Meetup Tech.Rocks

Tech For Good : impliquer ses équipes tech au service de projets à impact social

Meetup Tech.Rocks · 25 mars 2021 · 53 min · en français

Résumé

Replay du meetup Tech.Rocks du 25 mars 2021. Tech leader, vous souhaitez vous engager et investir dans des projets à impact social ? Les intervenantes partagent leurs retours d'expérience et bonnes pratiques : pourquoi la tech doit s'impliquer au cœur des projets à impact sociétal, de quelle manière, et en quoi c'est bénéfique pour les entreprises tech. Les entreprises sociales et les associations ont plus que jamais besoin de la tech pour se développer, et inversement.

Summary

Replay of the Tech.Rocks meetup of 25 March 2021. As a tech leader, do you want to get involved and invest in social impact projects? The speakers share their experience and best practices: why tech needs to be at the heart of social impact projects, how, and how this benefits tech companies. Social enterprises and non-profits need tech more than ever to grow, and vice versa.

Thèmes : Impact & numérique responsable

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Bienvenue à toutes et tous, je suis Guilhem Ménard, cofondateur de Sherit et j'animerai les discussions aujourd'hui. Je suis très heureux d'être présent parmi vous pour parler de la Tech for Good et plus spécifiquement du mécénat de compétences au service de projets à impact. Puisque Tech for Good, c'est un mot valise, tout le monde l'utilise, mais tout le monde a sa propre définition. Donc aujourd'hui, on va faire simple, on va parler de deux choses. Dans un premier temps, on va parler de ce que la tech peut apporter au for good via le mécénat de compétences et en illustrant avec un projet très concret qui est LinkedOut. Une initiative for good au service de l'emploi de personnes qui en sont très éloignées. Et ensuite, dans un second temps, on va parler de l'inverse. On va reprendre le mot« tech for good» et on va le renverser. On va parler de ce que le« for good» peut apporter à la tech. Parce que si on comprend que les associations peuvent être aidées, accompagnées par des entreprises tech et des équipes tech pour développer leurs projets,

Ce qui est peut-être un petit peu moins clair, c'est pourquoi les entreprises tech et les équipes tech s'engagent. Et donc, on va tenter de répondre à cette question. Et pour répondre à toutes ces questions, je vais appeler les invités à me rejoindre sur scène. Angélina. Nalami de la Fondation Accenture, Claire Duizabo du réseau Entourage et Marie Bellocq de Sherit. On va commencer par un petit tour de table. Angélina, est-ce que tu peux te présenter et présenter la Fondation Accenture? Bonjour à toutes et tous. Je suis Angélina Lamy, je suis la responsable de la Fondation Accenture France. Accenture, c'est une boîte de tech internationale et la Fondation Accenture France propose du mécénat de compétences tech, notamment pour des associations. Vous en aurez un exemple aujourd'hui. Je suis ravie d'être là. Merci. Est-ce que Claire, tu peux te présenter aussi rapidement? Bien sûr, avec plaisir. Moi aussi, je suis très contente d'être là. Moi, je suis la directrice communication et la porte-parole du NASO, donc d'une ONG qui s'appelle Entourage.

Je ne sais pas si vous connaissez, n'hésitez pas à dire dans le chat si vous avez déjà entendu par l'État. On est une association qui a été créée il y a cinq ans avec un constat très simple. D'un côté, les personnes sans domicile, les personnes sans abri, les personnes très précaires nous disent qu'en plus des conditions matérielles très compliquées, évidemment, c'est un besoin de lien social qu'elles ont, elles, au quotidien. Et nous, on est là pour donner des outils et mettre dans les mains des citoyens, donc vraiment des particuliers, des solutions pour agir concrètement à son échelle. Vraiment, essayer de faire ces petits colibris de la fraternité. Et voilà, donc après pas mal de temps passé avec des personnes en précarité, notamment parce que dans la gouvernance même de notre association, on a un comité de la rue composé de personnes actuellement ou anciennement SDF et qui nous guident dans toutes nos actions et qui prennent les décisions. Donc voilà, on essaie d'être une association à la fois tech for good, même si on va voir que le mot est un peu galvaudé, mais en tout cas qui met le numérique au service de l'humain, au service de ceux qui en ont le plus besoin. Et on développe des programmes, donc une application mobile d'entraide qui s'appelle Entourage, qui permet à chacun de proposer son aide et donc qui coordonne la solidarité à l'échelle vraiment très locale.

Et puis un nouveau projet, entre guillemets, puisqu'il y a quand même deux ans d'existence, qui est ce projet LinkedOut, qui va être un peu le cas d'usage du jour, qui est un réseau pour permettre aux personnes en grande précarité aussi de retrouver un job, même si elles n'ont pas de réseau. Et donc, on mobilise les citoyens pour donner un gros coup de projecteur sur leur CV et favoriser le bouche-à-oreille autour de ça. On y reviendra un peu plus longuement tout à l'heure. Et je voulais aussi remercier Tech.Rocks, puisque Entourage, notre association, on a été partenaire solidaire du Tech.Rocks Summit de décembre. Et donc, voilà, merci à l'organisation et merci aux participants, parce que vous nous avez permis de lever des fonds il y a quelques mois, et ça a été très précieux. Donc, voilà, merci beaucoup. Je passe la parole à Marie. Oui. Super, merci. Bonjour à tous et à toutes. Je suis aussi ravie d'être là et merci beaucoup à Tech.Rocks pour l'invitation. Je suis Marie Bellocq, je suis une des cofondatrices de Charite. Et peut-être qu'avant de vous expliquer ce qu'on fait, Je voudrais vous expliquer pourquoi est-ce que Charité existe. On observe aujourd'hui qu'il y a deux grandes révolutions qui grandissent en parallèle.

D'un côté, la révolution tech, et là, je ne vais pas vous apprendre grand-chose. Et d'un autre côté, la révolution de l'impact, dont on entend de plus en plus parler. Et on voit de plus en plus d'entrepreneurs, qu'on appelle des entrepreneurs sociaux, qui veulent adresser des grands défis environnementaux et sociaux, la lutte contre le réchauffement climatique, contre le chômage, contre les exclusions et plein d'autres problématiques. Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui, les bienfaits de numérique ne vont pas assez vite pour le monde de l'impact, alors que ces personnes-là pourraient vraiment aller beaucoup plus vite si elles maîtrisaient les codes et les outils du digital. Le problème, c'est un problème d'accès aux ressources. Vous le voyez, je pense que recruter des bonnes compétences tech, c'est très difficile. Et lorsqu'on est une association, recruter un développeur, recruter des chefs de projet, c'est quasiment impossible d'accès parce que ce sont des ressources rares, mais aussi des ressources chères. Et donc, nous, ce qu'on veut faire vivre aux associations, c'est assez simple, c'est ce que vivent les vraies boîtes tech, c'est-à-dire avoir des ressources de qualité, à temps plein et sur du long cours pour leur permettre vraiment de développer ces solutions.

On pourra justement y revenir et j'ai hâte que Claire, tu puisses présenter ce qu'on a fait concrètement avec LinkedOut pour l'illustrer. Et la deuxième chose, c'est que la manière dont on fait, elle est un petit peu atypique, puisqu'on fonctionne principalement avec du mécénat de compétences. Et donc, Angélina, tu pourras aussi revenir dessus. Mais ce qu'on fait, c'est que c'est grâce à des entreprises comme Accenture, mais aussi comme d'autres de nos partenaires comme Waystone ou comme Omnilog, qui vont dédier des chefs de projet, des développeurs à temps plein sur New Project. Et donc, jusqu'à présent, l'année dernière, c'était par exemple 3000 jours hommes qui ont été dédiés sur des projets à impact. Share existe depuis trois ans. On a rencontré plus de 200 entrepreneurs sociaux. C'est plus de 30 solutions digitales qui ont pu être développées. Et on adresse tous les enjeux, que ce soit l'environnement, la justice. La santé, le handicap, on essaie vraiment d'être agnostique et d'aller vraiment chercher les entrepreneurs qui ont besoin de la tech comme levier d'impact. Merci beaucoup pour ces présentations.

