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Meetup Tech.Rocks
Comment réduire l'impact environnemental des métiers tech ? Nos solutions !
- Stéphanie Durr (CTO, Matrice.io)
- Nicolas Bordier (Consultant DevOps et Numérique Responsable)
- Wojciech Wojcik (API Architect & Tech Lead, Octo Technology)
- Meriem Berkane (Vice-présidente du comité contenu, Tech.Rocks) — animation
- Tommy Dessine — illustrations en direct
Meetup Tech.Rocks · 9 octobre 2020 · 69 min · en français
Résumé
Comment mesurer son impact environnemental et le limiter dans son quotidien de tech leader ? Comment devenir un·e CTO responsable et placer cette problématique au cœur de sa fonction ? Les intervenants présentent leurs points de vue, leurs solutions et des outils à appliquer au quotidien. Au programme de ce meetup Tech.Rocks : - Stéphanie Durr (Matrice.io), très engagée sur ces sujets, a construit avec toute une équipe une formation sur la sobriété numérique ; elle expose les limites du CTO et ce qu'il est possible de mettre en place - Nicolas Bordier, consultant DevOps et numérique responsable, et Wojciech Wojcik (Octo Technology) partagent leurs recommandations pour être plus responsable au quotidien
Summary
How can you measure your environmental impact and reduce it in your day-to-day work as a tech leader? How can you become a responsible CTO and put this issue at the heart of your role? The speakers present their views, their solutions and tools to apply every day. On the agenda of this Tech.Rocks meetup: - Stéphanie Durr (Matrice.io), deeply committed to these issues, built a training course on digital sobriety with a whole team; she sets out the limits of the CTO role and what can be put in place - Nicolas Bordier, DevOps and responsible digital consultant, and Wojciech Wojcik (Octo Technology) share their recommendations for working more responsibly every day
Thèmes : Impact & numérique responsable
Compte rendu du meetup sur l'impact environnemental des métiers tech (archive du blog Tech.Rocks)
Transcript complet
Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.
Donc, effectivement, je suis Meriem, je suis co-présidente du comité contenu Tech.Rocks et ravie de l'être. Je suis hyper contente d'animer ce meet-up. On a un sujet hyper important et pas du tout léger aujourd'hui. Donc, un sujet autour de l'impact énergétique et l'impact sur l'environnement de nos solutions IT. De tout ce monde IT dans lequel on vit et on gravite en tant que CTO, CPO, développeur et autres, designer, etc. Et pour traiter de ce super sujet, en fait, moi je suis ravie d'avoir des intervenants aujourd'hui. Alors, je vais vous dire pourquoi je suis très contente. Je suis toujours contente d'avoir des intervenants sur nos sujets. Mais vraiment, j'ai été très touchée par l'histoire et le parcours des personnes qu'on va avoir aujourd'hui. Donc, première intervenante, je suis hyper contente d'avoir Stéphanie. Donc, Stéphanie Durr, qui est sitio de Matrice. Donc, elle va nous raconter un peu plus que c'est Matrice.
C'est quoi leur why? Qu'est-ce qu'ils cherchent à faire? Et son parcours personnel, son cheminement personnel. Et puis ensuite, je serai hyper ravie aussi d'accueillir Nicolas et Wojtek, qui sont deux consultants. d'Octo Technologies, qui travaillent depuis plusieurs années maintenant sur ce sujet de sobriété numérique et qui aussi vont nous partager leur parcours, leurs apprentissages, leur cheminement, là où ils en sont aujourd'hui sur ce sujet-là. Voilà, je ne fais pas plus de teasing que ça. Je vais demander à Stéphanie, de Matrice, de me rejoindre sur scène. Stéphanie, are you there? Bonjour! Salut Stéphanie! Enchantée, je suis très heureuse de participer à ce meet-up sur cette thématique-là. Donc moi, c'est Stéphanie. Rapidement, je suis la CPO de Matrice depuis 2018, qui est une association que j'accompagne depuis 2016.
Donc Matrice, c'est un institut d'innovation technologique et sociale qui rassemble différents profils pour travailler autour de l'entrepreneuriat, etc. Donc on rassemble des chercheurs, des entrepreneurs, des étudiants, des artistes. On fait deux choses à Matrice, on fait de l'innovation et de la formation. Au sein de Matrice, on a une approche qui est d'avoir un numérique responsable, qui respecte la donnée, qui respecte la vie privée, qui respecte l'attention et qui aide à innover en prenant en considération les dégâts que le numérique peut causer sur l'environnement et également sur l'emploi, etc. Merci beaucoup. Tu nous as raconté un petit peu plus ce que vous faites chez Matrice. Déjà, j'ai une petite question. Le public qui vient à vos formations, quelle est sa nature? Alors, selon les formations, on a différents publics. On a des personnes qui sont en reconversion, qui viennent dans nos formations en développement à la gestion de projet.
On a des chercheurs qui viennent réaliser leur thèse au sein de Matrice. On a également des artistes qui viennent en résidence. Et là, récemment, on a monté aussi une formation autour de l'agroécologie. Donc là, on va prendre des agriculteurs pour les accompagner dans leur démarche de création. Vous avez un accompagnement assez large finalement et une action assez complexe. En préparant ce meet-up, on a discuté un peu ensemble toutes les deux et on avait envie de se dire que, en fait, on avait envie de prendre un pas de recul en se disant, avant de commencer par se dire, mais qu'est-ce qu'on peut faire, comment réduire l'impact, etc. Moi, j'avais envie qu'on soit un peu inclusif par rapport au public et qu'on explique un peu la problématique. Quand on dit, mais le point de départ, comment ça se fait que l'IT soit partie du problème aujourd'hui? Et on voulait commencer par une question, d'ailleurs. La question sur qu'est-ce qui pollue le plus?
Est-ce que c'est le transport aérien civil ou est-ce que c'est Internet? Allez, allez, j'attends des réponses. Sur le chat, s'il vous plaît. Darn it. En même temps, c'était trop facile. Merci, Jérémy. C'est vrai, la question en ce moment est intéressante. Parce que, bon, c'est vrai que là, il y a... Ça s'est dégradé. Hors Covid, hors Covid. Alors, on va peut-être donner la réponse. Du coup, Internet. pollue à hauteur de 4% d'émissions de CO2, alors que le transport aérien civil pollue qu'à hauteur de 2,8%. Ce qui représente quand même des chiffres qui sont assez énormes. Donc, on a ce chiffre-là sur Internet, mais on a également un chiffre qui est assez révélateur, qui est de les appareils électroniques numériques, que ce soit tablettes, smartphones, ordinateurs, on n'a que 5% qui sont recyclés dans le monde.
Donc, on voit déjà la place du numérique et l'impact que ça a. Sur la durée de vie du matériel, on est sur une pente qui est descendante parce qu'on a des matériaux qui ont une durée de vie plus importante. Par contre, sur Internet, on est clairement sur une pente ascendante. La consommation énergétique, elle augmente de 9% par an. Donc voilà un petit peu pour poser le cadre. Et on peut aussi dire qu'on estime qu'en 2025, les voitures pollueront, enfin Internet polluera autant que les voitures polluent aujourd'hui. Impressionnant, effectivement. Et du coup, toi, dans le cadre de Matrice, tu interviens auprès des organisations, vous intervenez pour essayer de les aider à peut-être mesurer, se situer et améliorer leur impact. Comment est-ce que vous faites concrètement? Alors, l'idée, c'est de faire... comprendre aux entreprises et même aux entrepreneurs quand ils sont dans leur création d'outils que le numérique c'est pas propre, c'est pas parce que c'est dématérialisé que ça n'a pas d'impact
et c'est de leur faire prendre conscience vraiment qu'il faut se poser la question de quel est l'impact de ce que je vais développer, quel est l'impact de mon projet et comment est-ce que je peux faire autrement également. D'accord. Et pour revenir un petit peu à la thématique Tech.Rocks, c'est vrai que nous, on essaie de prendre un peu de recul et on se positionne sur le rôle du CTO, par exemple, le rôle des C-level un peu techniques produits, pas que CTO d'ailleurs, tout ce qui gravite autour du produit. Qu'est-ce que tu peux nous dire là-dessus? Alors, je pense qu'on a deux thématiques. Sur quoi on peut agir en tant que CTO, nous, en interne, dans nos équipes? On a quand même beaucoup de leviers pour agir, que ce soit la consommation de ressources, les dépendances, les API, comment est-ce qu'on gère nos... Nos données, le stockage qu'on en fait, le choix de nos hébergeurs. D'ailleurs, je vous conseille le livre« Les 115 bonnes pratiques d'éco-conception» où là, vous pourrez retrouver plus en détail comment améliorer l'impact.
