Meetup Tech.Rocks

Green IT : en vrai, maintenant !

Meetup Tech.Rocks · 13 avril 2023 · 79 min · en français

Résumé

Replay du meetup Tech.Rocks du 13 avril 2023 à Paris, co-organisé avec Sentry Software, consacré au Green IT. Le numérique fait désormais partie intégrante de notre quotidien. Son empreinte carbone, déjà très importante, augmenterait de 6 % par an, plus vite que dans la plupart des autres secteurs économiques : il est urgent d'agir pour réduire l'impact environnemental du numérique, reste à savoir comment. Aujourd'hui, seule une poignée d'entreprises sont en mesure de publier leur empreinte carbone ; les autres cherchent des solutions et des outils pour atteindre leurs objectifs environnementaux. Bertrand Martin, président et co-fondateur de Sentry Software, confronté à ce problème, partage son retour d'expérience et les solutions mises en place pour réduire l'empreinte carbone de son data center. Benoit Petit, co-fondateur de Hubblo, apporte son expertise sur le sujet.

Summary

Replay of the Tech.Rocks meetup of 13 April 2023 in Paris, co-organised with Sentry Software, on Green IT. Digital technology is now an integral part of our daily lives. Its carbon footprint, already very large, is said to be growing by 6% a year, faster than most other economic sectors: action to reduce the environmental impact of digital technology is urgent, but the question is how. Today, only a handful of companies are able to publish their carbon footprint; the others are looking for solutions and tools to meet their environmental goals. Bertrand Martin, president and co-founder of Sentry Software, who faced this problem, shares his experience and the solutions implemented to reduce his data centre's carbon footprint. Benoit Petit, co-founder of Hubblo, brings his expertise on the topic.

Thèmes : Impact & numérique responsable

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Nous sommes et pourquoi nous sommes là ? Nous, on est une communauté de tech leaders. L'idée, c'est justement de briser les gens autour des postes de tech leaders. On a principalement des CTO dans notre communauté. On a trois valeurs qui nous sont chères, qui sont l'échange, le no-go-shit, de parler en toute transparence, et évidemment l'entraide. On a 3600 personnes qui viennent de meetup.com, qui nous suivent sur meetup.com. C'est pour ça que je l'évoque. C'est là où on diffuse régulièrement nos événements. Et nous, on est présents sur un Slack. On a 2700 personnes aujourd'hui qui échangent sur différents canaux, aussi bien sur une partie managériale que sur une partie technique. Voilà. Si vous n'y êtes pas, n'hésitez pas, venez nous voir à la fin du meetup. Et on vous enverra le formulaire. Voilà. On met les personnes à la main et après, on vous fait rentrer dans le... Dans le sac. Voilà, pour plus d'informations, n'hésitez pas, on a évidemment le site d'écran, ce que vous voyez là. Donc comme je vous le disais, on organise des événements, on a des meet-ups hebdomadaires, aussi bien virtuels que présentiels, comme cette fois. On essaye d'osciller un peu entre les deux, et on a notamment notre grand messe de l'année, qui est le TechCon Summit, qui aura lieu les 7 et 8 décembre 2023, cette année, à Bourse, à Paris, dans un lieu qui s'appelle Comet.

Voilà, on va ouvrir la billetterie. Un césament tout seul. Voilà, on propose également du contenu, contenu fréquent. On a un podcast, on a des articles sur notre site. Je ne vais pas vous faire la promo de tout ce qu'on propose, mais n'hésitez pas à aller voir sur le site. Vous avez plein de contenu à votre disposition. On a également une newsletter qui est notamment portée par Ludie qui est présente. C'est une newsletter qui est vraiment construite par les membres de la communauté qui sont sur le Slack, justement. Et qui récupère le meilleur du contenu diffusé sur le Slack toutes les deux semaines et vous propose régulièrement. Sur notre newsletter Tech.Rocks. On a donc des initiatives diverses, on a un club, on a un vidéo club, on a un comité de contenu avec qui on travaille vraiment sur les thématiques qu'on va aborder lors des meetups et de nos autres éléments. Voilà. Pour information, nous avons lancé un job board très récemment, fin mars. N'hésitez pas, on a une offre qui est... En gros, on propose à tout le monde de diffuser leurs offres à destination des tech leaders. On reste toujours sur la scène manager technique. Si vous avez des offres que vous voulez diffuser, n'hésitez pas et nous on s'occupe après de faire l'intermédiaire et de diffuser directement sur le stack toutes les offres.

Donc, c'est tout. Je vais laisser la parole à nos trois speakers, donc à Benoît, Ludi et Bertrand pour le meet-up de ce soir. Mais juste avant, on aura un petit mot de ciao de Beautify. Ciao, je te laisse la parole. Oui, oui, vas-y. Et après, on laissera la parole juste à vous. Donc, c'est Théo de Lunii qui animera ce meet-up. Bonsoir à tous. Je prends la parole. Bonjour, vous êtes bienvenus. Moi, c'est Chiro, je suis parti avec beaucoup de monde pour le petit fail. On est ravi aujourd'hui de vous présenter ce meet-up de Donolo Pro pour parler du... Un grand merci à Tech.Rocks pour l'organisation et à vous pour votre présence. En quelques mots, pour présenter Potif Pay, un spécialiste de l'organisme, ou encore le référent son naturel en français. On a développé des produits qui sont très techniques derrière. Et parmi les 350 salariés qu'on a dans le monde, l'équipe engineering représente la plus grosse équipe, avec un peu plus de 80 personnes.

Ce qui traduit par des enjeux techniques très complexes et qu'on a envie de faire partager par le plus grand nombre possible et c'est la raison pour laquelle on accueille et on organise assez régulièrement des meetups. Et pour finir, si j'avais besoin d'un parmi les personnes qui sont organisateurs de meetups, On sera très intéressé d'accueillir et de se faire des meet-ups. Je laisse la main à... Bonjour à tous et à toutes. Je suis vraiment ravie d'être là. Moi, c'est Ludi. Via Koué, je suis ici au Chieluni et je suis également co-président du comité de rédaction de la newsletter des CROCS, comme le disait Nolue tout à l'heure. Alors, le Green Act, comment dire, nous sommes tous dans le domaine tech, nous sommes tous dans le domaine tech.

Construisant, gérant des services numériques, on le sait, le numérique a un impact sur l'empreinte environnementale du numérique. le sale, elle augmenterait de 6% chaque année. Et pourtant, lorsqu'on demande aujourd'hui aux entreprises de sortir leur bilan carbone ou de montrer leur stratégie, leur roadmap Green IT, peu en sont capables. Pour préparer ce meet-up avec... Des collègues Bertrand et Benoît qui se présenteront tout à l'heure, j'ai essayé de regarder ce qu'on faisait chez Lunii, notamment ce qu'on faisait en termes de bilan carbone. Je me rends compte qu'on est encore dans une situation très artisanale où la collecte, l'agrégation, l'évaluation du bilan carbone est... Un process qui est très manuel, erreur prône. Donc aujourd'hui, moi je suis ravie d'être avec vous, je vais vous laisser vous présenter, pour parler de Crenati.

L'objectif c'est de faire un tour 360 du sujet et de vous fournir quelques éléments pour vous permettre de démarrer ou d'améliorer votre stratégie Crenati. Bertrand, je te passe la parole. Je te remercie. Bonjour, je suis Bertrand en Martin, fondateur de la petite société Sentry Software, qui existe depuis un certain temps maintenant, spécialisée dans un éditeur de logiciels, R&D, spécialisé dans la supervision des infrastructures. Et aujourd'hui, on... travaille fortement sur pour étendre nos solutions pour remonter la consommation électrique contre le carbone dans les cas de secteur, pour en reparler. À la base, je suis développeur, je reste, mais si, il n'y a pas de problème. J'essaie de moi parce que je ne code plus beaucoup, mais si, j'essaie. Bref, je suis désolé, par contre, on ne va pas forcément te donner toutes les solutions que tu cherches.

Ah, c'est dommage. Parce que oui, c'est un peu compliqué. La situation est un peu compliquée. Mais on est là pour en parler et c'est le tout des pistes. Pas vrai? Exactement. Bonjour à tous. Benoît Petit, je suis cofondateur de hubblo, qui est une société qui fait à la fois du conseil, de l'évaluation des impacts environnementaux de l'actif dans les organisations et du développement de l'outil d'évaluation pour aider à l'évaluation. Je suis aussi cofondateur et membre actif d'une association qui s'appelle Boa Vista, qui compte plus de 200 membres maintenant, notamment des entreprises, des hébergeurs, des sociétés de conseil, même aussi des universitaires, des chercheurs, c'est ça qui est intéressant, c'est en fait le privé et le public autour de ce sujet-là, et qui produit en fait des communs numériques, donc des outils, des méthodes et des données sous licence libre, que tout le monde peut utiliser gratuitement, et auxquelles tout le monde peut contribuer. Pour aider à une meilleure évaluation des impacts environnementaux.

une évaluation plus simple, plus fiable, plus critiquable, parce que tout est ouvert et tout peut être challengé. Donc voilà, c'est dans le cadre de cette activité que je suis ici. Pour commencer, pour prendre le contexte, je vais vous demander tour à tour de définir le Green IT. Le Green IT, c'est quoi? Alors, c'est un beau concept. Ce que vous êtes en déjà de bas, tout se met d'accord. Le Green IT, ce n'est pas green, ce n'est pas écolo. Ça peut avoir des effets bénéfiques secondaires. Travailler à distance plutôt que de venir en voiture, à travail, dans ce genre de choses. Mais globalement, ça consomme de l'énergie, ça consomme des ressources. Donc on va juste essayer de faire déjà que ce soit moins pire que ce que c'était avant et au moins contrôler les choses. Alors aujourd'hui, on a beaucoup de mal, les entreprises, les institutions, beaucoup de mal à savoir qu'est-ce qu'il en est.