On va commencer avec le cas d'étude du jour, qui est LinkedOut. Claire, est-ce que tu peux nous présenter la genèse du projet? Et ensuite, on parlera de comment Share et Accenture l'ont accompagné sur le volet digital. Oui, bien sûr. Alors, nous, tout part quand même de la création d'entourage, de la création de notre association en 2015, puisque nous, on a été fondé par un homme qui s'appelle Jean-Marc Potvin, qui lui avait fait sa carrière dans les startups et dans l'innovation. Donc, moi, ce n'est pas trop ma génération, mais il a été cofondateur de Quelco, qui apparemment était le grand succès de l'Internet européen, racheté ensuite par Yahoo. Il a bossé chez Criteo, chez Viadeo. Et lui, alors que c'était... Un homme d'affaires accompli, on va dire, et qui croisait des personnes SDF sur son chemin, comme nous tous, tous les jours en allant au boulot, a pris un jour le temps de s'arrêter et de discuter avec ces personnes. Il s'est rendu compte que les quelques minutes, les quelques échanges qu'il a eus étaient infiniment plus précieux qu'une pièce de 2 euros ou un sandwich balancé de temps en temps. Donc là, il y a un vrai déclic qui se fait chez lui.

Il réalise aussi qu'être en lien avec des gens, c'est aussi être embarqué dans leur galère. Et plusieurs fois, il se retrouve confronté à des cas très concrets. Un de ses potes de la rue qui s'était fait tabasser, qui n'avait plus de dents, il avait la bouche en sang et qui avait absolument besoin d'aller voir un dentiste. Une femme battue qui avait fui les coups de son mari, qui se retrouvait dans la rue avec plein d'affaires. Et à chaque fois qu'il se retrouvait confronté à une situation, Jean-Marc se disait, moi je suis un simple citoyen, je ne suis pas lavé-pierre, qu'est-ce que je peux faire quand je me retrouve avec ces galères ? Je ne connais rien, je ne connais pas les bagageries dans Paris, je ne sais pas s'il y a des médecins adaptés au SDF. Et donc à chaque fois, son réflexe a été de demander à ses réseaux, Twitter, Facebook, qui connaît un dentiste? Qui connaît où mon ami peut laisser ses affaires en sécurité? Et c'est quand même, du coup, on s'est dit, la tech, On passe des heures dessus, on a tous le smartphone dans notre poche en permanence et on n'a pas encore créé de réseau au service de ceux qui en ont vraiment le plus besoin, les plus démunis. Donc, c'est comme ça qu'est née l'histoire d'Entourage. Et avec ce double ADN très fort, l'idée de se dire, on va mettre la technologie au service de l'humain. Donc, nous, c'est pour ça qu'on croit dans cette tête positive. Qui est une tech qui est essentielle pour rassembler, pour faire passer de l'information, pour passer à l'échelle.

Mais qui s'efface au moment de la vraie relation humaine. C'est ça la définition qu'on a, nous, de la tech positive. Donc, on a un pilier de notre ADN qui est ça, et de l'autre côté, c'est la mobilisation citoyenne, comme je disais un peu en intro, comment chacun peut prendre sa part face à ce gros enjeu. Et nous, on n'est pas du tout dans la culpabilisation. Au contraire, c'est assez déprimant d'avoir une communication anxiogène et culpabilisatrice. Évidemment, il y a un sujet. Il y a encore des gens qui sont en précarité en 2021 et la crise sanitaire va se transformer en une crise sociale. On attend à ce qu'il y ait de plus en plus de personnes en précarité dans nos rues. Mais voilà, ce n'est pas une fatalité et on peut chacun commencer à être une partie de la solution. Donc ça, c'est un peu la vision d'entourage. Naturellement, du coup, il y a l'application Entourage qui naît. Aujourd'hui, notre app, elle a 130 000 personnes, 130 000 comptes créés avec un numéro de téléphone dessus. Et elle est active particulièrement dans cinq zones. Donc, c'est une application dans laquelle… les personnes comme vous et moi, les citoyens, peuvent proposer leur aide. Je suis disponible pour refaire un CV, je peux vous offrir un café, j'ai des vêtements chauds à vous donner, je suis dispo pour parler. Et aussi, assez intéressant, on s'est rendu compte qu'il y avait de plus en plus de personnes en précarité qui possédaient des smartphones, beaucoup plus que ce qu'on avait anticipé.

Il y a même une étude qui montre que 71% des personnes SDF ont aujourd'hui un smartphone. Donc ça, c'était un peu la révélation pour nous. On ne l'avait pas anticipé. Et il y a eu un formidable bouche à oreille parmi la communauté des personnes SDF qui se sont un peu refilées. Il est le bon plan en disant, tu ne sais pas quoi, il y a une appli, tu peux jeter des bouteilles à la mer. Et parfois, il y a des gens qui répondent et les citoyens, en fait, il y en a certains qui veulent bien nous aider, ils ne sont pas que là pour nous ignorer. Donc voilà, ça c'est un peu l'application Entourage qui est notre premier grand projet de l'association qui a été lancée en 2016 du coup, depuis 5 ans. Et aujourd'hui, en passant beaucoup de temps avec les personnes en précarité, on s'est rendu compte qu'on ne naît pas dans la rue, on ne naît pas en précarité, on n'est pas dans la galère. Donc, il y avait des gens qui étaient maçons avant, qui avaient été informaticiens, qui avaient été plombiers. Tous ces gens-là, ils avaient eu une vie avant, des femmes, des enfants. Et voilà, c'est juste qu'aujourd'hui, les accidents de la vie, les parcours accidentés font que c'est quasiment mission impossible pour eux de retrouver un job, c'est-à-dire une stabilité financière, mais aussi une stabilité morale, et le fait de retrouver une dignité et une utilité dans la société.

Et voilà, et nous, on s'est dit, c'est quand même une grande injustice. Il y a des gens qui sont en précarité, mais ça n'empêche pas les compétences. Vraiment, la précarité n'empêche pas le talent. C'est juste qu'aujourd'hui, ils n'ont pas de moyens d'accès au marché de l'emploi et au fait de valoriser la candidature. Et tout simplement parce qu'ils sont invisibles, ils sont un peu hors des radars. Donc, on s'est dit, bon, déjà, on a trouvé un nom sympa, LinkedOut, un petit clin d'œil au réseau professionnel bien connu. On a un peu fait ça en pirate. On a évité le procès. Et maintenant, c'est nos partenaires. Donc, on est assez contents de ça. Et donc, on s'est dit, on va faire un réseau professionnel pour les exclus. Un réseau, c'est une plateforme, linkedout.fr, sur laquelle on va mettre en ligne des CV. Yeah. Donc, dans ces profils, on assume complètement les parcours de vie un peu cabotés. L'idée, ce n'est pas du tout de mentir. On fait vraiment appel à la fibre solidaire des recruteurs. On montre aussi les qualités humaines. On met une recommandation. Et après, l'idée, c'est de dire au grand public, allez sur linkedout.fr et partagez les CV.

