'est les choix technologiques et puis voir un peu loin. Donc, tu parlais de la dette technique, tu parlais de la scalabilité, tu parlais du moindre effort nécessaire pour passer à l'étape d'après. Et puis, le deuxième aspect, c'est humain management. Comment concilier productivité, rapidité, vélocité et en même temps donner des choses intéressantes à faire à tout le monde? Faire tourner les choses intéressantes pour que chacun y trouve un peu d'énergie ou d'envie. Et d'épanouissement. Donc ça, c'est les deux gros piliers que j'identifie. Après, derrière, il y a pléthore de choses. La veille, j'en parle pas parce que c'est pas du travail à temps plein, mais la veille, le budget.

Ouais, ok, voilà, la route, elle va dans cette direction, le point à atteindre, il est là-bas. Mais par contre, le but, c'est de faire un budget. C'est ça. Ok, donc ça, dans la considération technique de ce qu'on va entreprendre, dette, pas dette, MVP, pas MVP, il y a aussi budget. Donc voilà, ça fait partie du package en fait. Mais c'est vrai que les deux gros piliers que je vois, c'est pérenniser la partie technique, parce que si demain, le tech leader s'en va, Il ne faut pas que tout tombe à l'eau, il faut quand même que les enjeux continuent d'atteindre leurs objectifs. Et la partie épanouissement, parce que sinon, on sait ce que ça donne aujourd'hui sur le marché des techs. Les techs sont très, très demandés, donc on essaye de leur apporter le plus d'épanouissement possible. J'ai l'impression que tu as quand même une façon de voir les choses qui est assez complète, mais il y a bien des choses que tu n'arrives pas à faire ou que tu aimerais faire. Si tu devais citer un truc que tu aimerais faire, mais que tu n'arrives pas à faire faute de temps, c'est quoi?

Le pendant opposé de tout ce que je viens de dire, c'est cette fameuse vélocité qu'on a. On a une forte vélocité au sein de Meetic, de par notre autonomie et les coups d'effranche qu'on peut avoir. Le revers de la médaille, c'est un peu de vouloir toujours délivrer très vite, tester très vite. Il y a des choses sur lesquelles j'aimerais qu'on passe plus de temps. Mais notre ADN, c'est d'être vraiment véloce, véloce, véloce. C'est sur typiquement de l'infrascode, d'être sûr d'avoir fait en sorte que notre flot d'industrialisation... infrastructure soit hyper fiable, ça nous arrive de jouer les pompiers de service, de repasser derrière un truc. Parce que tu as mis en prod trop vite sans avoir tout bien bordé? Sans avoir tout bien bordé, genre le cas de figure qui se présente une fois sur un million, bam on va tomber dessus, mais à un instant T on s'est dit ouais mais c'est pas grave le 1 million, on met en ligne, on voit si ça marche, si ça marche on calera. Et peut-être que la course en avant de cette chose-là, c'est finalement pas toujours revenir sur certaines choses et générer de la dette.

Donc il y a cette espèce d'équilibre à trouver, qu'on essaye de faire au mieux, puisque c'est un petit peu ce que je te disais juste avant, Mais dans notre démarche, de Paul un petit peu véloce, innovant et qui entreprend et qui lance des choses, on peut se retrouver à un instant T à ne pas avoir assez bordé l'infra ou le design de l'infra ou peut-être avoir fait des choses directement dans la console AWS plutôt que de les avoir codées sur du template CloudFormation pour faire de l'infrascode ou du template Terraform. Je rassure tous ceux qui nous écoutent, il n'y en a pas beaucoup, mais je ne vais pas mentir, ça arrive. Et c'est peut-être sur ces choses-là où j'aimerais qu'on mette en place des process pour se dire, OK, on peut très certainement garder notre force qui est notre vélocité, tout en conciliant ça avec border peut-être un petit peu plus des choses qui pourraient nous rendre bancales demain et qui va à l'encontre de faire le moindre effort quand on va devoir ce qu'il est. Ok. Et qu'est-ce qui t'empêche d'être dehors? Alors en ce moment, on a un projet, donc l'Arab marche, est plutôt bien accueilli en tout cas en Europe.

Et le groupe a une marque au Japon qui veut également lancer son chatbot. Et donc en ce moment, je fais quelques allers-retours entre Paris et Tokyo pour bootstrapper tout ça. Et on a une time frame pour adapter nos outils aux besoins de nos confrères japonais qui est assez serré. Parce qu'aujourd'hui, tous les outils... qu'on a développé, que ce soit la partie NLP pour comprendre le langage humain, que ce soit la partie interface graphique pour designer les conversations, parce qu'on travaille avec une designer conversationnelle, que ce soit notre rubrique métier qui fait un petit peu le tampon entre tout ça, quand par exemple on va aller chercher des profils, Tout ça, c'est des outils complètement in-house, mais qu'on a développés selon nos propres besoins. Et qu'aujourd'hui, on est un petit peu obligé d'imaginer en formule SaaS, entre guillemets, pour que nos collègues japonais puissent les utiliser de la même manière que nous. Donc eux, ils ont des impératifs business où ils doivent lancer leur chatbot assez rapidement.