On entend beaucoup de choses, on entend des journalistes qui parlent parfois dans des reportages qui ne sont pas forcément bien faits. On a pas mal de fausses métriques qui sont relayées, qui donnent de fausses impressions, qui font sortir des énormités parfois, même à certains membres du gouvernement. Et en fait, il y a plusieurs domaines. Donc, une organisation qui s'interroge sur le Green IT, l'informatique éco-responsable, elle se pose beaucoup de questions. Alors, on essaie de segmenter ça en différents points. Vous pouvez voir sur le diagramme là-bas, vous n'arriverez pas à lire, mais ce n'est pas grave. C'est juste que vous devez en supporter un. J'aime. Donc, on peut séparer ça comme ça. C'est une manière comme une autre. On peut séparer. On se place en tant qu'organisation. L'IT, c'est quoi? On a la partie data center, on-prem. avec les serveurs, les systèmes de stockage, etc.

Donc, pour les grosses entreprises qui ont des data centers. Il y a l'autre côté, c'est les terminaux, les PC, les téléphones, les tablettes, les clients, et ensuite, les clients. Et enfin, la troisième partie, c'est tout ce qui est services externes, donc public, mais pas que, parce qu'on l'utilise trop souvent dans l'équation, c'est aussi les services SaaS. Avant, vous étiez notre serveur Girard en interne, on pouvait peut-être héberger chez Atlassian, il a néanmoins quand même eu une entreprise, une construction énergétique et tout, et aussi en tant que caramel. Donc, on a trois différents terrains comme ça à couvrir, principalement, on va dire, et ils ont chacun leur question, leur spécificité et leurs outils. Et il n'y a pas, beaucoup d'entreprises cherchent une réponse à tout ça.

Résolvez-moi ce problème, s'il vous plaît. Mon CEO m'a demandé de sortir un truc parce que la représentation, parce qu'on a besoin d'un interview qui donne un peu d'interview, correct? Et c'est pas ça. Oui, oui, c'est classique. La démarche est bonne, mais effectivement, quand on est à se dire, j'ai besoin d'un outil qui fasse ça, eh bien, je suis désolé, mais il n'y a pas encore d'outil qui couvre tout. Parce que les questions sont très différentes, effectivement, sur les data centers. Alors déjà, on n'a pas... Alors, est-ce que tout le monde... Et au clair avec les définitions des scopes 1, 2 et 3, la mesure des gaz à tête de serre selon le GSG protocole. Je pense que ce serait bien de le rappeler pour tout le monde. Vas-y, vas-y. Je ne voulais pas te faire une question. Non, non, non. Oui, alors je vais d'abord répondre à la question, et après je m'achète sur le...

Effectivement, le Green IT, qu'est-ce que c'est? À mon sens, c'est un mobilisme. Il y a plein de choses dedans. Il y a du bon, il y a du mauvais, il y a du clair et du moins clair. Ce qu'on peut retenir, c'est que l'IT, comme le secteur économique, a un impact environnemental, qu'on a un besoin de réduire le changement climatique de manière drastique. Si on regarde ces projections, juste pour le sujet climat, on va en faire un autre. Pour réussir à se stabiliser à plus 1,5°C et à y rester, il faut qu'en 2030, on ait quasiment réduit de moitié les émissions de gaz à effet de serre mondiales. Donc imaginez que la marche est grande, 2030 c'est demain. Donc c'est dans ce contexte-là en fait qu'il faudrait faire les impacts environnementaux, qu'il ne faut pas dire attention avec qui ça va bien ou c'est moins bien qu'un autre secteur. En fait ce n'est pas le sujet, ce n'est pas un jugement de valeur, c'est juste que mathématiquement, si tous les secteurs ne s'y mettent pas de manière efficace, on n'y arrivera pas. Donc là, peut-être pour remettre dans le contexte l'IT, c'est toujours sur le sujet climat, ça c'est peut-être des chiffres que vous avez bien vus. En 2020, on estime les émissions de gaz à effet de serre liées au numérique entre 2,1 et 3,9%, et on se demande plus de 6% par an, et on serait entre 6 et 8% en 2025.

Bon, c'est bien, ça nous fait une base, on arrive à se représenter plus ou moins ce que ça représente par rapport à la masse, mais ce qu'il faut voir, c'est que les études macro qui nous donnent ces chiffres-là, elles excluent une partie du périmètre. On n'a pas réellement aujourd'hui la capacité d'évaluer l'impact environnemental global de l'équipe. Ce qu'on évalue, c'est ce que vous voyez dans les cercles milieux. En fait, c'est les trois tiers qu'on va retrouver dans les études, c'est data center, réseau et équipement, la couche de service qui va au fond. Mais tout ce qui est la pénétration de l'IT dans les autres secteurs économiques, aujourd'hui, ce n'est pas mesuré dans ces études macro. Donc tous les ordinateurs, des ordinateurs de bord, des voitures, tout ce qui va être le numérique dans le médical, d'avoir des embarqués. Il y a tout un tas de sujets où on n'a pas évalué ces impacts-là. Donc il faut bien garder en tête que les chiffres qu'on annonce, c'est une minute. Et du coup, on vient au sujet que tu évoquais, effectivement, si on regarde d'un point de vue empreinte carbone, en très rapide, vous avez effectivement trois scopes qui reviennent souvent.

Scope 1, scope 2, scope 3, scope 1, c'est les émissions des effets de serre directs. Donc quand je monte dans ma voiture et que j'allume le contact, j'ai mes gaz à effet de serre direct. Brûler quelque chose, littéralement. Littéralement, brûler un combustible fossile et émettre des gaz à effet de serre. Donc dans l'IT, effectivement, ça va intéresser par exemple un gestionnaire, un gérant de data center, parce que lui, il va avoir des cuves de fuel pour les moments où il va brûler localement des hydrocarbures et donc émettre. Quand on est dans le service côté IT, généralement, le scoping, on n'y touche pas trop parce que généralement, notre service, Ici, il n'y a pas directement. Par contre, on va être intéressé par le scope 2. Le scope 2, c'est émission indirecte. L'émission indirecte, c'est je consomme de l'électricité, moi-même, quand mon ordinateur consomme de l'électricité, je n'émets pas de gaz à effet de serre, mais quelque part, il y a un moyen de fabriquer cette électricité qui en émet. Donc c'est indirect, ça rend bon le scope 2. Et scope 3, c'est les émissions indirectes de tiers. Donc il y a ce qu'on appelle upstream, downstream. Concrètement, en IT, c'est l'extraction des matériaux, la fabrication des équipements, le transport et la fin de vie de tout le matériel nécessaire.

Et ça, pour le coup, si je prends mon exemple du data center, ça concerne aussi le bâtiment. Le bâtiment, il y a aussi rentré dans le stock. Et je vous remercie pour la définition. Aujourd'hui, j'ai une question qu'on préparait ce meet-up, justement sur la question de pourquoi, on ne va pas en parler, pourquoi j'entends qu'en tant que tech leader, parce que la majorité d'entre vous sont des managers techniques, on doit s'intéresser au green IT. Parce que sans vous, on n'y arrivera pas. Parce que c'est vous qui connaissez la complexité de vos systèmes, c'est vous qui les comprenez, c'est vous qui êtes capable de les expliquer. Et en fait, il faut l'engagement de l'entreprise leader pour qu'une organisation réussisse à réellement réduire les impacts en fonction de son activité, parce que je reviens à l'IT, c'est un contexte, c'est un énorme millefeuille, on ne va pas se mentir. On est très très bon pour remonter des KPI et des métriques business. Par contre, quand il s'agit de remonter les métriques de l'entreprise, on se rend compte que c'est très compliqué.

Effectivement, ça ne suffit pas, à mon sens, d'avoir un département RSE qui travaille sur le sujet. Il faut que le département RSE travaille main dans la main avec la DSI ou la direction des comptes. Parce que d'une part, il y a la compréhension du sujet technique, et de l'autre, il y a la compréhension des enjeux, et c'est en trois ans que vous pouvez arriver à des réductions. Et dans la discussion aussi, il y avait aussi quelque chose qui m'a interpellée, c'est quelle différence vous faites, je vais dire sur Bertrand, sur l'empreinte carbone, l'empreinte, on ne les remonte pas parce que c'est deux termes qui sont utilisés. C'est quoi, quelles sont les différences entre ces deux termes? Alors, c'est vrai que... Non mais c'est vrai que quand on parle de scope, on parle que d'empreintes carbone, d'équivalent carbone. Et dans le secteur de l'IT, ça va être essentiellement... l'énergie consommée associée à ça. Par contre, on commence à s'intéresser, on va en parler, des autres métriques environnementales liées à l'IT, qui sont notamment la consommation de terres rares, qui, comme son nom l'indique,

sont rares et d'un moment dans le monde, à nous, comme le top des étoiles. Mais également la consommation d'eau qui est nécessaire pour extraire je ne sais plus quel, on peut encore en trouver dans n'importe quel processeur, effectivement, on extrait un mécul de terre pour avoir un gramme du matériau, je ne sais plus quel, C'est le cas sur un peu de la question. Oui, oui, oui. Le système, ça va, pardon. C'est du système. Et en fait, c'est un vrai impact environnemental. Dans les zones géographiques particulières, la France n'est pas tellement trouvée. Ce qui ne comprend pas l'Occident. Voilà. Et on commence à s'y intéresser et on commence à avoir des métriques. Alors effectivement, la première métrique environnementale qu'on a en tête, c'est les émissions de gaz à effet de serre.