Et donc, je pense que le plus simple, c'est que je vous montre à quoi ressemble le site aujourd'hui. Donc, je vais partager mon écran. Voilà. Hop. Donc, j'espère que vous voyez bien. Donc là, voilà, vous êtes en venu sur linkedout.fr, qui est cette plateforme qu'on a développée grâce à Sherit et à Accenture. On vous racontera ça tout à l'heure. Voilà, le call to action est très simple. Comment on fait pour partager son réseau professionnel avec ceux qui n'en ont pas? Donc voilà, nous ensuite, on fait un travail de sourcing de tous les candidats qui sont aptes et motivés à travailler. Vous voyez, pour certains, ils ont déjà le petit bandeau à retrouver un emploi. Ça, c'est quand ils sont remis en emploi. On est très fiers aujourd'hui d'avoir remis 50 personnes à l'emploi depuis le lancement de LinkedOut. Voilà, ça, c'est le site Internet. Donc typiquement, si je clique sur le profil d'une personne, là, j'arrive par exemple sur le profil de Ange. Alors, je n'ai pas pris ce profil au hasard. Ange. Il est passionné par le numérique et il a envie de travailler dans l'informatique comme testeur. Je ne sais pas si parmi vous, il y a des CTO qui recherchent en ce moment. Il raconte un peu ses compétences. Il raconte son histoire. J'ai grandi en République démocratique du Congo. Lui, il est arrivé en France en 2015.

Chaque candidat est parrainé et binommé avec ce qu'on appelle un coach linked out. C'est un particulier qui l'accompagne à toutes les étapes. de sa recherche d'emploi, qui l'aide à faire le CV, à identifier les compétences, à recevoir les offres, à passer les entretiens. Et donc, en un clic, le call to action, il est simple, c'est de partager ce CV sur ce propre réseau. Vous voyez, là, si je clique sur LinkedIn, j'arrive sur mon LinkedIn et moi, je peux dire, cher réseau, aidant, j'ai retrouvé un job, il recherche dans l'informatique, sans doute, connaissez-vous des gens? Voilà, c'est ça le principe. De LinkedOut, c'est comment la mobilisation citoyenne peut donner un gros coup de projecteur à ces profils. à ces profils-là qui, normalement, sont un peu invisibles. Donc, depuis le début, on a lancé, on a refait le site avec Sherit et on l'a lancé en octobre pour vous donner un peu un indicateur. On a eu 260 000 visites sur le site, donc on est quand même assez content, 317 000 sessions. Il y a eu 4 000 partages de CV et on avait une promo de 80 candidats. Alors, évidemment, le Covid est passé par là, on aurait adoré mettre 100% des gens à l'emploi, mais on a déjà eu 42 embauches en 6 mois, donc on est quand même hyper content dans un contexte assez compliqué.

Donc voilà, 42 personnes remises à l'emploi avec le soutien des bénévoles coachs. Et donc, voilà, c'est assez exceptionnel parce que c'est vraiment, pour moi, un super exemple de comment la tech a vraiment permis cette viralisation des CV, ce côté coup de projecteur, comment elle a changé, en fait, la destinée de certaines personnes qui avaient des parcours jusque-là, avec une issue complètement bouchée. Et voilà. Et donc, je trouve que LinkedOut, ça donne beaucoup d'espoir. Et si vous avez des questions, n'hésitez pas dans le chat à y répondre. Oui, on peut parler maintenant peut-être des coulisses du projet, comment il a été construit. Est-ce que Marie, tu peux raconter comment tu as été en lien avec le projet LinkedOut et comment il a été ensuite construit avec Sherit et Angélina aussi, quelle a été l'implication des équipes Accenture sur le sujet? Oui, bien sûr. Je pense que Claire, tu as pitché merveilleusement bien le projet. Donc, typiquement, l'équipe Entourage est venue exactement avec ce discours-là. Et nous, en face, on s'est dit, OK, il faut absolument voir comment est-ce qu'on peut développer cette vidéo de la plateforme. parce qu'il y a déjà un POC qui a été mené, qui a fait ses preuves, qui est très prometteur.

Et du coup, comment est-ce que la tech peut être un soutien pour vraiment permettre à cette initiative de devenir une initiative majeure? Et là, c'est déjà 42% qui ont retrouvé un job. Nous, c'est vraiment ça, en fait, notre moteur chez Charite. Et bien sûr, c'est aussi la confiance qu'aujourd'hui, il y en a 42 et que ce chiffre-là, on ne fera que croître. Donc, nous, chez Charite, là, je pense que vous êtes principalement un public de CTO, peut-être une ESM. On a chez Charite le même métier et le même fonctionnement que vous. Chez Charite, on vient tous de la tech. Moi, j'étais côté IT chez Sarenza. On a plusieurs entrepreneurs du web, plusieurs anciens consultants. C'est vraiment très varié. Ce qu'il faut comprendre, c'est que nous, chez Charite, on a compris qu'il manquait un connecteur entre le monde de l'impact et le monde de la tech. C'est-à-dire que ce n'est pas suffisant quand on met juste un entrepreneur social et on fasse un développeur, par exemple. Ça donne parfois de très belles initiatives. Mais c'est vrai que très souvent, il faut comprendre les codes des uns et des autres. Et donc, nous, on se positionne vraiment comme un chef d'orchestre en pilotage, comme un PMO.

Pour coordonner toutes les expertises qui vont être mises à disposition. La particularité, c'est que notre objectif, c'est de développer des solutions tech, des applications mobiles, des sites internet, pour les associations, mais surtout avec Alain, puisque nous, notre objectif, c'est qu'à la fin de Charite, on a un programme d'accélération temporaire, les associations puissent devenir autonomes pour maintenir et faire évoluer leurs solutions. Donc, nous, la pleine implication des équipes du projet de l'association, elle est vraiment clé pour réussir le projet, mais aussi pour que le projet soit pérenne. Donc, la première étape qu'on a faite, c'était vraiment de constituer la bonne équipe tech. Et donc, grâce à nos partenaires, notamment comme Accenture, on a identifié quels pouvaient être le bon chef de projet tech, les bons tech leads, les bons développeurs. Et côté LinkedOut, il y a Flore qui a travaillé sur le projet, qui était la product owner. Et on a eu de la chance sur ce projet puisqu'on a eu un super partenaire, CDWA aussi, qui était le partenaire de LinkedOut et qui a aidé et qui a fait une UXU incroyable. Donc d'abord, on a réuni les bonnes compétences.

Parmi toutes les équipes, on a constitué une équipe projet et ensuite on réalise trois choses différentes. Comme vous, la première c'est de cadrer, de s'assurer qu'on va faire les bons choix fonctionnels et les bons choix techniques. C'est exactement ce que partageait Claire, voilà les ambitions, voilà ce qu'ils veulent faire et du coup, comment la tech peut servir ces enjeux-là, comment la tech peut être fluide, pertinente pour que ça serve ces enjeux-là. En deux, on va bien sûr développer. Et donc là, c'est vraiment des équipes d'accenture qui ont développé. Il y a eu deux développeurs au total, un chef de projet tech, qui ont travaillé à temps plein pendant un an pour développer concrètement la solution. Et là, on travaille avec tout ce que vous connaissez en méthode agile et notamment en méthodologie Scrum. Je sais que très souvent, ce type de méthode, de processus sont particulièrement appréciés. aussi particulièrement discuté, en tout cas, c'est la manière dont on travaille. Et la troisième chose, c'est s'occuper du déploiement, puisque nous, ce qu'on veut, c'est développer des solutions qui vont avoir de l'impact. Donc, accompagner l'association à déployer sa solution et surtout la rendre autonome, lui donner les clés pour savoir après qui est le développeur qui va continuer à maintenir et faire évoluer l'application, quels sont les leviers d'un point de vue communication.