Et ils veulent capitaliser sur l'expertise qu'on a accumulée au cours des trois dernières années et pas repartir de zéro, ce qui est plutôt une bonne chose puisqu'on a développé un asset groupe qui peut être transverse pour toutes les marques qu'on peut avoir dans le groupe. Et border tout ça, ça nous occupe beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup en ce moment. On a une roadmap de dingue jusqu'à la rentrée. Il y a les vacances au mois d'août. Ça va être chouette. On va le dire comme ça, ça va être chouette. Donc c'est un mélange de jet lag, de cours contre la montre, de parler japonais. Voilà ce que j'allais dire, peut-être de difficultés de communication aussi. Mais en tout cas, c'est hyper stimulant parce qu'on se dit que ce qu'on a construit depuis trois ans, aujourd'hui, Ça devient vraiment un asset sur lequel le groupe veut capitaliser. Et on a matière à le déporter dans une autre zone géographique du groupe. Donc, c'est hyper gratifiant et ça donne envie de se retrousser les manches. C'est un super accélérateur, décupleur, on va dire, je ne sais pas s'il existe, de motivation pour nos équipes de se dire, c'est chouette ce qu'on fait, nos collègues à l'autre bout du monde l'utilisent aussi.

Donc, ça va être fatigant, on risque d'avoir des petits freins de temps en temps entre le décalage horaire, la communication, un moment de stress aussi sur le delivery, mais c'est excitant. Ça vaut la peine, ça vaut la peine. Ok, et si tu avais une baguette magique, tu changerais quoi? Du coup, ça va être dans le prolongement de ce qu'on vient de se dire. C'est que là, typiquement, j'aimerais bien, c'était dans les tuyaux, qu'on se taffe un petit peu pour peut-être dormir un peu mieux la nuit, justement. Et dans un monde parfait, avec une baguette magique, j'aimerais bien qu'on soit staffé avec davantage de femmes dans l'équipe. Aujourd'hui, on n'a qu'une femme dans l'équipe qui est la conversational designer. Et en fait, c'est assez rafraîchissant d'avoir un regard féminin, surtout dans la rencontre, où la majorité de nos clients, une grosse partie de nos clients sont des hommes. Et nous, avec notre regard d'homme, on n'a pas forcément les bons réflexes en termes de scénario auquel on doit répondre. Donc ça, c'est d'un point de vue plus produit. Et d'un point de vue plus tech, je pense aussi qu'on aurait beaucoup à y gagner à avoir un œil un petit peu différent.

avec un prisme différent, je pense que ça nous aiderait à se poser des questions d'une autre manière, à challenger un petit peu plus, à adopter nos comportements aussi. Et je pense que ça ne pourrait que tirer le produit et le code et l'infra vers le haut. J'aimerais bien se taffer et j'aimerais bien se taffer des femmes. Alors, on va lancer un appel. On cherche des femmes qui parlent japonais, qui veulent faire de la tech conversationnelle chez Meetic pour faire de la rencontre. Voilà, exactement. Super. Avant qu'on termine, je voulais te poser quelques petites questions. Si tu avais trois conseils à donner à l'attention d'un tech leader ou de quelqu'un qui s'apprête à devenir tech leader, tu dirais quoi? Le premier conseil que je vais donner, ça s'adresse à tout le monde, mais je vais reboucler sur mon parcours, c'est si on a un objectif, Je vais faire de la redite, mais peu importe les chemins de traverse qu'on va emprunter, c'est possible de le faire en fait, avec un peu de volonté.

On ne parle même pas de moyens là, parce que je n'ai pas fait des grandes écoles, je n'ai pas eu besoin de partir à l'autre bout du monde. J'ai réussi à arriver là où je voulais aller. Malgré les bâtons que j'ai pu avoir dans les roues et ce genre de choses-là. Donc un des premiers conseils, c'est si tu as envie de faire de la tech, si tu penses que tu as le potentiel de faire de la tech, ne te dis pas« Oh là là, c'est trop compliqué, il faut être fort en maths». Non, non, pas du tout. Je suis nul en maths et aujourd'hui, je suis tech leader. C'est un exemple parmi d'autres. Le premier conseil, c'est celui-là. C'est vraiment possible, en fait. Il n'y a pas de clivage pour devenir un tech leader. Une marche après l'autre, tout c'est de regarder loin. Tout c'est de regarder loin. Et on y arrive. Le deuxième que je pourrais donner, moi les choses sur lesquelles j'ai souvent été confronté avec certains managers, c'est le flou, c'est de ne pas trop savoir où on va et du coup de ne pas trancher les décisions en fait. Je pense que dans Tech Leader, il y a leader et à un moment donné, le leader doit prendre des décisions. et dire, ok, là on s'éparpille, on n'est pas d'accord, ou on ne sait pas trop, il faut trancher, il faut avoir une vision.