Mais donc effectivement, le numérique, comme tous les secteurs, a un impact désimpactant environnemental par un impact environnemental. Donc on a l'habitude de parler de plus en carbone. Il y a une autre norme, la comptabilité environnementale, qui est l'analyse de cycle de vie. Et qui permet justement de faire de l'évaluation multicritère, pour prendre en compte ce que tu mentionnais, la consommation de ressources abiotiques, les minéraux et les métaux, et éventuellement la consommation d'eau. En fait, on peut prendre en compte beaucoup de critères qui sont définis dans la norme PEF, qui est la norme européenne qui liste ces critères, qu'on va retrouver dans des analyses de psychologie de produits et de services, dans tous les secteurs qu'on a vu. Effectivement, c'est pour ça qu'on trouve beaucoup de millions de carottes, parce que c'est plus facile à faire encore aujourd'hui que certains le souhaitent faire. Pour autant, l'année du cycle de vie, c'est quelque chose qui apporte une vue intéressante pour plusieurs raisons. Donc déjà, si on prend un autre modèle que juste quelles sont nos émissions de gaz à effet de serre et quelles sont nos trajectoires, il y a un autre modèle qui s'appelle les limites planétaires. C'est un modèle qui essaye d'évaluer les impacts environnementaux à l'échelle de l'eau.

Et à partir de quel moment ces impacts environnementaux des activités humaines peuvent avoir, un effet délétère sur les populations. Si on prend juste le numérique sur le périmètre de l'UE, on a quelques chiffres là. Le numérique a lui tout seul, si on voulait rester dans les limites raisonnables et qui sont dans notre intérêt à tous, le numérique a lui tout seul sur le périmètre de l'UE, couvre 40% de ce qu'on a le droit d'émettre sur la partie climat, émissions de gaz, etc. 35% sur la consommation d'eau, 39% sur les ressources minérales. Le premier problème c'est ça, c'est pour ça qu'on parle de multiples impacts, c'est que si on regarde que le carbone, on va avoir d'autres problèmes. Ça veut dire qu'on ne peut pas le regarder. Ça c'est la nationalité de cycle de vie qui est définie dans les normes ISO qui sont là. Et pour l'AITI, il y a une norme qui s'appelle l'AITI 1410 qui applique la norme de l'impact de l'année de cycle de vie à l'AITI et qui définit comment ça pourrait se répercuter dans les outils et dans les normes. Et enfin, pourquoi multi-étapes, multi-critères?

Multi-étapes, je vais prendre un exemple tout simple. Une question qui revient souvent en IT, c'est, pour réduire ma consommation d'énergie, je pourrais par exemple acheter un nouveau serveur qui est moins énergivore que le précédent. Et donc pour le même service, je vais consommer moins d'énergie. Ben voilà. Donc pourquoi ça ne marche pas? Parce que c'est 800 kilos de ressources. Le serveur que tu as acheté. Effectivement, donc si tu parles du critère de ressources, c'est lié à ce sujet-là. Mais même d'un point de vue purement carbone, la question c'est, si on regarde que la phase d'usage, peut-être que ça marche. C'est possible. Le problème sur ce schéma, on a illustré le principe d'un serveur A à un serveur B, on s'en va de la référence, c'est pour illustrer. On voit que sur la phase d'usage, potentiellement, effectivement, mon serveur B, qui est le serveur le plus récent, on voit que la courbe, elle est plus flat. Donc potentiellement, sur plusieurs années, c'est plus intéressant que ce soit lui qui consomme plutôt que le serveur A. Le problème, c'est que à partir du moment où j'ai acheté un serveur B, j'ai acheté les deux serveurs. Donc on démarre la courbe, non pas à zéro, mais on la démarre en haut. Et donc on voit que le moment où les deux courbes se croisent, c'est-à-dire le moment où le fait d'avoir un serveur moins énergivore, c'est réellement intéressant et ça nous permet de réduire l'impact carbone du cycle de vie complet de la machine,

c'est au bout, dans les deux études que j'ai en fait sur le sujet, on est autour de 7 ans. La durée de vie moyenne d'un serveur en entreprise, les chiffres tournent plutôt autour de 5. Donc en fait, on ne rentabilise pas d'un point de vue carbone la plupart du temps, en tout cas dans les études en question. Dans les exemples pris, on ne rend pas visible le fait. C'est à l'usage pourquoi multi-étapes, c'est important. Il faut regarder fabrication, transport, usage, qui est pas juste l'usage. Et le deuxième point pour le multi-critère, c'est déjà ça, c'est ce qu'on étudie dans l'IT à peu près du temps, c'est l'énergie. Si je fais mon quadrillage entre les périmètres que tu as mis tout à l'heure, donc les communicateurs, les data centers, cloud, on pourrait mettre data center et cloud ensemble. Et de l'autre côté, j'ai mon cycle de vie, fabrication, construction, visage, point de vie. Si on s'arrête à ce qu'on a l'habitude de se mettre en activité, on a juste les deux petites pièces cochines. Et en fait, il m'en pousse dans les impacts environnementaux. Donc, on n'y est pas, c'est pas suffisant. Et donc, multicritère, pourquoi? Parce que sinon, on peut avoir des transferts de polluants.

Je peux essayer d'améliorer mon bilan carbone. Peut-être que j'ai multiplié par 3 mon bilan en termes de consommation de ressources minérales et métalliques. Et au final, peut-être que ça aussi, ça va nous faire mal. Il y a un autre petit, c'est le dernier. Avant, on achetait des serveurs dans les data centers, on achetait des serveurs pour les performances, etc. Avec le cloud est arrivée la notion de commodité. C'est-à-dire qu'on achète des serveurs le plus bas possible, qu'en fait, quand ils pètent, on les change et on les jette. Aujourd'hui, c'est le modèle data center, data center cloud. Donc ça, ça n'a pas amélioré le ratio dont tu donnes. C'est-à-dire que... Les usages ont évolué, c'est expliqué en partie. Surtout, il y a une opacité parce que si on achète du cloud, on ne sait pas ce qui se passe à l'intérieur. Les hébergeurs font, en fait, qu'on les gère. Le matériel. Ils nous ont fait visiter. Ils prennent des serveurs qui sont bad game. Par contre, l'avantage, c'est que quand ça pète, on change.

Par contre, si vous avez des serveurs qui sont plus haut niveau, il faut un expert Cisco, il faut un expert machin. Là... Effectivement, cette problématique, c'est quoi? C'est du scope 2 ou 3? Alors le remplacement des machines? C'est la dépendance, vous avez dit, d'un hébergeur cloud. Ah ben oui, effectivement, c'est changé. On va passer du data center au cloud. C'est effectivement, on va transformer le scope 2 à scope 3. Alors ce qui fait qu'effectivement, aujourd'hui, je ne sais plus si réglementairement, c'est la réglementation qu'aujourd'hui oblige les entreprises à faire bien le carbone scope 3, y compris. Donc, en l'occurrence, le scope 3, c'est... C'est ça, c'est ça. La convention, c'est pour le climat. Mais je vous ai là-dessus. Oui, c'est ça. Est-ce que vous venez de l'année 2000? D'accord. Et de toute façon, à l'échelle européenne, maintenant, c'est le CSRD. Qui va faire glisser l'orientation. C'est ça, il faut dans les rapports extra-financiers, c'est en plus avant le scope 3. Avec un autre fait, il va falloir... Jusqu'à il y a très récemment, effectivement, les entreprises pouvaient basculer les choses de leur data center vers le cloud, en disant, ah, là, dans le scope 2, regardez comment on est green.

Sauf que naturellement, ça ne marche pas comme ça. Alors effectivement, juste pour revenir sur le scope 2, le scope 3, c'est une question qui se pose beaucoup dans l'établissement des émissions de carbone. On revient sur l'empreinte carbone. Effectivement, il faut que chaque fournisseur soit capable de fournir son scope 2 propre à ses clients. Donc les fournisseurs, les fournisseurs de cloud sont partie de ces fournisseurs, mais je disais aussi les solutions SaaS comme Atlassian, GitHub, etc. Devraient pouvoir fournir leur empreinte dans le scope 2 pour que nous, on puisse calculer par les organisations clientes, les services, les solutions, calculer notre empreinte totale dans le scope 3. Voilà. Jusqu'au 2, jusqu'au 3. C'est ce qu'on dit. En fait, c'est super intéressant, mais j'aimerais qu'on approfondisse un peu plus la mesure, l'évaluation. Simplement, j'aimerais revenir là-dessus.

On parlait de mesure, parce qu'on me parlait au litop, et tu m'as dit que tu ne parles pas de mesure. Vous préférez le mot évaluation à mesure. Dites-moi pourquoi. C'est ça. Dans mon liste, effectivement, on préfère dire évaluation que mesure, parce que quand on parle d'évaluation des impacts environnementaux, il y a toujours des hypothèses, il y a toujours des calculs à différentes échelles. Donc en fait, on s'éloigne vachement. En fait, quand on ne parle que d'énergie, On peut dire mesure parce qu'on a un webmètre, une sonde logicielle, on a quelque chose qui nous retourne en métrique, c'est simple. On se base dessus, on considère que c'est une confiance. Ça peut ne pas l'être, mais en tout cas, on peut considérer que ça l'est dans certains contextes. En tout cas, il y a une certaine confiance dans la métrique. Une mesure aussi, c'est quelque chose qui est, quand on dit mesurer, c'est parce que dans le système métrique, il y a un maître étalon. Le maître étalon, il existe physiquement quelque part. On peut aller le voir, on peut regarder si son maître correspond à la même distance.