Et là, peut-être que Claire, tu reviendras dessus, mais c'est un projet qui a eu un très beau coup de projecteur puisqu'il y avait un bateau à votre nom au Vendée Globe. Donc, c'était aussi hyper chouette de pouvoir compter là-dessus. Et donc, la chance qu'on a eue, c'est qu'on a eu d'un côté un super projet entourage où la tech était vraiment au cœur du modèle et d'un autre côté, Accenture qui va vraiment mobiliser des super expertises pour que ça marche. Et donc, comme dans un projet tech classique, on a fait face à des défis fonctionnels, à des défis tech, on s'est cassé la tête pour trouver la bonne fonctionnalité, la bonne manière et donc on a fait des tests des avant-arrière. Mais on se rend compte que quand on a les bonnes expertises métiers et qu'on a les bonnes expertises tech, ça donne un super beau projet comme celui-là. Et peut-être quelques chiffres clés, tu en as cité quelques-uns, Claire. Mais du coup, nous, c'est un projet qui a duré plus d'un an, sur lequel il y a eu 400 jours hommes au total, une grosse partie, plus de 80% mis par Accenture sur la partie vraiment cadrage et développement. Mais on a eu aussi une dizaine de personnes qui se sont impliquées un petit peu plus ponctuellement sur du design thinking, sur de l'UX UI, sur du cadrage, etc.

Et peut-être que je peux te laisser la main, Angélina, si tu veux détailler côté accenture. Oui, merci. Merci Marie. Moi, j'adore écouter à chaque fois l'histoire d'Entourage et de Jormark et de LinkedOut, non pas pour la... Le projet est absolument superbe et 42 personnes ou 50 personnes, c'est déjà un impact incroyable. Alors, je ne suis pas là pour faire de la pub pour Accenture du tout. Je suis là pour peut-être témoigner de comment une boîte de la tech peut aider des associations comme LinkedOut via des intermédiaires comme Sherit. Alors là, c'est moi qui témoigne, mais en fait, je vois que... Olivier est connecté notamment à Tech.Rocks aujourd'hui. Olivier, c'est justement le chef de projet dont parlait Marie, qui a travaillé avec Flore et avec les équipes de Claire pour construire LinkedOut. Alors, mécénat de compétences, c'est un grand mot, mais concrètement... Donc Accenture, une boîte de la tech qui fait, je suis quand même obligée de le dire, depuis 10 ans, beaucoup de mécénat de compétences pour aider les associations à grandir sur ces questions-là.

Les associations deviennent de plus en plus tech natives ou complètement équipées en CTO, en CDO parfois, selon la taille de l'asso. Donc, on fait face de plus en plus à des associations qui sont équipées pour aborder cette question de la tech. Mais pour autant, ce n'est pas encore la majorité. Et bien souvent la tech est cruciale pour le développement des assos parce qu'il n'y a pas de mystère, une asso pour grandir soit elle embauche plus de gens pour aider plus de bénéficiaires soit la tech, c'est l'intérêt de la tech permet de réunir, de toucher tout de suite beaucoup de bénévoles, beaucoup de bénéficiaires et si on l'utilise bien et Entourage en est un des meilleurs exemples elle permet à l'asso de grandir sans forcément avoir trop de levées de fonds à mener donc la tech est vraiment cruciale pour l'impact pour une asso et quand on parle de tech je trouve pour une asso Alors, il y a de la tech très sexy dont on peut parler parfois, de technologie artificielle, de blockchain, de computer vision, peu importe les mots. Mais la tech, ça dépend vraiment du niveau de maturité et du besoin de l'assaut. Parfois, c'est juste des macro Excel, qu'on soit très clair. Et parfois, mettre un de vos collaborateurs à disposition pendant une demi-journée, une journée, deux jours.

Déjà, pour décrypter les très jolis sigles de Scrum, CPO, CDO, tous les sigles que nous, acteurs de la tech, on a l'habitude d'utiliser pour un peu désacraliser ce que c'est que la tech. Déjà, ça, c'est énorme pour les associations. Parfois, leur développer des macro-excel parce qu'elles croulent sous les 25 000 lignes de bénéficiaires ou de bénévoles et qu'elles sont à deux doigts de passer vers une solution CRM, mais elles ne le savent pas, mais il faut déjà les aider à survivre. Après, on va dire que 6 besoins sur 10 des assos, c'est ce qu'on constate nous. Après, il n'y a pas de révélation, mais c'est beaucoup autour justement de cette notion de base de données, de CRM, pour gérer ce flux justement de bénéficiaires, de bénévoles à gérer. Et ça, clairement, c'est un des enjeux clés dans l'émergence et dans la croissance des associations. Donc, je sais que nous, c'est pratiquement une mission sur deux qu'on réalise en messinage de compétences. Et après, pour les assos les plus matures, on va dire, ou les plus tech-natives et entourage, on est un très bel exemple, il y en a d'autres, mais là, on développe des apps, on innove aussi beaucoup sur l'UX, parce que là, vous voyez bien que les utilisateurs...

Peuvent être un peu des utilisateurs qui sont moins habituels que ceux des clients classiques, on va dire. Donc, ça nécessite de vraiment se remettre en question, travailler beaucoup sur l'UX. Et pour les plus matures des assos qui ont envie d'explorer des champs plus prospectifs, là, oui, on peut imaginer de la computer vision. Je sais qu'on en a fait pour Open Food Fact, par exemple. On peut imaginer des solutions d'intelligence artificielle, et ça, On l'a fait notamment avec Microsoft pour un autre projet qui est Biodiversity. Mais ce n'est pas forcément la majorité. Donc, le message que j'aimerais porter, c'est la texte est très vaste, vous le savez aussi bien que moi, et des collaborateurs de nos entreprises peuvent tout à fait aider, que ce soit une demi-journée, une journée, parfois c'est du plein temps pendant un an, quand vos entreprises vous permettent de le faire, mais en tout cas, je trouve un réel impact pour les assos, mais ça, je vais peut-être surtout laisser Claire témoigner. Voilà. On va peut-être prendre deux ou trois questions qui sont apparues pendant que vous parliez.

Il y a deux questions pour toi, Claire, sur les financements pour LinkedOut, pour le projet. Et puis, une question sur le partenariat que vous avez avec LinkedIn. Comment il s'est réalisé? Oui. Je vais déjà y répondre très brièvement. Oui, bien sûr. Donc, nous, LinkedOut, on a un tout jeune projet, mais on a la chance d'avoir eu assez rapidement dans la maturité du projet un soutien assez énorme du ministère du Travail. Donc, voilà, un financement public qui s'appelle le plan d'investissement dans les compétences, le PIC, pour lequel on a un gros financement sur trois ans. Et ça nous engage à remettre à l'emploi 500 candidats d'ici 2022. Voilà, il y a du boulot. Et justement, il y a le gros sujet de passage à l'échelle. Et la tech, elle en dispense ça parce qu'elle est au cœur de notre modèle pour penser à ça. Donc, pas mal de financements. On a fait aussi des appels aux dons auprès du grand public, auprès de notre communauté. Et puis, pas mal aussi de mécénats d'entreprises, soit dans les budgets RSE, soit dans les budgets Fondation. Voilà pour les financements. Et puis, LinkedIn. Donc, oui, LinkedIn, on est vraiment très contents d'avoir aujourd'hui un bon échange avec eux. Et donc, ils sont partenaires du projet. Donc, la marque aujourd'hui appartient à LinkedIn.

Ils nous la prêtent, entre guillemets. Mais voilà, on bosse avec eux. Et là, notamment, eux aussi, ils sont en train de beaucoup s'investir sur ces sujets d'exclusion. Et voilà, si je vois le verre à moitié plein, d'inclusion professionnelle plutôt. Donc, voilà, on est en train de réfléchir avec eux. Comment ils peuvent suivre, par exemple, des petites formations avec des coachs LinkedIn pour se présenter, Faire des répétitions d'entretien, des choses comme ça. Donc, on est super content de voir que c'est très prometteur. Ça commence, mais on va faire plein de choses à l'avenir avec LinkedIn. Et ensuite, il y a toute une série de questions sur plutôt le fonctionnement du mécénat de compétences chez Sherry, via Accenture. Et donc, c'est parfait parce que ça nous permet de faire la transition vers la deuxième partie. Et qui concerne plutôt ce que le For Good, les projets à impact apportent à la tech. Pourquoi est-ce que les entreprises comme Accenture s'engagent au service de projets à impact et qu'est-ce que ça apporte aux équipes? Et donc, on peut commencer avec toi, Angélina, si tu peux nous témoigner de ce que ça apporte aux équipes d'Accenture de s'impliquer sur le mécénat de compétences. Et puis, vous, vous avez une vraie expérience du mécénat de compétences à travers différents programmes.