Cette vision, je pense qu'elle est capitale, et elle dénote aussi de ce qu'on va dégager auprès de ces équipes, à savoir amener tout le monde à bon port et tout le monde dans la même direction et à destination. Donc dissiper le flou. Dissiper le flou complètement. Trancher, décider. Décider de se dire, là en ce moment on est un peu dans une période de flottement, on ne sait pas trop pourquoi on fait ça. Alors si on ne sait pas pourquoi on le fait, c'est qu'il y a un problème. Donc soit on va arrêter de le faire parce que ce n'était pas la bonne chose, soit je n'ai pas été clair et je vais éclaircir pourquoi on le fait. Mais voilà, dissiper le flou, prendre des décisions, acter et toujours aller de l'avant. C'est vraiment dans notre ADN, nous depuis qu'on a rejoint Meetic, de se dire, il n'y a pas de temps mort, il n'y a pas de flou et surtout il n'y a pas d'interrogation. Il faut lever le flou complètement, c'est exactement ce que tu disais. La dernière chose, j'en ai beaucoup parlé déjà, mais une des choses capitales, c'est qu'on ne travaille pas tout seul quand on est tech leader, on s'appuie sur beaucoup de monde. Et l'épanouissement des uns et des autres, il est crucial. Le succès d'un projet tech, il ne sera pas à mettre au mérite du tech leader, il sera à mettre au mérite de lui et de toute son équipe, et essentiellement de son équipe.

Un des conseils que je peux donner, c'est même si par moments c'est dur, parce que ça arrive de tomber sur des caractères qui sont particuliers, atypiques, il y a toujours du bon à en tirer et il y a toujours quelque chose à en tirer. Donner pour que la personne en question se sente épanouie, considérée et ait envie d'aller dans la même direction. Il n'y a rien de pire que de jouer à la corde et que les deux personnes tirent dans la direction opposée. C'est le meilleur moyen d'aller dans le mur. Donc, je dirais faire attention aux gens. Oui, je suis quelqu'un d'assez empathique. Je suis quelqu'un aussi d'assez cash, je n'aime pas les non-dits, il faut se dire les choses, que ce soit bien ou pas bien, il faut se dire les choses. Mais effectivement, il faut être à l'écoute, attentif, en tout cas c'est ce que je pense et ce que j'essaye d'appliquer, et déceler par moments des choses qui ne sont pas forcément dites, un mal-être, une envie, quelque chose. Être attentif, empathique, à l'écoute. Après, ça ne veut pas forcément dire tout accepter. Ce n'est pas du tout ce que je suis en train de dire, mais vraiment être attentif à son équipe.

Super. Et alors, pour conclure, est-ce que tu as une citation inspirante que tu voudrais nous laisser ou nous faire partager? Je ne suis pas très fort en citations, mais il y en a une que je connais et que j'aime bien appliquer encore une fois au quotidien, c'est sur l'humilité. Pour en revenir à la même chose, on a beau être encadrant d'équipes de centaines de personnes, on a beau faire des projets où on réinvente des patterns de déploiement d'infrastructures, on a beau scaler pour des centaines de millions, L'humilité, ça ne fait jamais de mal à personne. Je pense que c'est aussi grâce à ça qu'on peut être considéré. Donc, une. Une des citations que j'aime bien, c'est « L'orgueil et la consolation des faibles » de Vauvenargues, qui clairement laisse transparaître que si ton souhait, c'est de tirer la couverture à toi et de dire « bah oui, mais moi, j'ai fait ci, j'ai fait ça », je pense qu'en général, ça ne dure jamais très très longtemps. Génial, merci Emmanuel, merci d'avoir partagé toutes ces anecdotes et toute cette expérience avec nous.

Merci aussi pour ton recul et tes conseils, c'était super intéressant et j'imagine que ça intéressera beaucoup nos auditeurs. C'était un plaisir de partager. Tu n'oublies pas qu'on a le Tech Rock Summit qui aura lieu le 5 décembre 2019 à Station F à Paris. Je serai là. Super. Et puis sinon, on se revoit bientôt pour un podcast Parole de Tech Leader by Tech.Rocks.