Quand on fait de l'évaluation, quand on fait des calculs d'impact environnemental, on ne peut pas faire ça. On a des hypothèses, on a des données primaires et des données secondaires, on mélange tout ça et à la fin on arrive à un chiffre. C'est juste pour, si on fait cette différence de sémantique, c'est pour être tout à fait transparent et pour démystifier un peu le sujet, et démystifier aussi, on va dire, mettre en garde sur l'aspect, je peux utiliser une plateforme en ligne qui va me remonter mes impacts environnementaux, qui va mesurer mes impacts environnementaux, donc je suis assez serein. Sur le chiffre qu'on donne, malheureusement non, en fait, plus ou moins, c'est des estimations, c'est des évaluations, et il faut savoir, c'est pas un problème de les utiliser, mais il faut savoir que c'est des estimations, il faut savoir comment communiquer dessus. Et en parlant justement d'évaluation, donc si on rentre dans le détail, aujourd'hui, c'est quoi? Qu'est-ce qu'on évalue lorsqu'on parle de data center? Pour le data center, comment se fait-on? Parce qu'un data center, c'est un endroit très technique, normalement bien instrumenté, avec des tonnes d'outils, dans tous les sens, qu'on a depuis des dizaines d'années.

Néanmoins, on n'est pas encore parfait, mais on s'améliore, parce qu'au moins là, on peut mettre des webmètres un peu partout, contrairement à votre PC perso, votre téléphone mobile, vous ne pouvez pas mesurer ça comme ça et consommer ça facilement. Donc tiens, si tu reviens sur le... Dans les data centers, il faut essayer de distinguer déjà deux choses. C'est l'empreinte carbone de fabrication des équipements, et puis on a l'empreinte carbone associée à l'utilisation des équipements. Donc en fait, en fonction du type d'équipement, data center ou terminaux ou cloud, au service externe, on ne va pas avoir les mêmes ratios. Donc effectivement, un serveur, principalement, même en France, c'est encore pire dans notre région du monde avec une électricité moins carbonée, l'empreinte carbone

totale d'un serveur est essentiellement liée à son utilisation et à sa consommation électrique. C'est le contraire pour vos téléphones, vos PC, etc. Du coup, quand on va chercher à évaluer, à trouver des outils, Pour mesurer tout ça, on va, vu que beaucoup de gens partent de zéro, on pense par essayer de cibler les choses sur lesquelles on va trouver des... Qui sont les choses les plus importantes en termes de carbone. Donc, data center, on va commencer par essayer de savoir combien tout ça, ça consomme d'électricité. On va multiplier ça par la densité carbone du... Pour les émissions d'électricité, donc RTE si vous êtes en France, et on va obtenir la densité carbone. Alors il y a des outils. Alors nous, Sentry, je mets ma casquette, j'ai pas de casquette Sentry, c'est dommage. Alors effectivement, nous on a développé un outil, parce que c'est des années qu'on travaille dans les data centers, pour les grosses entreprises.

Et donc effectivement, on a un logiciel qui permet d'aller récupérer de manière logicielle l'information sur la consommation électrique de tous les serveurs. Alors pour en dire ce que tu disais d'ailleurs, même dans les data centers, en général, tous les serveurs aujourd'hui, la plupart, ils ont un webmètre interne qu'on peut interroger, il nous donne une valeur à peu près correcte. Mais en fait, les systèmes de stockage, les bais d'L, EMC ou Hitachi qui coûtent un bras, ils n'ont pas forcément cette information-là. Donc, on doit quand même compenser, comme tu disais, les mesures par... Alors, en interne, dans le développement du logiciel, on a un algo qu'on a appelé le beau mouillé. On va essayer de trouver en fonction de quoi la machine est faite, quelles composantes, etc.

Pour couvrir 100% de l'infrastructure d'un data center avec un logiciel, on va prendre les mesures quand elles sont disponibles et puis on va faire une estimation la plus proche possible. Et voilà, multiplier tout ça par la densité carbone, on obtient une métrique. Évidemment, on va pouvoir développer des... La nouveauté là où on pousse vraiment, et c'est ça qui va peut-être nous permettre de changer, d'améliorer les choses dans le futur, de consolider tout ça, c'est de publier ça avec des métriques standardisées. Parce qu'en fait, c'est un peu le problème que je disais tout à l'heure, puisqu'on a des outils très différents, les data systems, les terminaux, le cloud, et puis on a des outils qui sortent, des outils de mesure, d'évaluation. Et il n'y a pas de... Exactement. C'est très difficile aujourd'hui pour les clients de dire, OK, je vais... Je vais faire juste la somme de tout ça.

Donc, nous, on a pris la décision de couvrir ça sur OpenTelemetry. Alors, j'encourage tout le monde à se pencher sur le sujet OpenTelemetry. OpenTelemetry, c'est une organisation qui est sous le CNCF, Cloud Native. Et qui défilait en standard pour tout ce qui est métrique. Alors pour les données métriques aussi, mais notamment pour les métriques, pour dire comment est-ce qu'on transmet une métrique, comment on la transmet, y compris des conventions sémantiques pour dire, et bien voilà, la consommation électrique c'est avec tel nom, avec la charge électrique. Et histoire que tout le monde puisse entendre. Alors, ce qui est bien dans OpenTelemetry, vous n'en avez peut-être pas entendu parler. Qui a entendu parler d'OpenTelemetry? Donc, super.

Donc, OpenTelemetry, qu'est-ce que je voulais dire? Oui, tous les grands noms de l'observabilité sont dedans, que ce soit Datadog, Nureli, Grafana, AWS, Microsoft Azure, GCP, ils sont tous dedans. Et ça fait vraiment une espèce de... Bref, tout le monde se comprend pour pousser des métriques, consommer des métriques, représenter des métriques. Donc, il ne manque plus qu'à voir les données métriques. J'ai une petite question sur comment ça se fait que, pour nous, c'est pas pertinent de... Alors, c'est juste qu'effectivement, dans l'empreinte carbone liée à leur fabrication, ça reste toujours pertinent, mais typiquement, les téléphones mobiles, c'est surtout, l'empreinte carbone liée à la fabrication représente peut-être un 30% du positif.

Oui, ça reste toujours pertinent. C'est intéressant, mais on va commencer par mesurer ça. Oui, on va commencer par mesurer ça. Vous pensez pas le changer? On va faire des logiciels. Oui, c'est ça. Oui, je suis un peu trop fort. Vas-y, vas-y. Non, vas-y, monsieur. Donc, sur les data centers, c'est bien qu'on commence à avoir des outils qui remontent. Et c'est vrai que nous, dans le développement, on s'est assuré de pouvoir couvrir, de standardiser. L'idée, c'est de standardiser les métriques qui viennent, la consommation électrique qui vient de n'importe quel constructeur, que vous ayez de l'HP, du Dell, du Hitachi, que sais-je, de pouvoir remonter cette métrique de manière standardisée et pas avoir, ah oui, les nouveaux, ils ont leur propre outil avec une métrique, on n'aura pas ce donné spécifique, ils ont leur achat. Tu parles d'une métrique, c'est la situation, on travaille que fait en interne?

Alors, l'idée, c'est de pouvoir sortir ces données qui sont très hétérogènes, parce que tous les systèmes ont des manières d'instrumenter leur truc, et ça sort de manière différente. Et donc, nous, notre effort, c'est de dire, OK, on va standardiser, normaliser tout ça. Alors, du coup, nous, le G7, littéralement, il fait ça. On a fait une requête REST ici, on a fait de l'information, on a fait de l'exposé, de manière normalisée en plate télémétrie. Du coup, on a défini la norme chez OpenTelemetry pour dire qu'on contribue. pour représenter la consommation énergétique d'une machine, c'est comme ça, et on espère, Pour que les constructeurs, effectivement, s'y mettent directement et exposent ces métriques, notamment de ce que ce soit la température, sous cette norme et qu'on puisse tous consommer ça et un jour consolider avec les métriques qui viendront, par exemple, du cloud ou qui viendront des terminaux ou de la construction et des machines et des terminaux.

Justement, lorsqu'on parle de la question, on voit comment évaluer le carbone finalement des centres. Les outils ne sont pas les mêmes pour le cloud ou le SaaS, j'imagine. Je voulais vous montrer sur la question de pourquoi sur les smartphones, ce ne sont pas les mêmes problématiques. Effectivement, ça c'est un des outils pédagogiques qui sont notés dans le software. Si je prends la moyenne des smartphones qu'on met dans la base de données, En bleu, c'est Scope 3, donc c'est fabrication, extraction, fabrication, en vert c'est l'usage, donc en moyenne, on voit que c'est drastiquement la fabrication qui pèse. Donc en fait, est-ce que tu as vraiment intérêt à mettre des moyens avec l'énergie sur mesurer la consommation d'énergie de ton partenaire alors qu'au final tu peux réduire? 80% de l'impact en caricaturant, en augmentant la durée de vie et en ayant une politique à chaque différente. Sur les serveurs, c'est inversé. Et voilà, et en fait, si tu passes sur les... Ça dépend de l'intensité carbone du fournisseur d'électricité.

Mais oui. Pareil, c'est en fait ça. C'est que si tu passes sur les serveurs, là, je mets la moyenne des serveurs, tu vois, c'est inversé par déco, en moyenne, effectivement. Ce qui va changer, c'est si tu choisis l'intensité carbone de ton électricité, donc ça dépend du lieu où ça tourne. Donc là, c'est une intensité carbone moyenne, donc on voit que l'usage est prépondérant. Maintenant, ça rejoint ce que disait Bertrand, si je bascule sur une intensité carbone qui est plutôt faible, on a la chance d'avoir une cristée plutôt décarbonée en France, on rebascule sur un scope 3 à 60% dans les grandes lignes. C'est ça qui est compliqué aussi, c'est que tout dépend de la localisation. C'est exactement ce que je disais. Sur les serveurs, finalement, quand tu es en France, c'est aussi la durée de vie qui est vrai ton premier réflexe. Et après, tu peux aussi utiliser des choses. Comment mesure-t-on ou évalue-t-on le cloud de l'ESA pour avoir une comparaison au data center?