Et du coup, quelle est la particularité d'un programme comme celui que vous avez développé avec Linkedot avec du mécénat de compétences à temps plein? Pour s'impliquer auprès des projets à impact. Alors, le mécénat de compétences, déjà, en premier lieu, il faut qu'il soit réciproque, en fait, parce que des entreprises telles comme Accenture qui mettent à disposition des personnes comme Olivier, je le cite Olivier parce que je le vois connecté, comme Olivier, comme Johan, comme Richie, qui travaillent à temps plein pour les assos ou pas, d'ailleurs, ce n'est pas forcément à temps plein, mais... En fait, ça requiert aussi un gros investissement de la part de l'assaut. Il ne faut pas du tout le sous-estimer. Le rôle de... Le product owner dont parlait Marie avec Flore côté LinkedOut, c'était un vrai investissement en temps. de LinkedOut. Donc le mécénat de compétences est vraiment un investissement mutuel et c'est un apprentissage aussi mutuel. Donc forcément, nous, dans l'histoire avec LinkedOut, avec le mécénat de compétences, on met à disposition les compétences des collaborateurs qui se portent volontaires. Très bien, on met à disposition aussi beaucoup de temps aux associations, parce que typiquement, LinkedOut ou Entourage, ils ont la maturité tech et ils auraient pu le développer eux-mêmes, mais faute de moyens de temps

et aussi ils avaient envie de le construire en commun, c'est l'intérêt du mécénat de compétences et de collaborer avec des acteurs comme Charite, c'est l'intérêt de cet écosystème. Donc voilà, cette notion de réciprocité, de mutualité est très très importante. L'intérêt pour une entreprise de faire du mécénat de compétences, de façon un peu évidente, au-delà des convictions bien sûr de l'entreprise d'avoir un impact social en externe, c'est aussi de répondre à l'engagement très fort, de la demande d'engagement très fort en tout cas des collaborateurs. Chez Accenture, il est très très fort, il y a 30% des collaborateurs qui font des actions engagées avec la Fondation. Donc en fait, le rôle de ces entreprises, et qui plus est de la tech, c'est de permettre aux collaborateurs idéalement sur leur temps de travail, de pouvoir trouver cette, j'aime pas dire ce sens, ça voudrait dire que la tech n'a pas de sens, mais cet autre sens qui peut leur permettre de découvrir aussi d'autres écosystèmes, d'autres réseaux, d'autres cultures, comme tu le disais Guilhem, parce que les cultures sont aussi différentes. Là, face à des assos, on est face à des assos qui adressent une culture de l'urgence.

Donc, parfois, il y a des collaborateurs qui me remontent. Non, mais là, ça fait trois semaines que je n'arrive pas à monter une réunion avec l'association. Pourtant, j'ai besoin de leur cahier des charges. Oui, mais ils ont une urgence humaine en face. Donc, il faut aussi que nous, on soit beaucoup plus souple que dans un contexte de mission classique. Donc, en fait, ça apporte aussi beaucoup en compétences au-delà de cette réponse à ce besoin d'engagement. Ça apporte aussi des compétences autres aux collaborateurs, d'adaptabilité, de flexibilité, de réactivité aussi. Parfois, ce n'est pas le même timing, parce qu'autant pendant trois semaines, peut-être que la situation n'est pas dispo, et après, du jour au lendemain, il faut qu'en deux jours, le proto soit sorti, puisqu'il y a une levée de fonds à faire dans deux jours pour que le proto sorte. Donc, c'est vraiment une autre culture et un échange mutuel, je pense, de compétences très intéressantes. Et encore une fois, il ne faut pas sous-estimer l'engagement que ça requiert pour l'association. Et c'est pour ça que c'est important, quand on est une entreprise, et nous, on est une entreprise de la tech, ce qu'on sait faire, c'est de la tech.

Avec la Fondation, on connaît un peu la culture des associations, donc on joue le rôle de tampon ou d'accultérateur, on va dire. Sinon, il y a des acteurs surtout comme Sherit et il y en a d'autres qui vous permettent de trouver les bonnes assos, de faire ce pont culturel, de faire tout ce cadrage technologique que nous, côté entreprise, on n'a pas forcément le temps de faire ou en tout cas, on estime que ce n'est pas forcément là qu'on a le plus de valeur ajoutée. Et c'est tout l'intérêt d'y aller de façon collective comme ça. avec ce type d'acteurs. Merci Angélina. Sur justement cette mobilisation des collaborateurs, d'équipes en mécénat de compétences, Marie, est-ce que tu peux témoigner de l'engagement des différents partenaires, que les différents partenaires ont au sein de Chérit? Puisqu'il y a des questions aussi sur ce sujet, notamment Jérémy qui demande, est-ce que l'on fait une sorte de crowdsourcing auprès de sociétés qui nous donnent des jours hommes? Et si oui, comment ça fonctionne? Je pense que c'est des questions sur le mécénat de compétences. compétences, comment ça fonctionne au sein de Sherit.

Et puis, il y a d'autres exemples, évidemment. Oui, ça marche. Merci, Guilhem. Alors, je pense qu'effectivement, là, on vous a un peu présenté la Rolls-Royce de projet Tech for Good avec d'un côté LinkedOut, qui était déjà acculturé à la tech et qui avait un super projet qui était quand même assez dense, avec Accenture qui fait du mécénat depuis plusieurs années. Mais c'est vrai qu'on a plusieurs partenaires qui s'engagent de manière différente et surtout, on voit de plus en plus émerger des besoins qui peuvent être comblés en 15, 30, 50 ou 100 jours. En tout cas, en général, je pense que ça, tu l'as vachement bien détaillé. Il y a effectivement des projets très game-changing qui nécessitent le développement d'une plateforme, mais parfois, il y a des projets, juste mettre en place un bon Excel, un bon Airtable, les bons outils internes qui vont aider à améliorer la productivité, c'est autant de leviers qui vont être très importants. Et donc, on a en fait des accords avec différents partenaires.

Ce qui est très important pour nous et les assos, c'est d'être clair sur la promesse et sur l'engagement. C'est-à-dire que nous, on est très contents de voir des acteurs, des ESN qui s'engagent pour avoir de l'impact, mais tous n'ont pas la capacité de dédier des ressources en permanence à temps plein. Et c'est super de voir que chacun peut mettre, je ne sais pas, peut-être un collaborateur pendant six mois, deux jours par semaine ou un petit peu moins. Et en tout cas, les conditions de réussite d'un projet, c'est... Il est même qu'un projet classique. C'est d'avoir des équipes qui peuvent suivre le projet vraiment de bout en bout. Parce que nous, notre promesse, c'est vraiment de réussir à délivrer. Et donc, il y a toutes les contraintes que t'expliquait Angélina côté association, mais nous, on ne peut pas démarrer un projet et en cours de route dire finalement le projet, on ne peut pas continuer. On va s'arrêter là parce que c'est justement ce que vivent les associations au quotidien. Très souvent, c'est le voisin du cousin du fondateur qui vient un vendredi sur deux coder dans l'association et puis un jour, il doit trouver un job et il doit manger. Et donc, en fait, il a démarré un super projet, mais qu'il n'a pas terminé et personne n'est capable de le reprendre derrière.

