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Meetup Tech.Rocks
Pourquoi et comment ouvrir les portes de la tech à tous ?
- Elise Finalteri (Captain RH, Eleven Labs)
- Jérémy Bernard (Lead Developer, Eleven Labs)
- Alexandre Masselot (VP Technical Advisor, Groupe L'Occitane)
- Julien Alary (Co-founder & CTO, Eelway) — animation
Meetup Tech.Rocks · 14 octobre 2021 · 54 min · en français
Résumé
Replay du meetup Tech.Rocks du 14 octobre 2021, co-construit avec Eleven Labs. Il n'est pas toujours évident d'expliquer aux équipes non tech les enjeux techniques et managériaux que rencontre un tech leader. Les intervenants échangent sur pourquoi et comment sensibiliser et former ces équipes à l'écosystème tech.
Summary
Replay of the Tech.Rocks meetup of 14 October 2021, co-organised with Eleven Labs. It is not always easy to explain to non-tech teams the technical and managerial challenges a tech leader faces. The speakers discuss why and how to raise these teams' awareness of the tech ecosystem and train them.
Thèmes : Recrutement & carrière
Transcript complet
Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.
Voilà, merci en tout cas, ravi de vous retrouver tous ce matin pour animer ce débat qui, je pense, va être vraiment très intéressant. Donc aujourd'hui, pour rappeler un petit peu le sujet dont on va tous discuter tous ensemble, c'est vraiment la thématique d'aborder la... La formation vraiment des non-tech à la tech. J'ai vu avant le meet-up que pas mal de questions à demander vraiment ce que ça voulait dire ce talk, donc je vais essayer vraiment de résumer succinctement le sujet. Le but c'est vraiment de discuter de comment on peut aider et former des non-tech, donc j'entends par là par exemple des biz dev, des RH ou des gens qui sont en finance à la tech et notamment aux méthodologies ou en tout cas au mindset tech et comment en fait cette formation elle va permettre à tous, j'entends par là même le tech qui a à gagner de cet échange, cette formation, comment ça va permettre de créer de la valeur pour une entreprise. Donc aujourd'hui, moi je vais juste servir d'animation.
Je vais accueillir en fait Élise, Jérémy et Alexandre, que j'invite du coup à monter sur scène et à activer. Et je vais vous laisser... Chacun, déjà, commencez par vous présenter. Et ensuite, on va pouvoir rentrer dans le vif du sujet et commencer les premiers échanges. Donc, vas-y, Élise, je te laisse un peu te présenter qui tu es. Et voilà. Ok, merci Julien pour l'intro et je suis ravie d'être ici avec vous aujourd'hui. Donc moi je suis KPNRH chez Eleven Labs. Eleven Labs c'est une boîte de conseil en création et réalisation de projets web agiles. Et KPNRH ça veut dire quoi? C'est en fait toute la partie post-recrutement qui va de l'intégration à l'évolution de carrière dans la boîte. Et mon job c'est un peu ça, c'est de suivre nos consultants et d'essayer de les accompagner.
Leur carrière chez nous. Ok, super, merci en tout cas, voilà. Maintenant, ça va être ton tour Jérémy, je te laisse te présenter auprès de tout le monde. Merci beaucoup Julien. Bonjour à tous, donc effectivement, Jérémy Bernard, je suis lead developer chez Eleven Labs, lead dev JS en l'occurrence. Donc, Elie vous a présenté bien mieux que ce que j'aurais pu le faire à Eleven Labs. Et je suis effectivement très content d'être là pour qu'on puisse discuter ensemble de ce vaste sujet. Merci Jérémy, puisqu'aujourd'hui on représente la communauté francophone un peu plus. Plus large, Alexandre, je te laisse te présenter et faire découvrir ton accent à tout le monde. Je suis Alexandre Masselot, je suis VP Tech Advisor chez L'Occitane à Genève. J'ai un background plutôt de software scientifique dans la Silicon Valley et à Genève. J'ai rejoint la boîte il y a un an et demi en passant par... Et ma mission ici, c'est de reprendre un peu en main la maîtrise de notre destin digital par le biais entre autres d'éducation et d'autres choses.
Merci à tous. Du coup, on va commencer un peu par la première problématique, c'est en fait à quoi ça sert de mettre des équipes à la tech. La première question qui me vient en tête, c'est en fait qu'est-ce que ça veut dire à la tech dans la tête de quelqu'un qui n'est pas tech. Donc a priori, Élise, tu es malheureusement la seule personne qui n'est pas tech. Je vais te laisser un peu me dire ce que tu en penses. Ça veut dire quoi pour toi la tech? Merci de me donner l'opportunité de démarrer. Pour moi, la tech, c'est vraiment, on parle de vocabulaire technique, c'est tout ce qui est spécifique à un métier, un domaine en particulier. Et maintenant, ça s'est vachement... Rattaché à tout ce qui est technologie, IT. Et du coup, l'idée, c'est de... mieux comprendre ce qui peut être un peu opaque pour des non-tech et les métiers qu'il y a derrière, le fonctionnement, etc.
Dans un monde où les technologies nous entourent et on les utilise au quotidien sans trop les comprendre. Ok, ça me paraît assez clair et assez complet. Et pour bondir justement un peu sur ça, toi Jérémy, qui est dans la même boîte, et qui est lise, et du coup, Comment toi tu as perçu cette idée ? Est-ce que tu t'es dit, c'est encore une idée des RH, qu'est-ce qu'elle vient de m'embêter, j'ai déjà suffisamment de taf. Alors comment tu as perçu un petit peu ce truc-là et comment tu t'es dit, vas-y, au moins je vais essayer et je vais voir. Effectivement, de prime abord, certains, notamment au côté tech, auraient pu sonner l'alerte bullshit en premier. Après, le fait est que par chez nous, et en tout cas au global chez Eleven, mais dans mon cas personnel, c'était très aligné avec ma vision de tout ce qui est partage, etc. Et donc, comment ça a été perçu, ça a été surtout très apprécié, parce que déjà, ça donne une opportunité de discuter avec des gens qui sont ouverts à ça.