Alors, c'est un grand sujet très complexe. Déjà, le problème est assez simple. Quand vous avez des serveurs que vous avez manipulés, vous avez accès à la machine. Vous pouvez mesurer un certain nombre de choses. Vous êtes assez libre. Quand vous utilisez le cloud, vous utilisez le serveur de quelqu'un d'autre. Donc si ce quelqu'un d'autre n'a pas décidé de vous donner accès au métrique, tout simplement, vous les avez. Alors maintenant, les cloud providers ont sorti des calculettes. On a un article qui va apparaître bientôt sur le blog Google Vista qui les compare et qui essaye d'étudier la méthodologie de chacune. Donc, spoiler alert, il y a des trucs dans la raquette, mais c'est un peu. Comment on fait? Ce qu'on essaye de faire dans le volet, c'est une initiative. sur lesquels on travaille. Je ne vais pas vous faire une démo de chaque outil, on n'aurait pas le temps, mais dans les grandes lignes, on développe une API qui est capable de nous donner des impacts environnementaux à l'usage et à la fabrication sur différents types d'équipements.

Ça, on s'en sert principalement pour évaluer l'impact côté serveur. Et donc, ce qu'on va faire, c'est qu'on va faire une espèce de correspondance. On va aller voir tel cloud provider, il propose tel catalogue de machines virtuelles. Ces machines virtuelles, si j'arrive à recouper les informations, je peux dire sur quel type de matériel elles tournent. Si j'arrive à évaluer les impacts de mon matériel et à rapporter ça à la consommation de ressources qui est liée au service que je suis en train de consommer, du coup je peux te donner un impact environnemental. C'est ce que fait l'API. Par-dessus ça, il y a un outil qui s'appelle Cloud Scanner, qui est sur le site web aussi, qui va essayer de vous prémâcher le boulot sur la partie 1.4. Parce qu'un des problèmes, quand vous essayez d'évaluer l'impact, c'est de savoir la masse de ce que vous avez entendu, c'est déjà vu. Et donc cet outil, ce qu'il va faire, c'est tout simplement, il va scanner votre compte AWS, il va regarder toutes les ressources C2, et il va poser les bonnes questions à l'API, et vous retournez l'impact environnemental associé. Maintenant, l'état de l'art, c'est à peu près ça. C'est-à-dire que vous avez un autre outil qui est un peu similaire, qui s'appelle Cloud Card of Print, mais le point commun qu'ont l'outil qu'on fait dans l'OVISTA et CCF,

C'est qu'en fait, pour l'instant, on ne peut mesurer que le gas. Donc là, vous avez le premier problème. Quand vous arrivez sur les services managés, Les hypothèses sont beaucoup plus complexes à trouver et quelques sont beaucoup plus complexes à faire. Et pour l'instant, vous n'avez pas d'outil qui vous fait de manière automagique et fiable les impacts environnementaux du cloud dans son ensemble. Est-ce que ce n'est pas l'option de déléguer cette partie-là au provider? C'est ce qu'on aimerait. Avec de l'audit, mais de leur déléguer. En fait, normalement, c'est le rôle qu'a leur calculette. Le truc, c'est qu'en fait, on pourrait imaginer que c'est la mauvaise volonté, mais en fait, ça n'en est pas. De ma connaissance, ça n'en est pas. C'est qu'en fait, pour eux aussi, c'est compliqué. En fait, ils se retrouvent avec une infrastructure qui a grossi pour répondre à des besoins. Mais la problématique de remonter les bons chiffres pour avoir un calcul d'impact fiable à la fin, ce n'était pas du tout anticipé au départ. Donc ils sont comme tout le monde, ils sont en train de rattraper leur retard. Et donc progressivement, j'imagine que dans les calculettes, ça s'améliore déjà en ce moment, et ça va s'améliorer.

Le problème, c'est que oui, à un moment donné, il faut que ce soit avec une méthode à la patte, mais même pour eux, c'est un petit peu... Alors même si on pouvait calculer, c'est déjà une chose. C'est vrai qu'à terme, ce qu'on pourrait plutôt, c'est qu'ils exposent les données en live. Ils sont tous des champions de l'observabilité des applications qu'on déploie sur le cloud. L'observabilité, c'est le grand mot pour tous ces providers. Et l'empreinte carbone, elle n'est pas du tout observable. Il n'y a rien du tout, il n'y a pas de métrique, il n'y a pas de trace. Et c'est dommage, parce qu'effectivement, au moins ce que je peux se dire, c'est qu'ils vont s'entendre. J'ai eu l'occasion de pouvoir discuter rapidement avec les trois sur un salon sur l'observabilité, et donc pour savoir qui est-ce qui est spécialiste de l'observabilité, d'être le PSGCP, qui est là, pour les challenger publiquement sur le sujet. Je n'ai pas eu beaucoup de réponses.

C'était... Il y a la métrique quelque part, mais voilà, en vrai, il n'y a rien. Donc, c'est déjà beau qu'on ait effectivement des calculettes qui permettent... Alors, la calculatrice, c'est un avantage, je ne vais pas dire que c'est un avantage, mais si on parle, on va avoir besoin de la calculatrice, elle est bien également pour pouvoir prédire qu'est-ce qu'on va avoir. Par exemple, des gens qui veulent migrer leur data center, par exemple, un truc qui sera un prem vers le cloud, ils savent à peu près où est-ce qu'ils vont. Mais on a quand même besoin des métriques live pour savoir... Où est-ce qu'on va? Parce qu'un truc que les calculettes, malheureusement, ne vont pas pouvoir vraiment faire, c'est en fait refléter le réel et savoir effectivement les changements qu'on apporte dans le développement de nos applications, dans la configuration de notre stack, etc. Est-ce que ça a un impact?

sur la consommation électrique et l'empreinte carbone des services qui sont émergés. Mais c'est valable d'ailleurs pour le data center également. C'est pour ça qu'il faut d'abord des calculatrices là-dessus. C'est vrai que le mieux, c'est vraiment d'avoir une valeur mesurée pour être proche du rêve. Effectivement, quand j'ai fait ça, j'ai déployé cette nouvelle version et je consomme un peu plus. C'est bizarre, c'est bizarre. Il y a qui a... Deux, trois signes encore à l'ombre quand même. Il y a OVH qui travaille sur la consommation de l'énergie d'un point de vue de la réalité, pas d'un point de vue après-coup. Oui, clair. Il y a Scaleway, alors on n'est pas sur la métrique d'usage, mais pour le coup, je ne sais pas si vous connaissez, ils ont des... Une espèce de table board, un certain nombre de métriques pour le data center. Vous avez la consommation d'énergie, le PUE, le VUE, et la température, la salle, ce genre de choses.

Alors PUE, c'est Power Usage Effectiveness. Bon alors ça, ce n'est pas des métriques environnementales, ça fait partie des calculs, on en a besoin à un moment donné. Mais il faut dire que c'est pas des métriques environnementales. Mais en tout cas, PUE, c'est Power Usage Effectiveness, c'est le ratio entre ce qu'un data center consomme pour l'IT purement, comme pour les services, par rapport à la consommation d'énergie globale du bâtiment. Et en fait, ça vous donne un overhead d'un pain state de plus. Mais c'est pour ça que par défaut, la plupart des data centers, il y a 10 ans, 15 ans, ils avaient un PUE pourri, un PUE de 2, je pense, parce qu'il y avait 100 watts pour le serveur et 100 watts pour la clé.

Et donc l'idée des data centers aujourd'hui, si les entreprises d'aujourd'hui qui ont encore des data centers, leur but, leur objectif, c'est d'améliorer cette efficacité. Pour effectivement, alors simplement comment, vraiment le truc le plus simple, c'est d'augmenter la température du machin. La plupart des data centers, à une époque, ils faisaient par exemple, ils rentraient dans le data center, il y a un bruit qui n'est pas possible, et que le monde vous a des froids, si vous en avez un bras de chemise, ou d'une intervention, voilà, vous êtes bien en train de vous vérifier. Et dans les data centers modernes, c'est plus bien, c'est toujours aussi mouillant. Et simplement en optimisant la température, en l'augmentant littéralement, on consomme moins de climat. C'est pareil chez vous, j'espère que personne ne s'est... Un degré plus haut dans un système de climat, c'est 5% d'économie directement dessus.

C'est quasiment linéaire sur les premiers degrés. Donc, quand on a un data center, les mecs, ils opèrent le data center, ils ont un truc qui est en moyenne, parce que la température n'est pas la même partout, évidemment, mais en moyenne, il est à 18 degrés, on va dire, on va dire, mais pourquoi? Est-ce que ça ne marcherait pas aussi bien? 20 même. En fait, les mecs, ils ne savent pas. Ils n'ont pas l'information, c'est compliqué. Parce qu'il n'y a pas de normalisation de l'information en question, notamment les capteurs de température dans les machines, les HP, les Dell, les Huawei, etc. J'y viens parce qu'effectivement, c'est l'effort qu'on essaie de faire chez Sentry dans la normalisation des métriques sur les serveurs, sur tous les équipements on-prem, donc serveurs, systèmes de stockage, des réseaux, c'est de remonter, donc je disais tout ce que j'ai dit énergétique tout à l'heure, mais également les capteurs de température, donc en Celsius, si vous voulez, avec la même métrique montée partout, pour qu'après, on remonte ça, alors vous avez votre place Prometheus, ou

que sais-je, vous mettez ça là-dedans, après vous pouvez requêter tout ça et dire ok, où est-ce que j'en suis dans ma gestion des températures, j'ai quelle marge de progression pour chaque capteur de température. sur un processeur Intel, dans tel serveur, on saura qu'il y a 20 degrés de marge, ici on a 30, ici il y a 10 degrés de marge, on va dire voilà, globalement on peut remonter de 10 degrés sans prendre de risque. Et donc l'idée, on ne le voit pas, c'est la normalisation de l'information pour la rendre utilisable. Sur l'échelle complète d'un data center complexe. D'ailleurs, j'ai une question par rapport à ça, parce que là, on parle d'un processus de normalisation très hétérogène, de la standardisation, en souci en termes de méthodologie de collecte, de méthodologie d'évaluation. Moi, j'ai une question sur la calcul des études. Là, aujourd'hui, j'ai un budget carbone à faire. C'est un questionnaire que j'ai envoyé à Amazon. JCP Azure, tout le monde est con. OBS. OBS. C'est ce que je veux.