Donc, nous, on essaye vraiment de tenir des promesses et de faire des promesses qu'on arrive à tenir auprès des associations. Et quand on discute avec elles, on regarde notre capacité à faire. La chance qu'on a, c'est qu'on a plein de partenaires. On a parlé d'Accenture, mais on a aussi Waystone, on a aussi Omnilog, Intec, on en a plusieurs. Et on essaie de regarder à chaque fois avec l'asso, selon l'investissement qui est nécessaire, quel est le bon partenaire et quel est le bon engagement nécessaire pour vraiment démultiplier l'impact. Je ne sais pas si ça répond à la question, si vous voyez d'autres choses à compléter, Claire ou Angélina? Je te pose une question qui est apparue dans le chat, sur une question plus technique, qui est pourquoi ne pas mettre le code en open source pour permettre aux devs de participer? Et on va mettre la main à Claire pour justement avoir son témoignage sur le mécénat de compétences en tant qu'association. C'est une excellente question, c'est un sujet qui nous occupe, nous c'est aussi notre souhait. Après c'est au choix. choix de l'association, d'avoir son code en open source ou pas. C'est vrai qu'au début, moi, quand on a rejoint le projet Charite, c'était vraiment un de nos premiers chevals de bataille de dire, si on crée des solutions open source, ça va résoudre beaucoup de problématiques.

Et en fait, en étant sur le terrain, on s'est aperçu qu'il y avait plein d'autres enjeux, notamment sur le fait de réussir à choisir les bonnes solutions, de vraiment les aider à s'acculturer, de les aider à cet accompagnement-là. Et c'est vrai que l'open source, on a plusieurs projets qui sont développés en open source. Et c'est clairement un sujet qu'il faut qu'on aille développer de plus en plus. Et Claire, est-ce que tu peux témoigner du mécénat de compétences au sein de l'entourage? Il y a aussi d'autres formules. Vous, en direct, vous avez travaillé aussi avec des organisations. Comment ça se passe pour vous? Et quelles sont peut-être les leçons aussi pour un mécénat de compétences réussi? Je ne sais pas, c'est pas gagné. Nous, on se sent déjà hyper chanceux parce qu'effectivement, Comment dire? Être une association, c'est juste un peu un statut sur une feuille de papier. Mais les ambitions, c'est les mêmes que dans n'importe quelle entreprise. On a une mission à accomplir, on a des objectifs qu'il faut tenir, on a des engagements aussi auprès de nos financeurs. Donc voilà, c'est vrai qu'on a un peu un décalage entre l'ambition souvent et les moyens qu'on a à disposition. Et donc, c'est ça que je trouve réussi avec le projet LinkedOut, c'est qu'on aurait pu décider d'en faire un coup de com et se dire, on fait un site vitrine avec trois trucs, zéro fonctionnalité, et on le sort et ça buzz et après ça retombe.

Mais nous, on s'est dit, non, nous, ce qu'on veut, c'est l'impact. On ne peut pas juste mettre deux mecs au boulot après trois tweets. On veut vraiment faire un nouveau programme, un nouveau dispositif avec des... avec un copil avec du suivi. Et ce que je trouve bien dans le mécénat de compétences, de la façon dont ça s'est passé, c'est le côté où les devs et tout, et Olivier, ils étaient engagés. C'est-à-dire que c'est devenu leur projet, en fait. Ce n'est pas juste, on file une heure par semaine et en fait, bon, si le truc capote, ça ne me concerne pas. C'est ça devient mon bébé, j'ai envie que ça marche. Les fonctionnalités, je les pense et je suis là aussi pour le suivi, l'implémentation, la maintenance. Et comme disait Marie tout à l'heure, nous, on a eu la chance en 2020 d'avoir effectivement un cadeau un peu dingue qui est un PDG. qui nous a offert un voilier. Donc, on a un bateau qui s'appelle LinkedOut, qui avait le nom sur la voile et le nom du bateau, c'était LinkedOut, et qui a fait le tour du monde, justement, pour porter ce message de l'inclusion autour du monde. Et donc, ça nous a donné une énorme visibilité. Et souvent, comme nous, Entourage, on a aussi un gros enjeu de communication. Souvent, ce qu'on dit aux devs, c'est qu'il faut aller jusqu'à la pub TF1. Il faut que tu ailles voir jusqu'à ce que ton site tienne la charge.

Quand on a des spots sur France Télé, que j'ai réussi à dégoter, quand on a Canal+, qui nous fait un énorme sujet, quand on est invité sur les plateaux, un peu comme l'effet capital dans les startups, donc quand on passe sur Capital, c'est un peu l'épreuve du feu pour voir si le site y tient. Là, c'est un peu ça. En fait, ce qui est intéressant, c'est le côté... Long terme. Et nous, Entourage, on n'a souvent pas su dire non, parce que les gens qui nous proposaient du mécénat de compétences, un jour par-ci, un jour par-là, nous, au début, c'était tellement trois bouts de ficelle et trois cacahuètes qu'on était là, c'est génial, il y a un dev qui nous a parlé, on le prend deux heures, mais en fait, on se rend compte que si on veut vraiment avoir de l'impact, si on ne veut pas avoir des bouts de code dans tous les sens qui traînent, dont on ne sait pas quoi faire, il faut quand même un engagement régulier. C'est un peu ça dont on se rend compte aujourd'hui avec le recul. Un mécénat de compétences qui est gagnant-gagnant, c'est un mécénat sur la durée, où on arrive à embarquer les équipes, ce n'est pas forcément en temps plein, ça peut être un jour ou deux par semaine, mais en tout cas, où il y a vraiment un suivi du projet, où il y a une bonne compréhension des enjeux, où les personnes peuvent se mettre dans le bon état d'esprit de l'association, comprendre la complexité du problème, parce qu'il y a de l'humain aussi à intégrer.

Pour moi, c'est un peu ça le critère. Et effectivement, la fin. Ce qu'on a chez Entourage, c'est que nous, on a déjà une bonne culture digitale. Donc, ça change aussi. Je pense que ça permet de casser quelques clichés sur les ONG un peu vieillottes et un peu poussiéreuses. Il y a toute une nouvelle génération d'ONG qui ont complètement compris que la tech est un formidable levier. Et voilà, qui malheureusement, donc nous, on ne peut pas se payer des super directeurs produits qui viennent de chez Uber ou je ne sais pas quoi. Mais par contre, le message de compétence, ça nous permet d'avoir des rock stars, de les avoir dans l'équipe, d'avoir un nouveau regard aussi. Ça fait plaisir d'avoir un œil neuf sur nos projets et d'avoir des solutions aussi innovantes. Donc voilà un peu mes recos pour un messager de compétences réussie. Il y a une question dans le chat pour toi, Angélina, je pense sur l'organisation du mécénat compétent chez Accenture et comment les consultants, les chefs de projet, les développeurs sont sélectionnés pour travailler en mécénat de compétences, comment ça se passe en interne? Alors, on est une entreprise de conseil, donc on utilise les outils internes.

Donc, ce n'est peut-être pas spécifique à toutes vos entreprises, mais... En fait, les missions pour Sherry Cleaned Out et pour une vingtaine d'autres associations par an, on les publie sur notre outil interne comme une mission classique de conseil pour un client qui paierait, sauf que là, le client ne paye pas. Donc, on fait une fiche projet, tout simplement. En préalable, c'est l'équipe Fondation, donc c'est mon équipe qui cadre le besoin de l'association. Donc là, dans l'histoire avec LinkedOut, c'est Sherry qui a fait ce rôle-là, ce qui nous permet de décupler aussi le nombre d'associations qu'on accompagne. Et concrètement, on cadre le besoin de l'association. Donc, classique, quel est le besoin, quel est le besoin tech, quelle est la capacité aussi de l'association à accueillir du mécénat de compétences, comme je le disais tout à l'heure, quel est l'enjeu de planning. Et derrière, on fait une sorte de proposition commerciale, mais avec un zéro en bas. On s'engage sur des livrables, sur un rendu, sur la mise à disposition de personnes X jours par semaine sur telle durée.