Ça favorise énormément la communication. Alors, typiquement, pour donner un exemple très précis, chez Eleven Labs, le cœur de métier étant des choses qui touchent très près à la tech. Élise parlait tout à l'heure de conception d'applications, applications web notamment, etc. Le fait de pouvoir discuter avec... Les autres fonctions dans l'entreprise, les fonctions support, donc tout ce qui est RH commercial, recrutement, etc. Le fait de pouvoir, même si on ne peut pas rentrer, évidemment, il n'y a pas de raison de rentrer dans les détails extrêmement techniques, extrêmement profonds, mais le fait de pouvoir discuter de manière un petit peu macro, dans les grandes lignes, parler. être capable de faire la distinction entre les choix de librairie, les problèmes techniques, etc. Ça rend la communication beaucoup plus facile, beaucoup plus fluide. Et du coup, on est d'autant plus productif et c'est beaucoup plus confortable, évidemment. Donc ça a été très apprécié et surtout ça a permis d'ouvrir beaucoup d'opportunités qu'on n'aurait pas eues si on s'était heurté à un mur systématiquement.
Et tout le monde était emballé par l'idée ou il y avait quand même des réfractaires, des irréductibles gaulois? En tout cas, je n'en ai pas croisé. Est-ce qu'ils n'ont pas passé la porte ou est-ce qu'on me les a cachés? A priori, on s'en sort plutôt pas mal. Mais non, au global, tout le monde était assez ouvert d'un côté comme de l'autre. Même si je représente surtout ici le point de vue des... Des techs en tant que tels, au global, tout le monde est toujours content, entre guillemets, soit de partager ce qu'il sait, soit de discuter. Parce que c'est toujours un échange, c'est jamais un sens unique en réalité. Ok, super. Ça va être un peu à ton tour de parler, Alexandre, parce que je te sens un peu bouillir. Toi qui es dans une boîte, finalement, excuse-moi, ce n'est pas une insulte low-tech, mais en tout cas, ce n'est pas le cœur de métier. Comment vous abordez justement cette thématique de parler à des...
De tech à des gens qui n'en font pas. Et en plus, ce n'est pas le cœur de l'entreprise. C'est pour ça aussi que j'ai rejoint cette entreprise, parce que j'ai vraiment de milieux assez tech avant. Pour moi, la tech, c'est la technologie et la technique. La technique, c'est tout ce qui est méthode, geste. Il n'y a pas de trop de... Ça va ensemble. Et puis l'Occitane, comme tu le dis, notre but, c'est de cuire des plantes, inventer des produits, les fabriquer dans nos usines. La tech, c'est un outil. Cependant, on s'en rend vite compte qu'à part dans les champs, Le digital est un petit peu partout dans l'entreprise. Et donc, on a vraiment un enjeu à construire ensemble. Il n'y a pas vraiment de notion de le métier, j'entends ça dire le métier versus l'IT versus je ne sais pas quoi. Et ma conviction, en fait, n'existe pas. On est tous ensemble dans le même bateau et on doit...
On doit briser des silos d'organisation et aussi personnel pour faire ensemble des bons produits. D'où cet enjeu un peu fondamental pour l'entreprise comme le Citan et comme bien d'autres. Mais c'est aussi super intéressant de rentrer avec un biais très technique dans une boîte qui ne l'est pas par essence, en fait, même s'il y a des gens très chouettes chez Occitane à tous les niveaux. Ok, très clair. J'ai vu, enfin, je regardais vite fait par qui... Curiosité, le Q&A, et donc n'hésitez pas à poser vos questions et on y reviendra tout à l'heure. Donc pour continuer, on va passer peut-être un peu à la deuxième partie, puisque là, du coup, on a vu les enjeux, pourquoi vous avez mis en place et quelles étaient les raisons et comment c'était perçu. Maintenant, justement, on va rentrer un peu dans le dur du sujet. C'est bien d'avoir l'idée de commencer à faire ça, mais en fait, de manière pratique, Comment on se fait? Formation et du coup la première des questions c'est qui est concerné et notamment
est-ce que vous forcez les gens à venir à vos formations et à y participer ou est-ce que vous laissez vraiment en mode autonomie au maximum? Elise du coup Vous nous expliquez comment ça se passe sur ces sujets chez vous. Oui, alors je vais démarrer par qui est concerné. Donc, c'est les non-tech et nous, chez nous, on en a parlé beaucoup tout à l'heure, c'est tout ce qui est fonction support. Donc, effectivement, business, RH, recrutement, mais aussi la communication et le marketing. C'est des fonctions qui ont aussi... Intérêt à s'y connaître là-dessus. Et tout ce qu'Alexandre appelait métier tout à l'heure aussi, on a des profils un peu plus fonctionnels, qu'on forme aussi à la technique, parce que c'est super important dans la logique de construction produit, qu'ils aient ce bagage.
Donc ça, c'est pour qui est concerné. Après, non, on ne force pas. Néanmoins, il y a quand même un socle, une sorte de base qu'on a envie d'inculquer à tout le monde et qu'on a intégré dans notre onboarding pour que tout le monde... On les est. Et après, c'est vraiment au cas par cas, en fonction d'une part des besoins métiers, parce que les besoins de nos recruteurs techniques ne vont pas être les mêmes que les besoins qu'il y a pour l'équipe commerciale, pour les fonctions marketing et communication. Et aussi de leurs envies. C'est qu'il y en a qui vont avoir envie vraiment de pousser à fond leur connaissance technique. On a un PO, par exemple, qui avait envie de se former vraiment à JavaScript, comprendre comment ça fonctionne, pouvoir tester, voire développer. Et lui, pour le coup, s'il a envie, il peut le faire. Pas non plus ce que veulent tous nos PO. Donc, on ne pousse pas l'extrême pour tous les profils.
Vous pouvez faire un petit peu les formations en fonction des volontés des uns des autres. Et toi, Alexandre, côté, en Suisse, on force les gens à faire des choses. C'est dur en Suisse, on a une très forte résistance organisationnelle du pays. Là-dessus, pour moi, d'abord, qui est concerné? C'est tout le monde. Même si on se concentre, nous, beaucoup sur le département, on appelle ça technologie and product development, un peu l'IT au sens large, où les gens, la majorité, ne sont pas très techniques. Mais encore une fois, pour briser ces silos, même entre ces différents groupes, pour moi, c'est briser ces silos humains et développer des compétences un peu plus T-shaped. Donc, tout le monde est concerné. Maintenant, est-ce qu'on les force? Non, on les force. On peut donner envie et puis ensuite offrir plein de formats différents pour amener des formats hyper engageants ou des formats beaucoup plus légers pour amener les personnes à mieux comprendre.
