Meetup Tech.Rocks

IT et impact environnemental

Meetup Tech.Rocks · 14 avril 2022 · 62 min · en français

Résumé

Replay du meetup Tech.Rocks du 14 avril 2022 consacré à l'impact environnemental de l'IT. Un numérique plus responsable : tel est l'enjeu des années à venir. Benoit Petit, fondateur de Hubblo, société de monitoring des services techniques et de leur impact sur le climat, aide à mieux comprendre l'impact des systèmes d'information sur l'environnement et à identifier des solutions et bonnes pratiques pour le réduire. Il est membre du collectif Boavizta, qui réunit des professionnels pour mesurer l'impact environnemental du numérique des organisations, et à l'initiative de Scaphandre, un outil de mesure de la consommation électrique des SI.

Summary

Replay of the Tech.Rocks meetup of 14 April 2022 on the environmental impact of IT. More responsible digital technology is the challenge for the years ahead. Benoit Petit, founder of Hubblo, a company that monitors technical services and their climate impact, explains the environmental impact of information systems and helps identify solutions and best practices to reduce it. He is a member of the Boavizta collective, which brings professionals together to measure the environmental impact of organisations' digital activities, and the initiator of Scaphandre, a tool that measures the power consumption of IT systems.

Thèmes : Impact & numérique responsable

Site du collectif Boavizta

Scaphandre sur GitHub

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Bonjour tout le monde, bonjour tout le monde, je suis ravie d'être avec vous pour ce meet-up Tech.Rocks autour de l'impact environnemental, encore un. Chez Tech.Rocks, comme vous le savez, c'est une communauté très engagée et c'est, je crois, de mémoire, au moins le troisième qu'on a mis autour de ce grand sujet, donc l'impact de notre industrie, de notre métier sur l'environnement en sens large. Il n'y a pas que le climat, c'est beaucoup plus large que ça. Et dans ce cadre, on a eu plusieurs présentations, à la fois sur la prise de conscience, la prise de connaissance, mais aussi sur les façons de s'engager, les façons d'agir concrètement. Et on continue aujourd'hui, je suis vraiment très très très très contente parce qu'on a un intervenant de grande grande qualité sur le sujet aujourd'hui, notamment sur comment est-ce qu'on agit et notamment comment est-ce qu'on mesure, qui vient de nous rejoindre, salut Benoît, donc il s'agit de Benoît Petit. C'est génial parce qu'il a trois casquettes. On va les présenter un peu.

On va prendre un peu de temps pour les présenter. C'est hyper intéressant. Et notre rôle chez Tech.Rocks, c'est aussi mettre la lumière sur les personnes qui s'engagent, mais aussi sur les collectifs qui se créent pour nous aider toutes et tous à avancer sur ce sujet. cette question-là, notamment aujourd'hui, on va beaucoup parler de mesures de nos architectures, de nos infrastructures sur l'environnement. Bonjour Benoît. Bonjour, bonjour Meriem, bonjour à tous. Bienvenue parmi nous Benoît. Alors, comme je disais, tu as plusieurs casquettes. Alors, toi, tu es fondateur ou cofondateur de Hubblo. Tu travailles sur ce qu'a fait, donc on va présenter ce qu'a fait peut-être un peu plus tard. Et puis, tu fais partie d'un autre collectif qui travaille beaucoup sur la mesure Boavitsa. Je vais te laisser présenter un peu ces trois casquettes, si tu veux bien, Benoît. Bien sûr. Est-ce que je peux partager mon écran en même temps? Quand on aura des points importants à aborder, ce sera plus simple. Donc oui, effectivement, je me présente de ma petite.

Je suis fondateur d'une société qui s'appelle Hubblo et qui fait de la mesure des impacts environnementaux du numérique et des services numériques. Le principe, c'est que tout ce qu'on fait est en open source, et notamment les outils qu'on développe. Donc effectivement, comme tu le disais, on a développé un outil qui permet de mesurer la consommation d'énergie des serveurs et des applications qui tournent sur ces serveurs, qui s'appelle Scafand, qui est sur GitHub. Et puis, il y en a d'autres à venir. Et je suis aussi cofondateur de Boavista.org. Donc, Boavista.org, c'est le site. Le nom, c'est Boavista. Et en fait, c'est une association qui regroupe les professionnels de l'IT qui veulent travailler sur les sujets de la mesure des impacts environnementaux du numérique, sachant que c'est un sujet qui est assez immature, très clairement. Il y a beaucoup, beaucoup de choses à faire. Il y a encore très peu de choses disponibles. Et donc, en fait, on essaie de rassembler les différents acteurs de la tech pour travailler sur des méthodes de mesure qui fassent consensus, qui soient backées

par des études scientifiques, qui soient en accord avec ce que les spécialistes du CUN nous disent. Des outils open source, on travaille en ce moment sur une ABI, on y reviendra je pense dans la présentation, et des données ouvertes, et ça c'est en termes de mesures d'impact environnemental, les données c'est le nerf de la guerre, si on n'a pas de données, si on n'a pas de facteurs d'impact, On y reviendra, mais par exemple, de facteurs d'impact sur la fabrication des infrastructures, des équipements, en fait, on est assez vite coincé. Donc voilà, on travaille sur tous ces sujets, on essaye de le faire collaborativement et d'impulser l'esprit open source à la fois aussi sur les données et les méthodes et pas que sur les outils. Super, merci. Merci, Benoît. On sent le... Voilà, c'est un peu ça l'esprit. C'est qu'on avait envie aussi de mettre la lumière sur les collectifs qui travaillent en open source, qui cherchent à partager et qui sont dans un mode de coopération pour qu'on avance tous ensemble et qu'on partage ces outils à des mesures.