C'est un vrai engagement. Et comment on sélectionne les personnes? En fait, les collaborateurs Accenture postulent à cette mission pour la Fondation, au même titre qu'ils postulent pour une mission classique. Et on regarde s'ils ont les compétences pour et quelles sont aussi derrière, bien sûr, leurs motivations. Donc, c'est vraiment du staffing, entre guillemets, complètement classique chez nous. Et les collaborateurs, derrière, sont évalués exactement de la même manière que pour une mission de conseil classique, on va dire, suivant les mêmes critères de performance. Chaque année, ça représente à peu près 5000 jours qui sont faits par à peu près 300 à 400 collaborateurs de mes sénats de compétences. Et encore une fois, ça va du court durée au beaucoup plus long durée. Mais ce qui est important dans l'histoire, c'est d'être le plus souple possible et de savoir ce que votre entreprise est capable de faire. Si, comme le dit Claire, c'est une journée par semaine ou une journée par mois pendant six mois, l'essentiel, c'est l'engagement et l'engagement sur la durée. C'est surtout ça, en fait, qui est très important pour les associations. Et encore une fois, même une heure, même deux heures, dès lors que le besoin est cadré en amont et qu'on a géré les attentes, ça peut vraiment avoir un impact significatif pour l'association.

Et ensuite, il y a toute une série de questions qui s'adressent plutôt à Marie sur justement le mécénat de compétences en interne chez Sherit, c'est-à-dire combien de personnes en mécénat de compétences, peut-être combien de jours hommes sont mobilisés par projet en moyenne, et aussi sur le choix des partenaires. Une question pour savoir si on a... Déjà, refuser des partenaires tech. Et une question pas facile, quel type de société ont des compétences pour vous aider, mais ne savent pas qu'elles peuvent vous aider? On va voir si on arrivera à trouver la réponse. Ça marche. Du coup, il y avait une question sur le choix de nos partenaires. Nous, on essaye de proposer chez Charite, c'est d'être agnostique sur les solutions qui vont être proposées. C'est-à-dire que très souvent, ce qu'on s'aperçoit, c'est qu'on a des associations qui viennent nous voir et qui nous disent, j'ai mis 20 000, 30 000, 100 000 euros dans une solution qui ne marche pas, qui ne convient pas, où il y a des bugs. On a plein de cas de figure différents. Et en fait, très souvent, on s'aperçoit que comme les associations n'ont pas forcément beaucoup de moyens, elles se sont fait développer des solutions par plusieurs bénévoles ou par des cabinets qui ont proposé ce qu'elles savaient faire.

Et parfois, ça marche bien et parfois, ça marche moins bien. Et donc, on essaye en tout cas d'avoir un panel assez large. Et donc, on a trois types de développement possible. Ou on a du développement from scratch avec toutes les technologies classiques du marché, du React, du Node.js, etc. Deux, on peut intégrer des solutions progiciennes et donc intégrer par exemple du HubSpot, du Salesforce, etc. Encore une fois, si c'est pertinent. Ou trois, il y a l'émergence, une émergence qu'on voit là ces dernières années et on est en train de tester pas mal de solutions, de solutions low-code, no-code. Donc, par exemple, des Glide, des Adalo, etc. Et on trouve qu'il y a un fort potentiel et notamment... Le gros avantage pour les associations, c'est que c'est des solutions qui sont peu coûteuses. Alors, ça dépend à quel niveau, parce que ce n'est pas toujours vrai, mais qui sont faciles à maintenir parce qu'elles ne nécessitent pas forcément de compétences tech. Donc, nous, ce qu'on va vraiment aller regarder, c'est qu'est-ce qui va être utile pour les associations. Parmi ces différentes options et comment on fait. Et donc, jusqu'à présent, on avait des partenaires comme Accenture, comme Wifsum. Et la chance qu'il y a, c'est que derrière Accenture, ce n'est pas juste les quelques collaborateurs qui sont mis en compétence, mais c'est tous les collaborateurs qui peuvent postuler à une mission.

Et donc, nous, on cherche un choix très large puisqu'en fait, on va proposer tout un panel de solutions possibles. Et donc, on est vraiment très, très ouvert sur les types de partenaires qui peuvent nous rejoindre. Pour nous, ce qui est important, c'est qu'elles puissent s'engager, tout ce qu'on a dit précédemment, et qu'elles comprennent pourquoi s'engager, comment le faire, etc. Peu importe que ce soit un gros engagement ou un petit engagement. Donc vraiment, tout le monde est bienvenu à ce niveau-là. Et peut-être, j'en profite, moi c'est pareil, je ne suis pas là pour pousser Charite. Il y a plein de solutions qui existent et qui sont vraiment géniales. Aujourd'hui, on voit vraiment l'émergence en tout cas de personnes qui ont envie de résoudre ces problématiques-là. Il y a d'autres acteurs comme Latitude, comme Solidatech, comme Vendredi, comme Simplon. Je ne peux pas tous les citer, il y en a plein. Si ça vous intéresse, on pourra aussi vous donner leur contact. Mais en tout cas, il y a plein de solutions qui émergent pour aider les associations justement à s'orienter, à faire les bons choix. Guilhem, est-ce que j'ai oublié une question? J'ai une question sur le refus des partenaires. Est-ce qu'on a déjà refusé des partenaires? Et ensuite, quels types de sociétés peuvent s'impliquer?

Alors, pour répondre, non, on n'a jamais refusé de partenaires. Nous n'avons pas eu le luxe de refuser des partenaires. Et je pense qu'on ne le fera jamais parce qu'en fait, on pense que la transition dans laquelle on est, on est vraiment à un moment pivot. Et en fait, on veut impliquer tout le monde et on veut inclure tout le monde. C'est-à-dire que si demain, on veut avoir une société plus inclusive, plus durable, trouver des solutions pour le réchauffement climatique, on est convaincus que ça passera par l'implication de tout le monde, quelle que soit l'échelle qu'il peut y mettre en tant que bénévole, parce que le bénévolat, on en parle, mais ça fonctionne très bien. Il faut continuer d'aller faire des maraudes, il faut continuer d'aller ramasser des téchés sur la plage. Nous, on est juste en train de dire que quand on fait de la tech, c'est des ressources qui sont tellement rares et tellement précieuses qu'autant s'en servir et les mettre à disposition de projets qui en ont vraiment besoin. Donc non, moi, je pense que tous les partenaires sont les bienvenus et qu'à partir du moment où on a envie de comprendre, où on éprouve de la curiosité, qu'on a envie de se dire, OK, moi, je peux m'engager à telle hauteur, j'ai envie d'aider, regardons comment on peut le faire. Et ça, typiquement, nous, chéris, on est à votre disposition pour en discuter. Mais comme je vous le disais, il y a aussi plein d'autres acteurs qui peuvent le faire.

de l'attitude qui est parmi nous aujourd'hui. Donc, en effet, c'est un autre acteur qui permet à des entreprises tech de s'impliquer à différents degrés. On vous les recommande chaudement. Sur la question de ce que le For Good apporte à la tech, peut-être Claire, est-ce que tu pourrais témoigner aussi de ce que tu penses LinkedOut a pu apporter à certains consultants ou des personnes en mécénat de compétences qui sont impliquées auprès de vous? Oui, alors je ne vais pas parler à leur place, mais j'ai l'impression que quand même apporter du sens dans le code des développeurs, c'est assez rare. C'est une notion de plaisir. C'est un peu ce que racontait Angélina aussi au début. C'est le développement de nouvelles compétences, donc réactivité, adaptabilité. C'est aussi une plongée dans un nouvel écosystème. Donc, je dirais qu'une mission en mécénat de compétences, C'est franchement une bonne expérience pour un peu s'ouvrir les chakras, pour découvrir aussi des nouvelles façons d'innover, parce que souvent, le fait d'avoir peu de moyens, ça force à la créativité et ça oblige à trouver des solutions, parfois low-code d'ailleurs.