Et on a vraiment... Le besoin de se poser la question, surtout sur le stockage. Le stockage, c'est quelque chose qui est important. On prend de la place sur un serveur. D'ailleurs, j'aimerais qu'on défasse le mythe du cloud, c'est un nuage. Ce n'est pas vrai. Le cloud, c'est des câbles, c'est des data centers qui, bien souvent, alors on a beaucoup d'initiatives qui sont prises, mais bien souvent, sont refroidies à coup de clim, donc à coup de pétrole. Et il faut prendre conscience qu'à chaque fois qu'on va stocker quelque chose, on va avoir un impact sur l'écologie. Partant de ça, à chaque fois qu'on réalise une application, qu'on stocke de la donnée, il faut se poser la question de, est-ce que cette donnée est pertinente et combien de temps j'ai besoin de cette donnée? J'ai un exemple assez marrant. Chez nous, on s'est retrouvé avec un serveur qui était saturé parce qu'on avait stocké toutes les logs Puma depuis le début de la conception de notre site Internet, alors qu'en vrai, ces logs, on n'en a pas besoin.
Et donc, à chaque fois qu'on va stocker de la donnée, on se demande pour combien de temps j'en ai besoin et quand est-ce que je la supprime. Donc, on a vraiment différents points d'impact sur notre consommation. Donc, on a parlé du stockage, mais il y a également la consommation des ressources. Il faut, quand on réalise nos applications, et ça, c'est très lié au produit, il faut qu'on se pose la question. question de la compatibilité, de la rapidité, des ressources que ça consomme. Et j'aime bien prendre des exemples concrets de chez nous, mais on a été obligé de racheter un ordinateur à notre comptable parce que le logiciel de compta ne fonctionnait pas sur l'ancienne version qu'il avait. Si on prend davantage en compte les anciennes versions de nos appareils, on va moins contribuer à l'achat de nouveaux appareils. Et donc, on aura un impact qui sera moindre. Cet exemple est très marquant parce qu'effectivement, on parle beaucoup d'obsolescence et c'est vrai que ça va jusque-là.
C'est-à-dire que pour pouvoir faire son métier, parfois on est obligé de changer de matériel parce qu'on n'a pas des logiciels qui vont pouvoir tourner sur… ou en tout cas, qui ne sont pas pensés. Pour tourner sur un matériel un peu plus vieux. Et du coup, en fait, ça m'amène vers deux questions un peu différentes, c'est-à-dire que comment est-ce qu'on gère aujourd'hui cette relation entre les choix métiers, parce que ce sont des choix fonctionnels qu'on peut faire finalement sur le produit qui vont nous amener peut-être à être meilleurs sur ce plan-là, etc. Mais aussi des choix un peu techniques. Et l'idée que j'avais derrière sur la partie technique, c'est qu'est-ce qui a réellement de l'impact? On a parlé du stockage, sur du cloud, il y a plein d'idées reçues. Est-ce qu'on peut donner une idée un peu claire dans la tête des gens? Les deux, trois trucs qui sont impactants réellement, c'est quoi? Alors, ce qui est le plus impactant sur le numérique, c'est bien sûr la conception. Il ne s'agit pas seulement d'apprendre les règles du code écolo et de limiter son stockage, même si ça a un impact, comme on l'a déjà dit, ça permet déjà de réduire, mais la conception a un impact qui est supérieur à l'optimisation.
C'est là où il faut qu'on puisse, en tant que CTO, apporter notre... expertise sur qu'est-ce qui va polluer, qu'est-ce qui n'est pas justifié, et vraiment travailler main dans la main avec les produits, avec les designers également, pour les informer en fait. À partir du moment où on arrive à les informer, à les questionner et à faire le cheminement avec eux, on arrive forcément déjà à faire changer les choses. Il y a une question, je vais prendre la question d'Evelyne, qui me paraît intéressante. Evelyne dit, prendre en compte des vieilles versions de logiciels, par exemple, peut probablement coûter plus cher. C'est vrai, en conception, je ne pense pas qu'on puisse forcément polluer si on réfléchit. Encore que, je ne sais pas. Mais en tout cas, c'est vrai qu'en code, potentiellement, on peut écrire plus de lignes de code. Ça peut avoir un coût aussi. Qu'est-ce que tu pourrais répondre?
Moi, je suis persuadée qu'à chaque situation, il faut apporter une réponse adaptée. Donc, il faut vraiment se poser la question de, est-ce que si je prends en compte cette version-là, Ça va générer beaucoup d'argent, beaucoup de temps de travail. Ou est-ce que ça me demande peu d'efforts ou un moindre effort? Et à partir du moment où ça ne met pas en danger son business, parce qu'en tant que CTO, on est quand même là pour générer du business, on peut le prendre en compte et mettre en place des solutions. Mais effectivement, quand ça devient problématique pour la structure, pour l'entreprise, pour les designers aussi, je ne sais pas si vous avez vu notre site Internet, nous, on a une vidéo sur notre site Internet qui n'est pas vraiment très écolo, mais ça a été un choix du design. Ils sont alertés. On a réussi quand même à la faire supprimer.
On attend là-dessus. Mais c'est un vrai travail d'information et de mettre la jauge au bon endroit. Si on en a conscience, on va faire au mieux pour améliorer les choses, mais on ne peut pas faire du 100% écolo. On ne peut pas se retrouver, je ne sais pas si vous avez déjà vu, le site de Solar Low Tech Magazine. Ça marche très bien pour ce type de magazine qui est brandé vraiment ultra écologique. Par contre, le site, comme il est 100% écolo, il tourne avec des panneaux solaires. Par contre, nous, ça ne marche pas. Si mon site est HS la nuit ou quand il n'y a pas de soleil, mon boss ne sera pas content. Et je pense que ce ne sera pas pareil chez vous. Donc, il faut vraiment qu'on puisse se poser la question et le prendre en compte sans forcément culpabiliser les gens et sans être dans du strict. Le zéro déchet dans l'entreprise, ça va être compliqué à le mettre en place. Ça m'amène à une autre question, effectivement, sur... Finalement, c'est toujours ça.
C'est des indicateurs peut-être au niveau produit à suivre, c'est-à-dire comme aujourd'hui on suit tout un tas d'indicateurs sur la vitesse de livraison, le taux de conversion sur un site e-commerce, etc. Est-ce qu'il y a des indicateurs qu'on peut mettre sur le taux de consommation ou l'impact énergétique de ce qu'on est en train de développer? Et est-ce que tu as déjà vu des organisations qui sont assez matures pour se dire, ça je ne fais pas parce que ça dégrade cet indicateur-là? Alors, il y a, en termes d'indicateurs, déjà pour voir ce qu'on consomme, on a déjà quelques outils en ligne à prendre avec des pincettes. Vous pouvez tester ecoindex.org et website carbone. Je dis à prendre avec des pincettes parce qu'il y a beaucoup de choses qui ne prennent pas en compte quand même. Après, on a d'autres indicateurs qu'on peut mettre en place. Déjà, sur le stockage des données, le stockage des données identifiantes, rien qu'en respectant le RGPD, on est obligé d'avoir une durée de conservation qui est limitée.