Discuter ensemble et coopérer pour construire des choses, et changer le monde. Et justement, c'est l'essentiel de changer le monde, surtout dans la start-up nation. Mais tu parles justement de format un peu, et justement que ces formats donnent envie. Jérémy, est-ce que tu as en tête quelque chose que vous avez mis en place et qui, pour toi, a fonctionné et qui a vraiment plu aux gens de la boîte et que tu conseilles finalement de mettre à place pour d'autres boîtes? Il y a un certain nombre de choses qui ont été mises en place. Alors, Élise pourrait sûrement bien mieux expliquer que moi la partie, le grand schéma dans lequel finalement je ne suis qu'un représentant, un pion. À mon niveau, finalement, c'est relativement au micro, c'est-à-dire... Un bon exemple, c'est la discussion avec un ou une nouvelle arrivante dans l'entreprise qui ne serait pas forcément un profil purement technicien.
Chez nous, il y a beaucoup de développeurs, développeurs, etc. Dans le cas, par exemple, de l'arrivée d'un nouveau commercial ou d'une nouvelle personne dans l'équipe de recrutement, on a une partie discussion qui s'appelle« Explique-moi ton job». Dans le titre officiel, qui consiste à échanger avec cette personne-là, qui ne connaît pas forcément les différents tenants et les aboutissants, et des postes en question, chez nous, dans la partie technique, et le contenu. Donc, c'était il y a... Le dernier que j'ai fait doit remonter à il y a 3-4 semaines, je crois, avec une nouvelle recruteuse chez nous pour lui expliquer d'abord mon rôle de lead dev. Ça, ce n'était pas forcément technique sur le papier. C'était plus les responsabilités, le job qui va avec, les types de responsabilités, les différences d'un projet à l'autre, etc. Et puis après, de rentrer un petit peu quand même dans le détail sur mon scope de la technologie, en l'occurrence les applications web en JavaScript. Donc là, on rentre déjà dans un truc beaucoup plus précis et beaucoup plus technique.
Et voilà, ça a permis d'expliquer un petit peu, de faire comprendre les différences qu'il pouvait y avoir entre du front et du back, par exemple. Pourquoi de temps en temps, certains se prévalaient d'être devs React et pas d'autres choses, etc. C'est sûrement l'exemple le plus parlant que j'ai sous la main en termes de process un peu industrialisé. Après, on pourrait parler très longtemps de choses un peu plus informelles, etc. Mais Élise pourrait sûrement abonder dans ce sens-là en termes de process global. Voilà un exemple d'un truc que vous avez mis en place un peu plus macro et qui, pour toi, a donné les résultats escomptés, on va dire. Oui, je pense que Jérémy a très bien illustré effectivement cette volonté de... Faire en sorte qu'en fait, il est mieux placé pour en parler et pour l'expliquer. C'est vraiment les techs de la boîte. Et après, ce que j'expliquais tout à l'heure, c'est que nous, on a choisi de l'inclure dans notre process d'onboarding.
Et je pense que ça, c'est quelque chose qui marche vraiment bien, en tout cas avec les derniers profils qui nous ont rejoints. Le fait de l'inclure, nous on a un très low d'onboarding, dès qu'une personne rentre dans la boîte, elle a un très low qui centralise un peu les différentes informations qui vont lui être utiles. Donc ce n'est pas forcément centré sur la tech, mais c'est aussi sur les outils qui vont être utilisés, etc. Lui donner un peu tous les moyens de bien prendre en main son job. Et ce qu'on a fait, c'est que pour les profils non tech, on a inclus dedans aussi pas mal de ressources techniques de tout format, donc des cours en ligne, des replays de formation qu'on a pu avoir chez nous, etc. Qui font que c'est un très long qui s'étale sur le temps, donc une intégration de quelqu'un qui nous rejoint sur six mois, par exemple, sur ses six premiers mois. Et l'idée, c'est d'avoir des ressources à lui dispenser un peu tout au long de ses six premiers mois pour qu'elle puisse l'absorber à son rythme.
Et ça, ça fonctionne vraiment bien. Et à ça s'ajoute ce dont Jérémy parlait tout à l'heure, c'est que... En concret, on a aussi étalé des rencontres, 6 à 8 rencontres, avec des profils différents de la boîte, donc des dev.js, des dev. PHP Symfony, des DevOps, des PO, pour mieux comprendre aussi tous ces profils, ce qu'ils font au quotidien et ce qu'il y a derrière. Alexandre, si tu veux justement nous donner un exemple de ce que tu as pu mettre en place et qui a aussi fonctionné. Ce qu'on a pu mettre en place, en fait, on a plein d'initiatives. Vouloir devenir une entreprise qui apprend, pour nous, c'est toute une série d'initiatives. Certaines sont top-down. Et d'autres, c'est plus un terreau qu'on veut essayer de voir partir de manière endémique, donc on met un peu des graines. Dans les initiatives intéressantes qu'on a faites l'année passée, une quarantaine de journées de formation. On est parti avec 12 personnes dans le monde entier avec des problèmes entre l'Asie, les États-Unis, l'Europe.
C'est dur de trouver des créneaux pour être ensemble. On a fait une formation où ça prenait une journée, plus ou moins une journée par semaine pour 12 personnes. Et sinon, on relance avec 20 personnes. Où là, on a des choses techniques de dev, mais on a aussi du product development, on a de la méthode. On a à connaître le système d'information. Une boîte comme l'Occitane, puis après des concepts un peu plus modernes. Et on essaie vraiment d'en donner à tous les groupes, parce qu'on a des gens qui sont déjà des développeurs, et puis des gens qui sont complètement d'ailleurs, mais qu'on va amener sur un clavier, donc il y a le vrai challenge, mais c'est super intéressant à mettre en place. Et c'est un vrai investissement de l'entreprise aussi, pour faire grandir les personnes en interne. Parce que c'est là où il y a des... C'est là où il y a la valeur. Bien sûr, dans les hommes. Et du coup... Femmes et les femmes. Et les femmes, excuse-moi. C'est vrai, il faut que je fasse attention. Et du coup, au niveau des impacts que ça a eu dans votre boîte, à court terme ou justement moyen et long terme, qu'est-ce que vous avez vu changer?