Me remonte. Je remonte. Me remonte en fait. Ah voilà, c'est un de mes CO2. Je le promets. Comment appréhender ce chiffre qui m'est donné? au moins l'utiliser pour le comprendre. Comment l'utiliser? Comment l'appréhender, dire. Dire quoi? C'est chiant ou pas? Déjà, généralement, ils donnent... Normalement, ils donnent les trois scopes. On se rappelle qu'ils sont directs. Direct, pas de question, justement. Déjà, il y a un truc auquel il faut faire attention, c'est sur le scope 2. Pendant très longtemps, la grande mode chez iCloud Writer, c'est de faire de la... Du scope 2 dit market base. Donc market base, ça veut dire, je ne prends pas en compte forcément l'intensité carbone réelle de l'électricité consommée, mais je prends en compte l'intensité carbone, ce que ça me donne quand je prends en compte les guarantees of origin, les règles, les PPA, donc les certificats qui me permettent de consommer la même électricité que le monde.

Aussi carbonique que le monde, mais de payer un peu plus cher à un fournisseur d'électricité à base de renouvelables à tout moment. Donc d'encourager la filière, ce que ça fait c'est que ça encourage la filière des VNR. Par contre, ça leur permet en fait de queuter dans le bilan et de dire, en fait, non, l'électricité que je consommais quand j'utilisais mes services, elle a une intensité carbone. Donc ça, il faut y faire attention. Là, il commence à se mettre à jour. Maintenant, dans la plupart des calculs, si je me souviens bien, dans le prochain article de l'Olysta, ça sera détaillé. Et maintenant, ils affichent en market base et en location base. Donc en gros, première chose qu'on va prendre, vous prenez le location base et le market base, vous le mettez à la poubelle tout de suite. Ça va absolument être... Pourquoi? Il y a une vraie réalité. Si vous avez, vous, payé plus cher pour avoir une meilleure... C'est quand même vertueux par rapport à la filière. C'est un droit à consommer la part ouverte. Pourquoi ça serait... Le truc, c'est que ça vous donne des chiffres faux d'un point de vue physique. Si la question, c'est est-ce qu'il faut le faire, il n'y a pas qu'il n'y a pas à le faire.

Si c'est ça ou rien, pourquoi pas. C'est juste que vous, en tant que consommateur, vous allez prendre ces chiffres-là. Et si vous le prenez en marketplace, vous allez reporter derrière un beau client votre impact en prenant en compte ces chiffres-là. Donc vous allez annoncer un impact qui est plus faible que la réalité. C'est ça. Par rapport à la question, c'est la même réalité. Sur l'allocation de... De bons d'électricité verte, en réalité, c'est que cet achat ne déclenche pas l'installation d'une nouvelle éolienne. C'est juste que vous avez, dans le mix énergétique, vous avez un moment 30% de... Vert. renouvelable, 30% de renouvelable et puis le reste qui n'est pas. Donc si une entreprise, une organisation se réserve un morceau de cette énergie renouvelable, simplement ça en fait moins pour les autres et au total le mix RTE reste le même, ça ne démarre pas, ne change pas ce qui sort du barrage.

L'objectif c'est de faire que, bon à la donne ils ont commencé un répertoire, c'est hyper ambitieux, ces sociétés-là, elles mettent la pression. sur les conditionneurs d'énergie pour se décarboner. Mais ça ne dépend pas, comme je vais me permettre, c'est que le mix énergétique est décidé par la politique d'un pays essentiellement. Alors, les data centers qui installent leur propre panneau solaire, par exemple, ça effectivement c'est valide en termes d'amélioration de l'énergie renouvelable, de consommation d'énergie renouvelable. En revanche, l'achat de bons sur le marché, lui, en fait, n'a pas d'effet, si ce n'est de mettre un effet négatif sur les prix, de monter les prix du marché de l'électricité. Or, les gouvernements, si un maire refuse d'installer les éoliennes sur une région pour entourer une ville, et bien vous avez le beau acheter des bons qui disent oui j'ai l'électricité verte, parce que vous ne faites qu'assécher le marché de l'électricité verte. Et donc c'est bien pour dire dans son bilan, on est bon, mais en fait ce qu'on fait c'est qu'on dégrade le bilan des autres littéralement,

Donc, c'est un avantage concurrentiel, mais au total, ça ne changera rien pour le changement climatique. Surtout que c'est un peu comme la problématique de la... C'est pas le même sujet, mais c'est un peu comme la problématique de la concentration carbone. C'est-à-dire qu'on se dit, je vais enclencher telle action quelque part, ça va réduire, parce que les émissions de gaz à l'air sont un problème mondial, donc ça va réduire finalement le vision du monde. Et donc, je peux imputer ça dans le carbone. Le problème, c'est que d'une, déjà, on n'a pas de traçabilité sur sa propre infrastructure. Alors, la traçabilité, pour aller savoir comment se passe le projet de l'autre côté, c'est... Oui, sur l'énergie, ça peut être contrôlé. C'est ça. Et des choses sur lesquelles il y a de la traçabilité, c'est... On va dépendre des pays. Oui, ça dépend des pays. Oui, et puis le problème, c'est que, en fait, c'est ce que tu disais, c'est-à-dire que le moment où il y aura une trace indiquée, c'est quand c'est de la consommation en France. Je fais ma ferme de temps en temps, je fais ma ferme de moyenne, là, potentiellement, ça peut avoir un impact bénéfique direct. Quand c'est des bons, c'est la même énergie que tout le monde. C'est les mêmes électrons, il y a les mêmes centrales, il n'y a pas de différence.

C'est juste que l'effet délétère potentiel de reporter des millions de carbone plus faibles que la réalité, il est très certainement, difficile à contrôler, mais c'est très certainement bien plus délétère que l'avantage qu'on a à aller pousser... Des règles ou des ODA ou des... Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire de zénaire, il faut faire de zénaire, juste si on s'en sert comme... Excuse, pour préciser. Oui, c'est bien sûr qu'il faut en faire, et bien sûr qu'on en a besoin, alors vous en avez cité du carbone, bien sûr, mais il ne faut pas servir de ça comme excuse pour baisser les billets en carbone, parce qu'en fait, au final, ce qu'on va faire, c'est juste mettre la pression sur le pays et donner une belle idée. Globalement, par exemple, les chaînes d'un pays, par exemple. Mais là, on se heurte un peu avec le prix de moisson, non? Oui, ça fait partie du sujet. C'est tout ce qu'il dit. Justement, la question, c'est les doubles. C'est-à-dire, comment ne pas tomber soi-même dans le jeu de l'imagine, par rapport à ce qu'on fait au mesure, et surtout, comment évaluer la communication des autres, et ne pas se laisser piéger par des...

En fait, c'est des questions parfois, plutôt de questions de compréhension profonde des mécanismes qu'il y a derrière et à quelle échelle tu regardes, effectivement. Parce qu'une entité peut effectivement, comme on disait, en achetant des bons, etc., être, on va dire, officiellement plus... écologique, on va dire, responsable de moins des autres, mais si on regarde à l'échelle d'un pays, comme je disais, le mix énergétique est décidé par la politique. Sur le champ de l'État, par exemple, sur le champ énergétique, c'est en votant, et pas en achetant. Malheureusement, souvent on dit voter avec notre... Donc comment on fait pour ne pas se faire avoir, Je pense qu'il y a quand même deux ou trois points de repère éventuels. Il y en a un, c'est souvent on va vous dire qu'on a réduit l'impact par giga. On a réduit l'impact pour une unité d'oeuvre.

On va vous parler en relèves. Déjà, le premier point de repère, à la fois pour sa propre communication et pour aller un peu plus loin, c'est beaucoup plus intéressant d'avoir des chiffres absolus. C'est pas parce que j'ai réduit mon impact. Mettons, je suis un fournisseur d'accès à Internet. C'est pas parce que j'ai réduit mon impact par giga que mon impact total est réellement réduit. Ce qui est important, c'est de voir. C'est beaucoup plus intéressant. Alors, parfois, ils ne pourront pas vous annoncer les vrais chiffres sur l'impact absolu, mais si vous pouvez au moins avoir des pourcentages de réduction sur la masse en absolu, c'est beaucoup plus intéressant que de dire j'ai réduit mon impact pour une minute. Vous voyez, il y a ça. Ensuite, le deuxième point, c'est ce qu'on essaie de pousser avec GoAlsta, c'est comment ça a été mesuré. Où ça vient, quelles sont les hypothèses, quelle est la méthode, quels sont éventuellement les outils. Et donc pour ça, c'est ce qu'on essaie de pousser, les données qu'on produit, elles sont en open data, les outils sont en open source, les méthodes, elles sont en sous-licence libre. Donc, ça veut dire que tout le monde va faire pareil, mais plus on est transparent sur la méthode, plus on peut y voir clair et savoir si on sait qu'on parle de la même chose.

Et avec tout ça, moi j'ai une question à poser, c'était une promesse du début du 8h. Par où commencer? Aujourd'hui, comment je commence, si je dois commencer ou améliorer mon système de calcul du monde, d'évaluation du monde carbone? C'est quoi les... Il y a plusieurs choses. J'en ai deux, après je te laisse. La première, c'est que l'évaluation, ça peut devenir compliqué. Dans ce sens, on peut essayer d'étudier. En fait, il ne faut pas vous arrêter là. C'est-à-dire que si l'évaluation n'est pas aussi simple que vous imaginez, il y a des leviers. qui sont directement actionnables et qui sont directement bénéfiques, et ça, on en est sûr à 200%, ça va dans tous les cas, c'est augmenter la durée de vie des équipements, des infrastructures, des devices. Dès que vous pouvez acheter moins, réparer plus, enfin, c'est les 5R, 4R, j'ai perdu le nombre, mais ça, pour le coup, c'est bête et méchant, et vous êtes sûr qu'à la fin, vous avez...