Et on peut, et on doit d'ailleurs, le faire sur l'ensemble de nos données, pas seulement sur nos données utilisateurs. Donc, si on pense en amont notre solution de A à Z et qu'on challenge tous les aspects de cette solution et qu'on arrive à mettre aussi des règles en place pour challenger ces aspects, on pourra arriver à avoir des indicateurs pertinents au sein de la structure. Alors, du coup, je reprends la question. Il y a une question qui était posée, il me semble, par Jérémy, je crois. C'était sur la mesure, effectivement. Donc, on n'a pas aujourd'hui de calculette qui nous dit de façon magique, peu importe notre architecture, peu importe notre technologie, peu importe notre langage. Voilà, vous consommez tant et donc vous devez réduire. Donc, on n'a pas aujourd'hui. Un outil comme ça. Donc, qu'est-ce qu'on peut conseiller aux gens pour démarrer, pour commencer? Alors nous, dans notre formation, ce qu'on a conçu, c'est de revenir sur les outils et sur les manières de fonctionner, parce qu'il y a aussi
un impact dans la manière dont on fonctionne. Tout comme on va donner des règles pour le développement, donner des règles pour respecter l'impact qu'aura le développement des solutions. Et ces règles, elles sont assez simples. Prendre que ce soit les ressources, l'appel des API, et à chaque fois se poser la question et mettre en face la décision et revenir également sur ces décisions. On en a parlé rapidement, l'idée de créer une charte aussi de bonne conduite et des choses à respecter pour améliorer les choses. Cette idée de charte, je trouve que c'est une bonne transition à la question d'après parce que je me posais la question quelque part, là on a parlé du rôle du CTO, du rôle des gens qui conçoivent le produit, de la vision du produit, etc. Est-ce qu'il n'y a pas un côté éducation des utilisateurs aussi? Il y a effectivement un côté éducation des utilisateurs qu'il faut amener.
Je ne sais pas si nous, en tant que CTO, on peut avoir un impact. sur l'éducation des utilisateurs. En revanche, on peut avoir un véritable impact sur l'éducation de nos designers, notre éducation à nous aussi. Et il y a un grand sujet autour du chemin de l'utilisateur sur nos applications. Quand on a une application, je passe les business qui font leur argent avec la pub et donc qui ont besoin de retenir les utilisateurs sur leur service. Généralement, on veut amener un utilisateur à réaliser une action. Et l'approche utilisateur, le fait de chercher à ce qu'il réalise son action le plus rapidement possible, permet également de faire en sorte qu'il utilise le moins de ressources possibles. Je vais prendre une petite question un peu légère de Yuen qui m'a fait sourire. Quel impact peut-on réellement avoir quand on a un pays entier qui termine sa journée à regarder les Marseillais sur un 6 replay, puis à lancer Netflix?
Ça me permet de sortir une réflexion qu'on a eue ensemble, Stéphanie, quand on a préparé ensemble le meet-up. Qui était autour du sentiment de culpabilité. Parce que c'est vrai, aujourd'hui, tout le monde regarde, moi je regarde Netflix, et c'est vrai qu'il y a toujours une petite musique dans la tête qui dit« Ah, c'est quand même pas bien». Il y a une sorte de cheminement personnel aussi, quelque chose qui se passe. Même toi, tu m'as raconté que tes actions ne sont pas les mêmes qu'une année dernière ou l'année d'avant. Oui, alors regarder Netflix, c'est normal. Mais par exemple, on a d'autres choses qu'on peut faire, qu'on peut amener aussi à faire au travers de nos applications. Mais ça reste encore dans les limites du CTO. C'est dire aux personnes au travers de notre app qu'il n'y a pas de notification la nuit. Par exemple, moi, une des premières choses que j'ai faites après avoir travaillé, Le sujet, c'est désactiver la synchronisation de mes mails parce qu'en vrai, avoir un mail à 4 heures du mat, ça ne me sert pas à grand-chose vu que je dors.
Et là, on arrive à la limite du CTO parce qu'il faut informer l'utilisateur que ça ne lui sert pas à grand-chose d'avoir ces notifications et de laisser tourner ces applications. En revanche, nous, en tant que CTO, on peut avoir une action quand on réalise nos apps et ne pas mettre en écoute nos apps, ne pas limiter les envois de notifications la nuit et vraiment concevoir nos applications par rapport à nos utilisateurs. Et c'est intéressant ce que tu dis, parce que derrière, en filigrane, on sent un peu la tension entre, effectivement, cette volonté de réduire notre consommation, etc. Le business, bien sûr, il y a un impact sur le business. Dans la plupart du temps, il y a un impact. Et il y a cette histoire de marketer les choses de façon à ce que, voilà, on soit, enfin, voilà, le greenwashing. Il y a une question là-dessus, notamment sur le cloud. C'est vrai qu'on a des providers de cloud qui communiquent beaucoup sur la question.
Est-ce qu'on peut éclaircir un petit peu la chose? Est-ce que c'est vrai que quand on passe sur Google Cloud qui se dit carbone neutrale, on a amélioré considérablement ou c'est du greenwashing ou c'est entre les deux? Qu'est-ce qu'on peut dire? Alors, on a beaucoup d'hébergeurs. qui ont des actions pour améliorer leur empreinte. On a des data centers qui se créent dans des pays froids pour refroidir d'une autre manière les données. Si nous, on peut privilégier ces hébergeurs-là, forcément, on va leur donner plus les moyens derrière de continuer dans leurs actions. Vous vous retrouverez sur Google en tapant les hébergeurs écologiques, le top 10 des hébergeurs. Et je pense que si on s'informe, on peut aussi transposer nos solutions vers des hébergeurs qui sont pertinents. On sent que les gens ont envie d'agir, en tout cas localement, dans les entreprises, etc.
Il y a ce besoin de KPI spécifique. En fait, je veux m'améliorer, mais pour s'améliorer, il faut mesurer, il faut savoir en donner. Donc, c'est vrai que c'est une question qui revient régulièrement. Et j'ai l'impression qu'on ne sait pas encore complètement comment et quel KPI spécifique est utile. On peut concrètement activer. Alors, on peut activer plein de KPIs. On peut déjà travailler, nous, sur le code et, en tant que CTO, l'amener à nos entreprises. Comme je l'ai dit, c'est toujours une question de questionnement parce qu'il y a des choses qu'on ne peut pas faire pour ne pas mettre en péril notre business, mais on peut travailler sur les appels aux API, sur le stockage, la durée, justifier à chaque fois la durée d'une donnée. Sur aussi, moi je sais que c'est quelque chose qui m'arrive souvent, mais les designers qui trouvent un effet assez sympa sur Internet, qu'on peut reproduire avec une livre qu'on va importer qui fait 50 000 lignes, est-ce qu'on a vraiment besoin de cette librairie?
Est-ce qu'on ne peut pas reproduire nous-mêmes les faits? Et c'est vraiment à chaque fois se questionner et prendre en compte, et c'est là où je rejoins le besoin de ne pas culpabiliser. Et si on y pense et qu'on se pose la question au moment de la conception, on peut aussi remettre les choses à plus tard parce qu'on doit aussi avoir des respects de deadline, on doit aussi prendre en compte qu'est-ce qui va marcher, qu'est-ce qui ne va pas marcher. Donc, voilà. Je ne sais pas si j'ai répondu. Oui, je pense que c'est clair. Après, n'hésitez pas à réagir, à poser encore une fois les questions si ce n'est pas clair. Moi, ce que je retiens, en tout cas, c'est un peu les diffusions produits qu'on a naturellement sur le design, des questions d'implémentation, etc. Finalement, c'est un élément en plus qu'on doit prendre en compte dans la réalisation de nos produits. Et au cas par cas, avoir ça en tête, être formé aussi, parce que c'est une histoire de formation, de connaissance, avec les données qu'on a à un instant T, agir et prendre les meilleures décisions qui nous rapprochent
de nos convictions et de ce qu'on a envie de mettre en place à un instant T. Je sais que cette question de données qu'on a à un instant T, c'est important parce que ce que tu me disais, c'est qu'il y a des choses que tu fais différemment aujourd'hui par rapport à ce que tu faisais avant, parce que tu as plus de connaissances aussi sur certains sujets. Et ça, c'est quelque chose d'important à souligner. Le chemin qu'on fait est super important aussi. Oui, c'est important de se dire que ce n'est pas grave. de faire les choses d'une certaine manière à un moment donné. Ce qu'il faut, c'est vraiment être capable de se remettre en question et de savoir aussi que ce qu'on pense à ce moment-là sur l'utilisation de telle librairie, la pertinence, être capable de revenir dessus aussi et de se dire qu'en fait, on avait tort. En fait, avec les nouvelles données que j'ai, je sais que ça, ça va consommer. Je sais que ça, ce n'est pas pertinent pour mon site Internet. Et donc, on est capable d'itérer sur nos solutions.