Surtout qu'on le verra un peu plus tard, c'est assez complexe finalement. Il y a pas mal d'outillages aujourd'hui. Voilà, on le verra un peu plus tard. Et Benoît, toi, tu avais envie quand même, là, on se disait qu'on allait démarrer par une petite introduction quand même pour qu'on soit le plus inclusif possible. Voilà, selon la maturité de chacun, chacun qui sont disponibles, qu'on fasse quand même une entrée dans la matière en reposant un peu ce qu'on sait. De lui sur le sujet. Oui, on va passer à rien, parce que je pense que vous avez déjà eu des présentations sur le sujet, ça va être bon. Juste, moi, j'aime bien essayer de remettre les choses concrètement. Par exemple, quand on parle de réchauffement climatique, on parle souvent de plus 1,5 degré, plus 2 degrés. Ça, ce n'est pas forcément facile de se représenter ce que ça veut dire pour nos vies. Donc j'aime bien aller voir ce que dit Météo France, du coup c'est très local, c'est donc concerné directement. Et d'après Météo France, la courbe actuelle, alors déjà 2020 d'après Météo France, c'était l'année la plus chaude jamais enregistrée en Europe.

Depuis qu'on sait faire des relevés, voire même depuis qu'on peut estimer la température de différentes périodes à partir de carottes qu'on récupère dans la glace. Donc, c'est depuis la période pré-industrielle, plus exactement. Et après, la courbe actuelle, nous montre qu'en 2050, on pourrait avoir 50 degrés l'été en France. Donc 50 degrés, je ne sais pas si vous vous souvenez de la canicule de 2003, mais c'était 44 degrés au maximum. Il y a eu beaucoup de morts. Donc 50 degrés, c'est quelque chose qui ne me plaît pas, moi, comme perspective, personnellement. Et 2070, on pourrait avoir régulièrement 150 degrés, pas qu'en été. Quand je dis 50 degrés, c'est la base, c'est 50 degrés et plus. Vous imaginez que ça, ce n'est pas qu'une histoire de température, il y a des réactions en chaîne. sur le cycle de l'eau, sur l'agriculture, sur tout un tas de sujets. J'accélère un peu parce que c'est des choses que vous connaissez déjà certainement. Mais c'était pour le mentionner. Vous savez que le réchauffement climatique, c'est principalement dû à des émissions de gaz à effet de serre trop importantes dans l'atmosphère par rapport à ce qu'est capable d'absorber la biosphère.

Donc voilà, la grosse anomalie avec une multiplication par deux de la concentration de CO2 dans l'atmosphère à droite, c'est nous. Et concrètement, c'est assez simple, ce qu'il faut faire, c'est réduire nos émissions de gaz à effet de serre à un niveau qui permet d'être à une espèce d'équilibre avec ce qu'absorbe la biosphère en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Ce niveau s'appelle la neutralité carbone globale, mais il faut bien garder en tête le mot global parce que la neutralité carbone à l'échelle d'une organisation, ça n'existe pas. La neutralité carbone ne peut être que globale, que si tout le monde va dans la même direction et réduit ses émissions de manière collective. Il y a tout un tas de mécanismes qui expliquent, et l'ADEME a produit un avis sur la neutralité carbone qui explique pourquoi ça ne peut être que global. Oui, ça c'est un point important, Benoît, à préciser, parce qu'on voit partout, je pense que des entreprises économiques, soit par manque de connaissances, soit pour tromper

les consommateurs, on voit beaucoup carbone neutrale, des objectifs de neutralité carbone à l'échelle d'une organisation. Je pense que c'est important aussi de se dire que quand on voit ça, une loupiote doit s'allumer dans nos cerveaux tout de suite pour se dire, Soit c'est une erreur, soit ce n'est pas très honnête. C'est un vrai sujet, c'est devenu l'argument récurrent. Alors, je n'ai pas mis là, dans les slides sur lesquels on va discuter, je n'ai pas mis d'éléments sur la manière dont sont calculées les intensités carbone quand on parle de, on le verra, d'impact de ce code, etc. Mais effectivement, il y a tout un tas de mécanismes qui permettent d'introduire dans son bilan carbone l'effet présumé d'actions qu'on a entrepris, de choses positives qui vont permettre de dire« Ah ben non, en fait, je n'ai pas émis autant d'émissions.

» On peut faire un bilan net, mais les choses sont plus complexes que ça, et tu fais bien de le préciser. Donc, j'avais un peu l'emphase sur le dernier rapport du GIEC qui est sorti en avril 2022, donc là, il y a quelques jours. Parce que là, la courbe que je vous ai montrée, ça montre que la deadline pour réduire nos émissions de manière à ne pas dépasser les plus 1,5 degrés, de réchauffement global d'ici la fin du siècle. En fait, cette deadline, elle se rapproche. Plus on attend, plus elle se rapproche. Ça s'accélère. Donc le dernier rapport du LEC nous dit que cette deadline, c'est 2025. Donc il faut que la courbe s'inflige. Aujourd'hui, nos émissions... Ça n'est jamais descendu, sauf qu'il y a eu un petit sursaut négatif avec le Covid. Mais globalement, ça n'a jamais cessé d'augmenter.