Le deuxième truc, c'est de fonctionner de manière itérative. Faire un bilan carbone d'entreprise, déjà c'est une première étape. Il y a plein de petits, de grandes entreprises qui font ça, ça ne l'est pas. Ce qu'il faut voir, c'est que vous savez que votre image de votre impact va être approximative dans un premier temps. Et en fait, ce n'est pas grave. L'idée, c'est d'avancer par étapes. Comme un peu un JPEG dans les années 2000, quand on chargeait un JPEG et qu'on n'avait pas assez de bande passante, on avait des gros pixels. L'image était un peu floue, puis au fur et à mesure, la définition s'améliorait. Du coup, ça peut marcher un peu comme ça. C'est-à-dire qu'il ne faut pas essayer d'avoir l'évaluation parfaite du premier coup. Ce n'est pas grave d'avoir une évaluation approximative. L'idée, c'est de se dire, OK, quels sont mes hotspots d'impact, donc les plus gros pixels. Je vais zoomer dessus et je vais essayer de voir ce que je peux y faire. Et ensuite, les plus petits, s'ils restent en basse définition, tant pis, et j'avance. L'idée, c'est en tout cas pas de se bloquer. Les tips, ça va dépendre de notre contexte. Mais en tout cas, l'idée, c'est pas de se bloquer.

Il y a déjà des actions qui vont nous remplacer. Et le deuxième point, c'est que vous pouvez avancer de manière... sur cette évaluation et zoomer au fur et à mesure sur les secteurs d'impact les plus importants. Et ne pas essayer d'avoir le truc parfait du premier coup, ce qui peut être un projet en soi, ce qui peut être très complexe, et vous arrêter complètement en l'air. Oui, alors moi ce que je voulais rajouter, c'est que il faut, comme tout à l'heure on avait identifié trois zones principales qui sont des problèmes vraiment spécifiques, mais comment je pense qu'il faut essayer d'arriver à rester avec plus ou moins de précision, se concentrer sur l'une de ces zones et dire ok, on va voir qu'est-ce qu'on peut faire avec ça. Et là, c'est toujours le même cycle, on va arriver à l'inventer, on mesure, puis après on prend des objectifs, on va chercher peut-être des BDI, si on se donne un objectif, sur les mêmes principes, c'est, voilà, on mesure, donc on se met des objectifs de réduction, et après on conclut la réduction, on va faire les pieds où est-ce qu'on en est, et après on reprend des objectifs, comme souvent, chaque année.

Et donc, il faut se concentrer sur un des domaines, et ensuite prendre les outils pour mesurer. Selon les domaines, les outils sont plutôt moins muants. Et ensuite, prendre les actions nécessaires, les actions pour améliorer les choses. Alors moi, en ce qui concerne, je suis plutôt spécialisé sur l'outil Data Center. Effectivement, ça va être la mesure. Nous, on fournit des outils qui permettent de mesurer ça, mais après, pour réduire les trucs, il y a des outils d'optimisation, réduire, effectivement, l'idée, traquer tout le shadow IT, il y a genre 40% des systèmes de stockage dans les data centers qui ne servent à rien, ils sont alloués des trucs qui n'existent plus. Et donc du coup, ça en soit pas si grave si en fait on n'achetait pas d'autres systèmes supplémentaires pour allouer de nouvelles machines, alors qu'en fait il n'y avait encore qu'un en place, un truc existant. Sur les VM qui sont tout à fait... Il y a plein de logiciels qui existent dans le domaine qui permettent d'optimiser un peu une infrastructure. C'est un truc typique, mais effectivement, c'est bien de commencer par mesurer et pour avoir ensuite les impacts.

Deuxième point pour les data centers, c'est ce dont je parlais tout à l'heure, c'était... Fournir les outils pour augmenter la température, pour améliorer l'efficacité des data centers. D'ailleurs, c'est comme ça que GCP, AWS, etc., ils vous promettent, quand vous migrez dans le cloud, une réduction de l'empreinte carbone, parce qu'en fait, leur data center est beaucoup plus efficace qu'un data center lambda d'une entreprise lambda. Et du coup, c'est-à-dire... Un article apparaît sur le sujet. Un article sur le jeu de l'étoile sur les problèmes de réduction. Et donc voilà, ces data centers-là, ces providers-là, eux, effectivement, ils ont augmenté la température de 10 degrés, littéralement, de 3, 27, 28, ce qui leur permet du coup de dire, OK, nous, on est très efficace. Donc ça, c'est bien. Donc voilà, il y a des actions à prendre. Ça y est, on a des outils. Ça existe, c'est fait, c'est démontré.

Donc là, maintenant, il faut y aller. Après, il y a des choses qui sont un peu plus inconnues, qui s'appliquent sur le data center et sur le cloud. C'est, ça arrive très vite à développer, green coding, une manière de développer les applications, de développer les applications. une manière de développer qui soit moins énergivore. On est au tout début. On est au tout début. Moi, je fais ça. Ah oui? Ah oui. Je fais plus d'éco-conception. En fait, mon artage, c'est beaucoup du site web de la boîte. Donc, ça fait 5 millions d'internautes. Donc, on a un truc qui s'appelle l'éco-index. C'est un modèle. C'est comme le calcul. Donc, ça permet de mesurer sur les différentes pages le... De carbone, d'eau, etc. Et... Hein? C'est quoi l'acte à faire? Et on a mis ça dans un CICD pour que ce soit plus facile pour les développeurs.

Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est ébattu. Le meilleur bouquin qui existe, c'est les 115 bonnes pratiques. Frédéric Bordage, c'est un petit livre vert. Et en fait, le truc, c'est qu'il faut former les développeurs. Parce qu'un développeur, s'il ne fait pas gaffe, votre site web perd de niveau lors d'une mise en prod. Il y a le vidéo RSE, on va le mettre sur la page d'accueil. Ah, merde! Donc, s'il ne faut pas les gens, c'est à chaque mise en prod. Il faut regarder si on n'a pas dégradé. Et pareil, les marketeers, ils adorent faire des pages d'accueil énormes, avec plein de liens. En fait, dans le modèle, c'est la taille du dôme, la taille de la page. Donc, on est en train de le faire. Et du coup, c'est que sur la partie web, on a beaucoup de choses qui arrivent. Parce que c'est optimiser une page web. Alors, c'est bien parce que... Les challenges qu'on a, en fait, en général, quand on parle de Green IT, c'est quand les objectifs Green IT ne sont pas alignés avec les objectifs business. C'est-à-dire qu'en général, il y a beaucoup de cas où c'est aligné.

Par exemple, l'optimisation d'une page web, effectivement, plus elle est optimisée, en général, mieux elle sera indexée, etc. C'est plus agréable pour l'utilisateur, elle arrive directement comme ça. En général, ça a une empreinte carbone moindre en termes de consommation CPU, mémoire, réseau, notamment. Mais il y a des cas où les choses ne sont pas alignées. La recherche de réduction de l'empreinte carbone de l'énergie, il paraît effectivement dire, par exemple, il faut allonger la durée de vie des équipements, par exemple. Alors, effectivement, on dirait, oui, mais ça, ça ne permet pas d'utiliser la toute dernière version de ce, peut-être que ça ne permet pas. Donc, il y a des arbitrages à faire dans ce cas-là. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, malheureusement, les décisions au plus haut niveau se font rarement dans le sens de l'économie.

C'est difficile. Nous, on a un groupe justement sur les achats. Ce qui est vrai, c'est au moins qu'on ne renouvelle pas les écrans. Parce que les écrans, en techno, ça n'a pas beaucoup bougé depuis 5 ans. Et à chaque fois, on renouvelle les écrans. Et c'est ce qui est l'empreinte de fabrication la plus importante. L'écran, c'est ça qui fait le plus de temps. Donc, le green coding, c'est un des nouveaux aspects qui arrivent. Je voudrais revenir sur l'exemple du développeur qui met une vidéo sur la page d'accueil. C'est généralement pas le développeur qui a décidé la vidéo. Des fois, je me dis, alors, c'est que derrière, il y a des product managers, designers. Vous avez ce qu'on appelle de la contribution. Donc, les gens, j'ai trouvé telle photo. On ne regarde pas la taille, je balance. Et peut-être, comment du coup, on est fait d'une culture... Rina et Tif, parce que Rina et Tif est partout une vraie démarche RSE, comment on infuse une culture ? Nous on a fait des hackathons, et on a ce qu'on appelle un puto, la première phase du hackathon c'est de donner une appli qui est rangée, c'est le pire, et on leur dit regardez ce que vous pouvez faire pour un PC, donc ils apprennent à...

Mais c'est vrai que c'est en cours. C'est vraiment... Et alors, par contre, ce n'est pas poussé par les éditeurs. Ça, c'est un... Alors, mais d'ailleurs, c'est intéressant. Il y a peu de... D'ailleurs, un des premiers trucs... C'est une bonne source. L'étude était sortie il y a quelques années, 5-6 ans. Qui comparaient les langages de programmation les uns par rapport aux autres en termes de consommation énergétique pour certaines tâches. Effectivement, on voyait, naturellement, l'assembleur était plus efficace. Mais après, effectivement, il y avait des surprises. J'avais été plutôt bien cassé. D'ailleurs, moi, l'étude, justement, Le même avec des réserves. Oui, alors je ne me souviens pas si c'était il y a 5-6 ans. Depuis, il y a une étude qui a été faite par le bon coin. C'est bien Jean-Claude Boiviste en fait. On a travaillé spécialement sur ce sujet, on a fait des co-conceptions de bac L. Et en fait, effectivement, les réserves et l'étude méritent d'être là. L'ignorant potentiel, c'est qu'effectivement, On ne peut pas comparer les applications juste sur le langage utilisé.