Super. Écoute, Stéphanie, on a encore plein de questions. On aura l'occasion d'y retourner un petit peu tout à l'heure quand on fera notre conclusion avec tous nos speakers. Un grand merci. Cette discussion était passionnante. J'espère que vous partagez de votre côté aussi pour nos... Nos auditeurs, nos spectateurs, ce bon moment avec nous. Un grand merci. Et puis, je vais passer à la deuxième partie de ce meeting. Un grand merci Stéphanie, à tout à l'heure. Merci. Bonjour Wojtek. Et bonjour Nicolas. Bonjour. Salut à vous deux. Bonjour. Voilà, on va continuer ce super meet-up et cette super discussion avec vous deux. Est-ce que vous pouvez vous présenter rapidement, s'il vous plaît? Oui, tout à fait. Donc, je suis le co-leader de la nouvelle tribu Cid à Octo.
Cid, qui veut dire à la fois la petite graine qu'on a envie de planter partout, et aussi qui veut dire sobre, efficient, éco-conçu et durable. Le sujet globalement de numérique responsable. Et Nicolas, co-leader de la tribu, intéressé par le sujet depuis de nombreuses années, depuis 2008 à peu près. Et puis là, depuis 2018, clairement, on est engagé, on contribue dans le collectif numérique responsable. On partenariat avec Frédéric Bordage. On est engagé sur le sujet. Génial. C'est un peu pour ça aussi, pardon. Excusez-moi. Pour ça que je disais que j'étais ravie d'avoir ces intervenants parce que vous avez aussi un chemin personnel que vous avez parcouru dans la question et c'est ça qui est touchant aussi. Alors avec vous deux, on va aborder évidemment aussi cette question de pourquoi le numérique constitue autant un problème.
Mais avec vous, on va peut-être aller un peu plus dans le détail de l'éco-conception. Justement, qu'est-ce que c'est? Comment on peut avoir une démarche de conception éco-responsable? Qu'est-ce que ça signifie au quotidien? Qu'est-ce que ça a changé dans vos rôles de développeur, d'OPS? Personne qui crée des... Des applications qui font des applications, pardon. Aujourd'hui. Et je vous laisse la main. Oui, alors nous, en tant que bons consultants, on a aussi quelques slides. C'est pour ça que je laisse la main, parce que je sais que vous avez un support. On a un support, mais c'est juste un support pour aussi transmettre de manière efficace quelques idées. Je vais tout simplement partager le support. Et je crois que vous partez de cette idée-là, justement, de reposer un petit peu la question du numérique aujourd'hui. Qu'est-ce que ça représente comme impact? Voilà, ce qu'on va voir, c'est les impacts, les clés pour agir, donc donner du concret, de l'opérationnel.
Avec des retours d'expérience de ce qu'on vit sur le terrain, en termes de démarches, ce qu'on peut appliquer ou pas. Super, allons-y. Et aussi, en sous-titre, trois révélations, parce que justement, on préparait un petit peu avant avec Nicolas, et je pense que ça se résume bien aussi, tu parlais de cheminement personnel, en tout cas, il y a trois claques, On a pris assez sévèrement. Et justement, ce sera l'occasion de les partager aussi avec vous. Tizy, vous restez avec nous jusqu'au bout, il y a trois règles à faire. Vous voyez bien la présentation, c'est bon? Oui. Ok. Déjà, pour commencer, le numérique responsable, le numérique dans le monde, ça génère 4%. des émissions de gaz à effet de serre. Donc, c'est, comme on l'a dit, c'est même plus que l'aviation civile actuellement. La prévision, en fait, si on ne fait rien, ça, c'est le chiffre projet qui le dit dans ses études, la prévision, c'est qu'on va être sur du 8% par an supplémentaire.
Donc, ça va croître de manière exponentielle. L'objectif, c'est de réduire pour être dans les clous. rapport à l'accord de Paris, de s'engager sur moins 5% par an. Donc là, vraiment, il faut inverser la tendance. L'idée, c'est que d'ici 2050, on divise tous ensemble sur l'ensemble de toutes nos émissions carbone. On divise par site. On dit Sparsis. Donc, c'est monumental. Donc, il y a des actions à faire. Par petits bouts, chaque année, on s'engage sur 5% et on va y arriver. On reste objectif et optimiste. Alors, en fait, on a vu qu'en effet, c'est une histoire de CO2, mais pas que. Clairement, le numérique, ça pollue. Et ça pollue sur tous les domaines, en fait. Donc, en effet, ça consomme de l'énergie, on l'a vu. Et de l'énergie, OK, en France, on est sur de l'émission bas carbone, en fait, grâce aux centrales nucléaires.
Mais en fait... Si on le visait à double S, par exemple à Dublin, on est sur des émissions fossiles, du charbon, etc. Partout dans le monde, on est plutôt sur des émissions d'énergie fossile. La pollution également lors de l'extraction des ressources, une destruction du vivant, clairement l'utilisation de produits chimiques pour traiter les matières premières et les transformer. Les ressources stratégiques, bien sûr. On est sur des ressources abiotiques. Donc, en fait, ils ont une durée limitée. On ne sait pas les recycler. Donc, tout ça, dès qu'on crée du matériel, c'est un impact. Et clairement, on ne va pas pouvoir en créer ad vitam aeternam. En fait, dans les quelques années qui arrivent, on sait déjà qu'il va y avoir des pics. Et donc, des métaux rares où on ne pourra pas... Oui, je te laisse intervenir. On peut intervenir comme ça. C'est vrai que moi, je trouve ça super intéressant parce que ça montre un peu la complexité aussi de la chose.
C'est-à-dire qu'en effet, quand on est sur le cloud, quand on utilise des architectures un peu distribuées, ce qui est fait aujourd'hui dans la plupart de nos applicatifs un peu complexes, On a des choses qui sont distribuées, éclatées, et en réalité, on ne mesure pas, c'est quasiment impossible de savoir quel est l'impact réel qu'on a quand on fait une application un peu distribuée comme ça. Clairement, c'est complètement caché. Et donc, l'impact, en plus, elle n'est pas là sous nos yeux, en fait, en France. L'impact, l'extraction, elle se fait à l'autre bout du monde. Voilà, tout ça, c'est caché. Ça fait que ça reste tellement transparent pour nous. Voilà, c'est là où c'est la première claque. La première, c'est justement tous ces impacts, elles sont sur tous ces domaines. Si on regarde plus en détail, la deuxième claque, c'est les terminaux. Si on regarde plus en détail, c'est issu de l'étude 2019 de... greenity.fr sur l'ensemble des trois tiers techniques, donc terminaux, network et data center.
L'impact majeur en 2020, elle est clairement sur les terminaux à 70%. Donc, c'est là où il va falloir agir. Du coup, on est en phase, ce qu'on disait tout à l'heure avec Stéphanie, effectivement, sur cette conception, l'impact sur le changement d'un device, d'un terminal, etc. Oui, en effet. Et pourtant, depuis encore quelques années, dans les médias, on parle essentiellement de data center, de mail à ne pas envoyer ou archiver. On est beaucoup sur, en tout cas, l'usage et notamment ce qui se passe au niveau du stockage et du réseau. Et la prise de conscience, en tout cas pour nous, c'était une vraie révélation que, bien que ce soit l'information de masse, on rate un peu. Le vrai problème en quelque sorte. C'est ça. Donc, si on regarde plus en détail encore maintenant les terminaux, c'est toujours les chiffres issus de l'étude 2019. Sur quel que soit l'indicateur, en fait, c'est sur les terminaux que se trouve le maximum d'impact.
Donc, que ce soit sur l'énergie fossile, l'émission de gaz à effet de serre, de l'eau, des ressources abiotiques, on l'a vu, ça ne se recycle pas ou peu. Tout ça, c'est une durée de vie limitée et c'est ça qui pollue, en fait, les terminaux, principalement. Et si on tourne encore maintenant sur le cycle de vie de ce terminal, donc la fabrication, l'utilisation, également le recyclage, c'est vraiment sur la partie fabrication que se trouve l'impact principalement. Et ça, c'est la deuxième claque, non? La troisième? Non, non, c'est toujours la deuxième. C'est les termes. Oui, toujours la deuxième, c'est en fait d'avoir pris conscience de où sont les choses et justement, Ça donne un éclairage, en fait, je trouve hyper important sur, ouais, OK, par où commencer ? Parce que tout le monde se pose la question, voilà, où est le problème, comment agir et où il faut commencer. Et justement, nous, je pense qu'on ne comprenait pas bien. Et maintenant, ça donne déjà un éclairage.