Il faut que ça descende avant 2025, mondialement. Et Benoît, moi, le message que j'ai envie de passer aux gens là, maintenant, c'est surtout qu'il nous reste trois ans pour agir, infléchir, etc. Donc, il faut y aller, y aller, y aller à fond. Il ne faut surtout pas se dire que c'est foutu. Il faut se dire, là, on a trois ans, il faut qu'on se bouge maintenant. 12 minutes. Et je me permettrais même d'insister, en fait, on n'a pas trois ans pour agir, on a trois ans pour que nos actions soient suffisamment importantes pour que la courbe baisse. Donc en fait, on aurait dû commencer à y aller il y a à peu près dix ans, au mieux dix ans en fait. Et donc maintenant, on est en retard. C'était pour hier, c'était pour il y a 10 ans. Donc, il faut agir, mais il faut que l'effet de nos actions soit visible en 2025. Donc, ça veut dire qu'il faut déjà avoir commencé. Je pense que vous avez déjà vu ces chiffres. Globalement, en 2020, on estime la part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre mondial entre 2 et 4%.

Et d'ici à 2025, justement, c'est intéressant parce que le rapport du GIEC nous dit que d'ici 2025, la courbe baisse. Et d'après les prévisions sur le numérique, ça augmente. Avec une multiplication par 3 si on était à 2. On sera entre 6 et 8% en 2025 d'après les prévisions. Donc, on voit que c'est la courbe inverse et qu'on a du boulot. Un autre élément, je ne sais pas si vous aviez eu beaucoup d'occasion d'en parler jusque-là, c'est que le numérique, ça n'a pas un impact que sur le climat. Donc, il y a bien sûr la colonne gaz à effet de serre qui est là, avec un élément qui est déjà très intéressant, c'est qu'on voit que les... Les équipements utilisateurs à l'échelle mondiale, c'est ce qui est le plus impactant. Et voir même pas que sur le climat, même sur les autres critères. Donc la première responsabilité qu'on a à la fois en tant que professionnel de l'IT et individu, c'est de faire durer nos équipements utilisateurs le plus longtemps possible, de ne pas acheter neuf ou le moins possible, d'acheter reconditionné, de réparer nos équipements, etc.

Donc ça, c'est vraiment le premier message à retenir, c'est ça. Et souvent, on va parler de mesures, on va parler de services numériques, c'est des sujets qui sont très importants. C'est intéressant et il y a plein de choses à faire dessus. Mais il faut garder en tête que c'est intéressant tout en étant dans une démarche où on est très concentré sur le matériel et sur la durée de vie du matériel. Il ne faut pas laisser ça de côté. Il faut optimiser ses services et acheter un iPhone tous les deux ans pour tous les employés, par exemple. Ce n'est pas cohérent. Et donc, c'est un sujet qu'on va réaborder, mais globalement, le numérique, ça a un impact sur pas mal de sujets. La consommation d'énergie primaire, la consommation d'eau, la consommation d'électricité, donc ça touche à l'énergie aussi, et la consommation de ressources minières. Donc là, je vous ai mis, c'est un papier de Green IT qui vous permet d'avoir une répartition et des ordres de grandeur en tête, en fonction de si on est sur les utilisateurs, les équilibres utilisateurs, le réseau ou les data centers.

Mais en fait, je voulais par exemple zoomer sur un des critères, qui est l'épuisement de ressources abiotiques. Donc abiotique, ça veut dire ce qui n'est pas vivant, donc c'est toutes les ressources... minières, donc il y a plusieurs catégories dans les ressources abiotiques, renouvelables, non renouvelables, etc. En tout cas, on va se concentrer par exemple sur les minéraux et les métaux qu'on consomme pour le numérique. Dans le rapport de l'ADEME et de l'ARCEP qui est paru cette année, on apprend que En France, on fait entrer sur le territoire. Tous les ans, je pense que c'était 2021, l'année de référence, 948 tonnes par an de métaux et de minéraux sous forme de métaux raffinés dans des produits finis, donc en bout de chaîne, une fois que toutes les transformations ont eu lieu. Et donc en fait, 948 tonnes, ça représente le poids de métaux dans nos produits chimiques numériques qu'on achète, mais ça ne représente pas la quantité de matière extraite, qui est en fait colossale, je ne serais pas capable de vous la chiffrer.

On voit que c'est encore une fois principalement les utilisateurs, donc 13 en plus. Et comme il y a des experts qui vous parlent de ça bien mieux que moi, je vais vous encourager à aller voir ce qu'ils font, notamment Aurore Stéphan qui est ingénieure géologue mini et qui est spécialiste de ces sujets, elle fait une super présentation, je vous ai mis le lien. Donc, soit via QR code, soit là où il est marqué intervention d'horreur. C'est un lien, quand vous aurez les slides, je vous invite à aller voir. Et il vous explique le procédé. Comment ça fonctionne, comment on extrait des métaux, comment on extrait des minerais, et comment on transforme ces minerais pour en faire des métaux, et ensuite comment on arrive à une concentration de métal suffisante pour pouvoir faire des équipements. Et en fait, on verra, c'est la face émergée de l'iceberg, le 948 tonnes, c'est vraiment... Il y a le livre aussi, La guerre des métaux rares, qui explique un peu tout ça. Et ce qui est intéressant dans ce que tu dis là, Benoît, c'est que souvent, on se concentre sur le climat, sur l'impact sur le climat, mais en fait, ça dépasse largement le climat.

C'est aussi les ressources qui vont être de plus en plus rares, d'ailleurs, même pour notre métier, pour construire des nouveaux terminaux, ça va être de plus en plus compliqué. Et il y a d'autres effets que d'ailleurs que ces ressources abiotiques et le climat, il y a la biodiversité, il y a énormément de sujets qui rentrent en jeu et qui sont souvent occultés d'ailleurs par la question du climat. On y reviendra, mais c'est pour ça qu'il y a des méthodes qui permettent de faire de la mesure d'impact en prenant en compte différents critères. Parce qu'en fait, l'enjeu de prendre en compte ces différents critères et pas que les gaz à effet de serre, c'est d'éviter des transferts de pollution. Si on souhaite, on y reviendra, la méthode la plus... Utilisés et la méthode de référence c'est l'analyse de cycle de vie. Mais c'est vrai que si on n'a pas une vue sur les différents critères d'impact, on peut améliorer les choses par exemple sur les effets de serre et les empirer sur la consommation d'eau ou sur la consommation de métaux.