Il y a une petite étude qui s'appelle WebR, je ne sais pas si vous connaissez. Oui, c'est le principe. Voilà, donc ils ont travaillé avec le Boncoin. Justement, ils ont comparé les vrais langages, mais avec de vrais logiciels. Il y a des études universitaires où ils font des calculs savants en mathématiques. Ce n'est pas la réalité. Ils ont pris une base de données avec un site. Ils ont comparé du Rust. C'est exactement le problème. Et donc, effectivement, l'idée, c'est de prendre plus de variables et de se dire, OK, mon code, il est de telle ou telle qualité. Est-ce que j'ai du cash? Est-ce que je n'ai pas de cash? Est-ce que j'ai de la page de master? Est-ce que j'ai de la page de master? Est-ce que j'ai de la page de master? Et de faire un benchmark multi... Multi-facteurs. Juste sur le langage. Et ça, c'est sur le GitHub. C'est ouvert au public. Je suis dit que les derniers développements, c'est les derniers développements ici, c'est Rust. Ça dépend de quoi on parle. Vous avez essayé de développer en Rust? Oui, mais le problème, c'est que du coup, on va devoir... Il y a des arbitrages qui vont devoir être rendus dans les choix techniques que vous serez amenés à faire, le déploiement de l'application, et c'est effectivement se dire, ah,

ce langage qui est très pratique, un langage de très haut niveau, par exemple, qui contrôle tout, qui gère tous les aspects sécurité, etc. Peut-être que demain, quand on sera dans une vraie contrainte énergétique, Il n'a pas l'air. D'accord. Ils ont l'air détendus. En vrai, ce n'est pas le cas. Je suis d'accord. Il y a des gens qui sont... L'éco-anxiété, c'est quelque chose, mais dans l'informatique, on ne les voit pas trop. Oui, je peux parler des 3 P, je ne sais pas si c'est l'idée. People, planète, profit. Si vous n'équilibrez pas ces trois-là, vous n'y arrivez pas. C'est les plus riches qui sont touchés en dernier. C'est-à-dire qu'on est tranquille, mais il ne faut pas considérer que la situation n'est pas de taille. Demain, on va peut-être faire des arbitrages du genre, est-ce que j'ai besoin de faire tourner à large échelle, par exemple, un antivirus? On prend un exemple.

Un antivirus, c'est un machin, il tourne tout le temps, il contrôle le truc. C'est pour la sécurité de chacun. Peut-être que demain, pour les raisons énergétiques, on va dire, et bien l'antivirus, c'est ton plan. Ou par exemple les données bancaires qui sont sauvegardées à Guitem à Eternam, par exemple, on va dire, dans la fraude fiscale de 10 ans, eh bien, tant pis. On ne va pas tout garder, il y a un moment où on va faire des choix. Pour que les choses qu'on fait, les ressources informatiques qu'on utilise, qu'on a à disposition, elles soient utilisées à des choses utiles, donc complètement utiles. Entre l'antivirus par exemple et visionner une vidéo de petits chats en ultra HD et en 3D, on va d'abord regarder l'antivirus et mettre le petit chat en mode résolution. Mais il faudra faire... En fait, comment tu vois aussi ce qu'il faudra faire pour faire de la pratique? Si tu donnes un exemple pour commencer, déjà les bonnes pratiques, avoir la mesure dans le carbo, les bonnes pratiques de dire, j'arrive ce cycle de vie, je sais que moi, ce qui me permet de réduire mon empreinte.

Donc, je pense que dans la balance, il faut savoir que le langage de programmation, c'est une utilisation, je ne sais pas, de 20%. Oui, mais c'est difficile. Et donc, je pense qu'il y a un côté pragmatique aussi. Il y a un exemple qui est pas mal, c'est le TGPT, vous le connaissez. Entre le 3 et le 4, ce qui coûte le plus cher environnementalement, c'est l'entraînement. Ils ont diminué de moitié l'empreinte carbone d'entraînement de TGPT. Entre la nouvelle version qui est sortie. Tu parlais de pragmatisme, en fait, tout ce dont on parle, c'est l'optimisation. Déjà, on parle d'impact direct, c'est un point plus mesurable, plus estimable, sur l'impact de notre plateforme directe, et les questions, ça, il faut les faire. Mais chez Lublot, il y a une question qu'on se pose régulièrement, c'est une potentielle mission. C'est à quoi sert le projet, quelle va être la finalité, admettons demain on nous demande de réduire les impacts en aérien auto d'une plateforme qui permet de dévier l'avion. Mettons qu'on arrive à réduire par 10 les impacts de cette plateforme, on la rend beaucoup plus performante et que du coup, on soit plus simple en termes de dévier l'avion derrière.

Est-ce qu'on aurait dû faire le problème? Et en fait, ça, je pense que c'est une réflexion qu'on va avoir. avoir besoin de se poser en équipe, parce que l'équipe, il faut le voir comme un flux, c'est pas un secteur économique seulement, c'est un flux qui permet aux autres secteurs économiques de dégouler, de grossir, de faire plus de marge. Et donc il y a vraiment cette question-là, à un moment donné, qu'est-ce qu'on veut garder dans un monde où on n'a plus de ressources, où on se fait couper l'électricité cinq fois par hiver, où on a plus d'ordres en été, et où encore on est les plus chanceux, parce qu'en fait dans les pays où on va vraiment extraire les ressources, ce n'est pas du tout le même problème. Est-ce qu'on réfléchit de la même manière? Est-ce qu'on change de paradigme? Et je pense que c'est ça le vrai sujet. C'est-à-dire que, bien sûr, il va falloir optimiser, il va falloir modérer, il va falloir faire des trajectoires et tout, mais à un moment donné, il va falloir aussi qu'on se pose la question de la finalité de ce qu'on fait, de ce qu'on peut garder, de ce qu'on peut garder dans un monde à plus de 100 degrés, et on n'est pas parti pour des récents. Du coup, ça me fait penser qu'il va y avoir une régulation de l'État, un peu comme le RGPD, mais ça va arriver.

À mon avis, ça va arriver. C'est en cours. C'est ça. Dès qu'il y a des amendes, sinon ça ne marche pas. C'est une bonne question. Croyez-vous en l'humain? Est-ce que vous voyez émerger, c'est ça, c'est en cours ? Oui, oui. En fait, c'est en cours, ça prend du temps, parce qu'en fait, pareil, les régulateurs, ils sont comme nous, dans l'industrie, ils sont... Au départ, ils font appel à des experts, il faut réunir les bons experts, il faut les mettre dans des groupes de travail, il faut les faire parler. Et à la fin, il faut avoir des normes qui sont appliquées dans le système. Il y a des choses qui sont en cours. Côté ADEME, si je reste sur le périmètre de France, côté ADEME, il y a les PCR, donc c'est le produit de catégorie RULS, avec les règles d'évaluation qu'on va devoir appliquer en fonction des secteurs du numérique. Donc il y a un PCR cloud et data center qui apparaît très bientôt. Il y a un PCR fournisseur d'accès à Internet qui apparaît un peu plus tard. Et un PCR système d'information à peu près dans la même zone. Et donc ça, ça va te définir les règles.

Ça va te dire, tu es fournisseur de cloud, il faut que ton évaluation soit multicritère déjà. Il faut que ça prenne en compte CO2, ressources abiotiques, il y a un certain nombre de critères. Il faut que ça respecte l'IT 14-10, la fameuse, qui a été basée sur la 4e équipe de l'IT. Mais entre ça et les sanctions, ça, voilà comment ça marche en politique et à quel moment ça ne va pas. En parallèle de ça, en ce moment, il y a le HCNE, qui est le Haut Comité pour un numérique éco-responsable. Chez Boéistan, on y a participé pour essayer de pousser les compétences qui nous paraissent les plus importantes. Ce qui se passe, c'est que c'est un processus qui marche à l'envers. Parce qu'aujourd'hui, c'est les industriels qui proposent des choses. Nous, on est prêts à faire ça. Donc, ce qui va arriver à la fin, c'est leur mode commercial qu'ils sont en train de vendre. Et ensuite, on fait appel aux chercheurs, on leur dit, s'il vous plaît, monde académique, venez retoquer les propositions et nous dire ce qu'il faut corriger.

Et à la fin, l'objectif, c'est d'avoir des fiches d'actions concrètes qui doivent être implémentées dans la SNDC, donc la stratégie de la SNDC, pour le numérique. Voilà, donc les choses sont en cours, elles sont perfectibles et le problème c'est les délais. Ce qu'on peut noter quand même, c'est qu'en France, on est plutôt bien placé en termes d'intérêt d'entreprise et de démarche dans le sens là, on voit beaucoup de choses, bien plus, je travaille pas mal à l'extérieur. Les Amériques et l'Asie. Et en France, il se passe vraiment quelque chose. Maintenant, en Allemagne, en Belgique, aux Etats-Unis, par exemple, c'est pas ça. L'espoir, c'est que l'Europe... C'est ça, il y a un pot. Exactement. Moi, je crois que le rapport financier, c'est coupler le reporting financier avec le reporting financier.

Il y a une démarche, c'est le ancien PDG de l'ANOM, M. Faber, qui a fait ça. Le bord qui normalise ça pour venir vers le haut. Et si vous faites ça, il y a la même rigueur, parce que dans les parties financées pour le pays, il y a une rigueur, l'Europe consomme l'immigration, etc. Vous gérez la descente de cette information-là. Et si ça mène l'Europe, ça sera imposé aux fournisseurs américains qui, s'ils ne peuvent pas faire des reportings, ne pourront pas rentrer sur le marché européen. Tout à fait. Et on va rester là-dessus. Merci beaucoup. Merci beaucoup Bertrand, merci Benoît. Merci à vous.