Donnez-nous envie de ressentir un peu quel influx ça a donné un peu dans la... Société. Elise, si je te laisse. En impact, un truc qui est criant, quand on arrive dans cette boîte, je trouve, c'est justement le fait qu'il y ait une vraie synergie collective. Je vais encore remettre l'accent dessus, mais déciloter, c'est le fait qu'on parle un langage commun et du coup, ça fluidifie tout. La communication, mais aussi la collaboration sur différents projets. Et aujourd'hui, par exemple, sur... Où les consultants de la boîte rédigent des articles plus ou moins techniques sur différents sujets. En fait, là, ce projet, c'est typiquement un exemple de la collaboration entre tech et non-tech.
C'est notre responsable com et engagement qui bosse dessus et qui est capable de relire les articles, d'apporter une vraie plus-value aux gens qui écrivent. Et en fait, on a poussé le truc en hébergeant notre blog sur GitHub. Donc, on a formé notre... Notre responsable com à GitHub, ce qui fait qu'aujourd'hui, c'est beaucoup plus facile pour les devs parce que c'est un truc qu'ils utilisent au quotidien. Donc, ils peuvent facilement contribuer sur le blog. Et en même temps, le responsable, responsable com et il n'est pas du tout pénalisé parce qu'il a été formé là-dessus et il peut totalement collaborer avec eux, c'est super fluide. Donc ça c'est vraiment un exemple concret d'une collaboration au quotidien et moi je dirais qu'en ressenti personnel, ça me facilite grandement le quotidien par rapport au... À ce que j'ai expliqué au départ dans mon job, le fait d'accompagner les gens dans la boîte, de les faire évoluer. Ça veut dire avoir beaucoup de suivi au quotidien avec eux pour comprendre un peu leurs problématiques.
Et du coup, c'est être capable de les mettre en relation avec la bonne personne parce que je comprends un peu quelles problématiques ils ont. Je sais qu'un tel a eu la même problématique et du coup, je vais pouvoir faire le lien. Identifier aussi du contenu qui va pouvoir intéresser les gens. Les prochaines formations, ça va être sur quel sujet? Trouver des choses pertinentes qui intéressent les gens, c'est quand même plus sympa. Donc voilà, tous ces impacts-là. Super! Jérémy, en tout quotidien, quel impact concret on va dire dans ta vie de développeur, enfin de lead développeur? C'est un petit peu ce que je disais tout à l'heure. Là où Élise, au niveau RH, a effectivement une vision assez globale, de mon côté, en tant que petit développeur, pour ne pas minimiser les responsabilités qui vont avec, mais en tout cas au niveau de l'interaction, notamment avec l'entreprise au sens large, l'intérêt c'est le fait de...
d'avoir vraiment confiance dans la capacité de la société, la société au sens large, donc tout ce qui est, ça inclut toutes les fonctions support, les objectifs mis en place, etc. Dans le fait de faire confiance dans leur compréhension des enjeux. Je le redis, c'est vrai que nous, le cœur de l'activité de l'entreprise est dans le domaine de la technologie, donc forcément, c'est d'autant plus appréciable de voir qu'il y a cette volonté de comprendre et derrière le fait de comprendre de manière effective quand on discute, quand on expose des problèmes, tout simplement, des obstacles, des choses qui ne vont pas, ce genre de choses. Et surtout, et là je vais paraphraser Elise qui l'a dit, mais moi je suis du côté de celui qui reçoit, le fait de se voir proposer des solutions adaptées, alors que ce soit au niveau RH évidemment, mais que ce soit même au niveau global dans l'entreprise elle-même, le fait d'avoir la possibilité de se voir offrir des solutions qui matchent.
Soit nos... ambitions, soit tout simplement les problèmes qu'on rencontre, etc. De temps en temps, on peut imaginer que même si on n'avait pas toute cette partie formation, discussion technique, etc. En amont, il pourrait y avoir d'autres moyens, mais clairement, on perdrait en efficacité et en confort de communication. Donc voilà, à titre personnel, le plus concret, c'est vraiment le fait de se sentir compris. Et que ce soit au niveau des enjeux globaux comme au niveau des choses beaucoup plus basiques sur des fonctionnements techniques beaucoup plus simples, ce qui nous semble à nous techniciens beaucoup plus facile. Super, nickel. Et toi, Alex, est-ce que tu peux, de la même façon, essayer de nous détailler vraiment ce que tu ressens? Parce qu'il y a vraiment changé, parce que ça a changé dans ta boîte à court ou à moyen terme de faire ces formations pour les non-tech. Je peux essayer de faire court pour moi, en fait, de faire de la décision, de dialoguer ensemble, de comprendre ce que font les autres.
C'est à la limite des peurs. C'est-à-dire que je me retrouve croque-vie-passe, mon petit savoir-faire, en disant que je dois délivrer ça, parce que je vois, en fait, ensemble, En fait, c'est vraiment le gros truc que je vois. C'est qu'il commence à y avoir une notion de... On coopère, on ne collabore pas juste. L'Occitane, c'est une boîte très, très bonne pour collaborer, mais on coopère, on comprend et on fabrique quelque chose qui a une valeur ensemble. Et ça, c'est super satisfaisant, en fait, cette limitation. Réduire mes peurs et fabriquer quelque chose, c'est génial, en fait. Quand ça prend et quand on le voit prendre ici ou là, c'est... C'est pour qu'on se lève le matin. Donc maintenant, tu sais pourquoi tu te levais, mais avant, c'était plus compliqué. Non, ça va, j'essaie quand même de donner un sens à ma vie, sinon je me casse. S'il n'y a pas de sens, je me casse. C'est ça l'histoire. Ok, super. Et justement, pour mesurer, parce qu'on parle d'impact, et c'est quand même la mode dans la startup nation de mesurer ces impacts, est-ce que
vous avez mis en place des KPI, ces fameux KPI, pour justement mesurer concrètement ce que... Qu'est-ce que ça crée dans votre société, Élise? Oui, alors ce n'est pas aussi formalisé que ça, mais c'est vrai qu'on l'observe et on essaie de le mesurer plus avec des résultats observables. Et se dire que quand on a des recruteuses qui ont des candidats en ligne et qui ont l'impression qu'ils parlent à des techs, en fait, et qui se voient poser la question de savoir si c'est des techs, là, on se dit, OK, il y a un truc à... Un truc qui a été fait. Et du coup, c'est vachement... Enfin, c'est ce genre de résultats qui sont très... Qui illustrent, en fait, la formation et l'effet de la formation.