Alors, c'est des chiffres généraux à l'échelle de la France. Donc après, il faut bien sûr regarder sur chaque produit, chaque service, qu'est-ce qui se passe. Et en tout cas, ça donne déjà la tendance au général. Et ça permet déjà d'éviter d'avoir des raisonnements un peu simplistes. Donc au final, si on regarde tout ça, c'est notre petite conclusion, et à nouveau, elle est caricaturale, mais en tout cas, je trouve qu'elle résume bien tout ce qu'on vient de voir. C'est en tout cas un premier mot d'ordre, et on ne dit pas qu'il ne faut pas regarder le reste, mais le premier mot d'ordre, c'est utiliser moins de terminaux. Et les garder plus longtemps. Et tu parlais de cheminement personnel, même moi je trouve ça, je prie de conscience, m'a impacté dans ma vie, parce qu'un des trucs que je commence aussi à changer et challenger dans ma vie quotidienne, c'est justement, ah tiens, est-ce que ce truc que j'allais acheter, un appareil électronique ou un écran supplémentaire dans la maison, clairement maintenant je me dis est-ce que j'en ai vraiment besoin? Une bonne vieille balance avec une aiguille, ça marche aussi bien qu'une balance électronique.
Je n'ai pas forcément besoin de tout ça. Et après, les législateurs, effectivement, ce qu'on disait tout à l'heure avec Stéphanie, donc c'est bien parce qu'on est un peu dans les mêmes thèmes. On parlait de... Les utilisateurs ont peut-être cette envie-là, c'est humain, d'avoir le dernier... Le dernier device, la dernière balance, peu importe. Il y a aussi un côté, effectivement, on parlait de l'exemple de la personne qui ne peut plus faire son travail parce qu'elle ne peut pas installer une application sur un vieil appareil. Il y a un peu ces deux côtés-là, d'où peut-être l'éco-construction, effectivement. Oui, complètement. On en parlera juste après. Il y a ce côté un peu obsolescence programmée, subie, après avoir comment elle est mise en place. Mais en effet, en tout cas, le logiciel joue un rôle dans l'obsolescence du matériel. Et c'est peut-être aussi une façon miroir de voir toutes ces fameuses optimisations qu'on va faire dans le code, qu'on va faire dans optimiser les échanges, la quantité de données, compresser des choses, mettre du cash, peu importe.
Ce n'est pas seulement pour rendre le truc plus efficace et consommer moins d'énergie, parce qu'on a vu que c'est une partie du problème, mais c'est aussi maximiser la durée de vie du matériel qui est derrière. Et on le verra, aujourd'hui, le logiciel, en termes de gourmandise, continue à exploser et bien plus vite que ne progresse la performance matérielle. Ce qui fait qu'aujourd'hui, changer un système d'exploitation, en général, est quasi systématiquement synonyme de je vais changer l'appareil. J'installe une nouvelle version de Windows dans mon entreprise, une fois sur deux, je jette toutes les... pour remettre de nouvelles stations qui sont capables de tourner avec la nouvelle version. Donc le logiciel, par rapport au matériel qu'on jette, a clairement un rôle hyper important. Clairement, c'est le logiciel qui ralentit et le hardware a toujours tendance à suivre. Donc en fait, on remplace non pas parce que ça ne marche plus, mais parce que ça rame.
Et après, bien évidemment, ce que vous avez dit tout à l'heure, tous les aspects, bien sûr, sur consommation et l'envie irrésistible d'acheter tous les ans un nouveau smartphone. Il y a également ça, mais il y a aussi le matériel qui ne suit pas, tout simplement. Et juste un dernier point à partager, et là-dessus, le message, ce n'est pas la dernière claque, elle est juste après. Là, c'est la prise de conscience sur votre responsabilité, justement en tant que producteur de services numériques, de logiciels, de tout ça. Et nous, on a eu cette prise de conscience en faisant le bilan carbone justement à Octo et alors via une calculette qui vaut ce qu'elle vaut, mais on a essayé d'évaluer un peu l'impact qu'ont aussi les projets qu'on produit, c'est-à-dire les logiciels, les intranets, les sites web qu'on développe pour nos clients. Et ce qu'on a pu voir, c'est que dans le pire des cas, si on prend vraiment un gros projet un peu XXL et qu'on fait son bilan carbone, potentiellement, on peut arriver à un truc du même ordre de grandeur que le bilan carbone de l'ensemble de la boîte Octo.
les bâtiments, les employés qui se déplacent et tout ça. Et donc, c'est vraiment se dire, ah ouais, non, en fait, ce n'est pas un détail. C'est notre métier et ce qu'on produit au quotidien, en fait, a presque plus d'impact que juste notre boîte en tant que telle et son optimisation, on va dire, opérationnelle. Donc voilà, ça c'était aussi une grosse prise de conscience. Super, c'est vrai que c'est intéressant. Finalement, c'est les effets d'échelle. Quand on compare avec des choses qui sont accessibles pour nous, ça nous permet de vous dire... Ok, en fait, oui, c'est vrai. Donc là, tout le fil est bon à prendre en termes d'éco-conception pour améliorer un service numérique qu'on produit. Yes. Je propose d'avancer parce qu'il y a encore quelques messages qui nous sont vraiment à cœur, qu'on a envie de partager avec vous. Et donc ça, c'est la dernière baffe, on va dire, qu'on s'est prise assez récemment, sur tout simplement comprendre et découvrir cette fameuse éco-conception. Vous l'aviez bien mentionné avec Stéphanie.
Et en fait, moi, j'ai réalisé, en fait, qu'est-ce que c'est un service numérique? C'est-à-dire, avant, moi, j'imaginais un service numérique, c'est ça, c'est un utilisateur, un smartphone, et puis OK, des serveurs derrière. Et c'est ça que peut-être je cherche à optimiser pour avoir moins d'impact. Et en fait, on a compris que ce n'était pas vraiment ça. C'est plutôt ça un service numérique. C'est petit et lisible, mais parce que justement, c'est complexe. C'est à la fois physique et numérique, parce qu'en fait, c'est un parcours utilisateur. Donc là, c'est quelqu'un qui va acheter un T-shirt, il va le commander sur son application. Il y a toute une partie physique, logistique pour amener le T-shirt. Ah zut, il est trop petit, je vais le rendre. Alors, je vais imprimer un truc de retour, je vais faire un colis, je vais l'amener au point relais. On se rend compte en final que n'importe quel service numérique, au final, le numérique, c'est une partie du service, mais globalement, ce service est constitué de plein de choses, du numérique qui peut être à vous. vous, au sens où vous l'avez produit, mais aussi, on fait bien sûr appel à tout un écosystème numérique, donc la banque, les tiers, Google Maps, voilà tout ça.
Donc, il y a votre numérique et celui que vous utilisez dans vos partenaires. Et pareil, tous les aspects physiques, la personne qui se déplace en magasin, qui va récupérer quelque chose, qui imprime un bon de commande, des choses comme ça, donc des choses très physiques. Et en fait, quand on comprend cela, on voit tout de suite qu'il y a deux niveaux d'action. Alors, c'est caricatural, mais c'est vraiment pour passer le truc. Soit on est en effet plutôt local et je vois juste de ma fenêtre le logiciel, mon smartphone et le serveur qui est derrière. Je vais plutôt faire une optimisation locale sur l'infrastructure, le code et tout ça. Soit, en fait, on se donne l'opportunité de faire un pas en arrière, prendre du recul par rapport au service et le voir vraiment dans sa globalité et se dire, en fait, là, j'ai des leviers deux, trois, quatre fois plus importants parce que je vais pouvoir simplifier un parcours utilisateur, éviter à une certaine étape d'utiliser du numérique ou pas. Donc, en fait, on va pouvoir activer des choses beaucoup plus puissantes. Et en fait, l'éco-conception, c'est ça, en fait.