Exemple très bête. Il y a quelques années, on pouvait entendre assez facilement, ah bah oui, pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, on peut remplacer nos ordinateurs ou nos serveurs par des machines moins consommatrices en énergie. Donc si on se concentre que sur les émissions de gaz à effet de serre, peut-être que ça marche, mais encore ça se mesure, parce qu'il y a aussi les émissions de la fabrication. Mais si on prend en compte la consommation de métaux, la consommation d'eau, voire d'autres critères, et qu'on veut avoir une approche holistique, là, c'est tout de suite moins sûr qu'on a réduit notre empreinte sur l'environnement. Parce que si on a remplacé un parc de 4000 PC par des machines qui consomment moins d'énergie, oui, mais on a fait fabriquer 4000 PC. Et sur tous ces critères-là, la fabrication est très importante. Donc bon, là j'avais fait un zoom sur un des critères pour bien montrer qu'il n'y a pas que le cinéma. Donc il faut essayer de voir les choses de manière un peu plus large. Il y a un sujet qui revient souvent, c'est pourquoi on n'agit pas?

Pourquoi très peu de personnes agissent? Pourquoi très peu d'entreprises ont de réelles actions? Alors, il paraît que c'est un sujet qui est bien connu des gens qui font de la théorie des jeux. Qui s'appelle le dilemme du prisonnier. L'énoncé est simple. Il y a deux prisonniers qui sont complices du même méfait. Ils sont interrogés par la police. Et donc les règles, c'est que si les deux prisonniers se serrent les coudes et ne disent rien, ils s'en sortent avec un an de prison. Si les deux prisonniers se trahissent tous les deux, ils s'en sortent avec deux ans de prison chacun. S'il y en a un qui trahit l'autre et que l'autre est silencieux, celui qui a trahi s'en sort avec zéro année de prison et l'autre trois. Et donc dans ce schéma-là, il y a de fortes chances que les deux prisonniers se trahissent. Ou que l'un trahisse son copain. Et pour que les deux se serrent les coudes, cognitivement parlant, c'est moins probable.

Donc c'est un peu ce qui se passe avec le PIMAP, parce que personne ne veut bouger, tout le monde attend. que ses voisins fassent le travail à sa place. Mais en fait, il y a une très bonne nouvelle pour nous, entreprise de l'IT. C'est que quand on parle à l'échelle d'une organisation qui fait du numérique, en fait, on a intérêt à bouger même si on est tout seul. Les règles du jeu sont un peu différentes. Parce qu'en fait, si on bouge et que nos... Ne bouge pas. En fait, c'est tout bénef pour nous. Parce qu'on va avoir une marque employeur bien meilleure, on va pouvoir attirer plus de talents, on va pouvoir les retenir plus longtemps. On va pouvoir satisfaire nos clients plus simplement, parce qu'en général, on va les tirer sur des... Des métriques techniques comme la latence, le temps de chargement, le poids des pages, bon là si on parle de web, mais ça pourrait être autre chose. Et au final, on peut réellement impacter positivement la satisfaction de l'utilisateur. Quand ils sont sur nos services.

On va pouvoir réduire les coûts IT, que ce soit cloud, on-premise ou autre, parce qu'on va jouer la sobriété. On va essayer d'apporter d'acheter le moins de vêtements possible, de les faire durer le plus longtemps. Ça, c'est un autre effet de bord très sympa, c'est que ça nous rend plus résilients, on est moins dépendants de nos fournisseurs. Notamment quand il y a soit des crises liées au réchauffement climatique, soit à un phénomène géopolitique, on peut se retrouver assez embêté quand les fournisseurs ne sont plus capables de nous donner des équipements ou des composants. On peut améliorer la sécurité en... De sobriété, puisqu'en fait, on adore, quand on parle de sobriété des services numériques, on adore tuer et supprimer les fonctionnalités non nécessaires et devenues inutiles dans les services numériques. Et ça, c'est très intéressant, ça permet de supprimer les potentiels backdoors pour l'avenir.

et on améliore aussi l'image de son entreprise. Dans ce cas-là, on gagne par rapport à ses concurrents. Et si, mettons que l'entreprise bouge et les concurrents bougent aussi, ça tombe bien parce qu'on obtient toujours les mêmes avantages. On retient tous les talents, toujours une meilleure satisfaction utilisateur, on peut réduire ses coûts. Ça ne change pas. On peut améliorer sa résilience, la sécurité, l'image de l'entreprise. Et surtout, dernier point, mais non des moindres, on est sauvé. Donc ça, c'est plutôt acceptable. Et en fait, on gagne collectivement. Donc il n'y a a priori aucune bonne raison. De ne pas bouger en attendant que les autres le fassent. Parce qu'en fait, si les autres le font avant nous, dans le business, ils seront en avance. Un autre point, je vous ai dit que les équipements utilisateurs, c'était important, ça reste vrai.