Donc, c'est plutôt là-dessus. Et après, l'idée, c'est aussi de pouvoir un peu visualiser au quotidien. Au fur et à mesure la progression avec plutôt des quiz, ce genre de choses, pour voir un peu qu'est-ce qui a été acquis, qu'est-ce qui manque encore, et pouvoir se rendre compte aussi du fait que quand je suis arrivée après une semaine, j'arrive à répondre à une question sur les 20, et aujourd'hui j'arrive à répondre à tout ou presque, c'est plutôt ce genre de choses. Qui sont des métriques pour nous et qui nous permettent de mesurer tout ça. Ok, super. Et toi, vous suivez ou vous dites déjà rien que l'initiative en elle-même vaut le coup d'être menée? Alors, c'est un petit peu dur de suivre, comme vous avez dit, surtout dans le monde de la tech, où on aime bien dire que 95% des techs pensent qu'ils sont dans le top 5%.
Donc, tout ça est très subjectif. On nous a pas mal demandé des certifications. Est-ce qu'on fait des certifs, etc. D'informations? Personnellement, je n'y crois pas du tout. Je trouve ça même infantilisant. Sauf dans certains domaines, on va dire l'infra-cloud, peut-être InfoSec, il y a des domaines précis. C'est pas quoi. Donc, c'est dur de mettre des KPI. Cependant, il faut quand même que moi, je puisse vendre ça à mon board, de mettre tout cet argent et cette énergie dans ces cours. Donc, au-delà des produits de meilleure valeur, il y a pour moi une KPI qui est assez intéressante, même si on ne la traque pas numériquement. C'est le nombre de fois que les gens demandent de l'aide. Si on veut finalement apprendre, il faut se rendre compte qu'on ne sait pas. Et finalement, apprendre, c'est peut-être juste… Donc, je peux aller demander de l'aide. Et ça, c'est quelque chose qu'on voit de plus en plus. On ne les compte pas. C'est aussi des gens qui ne sont pas du tout techniques. Avant-hier, on avait un BBL, DevSecOps, machin, production Docker, enfin voilà, choses qui sont très classiques, très basiques peut-être pour des devs.
Mais des personnes qui sont en train de se faire un peu de travail, beaucoup pas du tout technique, viennent quand même participer et en plus posent finalement ce que j'ai estimé les meilleures questions de la session. Les questions les plus sharp, les plus précises sont de ces personnes. Et quand je vois ça, je me dis qu'il y a un truc qui se passe. Est-ce qu'il y a un KPI fiable? On ne traque pas le nombre de questions, on peut voir aussi l'activité, on fait pas mal de... démarrer des guildes ou des différents mots, communautés de pratiques. Une des choses, c'est quelle est l'activité sur ces communautés de pratique. Est-ce que ça prend? Il y en a qui prennent, il y en a qui ne prennent pas. Et ça, c'est aussi une mesure. Je viens m'exposer, je viens dire que je ne sais pas, je viens demander de l'aide. Ça, c'est finalement le principal. Ok, très clair. Pour rebondir un peu de tout ça, depuis le début, on est ultra positif. C'est un peu le monde des bisounours.
Tout va bien, tout le monde est content. Jérémy trouve ça super cool. Mais en fait... Vous avez des difficultés, vous avez vu des choses, des expériences qui se sont mal passées. Est-ce que vous pouvez me raconter un peu que le jour où d'autres qui vont éprouver les mêmes difficultés trouvent des solutions? Est-ce que Jérémy, tu as quelques idées en tête? Oui, en tout cas, j'avoue en tant que résident quasi permanent du monde des vis-à-vis, ça me fait un petit peu mal d'en parler, mais oui, effectivement, de temps en temps, tout ne se passe pas parfaitement, et donc on touche quand même quelque chose. Qui concerne des êtres humains directement. Donc, que ce soit du côté du formateur, ce n'est pas toujours évident, par exemple, de se... sentir tout simplement légitime à expliquer des choses très potentiellement génériques.
Je parlais tout à l'heure d'expliquer les tenants et les aboutissants de choses assez précises sur des postes de l'IDEV, etc., sur son contenu, sur qu'est-ce que c'est de... De passer d'une technologie à l'autre, etc. Potentiellement, il y a des moments où on est sans le... Sans se faire un petit peu pousser par ailleurs en disant« si, si, vas-y, tu sauras très bien expliquer». Comme au début, typiquement, je sais que personnellement je suis passé par là, au début, vu que ce n'est pas forcément naturel quand on vient de l'extérieur, Ce n'est pas une évidence de se dire, j'ai tout à fait la légitimité d'expliquer ça. Et surtout, il semblerait que les gens veulent apprendre. Donc, ça, ce n'était pas forcément évident de prime abord. Et il y a un deuxième exemple qui me vient, c'est le fait que, certaines personnes, plutôt du côté de ceux qui viennent poser des questions ou ceux à qui on explique, ce n'est pas toujours facile de dire« je ne sais pas».
Donc, c'est comme Alexandre en parlait à l'instant, le fait de venir poser des questions, etc. Il m'est arrivé de... De trouver assez difficile, juste de trouver, de percuter, qu'en réalité, les personnes en face n'avaient juste pas compris, mais que par politesse ou, je ne sais pas, hocher la tête en disant, oui, oui, tout va bien, j'ai tout compris. Et en réalité, pas du tout ou assez peu. Et voilà, c'est plus sur ce degré-là. Donc là, pour ce genre de choses, il y a évidemment la confiance et dans la communication, déjà soi-même de s'assurer, en posant des questions gentiment, évidemment, il n'y a pas besoin de faire une interro derrière, noté sur 20, mais de poser des questions. Et puis après, c'est dans la relation. La relation avec la personne en face, d'essayer de bien lui faire comprendre que s'il n'a pas compris, on recommence, on l'explique autrement et il n'y a pas de problème. On n'a pas tous par défaut l'esprit formaté bien biologique, ingénierie, machin. Chacun arrive avec son bagage, il faut juste...