On n'éco-conçoit pas du logiciel. Ça n'a pas de sens d'éco-concevoir du logiciel, sauf appliquer quelques bonnes pratiques. On éco-conçoit un service. C'est forcément des approches un peu globales, analyse cycle de vie, on regarde le parcours. Il faut avoir une approche globale. Sur du facteur A, on atteint des gains à peu près de 20 à 70. 10% maximum. Donc, c'est déjà bien, mais clairement, en optimum global, donc avec le parcours complet, on est sur du facteur 4. Et là, facteur 4, ça veut dire qu'on atteint les 400%. C'est ce qu'on vise, en fait, en moyenne. 40% de gains, en fait. Voilà, on passe à l'échelle. Super, cette image est très parlante, elle est très marquante. Et c'est un peu, effectivement, ça fait écho à ce qu'on disait avec Stéphanie, avec concevoir le service sur sa globalité avec une vision avec le produit, les mix, de façon globale, même avec les partenaires. Et il y a une question intéressante, ce Devlin, encore une fois, il est très présent aujourd'hui. Comment adapte-t-on l'économie à cette volonté de consommer moins? Il y a beaucoup d'entreprises dans les bords d'attente des progressions de CA.
Ce qui signifie plus de consommation, peut-être. C'est vrai qu'il y a ça, il y a toujours cette dualité entre l'économie, ces indicateurs à quelque moment de consommation dans sa globalité? Est-ce que, enfin, j'imagine que dans votre rôle de consultant, vous avez aussi cette question-là souvent. Qu'est-ce que vous pouvez dire là-dessus? Pas facile. Avant tout, je dirais, ça va passer par une phase de sensibilisation. Là, clairement, parler économie et uniquement, tu parlais de KPI tout à l'heure, clairement, aligner KPI économique et KPI environnemental, ça va être peut-être l'un des premiers axes, en fait. Donc après, c'est de la sensibilisation, de la prise de conscience. Et puis, Derrière, bien sûr, il faut aligner les trois P, en fait. People, planet, profit. S'il y a les trois, ça marche. En tout cas, nous, on essaie d'avoir plutôt un esprit optimiste.
Au sens, on se dit, et c'est un peu aussi le why même de notre initiative chez Clot sur ce sujet-là, c'est qu'on part de l'hypothèse, en tout cas, qu'il y a un espoir de trouver un équilibre entre le business, l'humain et l'environnement. C'est-à-dire que ce n'est pas une équation. insolvable. Alors peut-être qu'on s'apercevra dans un ou deux que nous on n'arrive pas à résoudre cette équation et on laissera tomber, je ne sais pas. Mais en tout cas, là aujourd'hui, c'est de se dire, ok, il y a un espoir pour à la fois proposer toujours des choses pertinentes pour justement les clients de nos entreprises, ceux qui utilisent tous ces services-là, qu'ils soient contents, tout en essayant de tirer justement vers le bas l'impact, parce qu'on les a faits de manière intelligente, parce qu'on n'a pas fait des trucs mouf-mouf qui clignotent dans tous les sens, mais on a juste adressé le besoin au bon niveau. Et par exemple, là-dessus, on avait quelques exemples concrets, je pense que c'est l'occasion de passer à des exemples. Voilà, si le besoin...
C'est de faire une recherche, moteur de recherche style Google. La capture d'écran que vous voyez à gauche, c'est un peu l'échec par rapport à la recherche. Sur l'écran, vous avez en même temps l'actualité, la météo, des carousels. Là, c'est un délire. J'en mets un maximum possible et ça devient un peu ma vitrine. Et au final, on voit entre Google, je n'ai pas la capture, mais vous voyez à quoi ressemble l'écran de recherche Google, il y a un champ, un bouton et c'est tout. Et en fait, aujourd'hui, qui a gagné sur, en tout cas, par exemple, le marché de la recherche sur Internet, c'est Google. Les gens, tout ce dont ils ont besoin, c'est un champ et un bouton pour chercher. Ils n'ont pas besoin de la météo et de l'actualité. Et aussi derrière, en filigrane, c'est déjà des vieilles études, mais c'est toujours d'actualité. On a souvent tendance à développer plus de fonctionnalités qu'il n'en faut. C'est-à-dire, on imagine plein de choses par rapport à ce dont a besoin l'utilisateur. Et en gros, le logiciel Word qui contient 15 000 trucs, au final, on utilise toujours la même chose, des bullet points, on met en gras.
On ne dit pas le reste, en fait. Alors que maintenant, il faut 4 Go de RAM pour lancer Word, en fait. Donc là, c'est un exemple. On rajoute des fonctionnalités parce qu'on pense que c'est bien. Et au final, on est complètement à côté de la paire. Donc ça, c'est un exemple. Donc, on parle de sobriété numérique, en fait. C'est ça. Donc, l'objectif, ce n'est pas d'arrêter. On est d'accord? C'est d'être plutôt plus juste. Plus juste, sobriété, efficience. Dans les exemples, ça on vient d'en parler, on va passer rapidement au fameux système d'exploitation, mais au final ça reste du logiciel qui justement pousse à l'obsolescence du matériel. On a aussi bien sûr cette situation-là côté smartphone, où les mises à jour ne se font plus, ou en tout cas ralentissent les systèmes. Il y a aussi, dans les choses un peu concrètes, c'est peut-être justement d'éviter la course-poursuite un peu de toujours la dernière technologie, le dernier truc un peu à la mode,
qui à nouveau va pousser les utilisateurs à renouveler. leur matériel. Je ne vais pas ouvrir le débat de la 5G, mais un des grands débats associés, c'est aujourd'hui la 5G et pourquoi notamment la 5G va être ultra polluante. Ce n'est pas tant que les antennes seront là et consommeront un peu plus. Ce n'est pas un appel à détruire les antennes 5G. Par contre, ce qui est sûr et ce qui a été assez bien évalué, grosse maille, c'est que juste le fait que ça va accélérer le remplacement du matériel pour être compatible 5G, en gros, on aura cranté 80% de la pollution, justement, au global, la fameuse pollution qu'on ne voit pas parce qu'il a fallu construire ce matériel, la cheminée, tout ça. Et en fait, le gros de la pollution, il est déjà là. En fait, on continue à alimenter cette boucle infernale de on rachète, on rachète, on rachète du matériel. Donc, si votre service, justement, par exemple, en termes d'applications mobiles, peut fonctionner sur de plus vieilles versions, par exemple, d'une tablette, c'est tout bénef parce que...
Des utilisateurs qui ont une vieille tablette Galaxy il y a quelques années, ils pourront toujours accéder à votre service et vous ne les forcerez pas par déception à racheter du matériel. Du coup, Voitec, Nicolas, il y a une question sur cette question de compatibilité des applications avec les terminaux. Vous avez peut-être de la documentation qu'on pourra partager après. C'est un peu long d'entrer dedans, mais soit on l'apprend maintenant, soit on partage les informations après. Oui, alors pour le coup, en effet, c'est un peu moins notre zone d'expertise, parce que là, ici, autour de la table, on est plus OPS et puis BAC, là, on ne parle pas notamment de mobile, mais en tout cas, il y a une très bonne conférence d'un collègue à nous là-dessus, qui a fait un retour d'expérience très concret avec des chiffres à l'appui. Un vrai retour d'expérience projet justement sur à la fois ce qu'il a mis en oeuvre pour justement réduire cette pression et les résultats bénéfiques que ça a eu. Donc on pourra vous partager. Parce qu'il y a eu une question à la fois sur la fameuse calculette dont vous avez parlé.
Donc, on vous donnera peut-être plus de documents. Vous pourrez partager peut-être plus de documentation après là-dessus. Parce qu'il y a eu plein de questions là-dessus. Après, si vous avez jusqu'à 17h30, c'est bon. Non, non, non, le temps avance. Donc, allons-y. Allez, encore un petit exemple ou deux de trucs très concrets. Pour le coup, là, c'est quelque chose qui est bien fait. C'est par exemple, justement, d'adapter le service un peu automatiquement à la qualité du réseau ou de la puissance de la machine. Et un bon exemple, c'est par exemple ce cher client mail qui, quand il détecte qu'il se charge doucement, en fait, il vous propose spontanément une version allégée du service. Donc, en fait, vous pouvez toujours accéder au service, sauf que vous avez une version un peu allégée. Donc, ça, c'est un exemple concret. Alors oui, c'est un investissement, mais si vous êtes vraiment engagé, on va dire, dans ces principes-là, c'est le genre de choses qui sont activables. Et en tout cas, quoi qu'il arrive, si vous avez la casquette développeur, ça va évoquer notamment toutes les bonnes pratiques, alors que ce soit côté backend, côté JavaScript, côté hosting,
on commence à avoir des bonnes compilations, en tout cas, de bonnes pratiques à appliquer. Donc même si on sait que ça ne va pas résoudre tous les problèmes, en tout cas, ça donne un bon point de départ. Pour écrire des applications plus efficaces. Je suis rire parce que Tommy nous a mis une super illustration, je ne sais pas si vous l'avez vue. Ah, voilà. Merci, Thomas. Voilà, donc tout ça, c'est des exemples concrets. Après, il y en a plein d'autres à piocher dans les 115 bonnes pratiques. Et puis, clairement, même en termes d'archi, etc., il y a des patterns à appliquer sur du cloud, sur du dev mobile, front et back, clairement. Est-ce que c'est des choses qui sont priorisées? C'est-à-dire, on sait que, vous en avez parlé bien sûr, les zones où il y a le plus d'impact, mais est-ce que dedans, dans ces... C'est bien noté, en effet, dans le livre, Octo a contribué d'ailleurs, c'est noté l'impact environnemental qu'on peut gagner et le coût, l'effort de mise en place.