Maintenant, il y a quand même un truc à avoir en tête, c'est qu'il y a un petit problème d'échelle. Sur les équipements utilisateurs, si on prend un exemple, alors c'est un exemple arbitraire, j'ai pris des smartphones et des serveurs, on aurait pu prendre autre chose et ça aurait peut-être été un peu différent. Mais il y a quand même quelque chose, c'est qu'on vend environ 1,5 milliard de smartphones dans le monde par an. Et on installe environ 20 millions de serveurs dans le monde par an. Donc les ordres de grandeur ne sont pas du tout les mêmes. Et pourtant, si on additionne les données que je vous avais montrées dans le tableau tout à l'heure, on se rend compte que l'impact cumulé des réseaux et des data centers, c'est quand même 56% d'électricité consommée par le numérique, 37% de gaz à effet de serre, et 40% de l'énergie primaire consommée par le numérique. Donc en fait, en tant que professionnel de l'IT qui fabriquons des services numériques, on a quand même un vrai rôle à jouer là-dessus. Tout en gardant en tête que nos services ont aussi un impact sur le ressenti que les utilisateurs ont de leur équipement personnel.

Donc si on a un service qui est lourd, qui est lent, En fait, il y a des études qui montrent que ça peut jouer sur la durée de vie du smartphone, du PC ou de la Smart TV ou n'importe quoi. Et ça, c'est super important parce qu'on l'a dit, du coup, ça... reboucle sur les équipements utilisateurs sont très importants. Il faut avoir ça en tête, mais on a aussi des choses à faire sur nos services. Oui, du coup, ça, c'est très intéressant parce que c'est vrai que souvent, ce qu'on présente, on dit quand on veut agir, quelque part, les premières actions, c'est agir sur son parc de terminaux, finalement, et agir sur l'obsolescence programmée, donc ne pas faire des applications mobiles, des applications web qui poussent à changer son mobile régulièrement. Mais finalement, ce que tu dis, c'est qu'il n'y a pas que ça qui compte. Il y a aussi les aspects, quand on fait des API, des serveurs, des applications avec des serveurs, il y a des choses qu'il faut regarder aussi parce que l'effet d'échelle fait que ça donne des proportions qui sont énormes aussi.

Oui, effectivement, il y a l'impact indirect sur les équipements utilisateurs et il y a l'impact de nos services. Là, ce que j'essaie de montrer avec cette slide, c'est que malgré la différence d'échelle, ça montre qu'il y a de la place pour faire plus sobre de notre côté aussi, du côté des services. Parce qu'en termes de volume, les infrastructures, c'est un petit peu en dessous des équipements utilisateurs. Et pour autant, ce n'est pas important d'impact. Par rapport au temps. Tu voulais ajouter un truc sur ce point? Non, j'allais dire justement, c'est le moment où on va basculer dans comment est-ce que je sais où est-ce que je dois agir, etc. Et c'est le moment où on arrive sur la comptabilité, donc c'est parfait. Très bien. Donc oui, effectivement, on va aborder la comptabilité carbone. Y voir un peu plus clair. Donc comment on compte les émissions de... Alors quand on dit comptabilité carbone, émissions de CO2, il y a un truc que je n'ai pas remis sur cette slide, mais qui est à prendre en tête.

En fait, on parle de CO2 équivalent. En fait, le CO2 est utilisé comme métrique étalon pour mesurer tous les gaz à effet de serre. Donc en fait, quand on parle de comptabilité carbone, a priori, on peut aussi compter des émissions de méthane, de N2O, etc. Donc voilà, la comptabilité carbone, on va considérer généralement trois scopes. Donc ça, c'est une méthode qui est utilisée. Globalement, pas que dans la IT, c'est défini dans le GAG protocole, si vous voulez aller voir le standard. Et globalement, on va avoir trois scopes. Le premier scope, c'est les émissions directes. Consommation d'énergie fossile, donc ça, tout simplement, j'utilise ma voiture, je brûle de l'essence localement, j'émets des gaz à effet de serre directement, donc émissions directes. Scope 2, les émissions indirectes, c'est la consommation d'énergie finale. Pourquoi indirecte? Parce qu'on consomme de l'énergie finale, c'est-à-dire qu'elle n'a pas été collectée telle qu'elle dans la nature. L'électricité, on la fabrique à travers d'autres choses. Et cette autre chose, ça peut être différentes sources d'énergie, avec différentes techniques.

Et c'est cette manière de produire l'électricité qui va émettre des gaz à effet de serre. Donc là, mon PC, il consomme du courant. Ce n'est pas lui qui émet des gaz à effet de serre, mais quelque part, il y a une centrale qui est en train de produire l'électricité que je consomme et qui, elle, en émet. Donc, scope 2. Le scope 3, c'est les autres émissions. En IT, ça peut considérer pas mal de choses. Le point principal, c'est certainement la fabrication des équipements, des infrastructures, etc. Mais ça peut être aussi l'activité des fournisseurs. Ça peut être... l'impact de la fabrication des équipements utilisateurs au pro-rata de leur temps d'usage de nos services. On rentre dans des aspects un peu plus techniques. Globalement, le scope 3, c'est tout ce qui n'est pas émission directe ou indirecte. Il y a la consommation d'énergie finale. Et ce qu'il faut voir, c'est qu'il y a encore beaucoup de bilan carbone dans lesquels le scope 3 n'est pas compté. Il me semble que c'est... Je me demande si ça n'a pas changé récemment, mais jusqu'à il n'y a pas longtemps, le scope 3 n'était pas obligatoire dans les billets en carbone en France.