Être suffisamment en confiance pour dire j'ai absolument pas compris ce que tu as dit, est-ce que tu peux recommencer? Ok, donc créer aussi ce lien de confiance, de transparence et que l'enjeu c'est d'apprendre et que toi tu n'es pas là pour noter l'autre personne et pour la juger, au contraire tu es là pour l'aider. Et toi Alexandre, de ton côté, est-ce que Gros flop ou alors ça n'a pas fonctionné, c'était compliqué, mal perçu? D'abord, je ne me trompe jamais, donc je ne ferai pas faire le flop. Je voyais bien, je voyais bien. Non, là-dessus, nous, les deux principaux écueils qu'on a, un, c'est... c'est de dégager du temps. Parce que souvent, les gens vont dire, oui, c'est bon, je peux. C'est une demi-journée, une journée. Mais ensuite, on va dire, il y a les projets, les urgences, et la formation n'est pas le truc le plus important, et blablabla. Alors, c'est à la fois l'organisation, top-down, mais c'est aussi les individus, parce qu'on a quand même un gros syndrome du héros, de l'héroïne, à droite, à gauche.
Donc, c'est lutter là-contre, quoi. De dire non, sortons des priorités, parce que c'est ça qui finalement vient le plus, Et l'autre écueil que j'ai observé, c'est les monstres courroies de rappel. C'est-à-dire que… Voilà, on va avoir une autre manière de faire. Tout le monde est d'accord. Ah oui, c'est le standard des marchés. C'est bien, j'ai appris. Cool, je fais des API, je ne sais pas quoi. Moi, cette technologie X ou Y ou technique que je mets en place. Mais ensuite, je repars dans mon groupe, je repars avec mes intégrateurs, mes machins, qui vont, eux, me mettre des grosses piqûres de rappel. Et me retirer en arrière des savoir-faire sur lesquels, OK, finalement, c'est comme ça qu'on faisait avant. Tu as cette idée. Et ces grosses coins de rappel qui sont à la fois dans nos têtes, mais aussi dans l'environnement, des fois, on les sous-estime. Elles sont très violentes. Péter, prendre son temps et y aller calmement. Je me permets de recouper un peu ma caméra parce que j'ai encore des petits soucis.
Du coup, là, il nous reste quelques minutes avant de passer au Q&A. Du coup, le but, ça va être d'être assez concis, on va dire. Comment, en quelques mots, en quelques secondes, vous seriez… capable de donner un conseil et l'envie à tous les gens qui nous écoutent de se lancer dans cette aventure de former les non-tech à la tech, Élise. Du coup, moi, gros conseil, c'est pour sensibiliser, capitaliser sur des profils qui sont convaincus et qui donnent envie, en fait. Nous, on a une recruteuse technique qui s'est tellement intéressée au DevOps et formée dessus qu'aujourd'hui, elle gère et c'est un peu notre point de référence. Et on a tous envie de s'y connaître autant qu'elle. Donc ça, c'est super important. À partir du moment où tu as des gens convaincus, ça ne peut qu'entraîner une dynamique.
Collective positive, d'avoir envie de s'y connaître toujours plus. Et après, je le redis, mais s'adapter aussi au profil et aux envies, puisque tout le monde n'a pas envie de pousser autant sa connaissance. Et donc, c'est bien de laisser chacun s'exprimer sur ce qu'il a envie de faire et pourquoi. Et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus de se lancer, ça ouvre tout simplement à une autre philosophie qui est très liée à la tech. Nous, je sais que ça nous a ouvert à tout ce qui est open source, le fait de pouvoir échanger beaucoup avec des pairs, etc. Et se partager des choses qu'on a déjà mis en place pour voir ce que d'autres feraient et ce que d'autres font sur ces sujets-là. La culture agile, bien sûr, le fait d'être en amélioration continue, le fait d'être en veille aussi sur certains sujets, on se l'est approprié sur nos métiers qui n'étaient pas tech et c'est très enrichissant.
Ok, super. Alexandre, en quelques mots, comment tu me donnes l'envie ? Alors, d'abord, il faut que tu aies l'envie. Ça va être un, la recette pour que ça marche, j'en vois trois. D'abord, il faut que tu aies envie de ça, que ça te prenne, qu'il y ait un peu des... On était porteurs avec Alain Buzacaro, le CTO et moi. Ensuite, il faut avoir un buy-in, on va dire, il y a une ligne qui va te supporter dans ton initiative. C'est comme toutes les transformations, on ne peut pas les faire en basque. Donc, une entreprise, il faut avoir un buy-in qui va te supporter. Et puis ensuite, l'aborder sous le biais d'une expérience, c'est-à-dire commencer à le faire localement, de voir comment ça prend, de voir ce qui marche. Ensuite, essayer de contaminer, de voir si ça contamine le reste d'entre eux. Donc, l'envie, le bail. Sur la ligne, sur une ligne, et ensuite le mode expérimental, c'est aussi moins traumatisant, je vois, moi je découvre les joies de certains règlements
de formation, etc., en France, qui peuvent être des vrais challenges, si on passe ça sur le biais d'une expérience, c'est... Plus facile, on est prêt à se planter, donc c'est une expérience. Une expérience humaine. Et on va laisser le mot de la fin à Jérémy, en 30 secondes, parce que peut-être qu'on s'y... Comment tu peux... donner l'envie d'avoir envie, si je reprends les mots d'Alexandre. C'est effectivement pas facile de passer après. Élisée et Alexandre ont probablement tout dit. Très rapidement, le fait est que c'est, comme l'a dit Alexandre d'ailleurs plus tôt, c'est très gratifiant le fait de voir tout ce terreau qui pousse, qui fait avancer les gens, qui fait avancer les choses dans le bon sens, etc. Et au niveau même de l'entreprise, de l'efficacité, à quel point c'est appréciable dans la communication, la qualité des échanges. Pour se lancer, la seule chose que je peux rajouter typiquement à tout ce qu'a dit Alice, c'est qu'il faut y aller, il faut au moins essayer.