Avec toujours en effet plutôt trouver des cuits cuines, donc sélectionner, et c'est pour ça qu'en effet il n'y a pas au final de réponse ou de recette un peu de cuisine idéale, c'est-à-dire à chaque service numérique, parce que chaque service est complètement unique on va dire, il faut faire la réflexion de comprendre où vont être les impacts et déclencher justement les bonnes pratiques ou les actions justement pour diminuer les impacts. Hélas! Je suis désolé, il n'y a pas de recette miracle. Il va falloir continuer à réfléchir sur ce qu'on fait et de le faire au mieux. Et comme je vois qu'on approche en tout cas de l'heure, et après j'espère qu'on pourra prendre des questions, en tout cas, là c'est le côté un peu... Est-ce que remise en question, en tout cas, que nous, on a perçu ? Et je serais curieux de savoir comment vous, en tout cas, vous regardez le dessin en même temps. On a développé une application pour supprimer les applications inutiles. Bravo! Je suis sûr que ça existe.
En tout cas, on commençait aussi à voir un peu quels sont, si on prend du recul, quels sont les enjeux pour nous, les entreprises qui sont dans le numérique. Alors ça, c'est peut-être la vision un peu violente et un peu qui fait peur, mais en tout cas, ça peut réveiller, on va dire, un peu le sentiment d'urgence. Parce que si on commence à compiler tout ça, on est dans un monde où l'énergie est en décroissance, il va falloir surveiller le carbone. Les consommateurs de nos services numériques commencent à prendre conscience du sujet. Vous employez dans votre boîte également, donc ils vont commencer à chercher un peu du sens dans ce qu'ils font. Les contraintes légales sont là, elles vont être croissantes. Les risques aussi externes et puis du coup. Une fois qu'on met tout ça bout à bout, Notre feeling, c'est aujourd'hui, si une entreprise ne s'intéresse pas à ce sujet, je pense que c'est un peu jouer à la roulette, mais en tout cas, c'est un pari de ne pas se soucier de ce point-là.
Et alors le truc qui nous pose le plus question, on appelle ça le côté... Obscur de la force, et on va terminer là-dessus. Rassurez-vous, c'est notre dernier slide. C'est au final le côté un peu contradictoire, parce que notre métier, notre objectif, c'est de construire ces produits, ces services, c'est ça qui fait que ces entreprises existent et qui nous rapportent de l'argent. Donc en fait, l'IT et le green sont des contradictions qu'on ne saura jamais résoudre, parce que de toute façon, l'impact zéro, ça n'existe pas, et du moment qu'on fait des choses, ça a un impact. On parle de sobriété, donc comment on est sobre et en même temps on continue à croître en tant qu'entreprise. Est-ce que c'est un paradoxe qui peut se résoudre? On parlait justement des smartphones, comme quoi ils font partie en bonne part du problème. Alors c'est quoi? On arrête de faire des applications mobiles? Donc moi j'ai l'impression en tout cas derrière la réflexion un peu pour chacun potentiellement, c'est de se dire ok... Dans un an, dans cinq ans, en fait, c'est à quoi va ressembler notre métier, à quoi vont ressembler nos produits dans un monde où il faut être zéro carbone, dans un monde où il n'y aura pas de pétrole, enfin, de toute façon, c'est inévitable.
Voilà. Dans un monde où il n'y aura plus forcément de ressources nécessaires pour construire les écrans, Il y aura peut-être des choix, en tout cas, sur de l'IT vital et du moins vital. Voilà. C'est là, les clients. Justine, ne décrive pas. Non, non, non. Je ne suis pas déprimée, au contraire. Je trouve ça super intéressant. J'ai envie d'inviter Stéphanie à nous rejoindre, peut-être, pour... Commencer à... Est-ce que le temps tombe? Merci Stéphanie! Bon, super. Alors, c'est à la fois une forme et aussi une ouverture parce que c'est toute une réflexion sur nos métiers, donc tous les métiers qui touchent au numérique, qu'on soit développeur, CTO, DevOps, designer, UX, peu importe ce qu'on fait. Je me sens que c'est vraiment une réflexion profonde, effectivement, qu'on a envie de... De mener. Il y avait une des questions qui m'a un peu interpellée, c'est est-ce qu'aujourd'hui, on a quelque chose qui nous permet de comparer les services, c'est-à-dire en tant que consommateur, utilisateur, est-ce qu'on a un label, quelque chose, un peu comme
dans l'alimentaire, on a maintenant une note de 1 à D, A c'est très bien, D c'est pas très bien, Ce n'est pas toujours précis, mais en tout cas, ça veut dire quelque chose. En tout cas, ça marque les esprits. Est-ce qu'on va vers là? Est-ce que vous pensez qu'on va vers là ou pas? Alors, il y a une charte, en fait, notamment menée par l'INR, qui est en fait une charte plutôt d'engagement, d'engagement sur l'aspect... environnementales. Mais ce n'est pas sur des critères bien précis. C'est plutôt, est-ce que vous avez une démarche dans l'entreprise? Et une signature, un engagement, et ensuite, il y a une commission qui vient vérifier, en fait, que tout se passe bien et tout est en écoute. Clairement, sur le sujet de l'éco-conception des services numériques, corrigez-moi si vous avez une information contraire, en tout cas, nous ce qu'on comprend, c'est qu'il n'y a pas de label, ou il commence à y avoir entre guillemets trop de labels, chacun commence un peu à sortir son label de son côté, genre éco-conçu, site web propre et tout ça.
Donc oui, clairement, je pense qu'aujourd'hui, en tout cas, on manque d'un référentiel et par exemple, en effet, d'un label comme on en a depuis déjà des années sur du... matériel, les écrans, les ordinateurs, ou sur le matériel, là on a des labels qui sont internationaux et qui veulent dire en effet un certain niveau d'engagement sur l'éco-conception de ce matériel, son cycle de vie et tous ces éléments-là. Par contre, en effet, sur le périmètre service numérique, je pense qu'aujourd'hui, non, on n'a pas encore de vrai label référent sur le sujet. Hélas. Stéphanie, est-ce que toi, dans tes interactions quotidiennes, dans le cadre de Matrice, est-ce que tu vois des choses interagir avec, par exemple, la marque employeur, les gens qui commencent un peu à prendre cette conscience-là, à l'exploiter aussi pour l'externe, à communiquer dessus? Est-ce que tu vois une tendance comme ça qui se produit? Dans les grandes entreprises, on a vraiment une envie d'aller vers du plus propre.
Et donc, des gens qui se posent des questions, on a des divisions qui se créent autour de l'éco-conception, du numérique responsable. D'ailleurs, vous en faites partie. Parfois, c'est des externes. Je pense qu'il y a un engagement qui se fait dans les entreprises. Il y a une prise de conscience aussi que le numérique n'est pas propre, contrairement à ce qu'on croit. On a différents outils mais il ne faut pas qu'on s'arrête à ça et je pense qu'il y a encore beaucoup à construire tant dans la démarche d'éco-conception que dans la prise en compte de toute la chaîne de conception. Est-ce qu'aujourd'hui, on vient de prendre la question, je suis en train de lire les questions en même temps, c'est pour ça que c'est… Donc, il y a des méthodes pour comparer l'impact logique, donc on vous en a parlé, tout ce qui est chartes, etc. Donc, l'économie, on a répondu. J'ai une question intéressante sur le monolithe. Est-ce que le monolithe est plus écologique que les microservices?