Oui, je confirme. Ça, par contre, je ne me rappelle pas si ça a été acté que c'était obligatoire. Effectivement. Je pense que c'est hyper intéressant ce que tu dis là, parce que moi, si je pense que j'ai une expérience personnelle, chez Octo, on a fait notre bilan carbone, d'ailleurs, on l'avait publié sur notre blog. Et en fait, plus de 50% de notre impact venait du scope 3. Donc, en fait, si on n'avait pas fait le scope 3, on se serait privé d'un énorme levier d'action, en fait. Qui était lié au scope 3 finalement. Donc c'est vrai que s'il y a peut-être, enfin, je pense que quand on veut agir, le premier truc évidemment c'est de faire son bilan carbone, parce que voir où on en est. Mais faire le point, etc. Et puis, oui, c'est vrai que c'est plus compliqué d'inclure le scope 3 parce qu'il y a plein de choses qui sont approximatives. Mais il vaut mieux le faire approximativement que pas le faire du tout, à mon avis, Benoît. Et d'ailleurs, on avait une question sur ça. Il y a quelqu'un qui se demandait comment prouver aux utilisateurs qu'on est mieux positionné que les compétiteurs sur les aspects écologiques.

Est-ce que le bilan carbone, à ton avis, ça peut être un premier levier? Ça peut être un premier levier. En fait, il y a plusieurs manières. On peut faire une ACV, on peut faire un bilan carbone. On ne va pas mesurer les mêmes choses, on ne va pas avoir la même couverture. Je pense que le plus important pour prouver aux utilisateurs qu'on est mieux positionné, c'est déjà d'être transparent sur la méthode, d'être transparent sur les données. De ne pas se contenter de publier un rapport d'impact carbone sans montrer le cheminement. Il y a quelques bons exemples. Par exemple, il y a un hébergeur qui s'appelle Infomaniac, qui est assez transparent sur sa manière de mesurer son impact et de communiquer dessus. Donc, si vous allez sur leur site, Vous avez quelques exemples, alors tout n'est pas à prendre tel quel, je ne suis pas en train de dire qu'ils font tout mieux que les autres, mais en tout cas il y a des idées intéressantes en termes de communication et de transparence. Déjà leur headline c'est de dire nous polluons comme les autres, point, et ensuite on explique comment on a mesuré et qu'est-ce qu'on va faire pour réduire cette...

réduire ses impacts. Plutôt que de dire, en général, un rapport qui commence par dire qu'on est les plus sobres ou les plus greens de notre secteur, déjà, en général, c'est par nous. Il vaut mieux être transparent et franc sur la réalité. C'est un peu comme les raisons d'être. Plus c'est général et beau, plus on se méfie. C'est ça. Bon, après, on touche à un autre sujet qui est la communication. Je ne vous parle que de mesures d'impact de mon côté. Si on applique le GHG protocol au data center, voilà, grosse maille à quoi ça ressemble. Les émissions d'un data center, elles se répartissent à peu près comme ça. On l'a dit, le scope 1, c'est les émissions directes. Il faut brûler des hydrocarbures pour... Et mettre des gaz à effet de serre localement.

C'est ça qui rentre dans le scope 1. Dans un data center, à priori, ce qui va rentrer dans cette case, c'est le réservoir de fuel qu'on va utiliser en cas de panne générale d'électricité et dans le cas où on veut maintenir la continuité de service. Le scope 2, c'est tous les équipements qui vont consommer de l'électricité sur le secteur. Donc ça va être évidemment les équipements acquis, mais pas que, ça va être le refroidissement, l'éclairage dans le data center, les mécanismes pour éviter les départs de feu, etc. C'est ce qui est représenté en jaune ici. Et en fait, il y a un autre élément qui est mis en jaune tout à gauche pour pouvoir mesurer vos émissions de scope 2. C'est l'intensité carbone du mix électrique que vous utilisez. On va y revenir après. Et ensuite, le scope 3, c'est en bleu. Et tout est en bleu parce qu'en fait, tout a été fabriqué à un moment donné. Donc, tout rentre dans le scope 3 si on considère le périmètre d'un data center.

Quand on fait de la mesure, c'est toujours la question, c'est quel est le périmètre qu'on mesure? À quoi on s'arrête, on pourrait aussi dire qu'on s'arrête à un service qui est un certain nombre de baies dans le data center. Là, si on prend le data center dans son ensemble, le bâtiment, par exemple, lui-même, a été fabriqué et a émis des gaz à effet de serre, donc ça rentre dans le circuit 3. Et pour illustrer, une partie de nos activités chez Hubblo. On a dit qu'on développe des logiciels open source pour aider à la mesure. Et le premier logiciel qu'on a développé, scaphandre, du coup en fait on se rend compte qu'il est utile pour mesurer les émissions de scope 2 uniquement et ce qu'on va fournir c'est une métrique importante mais pas suffisante pour mesurer les émissions de scope 2, c'est la consommation d'énergie et encore on n'est que sur le compute. Donc en fait, il faut bien voir, si on prend l'ensemble d'un data center, on se rend bien compte qu'il y a encore du travail.

Parce que c'est très intéressant, ça permet de mesurer pas mal de choses pour un service, mais il y a encore pas mal de trous dans la raquette. En termes d'outillage, en termes d'automatisation. Benoît, j'ai une question. Je ne sais pas si on la prend maintenant ou pas, mais c'est une question, vu qu'on est rentré dans la partie plus data center, serveur, etc. Il y a une question qui dit, puisque les terminaux sont prépondérants dans la consommation, en pourcentage, la consommation énergétique, et l'impact globalement, je pense. N'est-il pas plus sain d'aborder le coût énergie de nos services, donc la couleur, l'intensité, les appels réseau, la data, en les rendant sobres? En gros, est-ce que l'action ne doit pas se porter plus sur le côté, tout ce qui se déploie sur les terminaux, si je comprends bien la question? Que plutôt sur le serveur. Alors, on l'avait dit un petit peu avant, mais peut-être que ça vaut le coup de le reclarifier. Alors, c'est une très bonne approche. Si vous avez des services qui s'adressent aux utilisateurs finaux, c'est une très bonne approche de garder en tête que les équipements d'utilisateurs, c'est majoritaire.