Ça, c'est clair. Ok, super, merci. Merci à tous pour cette partie-là. On va maintenant passer un petit peu au Q&A. Je vois qu'on a quelques questions, n'hésitez pas en parallèle à en rajouter ou même à lever la main si vous adorez vous adresser à un public nombreux. Je vais commencer, parce que je suis contre Ariane, par la deuxième question. Pour rebondir un peu tout à l'heure, Elise, Vous parlez, il me semblait, d'une RH qui devenait une experte en JavaScript. Est-ce que, justement, vous avez eu des profils non-tech qui ont ensuite eu envie de devenir des techs? Vous leur avez tellement donné envie qu'ils se sont dit, en fait, c'est ça ma vie. Oui, alors moi je suis arrivée chez Eleven Labs il y a près de deux ans et demi, donc je n'ai pas tout connu, mais par contre on m'a raconté des choses. Et avant mon arrivée, il y avait une recruteuse tech qui, à force de justement baigner là-dedans et de se former et de mieux comprendre, a petit à petit...
et de souhait de devenir product owner. Donc, on n'est pas sur du tech pur, mais quand même sur un vrai changement de métier et se rapprocher du produit et de ces métiers-là. Et aujourd'hui, effectivement, elle l'est. Et je pense qu'elle n'aurait peut-être jamais eu cette envie ou découvert ce métier, puisque c'est des métiers aussi que... Que tout le monde ne connaît pas, si elle n'avait pas justement eu cette formation tech et été sensibilisée à ces sujets. Donc, c'est un bel exemple de créer des vocations ou des aspirations d'évolution pro. Et chez toi Alexandre, est-ce qu'il y a des exemples de personnes qui sont passées, je ne sais pas, de l'élaboration d'un produit à la tech ou autre? Alors, c'est... C'est compliqué parce que pour moi, c'est un continuum.
Je n'aime pas cette notion de« il y a les techs, il y a les métiers, les je ne sais pas quoi». Pour moi, ce sont des choses vraiment qui sont… Oui, ça ne marche pas. Par contre, des déplacements de curseurs sur cet axe, si on pouvait avoir un axe, on en voit… qui vient vraiment de l'histoire de l'Occitane et du produit. De ça, bon ben voilà quoi, se servir de guide, se rentrer dans des considérations, pas avoir peur de rentrer dans certaines phases de test. On a des dialogues, enfin, donc les curseurs qui bougent, on en voit pas mal. Maintenant, franchement, non, je n'ai vu personne qui remplit des flacons à l'usine et qui d'un coup dit, ah ben oui, je vais devenir codeuse front-end. Non, je n'ai pas ce genre d'exemple. Par contre, des déplacements de curseurs très spectaculaires, on en voit. Et dans les deux sens aussi. Je vois aussi des gens qui sont derrière un clavier et puis finalement qui se rendent compte que c'est pas mal d'aller discuter avec une cliente ou une vendeuse en boutique et de se rapprocher de ça et de comprendre ça.
C'est vraiment dans les deux sens aussi, c'est aussi important dans un sens que dans l'autre. Super. Du coup, on peut essayer de passer à une autre question. La troisième, celle qui est sur la rétention, on va dire, et l'engagement des collaborateurs. Est-ce que, là, on peut parler à toi, Jérémy, en direct. Est-ce que toi, tu as l'impression que ces expériences-là, Tu fais comme si Élise ne t'écoutait pas. Mais est-ce que toi, ça t'a justement engagé chez Eleven Dab? Ou est-ce que ça a eu un impact vraiment positif en me disant, c'est cool en fait, et ça existe dans ma prochaine boîte. Si ça n'existait pas, je n'aurais pas envie d'y aller. C'est clair, tu as même quasiment répondu pour moi. Mais oui, c'est ça. En tout cas, notamment sur la partie engagement, Donc, c'est assez redoutable. Le fait, ça donne vraiment le sentiment.
De faire partie d'un tout. Et pour reprendre ce qu'a beaucoup dit Elise précédemment sur le fait de ne plus avoir, le fait de ne pas avoir de silos en tant que tel métier par métier, grand métier par grand métier, ça donne vraiment le sentiment de faire partie de quelque chose de… plus grande que juste... Mon écran, mon clavier, ma souris et moi, tous les jours, à juste aller d'une réunion à l'autre et faire avancer le truc à ce niveau-là. Ça crée vraiment une dimension à ce niveau-là. Mais l'engagement est probablement... La question est très bien posée. L'engagement, c'est vraiment le bon terme. C'est vraiment le sentiment d'appartenir à l'entreprise, notamment parce qu'au travers de ces formations, ces discussions, on fait avancer le bateau tout entier dans la bonne direction. En tout cas, je fais partie de ceux qui considèrent que c'est la bonne direction. Et toi, de ton côté, Elie, est-ce que le turnover était plus faible?
Est-ce que vous sentez, je ne sais pas si vous faites des enquêtes de satisfaction de vos salariés, est-ce que ça a augmenté les notes? Est-ce que vous avez des... On parlait de KPI, est-ce que ça a changé quelque chose? On est toujours dans cette logique de ne pas formaliser vraiment ces suivis de métriques, d'autant que ça a été inculqué dans la boîte dès le départ, parce que c'était vraiment une nécessité. On voulait être des experts et des spécialistes sur nos domaines, et du coup, on avait nécessité pour recruter de bons profils, pour trouver des bons clients, des bonnes missions. De former les gens à ça. Donc, il n'y a pas... d'effet entre une période et une période après. Mais ce qu'on note, on en avait parlé, c'est qu'effectivement, nous, sur nos fonctions support, on a vraiment très peu de turnover.