C'est peut-être une question un peu… Un peu sans... Sans façon. Sans façon. Vous avez un avis là-dessus? Je ne sais pas. Meriem, tu as un avis là-dessus? Je vais finir. Oui, un petit avis. Je pense que ça dépend si on appelle tous nos services ou pas. À mon avis, si quand vous réalisez votre application, que tous vos services sont lancés dès le départ, vous aurez un impact qui sera plus... Plus important. En revanche, si vous appelez vos services au moment où ils sont nécessaires, le monolithe, à ce moment-là, a une empreinte qui est moins importante. Je rajouterais aussi, pour creuser sur un aspect architecture en tout cas, comme on disait, il n'y a jamais de réponse a priori, mais notamment un des drivers qui justement pousse à la mise en place de microservices, c'est pouvoir faire de la scalabilité différenciée.
C'est-à-dire si dans ce gros monolithe, au final, il y a une partie qui est plus sollicitée, genre consultation du catalogue, En effet, avoir un microservice autour de ça, qu'on va pouvoir de manière spécifique scaler pour justement encaisser le trafic versus le reste qui peut rester sur des machines modestes, ça évite en fait de scaler à chaque fois un monolithe entier qu'on va distribuer sur beaucoup de serveurs. Donc ça permet d'être, on va dire, au plus près de l'exigence. du besoin en termes de performance. Donc, en ce sens-là, en tout cas, le microservice peut aller vers plus d'efficacité. Je pense que je vais prendre encore deux questions. Est-ce que ça vous plaît? Il y a une question de Raphaël, un feedback sur le système de notation de la plateforme ZEI. Je ne sais pas si ça parle à quelqu'un. Non? Non. On se continuera. On se continuera peut-être après. Et est-ce qu'il y a un ouvrage, par exemple Stéphanie, que tu aimerais conseiller, ou peut-être Nicolas, qu'on pourrait partager avec nous?
Alors, je vous le dis. Vous l'avez déjà partagé, les 115 bonnes pratiques, je pense que c'est déjà une bonne initiation dans le sujet. Et c'est un ouvrage que je conseille de partager, nous ça a été bénéfique que nos designers et nos produits le lisent, parce qu'il fait vraiment état de la conception à un impact supérieur. À l'optimisation du code et des ressources. Après, vous avez quand même sur Internet beaucoup de choses qui parlent de ce que vous pouvez faire et des actions que vous pouvez mettre en place. Je crois que Tommy veut poster quelque chose, mais je ne m'en vois pas arriver. Ce n'est pas grave, on va lui laisser le temps. Oui, tu peux rajouter quelque chose? Oui, juste pour compléter sur les ouvrages. En tout cas, en termes de sources d'informations, il y a quelques acteurs un peu de référence, tout du moins en France, en tout cas sur le sujet.
Il y a la communauté greenity.fr. Il y a l'ADEME qui publie aussi beaucoup de choses en termes d'impact, et notamment du numérique, pas que, mais aussi. Et bien sûr, vous connaissez très certainement le Shift Project qui aussi travaille là-dessus et qui sort des études. Alors des fois, il se bourre un peu, mais je ne sais pas. Ça se rattrape à un moment. Mais voilà, on agit, comme le disait Stéphanie, effectivement, on agit avec les données qu'on a à l'instant T. Je pense que sur ces sujets-là, il faut rester humble et dire, bon, c'est trempé à l'instant T et puis on revient. Complètement, je pense que l'essentiel, c'est de commencer à avancer dans le sujet. C'est déjà pas mal. Et très questionnant. C'est vraiment très important de se poser la question. Et de la même manière qu'aujourd'hui, on a été éduqués à se poser la question de« est-ce que je le mets dans la poubelle jaune? » Là, il faut se poser la question de« est-ce que je peux faire mieux? » par rapport à mon empreinte.
Et si à chaque fois qu'on réalise quelque chose, qu'on conçoit quelque chose, on se pose la question de... Comment est-ce que je peux faire autrement ? Et comment est-ce que ça marche aussi dans mon business? On va forcément aller vers du mieux et vers des gens qui prennent conscience. C'est une dernière question. Si vous avez, je ne sais pas, rapidement une idée de méthode qu'on peut conseiller ou façon de s'y prendre pour justement cette optimisation globale du produit ou du service, on va réaliser des ACV. Alors, je ne sais pas si Pierre, tu veux préciser tes questions ou pas. Partout n'est pas faisable. Pour des raisons de coût, est-ce que vous avez des réactions là-dessus, Stéphanie ou Wojtek, Nicolas? Oui, j'ai des éléments de réponse. Déjà, oui. ACV, donc analyse de cycle de vie. Donc ça, c'est un principe, on va dire, qui est un peu coujacent, parce qu'on a beaucoup parlé de carbone et tout ça. On a vu aussi au début que les impacts sont un peu à 360 degrés.
Donc l'ACV, et notamment le fait de faire des analyses multicritères, permet de voir en général au-delà juste de l'impact carbone, on va dire, équivalent carbone. Donc ça, c'est pour être sûr de ne pas faire de report en pensant résoudre un problème, et en fait, le problème rebondit ailleurs. Donc l'ACV, notamment, permet d'avoir un garde-fou là-dessus. Et après, aujourd'hui, quand on parle d'éco-conception numérique, c'est un vieux concept, parce que c'est exactement l'éco-conception de n'importe quel produit et service, qui est l'ISO 14062 de mémoire. 62 et les 14 040. Au final, ce n'est pas un principe vraiment nouveau et c'est plutôt même justement une vieille méthodologie de juste éco-concevoir un service ou un produit, au sens physique du terme, qu'on essaie d'appliquer justement au numérique. Et c'est exactement les mêmes raisonnements. J'avais quelques bullet points qui expliquent justement ce que c'est, ce principe de démarche. Je ne sais pas si vous voulez que je les partage. Ou sinon, on peut les partager avec les gens qui étaient là aujourd'hui.
Après ça, et d'ailleurs avec Stéphanie aussi, en distance, Stéphanie avait une proposition pour garder le contact avec les gens qui étaient là aujourd'hui. C'est vrai que c'est un sujet important, intéressant, et on a envie, on est curieux de voir. Qu'est-ce que ça a pu peut-être? provoquer chez vous, déclencher chez vous. Stéphanie, ça se passe comment? Du coup, ce qu'on vous proposait, c'était de mettre un rendez-vous dans votre agenda dans un mois et de nous envoyer un email pour nous dire à quoi ça vous a fait réfléchir et comment est-ce que vous avez commencé. Cette transition, cette prise en compte de l'éco-conception, de polluer moins, d'abord supprimer vos logs peut-être, donc n'importe quoi. Vous pourrez m'envoyer un message, soit m'envoyer un message sur le Slack Tech.Rocks, soit envoyer directement un mail sur mon adresse mail. Super, c'est vrai qu'on a envie effectivement de voir ce que c'est un sujet qui nous tient à cœur.
On sait que la volonté de ce meet-up, en tout cas tous collectivement, c'était de partager le parcours et le chemin, encore une fois, de nos intervenantes et intervenants. Et de donner envie de s'engager, d'en apprendre davantage, de prendre ce chemin-là sans forcément capitaliser parce qu'effectivement, on a dit avec les éléments qu'on a, on est dans un monde et on essaie de faire du mieux que l'on peut dans le monde dans lequel on est. On est en train d'apprendre. On apprend, on essaye de faire du mieux qu'on peut. Et j'adore votre état d'esprit optimiste. Et c'est aussi ça qui m'a donné envie d'animer ce meet-up avec vous. Un grand, grand, grand, grand merci pour vous trois. C'était vraiment super. Moi, j'ai l'impression, en tout cas, n'hésitez pas à partager avec nous vos impressions et à contacter effectivement Tech.Rocks ou Stéphanie, effectivement, Nicolas Voitec. Donc, dans un mois, mettez bien un rendez-vous dans votre agenda. Ce que ça a provoqué chez vous.
On est très curieux et on a très envie de partager avec vous des tips. On va répondre à toutes les questions. Il y en a eu beaucoup, on n'a pas pu tout prendre. Dans l'article qui va reprendre chez Meetup, on répondra bien à toutes les questions, on mettra tous les liens, peut-être même la calculette simpliste. Et Stéphanie avait plein de documentation aussi. Donc voilà, on va partager ça avec vous, bien évidemment. Merci beaucoup, Noémie. Je te repasse bien.