Et donc, de vous poser la question de savoir comment réduire l'impact sur la durée de vie des terminaux. À partir de vos services. Maintenant, c'était ça la slide que j'avais rajoutée sur la part de l'infrastructure. En fait, elle est vraiment non négligeable, malgré des volumes inférieurs. Et donc, en fait, il y a aussi beaucoup de choses à faire sur les services. En fait, l'idée, c'est de jamais oublier... Si vous avez un site web avec peu d'infrastructures derrière, certainement que le plus gros de votre impact, c'est de vous poser la question quel est l'impact de ce site sur les terminaux, en termes de ressenti, en termes de... peut-être d'utilisation de la batterie, il y a tout un tas de choses que vous pourriez regarder. Dès que vous avez un peu d'infrastructure, c'est bien de regarder ce qui se passe avec l'infrastructure, mais effectivement, ne pas oublier que quelque part, l'impact des terminaux, c'est forcément présent.

Donc, il ne faut pas avoir une approche. En fait, souvent, on entend, l'impact des terminaux, c'est ce qu'il y a de plus important, donc on peut se concentrer là-dessus, oublier le reste. En fait, justement, c'est un peu le problème, c'est que dès qu'on oublie quelque chose, chose, ça nous retombe sur le plan du nez au bout d'un moment parce que l'impact a été sous-estimé. Merci. Donc, maintenant qu'on a dit grossièrement quelles étaient les émissions de gaz à effet de serre dans un data center, comment ça se répartissait dans les trois scopes. On peut commencer à se concentrer sur les sources de données qu'on va pouvoir utiliser ou sur l'outillage qu'on va pouvoir utiliser. Sur le scope 1, effectivement, ça va être des données très... Très factuel, ça va être par exemple la facture du fournisseur de fuel pour remplir la cuve, ça va être éventuellement le relevé kilométrique des allers-retours en data center avec une voiture thermique, si on a des techniciens, des ingénieurs qui vont sur place, pour faire de la maintenance, à l'échelle d'un data center en tout cas, ils prennent leur voiture pour le faire, ça peut rentrer dans le scope 1.

Le scope 2, ça va être lié à la consommation d'énergie. La bonne nouvelle, c'est que la consommation d'énergie, ça a le bon goût de se mesurer, un peu plus facilement en tout cas. Donc on peut avoir par exemple des PDU intelligents, des bandeaux de prise qui sont équipés d'un petit ordinateur embarqué et qui vont permettre de vous proposer jusqu'à une API vraie pour collecter, soit vous collectez cette donnée en SNMP avec des choses un peu plus anciennes, aujourd'hui LPU, qui vous fournit une IRIS pour que vous puissiez connaître automatiquement la consommation par prise, la consommation par machine. Et après, sinon, vous avez tout un univers sur la mesure logicielle. Donc, j'ai mis Scafram, mais en fait, il y en a d'autres. Il y a un outil fait par l'INRIA qui s'appelle Power API. Les quatre que j'ai mis sont open source, c'est pour ça que j'ai mis. ceux-là et pas forcément les autres pour le moment. Donc, c'est similaire à Scafand, mais à ma connaissance, c'est plus utilisé dans un contexte de recherche quand on a un type d'architecture type et qu'on veut mesurer.

La consommation d'énergie sur ce type d'architecture dans le temps, en faisant évoluer tel ou tel morceau. Là où Scaphand, c'est plus un agent léger qu'on va pouvoir déployer facilement dans plusieurs contextes différents et automatiser autour de ça. Donc ce n'est pas forcément les mêmes cas d'usage, mais il y a des similitudes. Vous avez Code Carbon qui est très intéressant si vous faites du machine learning et vous voulez mesurer la consommation d'énergie des GPU et avoir une estimation des émissions de gaz à effet de serre SCOP2. Donc voilà, Code Carbon, c'est une librairie Python que vous intégrez dans vos jobs de data ou dans vos modèles. Et ensuite, si vous êtes dans le cloud, il y a un outil open source qui vous permet d'avoir des premières estimations qui s'appelle Cloud Carbon Footprint. Donc, ça va être une estimation des émissions liées à votre usage sur le cloud. À ma connaissance, aujourd'hui, ça... ne concerne que le scope 2, il n'y a pas d'estimation sur le scope 3, mais ça peut être amené à changer, vu que c'est un logiciel open source, c'est ça qui est bien, c'est que ça peut bouger. Et je vous ai mis en dessous les fameuses calculettes des différents fournisseurs de cloud.

Donc vous en avez peut-être entendu parler, que ce soit GCP, AWS ou Azure, ils ont tous une calculette carbone. Il faut bien voir que, alors c'est très bien, c'est une très bonne nouvelle, et de toute façon, c'est des outils qui vont progresser, donc je vous encourage à vous en servir pour avoir des premières estimations, mais il faut garder en tête que GCP AWS, ça ne mesure que le scope 1 et le scope 2, leur calculette, et Azure a le mérite de mesurer les trois scopes. Par contre, Petit warning, c'est un sujet que je n'ai pas mis dans les slides, parce qu'il y avait déjà beaucoup de matière, mais il faut bien regarder quand vous avez notamment les émissions de scope 2, si c'est du question-based ou du market-based. Le question-based, ça veut dire qu'on a tout bêtement pris l'intensité carbone du mix électrique utilisé, et qu'on a appliqué cette donnée-là, donc c'est plutôt correct. Market-based, ça prend en compte la compensation carbone. Donc attention, si vous avez une mesure de l'émission de gaz à effet de serre 2, en market-based, ça peut vouloir dire que vous allez vous retrouver avec une...