La boîte croît tranquillement et du coup, les fonctions support, c'est top. On a de nouveaux rôles, mais on a vraiment très peu de départ sur ces fonctions, à voir si c'est dû à ça ou à autre chose. Mais en tout cas, il n'y a pas d'effet négatif et je pense qu'il y a un vrai effet bénéfique. Ok, super. On va essayer de passer, parce qu'il reste encore deux questions et plus beaucoup de temps. Allez, chez toi, en fait, qui a été à l'initiative de ce projet de formation? Est-ce que ça a été, tout à l'heure, tu parlais de toi et de ton CTO, ou plutôt, justement, les non-tech qui se sont dit, mais en fait, c'est qui ces mecs dans la cave, et ce serait peut-être intéressant de leur parler? C'est Alain, Zékao et moi, peu après que j'arrive, en fait, l'année passée, donc juste après qu'on se mette tous à la maison, on a une discussion.
Qu'est-ce qu'on fait? Tiens, pourquoi pas essayer de lancer une school un peu sur le modèle Octo Technology, qui a des parcours d'intégration qui sont assez ambitieux. On venait de là, donc on s'est dit pourquoi pas lancer. Donc c'est vraiment venu de nous, mais par contre ça a été mis en place en quelques semaines. On a décidé de se lancer, de lancer le recrutement et puis on verra bien down the road. Mais c'est clairement… Et le buy-in, une fois qu'on l'a lancé, le buy-in du board a été instantané. Et l'adhésion, en fait… Pour nous, ça se passe sur candidature. Il n'y a pas de prérequis, aucun prérequis d'ancienneté, de savoir-faire. C'est écrivez-nous une lettre de candidature, c'est parti à fond. Des gens ont fait des vidéos perchées sur leur toit en expliquant que s'ils construisaient leur toit, alors ils pouvaient apprendre la tech en gros. Donc, c'est parti très simplement et très naturellement. Pour cette histoire ambitieuse de formation sur un nom. Ok, ça fait des belles histoires, il faudra que tu partages les vidéos des mecs sur toi. C'était mythique. Et du coup, chez vous, Elie, l'inverse, ou c'était pareil, ça venait de la tech?
Nous, comme je le disais tout à l'heure, c'est venu dès le départ. création de la boîte en fait et par la direction de créer cette culture de que tout le monde partage un même vocabulaire commun pour pour tout simplement développer la boîte et la construire quand elle partait de zéro. Donc oui, c'est vraiment au cœur de la construction de la boîte, je dirais. Ok, super, nickel. Et du coup, on va attaquer la dernière question. Du coup, la question, c'était au-delà de tous les effets positifs que tout le monde soit tech-friendly, qu'on en a quand même beaucoup discuté, est-ce qu'il n'y a pas des effets pervers à ça? Et un des exemples que Pierre donne, c'est trop s'enfermer dans la tech, trop...
Les honnêtes techs, en gros, le côté, OK, maintenant, c'est la tech, on est tous des techs, il faut que tout le monde soit la tech. Le melon, on va dire. Qu'elle sorte et qu'elle impose à tout le monde sa façon de vivre et sa façon de... Jérémy, toi qui prends le melon facilement. Il ne me semblait pas qu'on avait abordé ça. Mais c'est une idée, en tout cas, je prends ça comme un compliment. À titre personnel, en tout cas, tout ce qui est technologie, peu importe à quel point, ça peut nous aider, comme l'a dit Alexandre tout à l'heure, à changer le monde. Pour moi, ça ne restera toujours qu'un outil avec des pilotes derrière. Et c'est juste que c'est tellement présent et c'est tellement utile, pratique et à la force riche. Et Eleven Labs, on en a tellement besoin. Que comme l'a dit Elise, on est obligé de... Il y a eu une obligation de faire un effort au début pour mettre en place quelque chose qui est maintenant périn et efficace.
Maintenant, est-ce qu'il y a un risque de trop s'enfermer? Personnellement, je n'ai pas l'impression. Maintenant, à tout moment, si c'est effectivement potentiellement les mauvaises personnes qui s'en occupent, j'imagine. Enfin voilà, là, avec des scies, on fait beaucoup de choses, mais je n'ai pas l'impression tant que... Même nous, pour qui la tech au sens large est le cœur de métier. de tout ce qu'on fait tous les jours, on n'est pas totalement bloqué dans un état d'esprit où si tout ne passe pas par du code ou si tout ne passe pas par de la tech en pur, ça ne marche pas. Donc, je n'ai pas l'impression que ça soit un grand danger. Ce n'est pas encore une secte à laquelle vous imposez la monovision de pensée. Vous n'êtes pas ouvert. C'est bien. Et toi, Alexandre? C'est l'ouverture des pays. Je pense que c'est une bonne question de Pierre. Pour coup, j'ai été victime, j'ai été coupable de ce genre où j'ai vécu dans des environnements où on poussait trop la tech.
Finalement, on va pousser, choisir des frameworks cools, ça fait plaisir. Tout voir par un prisme un peu idéal parce que les gens sont forts et poussent loin. Si j'ai pu le voir, typiquement dans l'environnement où je suis, on en est tellement loin que ce n'est pas le risque. On n'a pas de tout le building edge, on a beaucoup de rattrapage. Donc, ce n'est pas vraiment le risque. Il peut y avoir un risque dans certains environnements. Ce que je vois au quotidien et dans l'immense majorité des entreprises que je vois autour de moi, le risque est quand même assez lointain. Tu penses que le risque est faible. Et toi, Élise, de ton côté, est-ce que tu penses qu'il y a un risque, justement? Ou au contraire, tu ne vois que des bénéfices? Tout a été dit. Je pense effectivement qu'on est quand même loin que ça... De quelque chose de négatif. Et pour le coup, on prend tout ce qu'il y a à prendre. Après, ce qui est bien, c'est aussi de pouvoir le mixer justement avec...
On l'appellera comme on voudra, mais l'apport non-tech, d'avoir aussi chacun à apprendre les uns des autres, donc de pouvoir un peu nuancer tout ça et le mettre ensemble et faire en sorte que ça fasse un bon mix. Ok, super. Écoutez, merci d'abord à toutes les personnes qui nous ont regardées pour les questions très pertinentes. En tout cas, on espère avoir bien répondu et vous avoir apporté à tous et donné l'envie de vous lancer dans cette formation. Je vais rendre la main à Noémie qui va un peu conclure ce meet-up. Et puis, au plaisir de tous vous revoir, nombreux, lors d'un prochain meet-up.