Donc, voilà, je dirais surtout du sens, beaucoup d'innovation. Et puis moi, comme je disais tout à l'heure aussi, le côté où nous, on est partageurs. Ce projet-là, ce n'est pas le nôtre. Les gens qui viennent nous aider, ils contribuent à faire émerger la solution autant que nous, vraiment. Donc, voilà, je suis très fière aujourd'hui que, par exemple, Share soit dans le copil de LinkedOut, c'est-à-dire que vous participez aujourd'hui à définir l'appui de route et à suivre que les objectifs qu'on s'est fixés sont bien tenus. Je suis très heureuse d'avoir un partenaire tech autour de la table, donc typiquement. Et nous, voilà, toutes les personnes qu'on a, mais c'est notre compétence, surtout celles qui sont restées longtemps, avec qui on a pu créer un lien. Aujourd'hui, elles sont restées très, très proches de l'association. Il y en a qui sont dans notre conseil d'administration. Et voilà, ce n'est pas forcément un engagement ponctuel comme ça. Ça peut être vraiment pas. On peut vraiment mettre sa pierre à l'édifice dans la construction et dans l'histoire de l'association. On va prendre une dernière question, puis ensuite on va conclure cet échange. Il y a une question de la part de Solange qui demande comment est-ce qu'elle peut bénéficier d'un accompagnement similaire à celui qu'a eu LinkedOut.

C'est une question, je pense, à la fois pour Marie et pour Angélina. Peut-être Angélina, si tu veux commencer. Eh bien, je vais peut-être après laisser la parole surtout à Marie, mais d'un point de vue Accenture, soit vous postulez, vous contactez en gros Marie et Guilhem et vous postulez à Chérit. Et après, Marie et Guilhem vont procéder justement à toute cette phase de cadrage dont je parlais avec les équipes. Et après, nous remontent, nous, comme ils commencent à bien connaître les compétences Accenture, nous remontent le besoin et qu'après, on regarde s'il y en a des collaborateurs disponibles. Soit également, côté Accenture, on accompagne des projets aussi en direct. On a accompagné par exemple cette année la Belle Emmaüs sur la plateforme Trema. On a accompagné Mosaïque RH pour le développement d'un job board pour les personnes issues dits des quartiers. Donc on accompagne comme ça en direct 3, 4... semi-gros, gros projet par an. Et là, en fait, il suffit de m'écrire, tout simplement.

Donc, n'hésitez pas à partager mon mail, angélina.lamy.accenture.com. Et après, n'hésitez pas à me renvoyer le mail. Guilhem pourra confirmer, parfois, je loupe des mails. Je ne suis pas du tout vexée quand on me relance. Et après, tout dépend de la dispo, du besoin et de votre dispo aussi, encore une fois, l'association. Et si jamais les critères ne matchent pas pour une question de disponibilité, bien souvent, là, moi, j'essaie, et j'hérite aussi, de vous orienter vers d'autres acteurs qui peuvent vous aider. Parce que, pour le coup, on n'est encore pas assez nombreux à faire ce mécénat de compétences-là. Et c'est pour ça qu'on essaye quand même de créer une chaîne d'acteurs engagés autour de ce mécénat de compétences. Donc, on a cité l'attitude de Saint-Plan, il y en a d'autres. Mais en tout cas, on essaye à chaque fois de ne pas dire non ou de trouver à chaque fois une solution. Oui, tout à fait. Peut-être pour conclure, et je vais poser la question à chacune d'entre vous, est-ce que vous pouvez donner des conseils simples à des structures qui voudraient peut-être démarrer une démarche de mécénat de compétences

et comment s'impliquer de la manière la plus simple possible? Peut-être Marie, si tu veux commencer. Je pense que le premier conseil que je donnerais, c'est d'essayer d'impliquer la direction. Ce qu'on a observé, c'est que quand les dirigeants, ceux qui prennent les décisions, sont pleinement convaincus de l'impact, ils vont réussir à mobiliser des moyens, créer un cadre clair, parce que je pense que c'est la chose la plus difficile, c'est réussir à créer un cadre. Et très souvent, la marche à franchir, elle est haute. Donc, moi, je pense que ça vaut le coup, en tout cas, d'impliquer des collaborateurs et d'aller justement vers sa direction pour commencer un échange et montrer des exemples de ce qui se fait, pourquoi ça marche, pourquoi c'est bien, qu'est-ce que ça pourrait justement apporter. On a cité beaucoup de choses. Mais voilà, je pense que si vous avez autour de vous des chefs de projet, des développeurs, des UX, des personnes en design thinking qui ont envie de s'investir et qui peuvent essayer de convaincre.

Oui, je pense que ce serait mon conseil. Claire, tu veux prendre la suite? Oui, volontiers. Moi, je pense effectivement qu'il faut que la direction, il faut que la vision incarne ça aussi beaucoup. Et puis peut-être commencer par faire un sondage en interne pour voir qui parmi vos collaborateurs aurait envie. Et du coup, voir un peu s'il y a des métiers qui se dégagent. Je pense que ça vous donnera déjà une première tendance. dire, OK, c'est un engouement de dingue, il y a la moitié de moi, Botte, qui a envie d'avoir du sens en ce moment, en plus on traverse une crise, là, il y a vraiment un truc à faire avec le mécénat, ça vous permettra de sonder un peu, de voir où mettre le curseur. Et puis, mon deuxième conseil, c'est faites-vous accompagner, il y a des structures expertes, on a dit à l'attitude, il y a vendredi, il y a chérite, vraiment, vous êtes entre de bonnes mains quand vous êtes avec ces personnes-là, donc voilà, bien sonder et puis se faire accompagner. Et en complément, parce que je trouve que tout a été dit, effectivement, la question de bien cadrer avec la direction et le budget, c'est hyper important en interne, pour ne pas que parfois les managers puissent percevoir le fait que le mécénat de compétences, en fait, on le relève à un collaborateur l'espace d'une journée, une semaine, peu importe.

Donc, parfois, les managers peuvent être… comment dire, pas hostile, c'est un mot beaucoup trop fort, mais pas autant motivé par une certaine compétence. Donc, c'est un sujet quand même très important. Le deuxième sujet, effectivement, il ne faut pas hésiter à interroger les collaborateurs sur quel sujet les anime. Et en fait, vous verrez très vite qu'il y en a déjà beaucoup qui sont engagés dans des associations, si vous ne le savez pas déjà. Et aussi de leur dire, si vous avez une association à nous faire remonter, n'hésitez pas à nous la présenter. Et typiquement, Entourage, on les a rencontrés via des collaborateurs d'Octo, une filiale d'Accenture, qui était impliquée chez Entourage et qui a remonté le projet tout simplement à l'entreprise. Donc, clairement, en termes d'adhésion des collaborateurs, c'est très fort. Et le troisième conseil, Est-ce que j'en ai? Oui, c'est celui que vous avez dit, c'est de passer par des acteurs qui sont professionnels de cette thématique. On les a déjà cités plusieurs fois, je ne vais pas les reciter, mais quand vous commencez dans le mécénat de compétences, en plus, il y a quand même tout un aspect un peu juridique aussi de contractualisation, un aspect d'aller chercher les assos, c'est un métier,

un aspect cadré, le besoin des assos, c'est encore un autre métier. Et ça, ça prend du temps. Et il y a des acteurs qui sont spécialistes dedans et qui vous facilitent la chose, qui ont créé des très belles plateformes pour aussi proposer aux collaborateurs en direct des missions de mécénat de compétences que ces assos ont déjà cadrées. Donc, clairement, il y a des professionnels du secteur. Maintenant, il ne faut pas hésiter à s'appuyer sur eux. Merci. Est-ce que quelqu'un a quelque chose à rajouter? Un dernier message? C'est tout bon, entourage. Super, merci beaucoup pour vos interventions et je vais repasser la main à Noémie qui va faire la conclusion du meet-up.