Dans votre scope 2, vous pouvez le retrouver à zéro. Parce que le fournisseur, Il vous dit qu'il a suffisamment investi dans les énergies renouvelables pour annuler les émissions liées à votre usage. Attention à ce genre de choses. Du coup, Benoît, c'est une information hyper importante. D'ailleurs, c'est un sujet qui a pas mal été discuté à la WSM. C'était tout à l'heure. Il y a de l'outillage qui a été présenté, justement. C'est une information dans ces outillages-là qu'on trouve facilement, ce côté marketplace. Est-ce qu'il y a de la compensation ou pas? C'est une information qui est visible facilement sur ces outillages. Alors, je ne me rappelle pas pour les trois, où est-ce que c'est marqué, est-ce que c'est une petite étoile en bas à gauche, ou est-ce que c'est bien en évidence. Je pense que l'info se trouve systématiquement. Peut-être par contre qu'il faut chercher un peu et aller regarder la documentation. Ils ont a priori tous une section dans leur documentation où ils disent comment on a calculé les émissions.

Et là, normalement, on doit pouvoir trouver l'info. Alors, il y a Olivier qui nous dit que des clouders commencent à mettre des feuilles vertes en face de leurs services. Doit-on vérifier la réalité de market base ou location base? Je pense que oui, mais je ne sais pas dans le domaine. Oui, je pense. Je suis d'accord. Je ne sais pas si on peut se fier à la feuille verte pour se dire que c'est... Ah, c'est bon, c'est bon. C'est green. Oui, c'est ça. En fait, globalement, Le cloud, ça a souvent été présenté comme l'urine. Alors, il y a du vrai. Il y a du vrai. L'avantage du cloud, c'est qu'on va hyper mutualiser, hyper centraliser des services de plein. Avoir des data centers en propre, chacune de leur côté. Comme ils ont beaucoup de moyens et de R&D, ils vont effectivement optimiser un certain nombre de choses, la consommation d'énergie, le refroidissement, enfin voilà.

Donc c'est vrai qu'il y a un effet de regroupement et d'optimisation qui est réel, qui est intéressant. Maintenant, dans le discours, on a un peu tendance souvent à s'arrêter à ça. Et à oublier que quand on est sur le cloud, on va consommer systématiquement plus de ressources parce que c'est plus facile. Et un autre élément, c'est qu'en fait, il y a justement des choses que vous ne voyez pas a priori. Et le market-based, l'option-based en fait partie. Souvent, l'argument qui vient en avant, c'est qu'on investit grandement dans les énergies renouvelables. Oui, mais... Quelle est l'électricité réellement consommée? Ça, c'est pour la question. Parce qu'on peut investir dans les énergies renouvelables et ne pas consommer l'électricité qui s'en sort. On peut consommer de l'électricité qui vient de centrales à charbon et investir dans les énergies renouvelables. Oui, mais en market-based, vous ne le verrez pas parce que du coup, on fera un bilan net de ces deux idées.

Voilà. Je pense qu'on a peut-être répondu à la question de Guillaume qui dit scope 2, location based, pour un hébergeur français par exemple, le se base sur quoi ? Le mix français, le mix européen? Quel est le niveau pertinent pour évaluer l'impact carbone d'un hébergeur? Ça tombe bien. On va y revenir. Mais effectivement, dans le cas d'un hébergeur français, en fait, quelle que soit la nationalité de l'hébergeur, ce qu'il faut regarder, c'est où est le data center. Et c'est assez simple. Généralement, vous prenez le pays dans lequel le data center se trouve et vous prenez le mix électrique du pays en question. Donc, en l'occurrence, si le data center de cet hébergeur est en France, c'est bien le mix français. Dont vous pouvez avoir tout le détail sur le site de RTE France. Ou alors, vous avez un site qui vous donne les données au niveau monde, qui est très intéressant, qui s'appelle Electricity Map. Et je crois qu'il y a un imprimé écran juste après. Et juste pour terminer sur les outils, par rapport aux différents scopes, on l'a dit, le scope 3, c'est potentiellement le plus compliqué, mais ce n'est vraiment pas à oublier parce qu'il est souvent très important.

Et donc pour aider justement des travaux qu'on fait chez Volista, d'une part on a un référentiel de données sur GitHub, on essaie de pousser les facteurs d'impact de la fabrication des différents équipements, des différents serveurs. On travaille sur une API qui devrait permettre, qui permet déjà, mais on ne l'a pas encore publié, de mesurer les émissions scope 2, scope 3. d'un service numérique en donnant une description. Alors, c'est de l'estimation. Là, on n'est plus, contrairement aux outils qui sont dans la partie scope 2, on n'est pas sur de la mesure directe. On fait forcément des estimations. Et donc, c'est une API qui vous permet de dire, OK, mon application ou mon service, il consomme tel type de machine, tel type d'infrastructure. Voilà la description. On peut aller jusqu'au niveau du composant. Et d'ailleurs, c'est comme ça qu'on reconstruit l'impact. On fait du bottom-up. C'est-à-dire qu'on va prendre l'impact de chaque composant. On va reconstruire cet impact pour fabriquer le... Le chiffre de l'impact de machine et ensuite on remonte comme ça jusqu'au service. Donc voilà le genre de travaux qu'on mène chez Boa Vista.

Et après, vous allez avoir un certain nombre d'informations qui peuvent vous intéresser sur le scope du 3. Les rapports d'impact produit de vos fournisseurs. Voire même, on le disait tout à l'heure dans le 3, vous pouvez compter la cote-part des impacts liés à la fabrication des terminaux de vos clients. Et pour ça, les logs de... connexion sur vos services web, c'est intéressant parce que ça vous permet de faire des stats sur tel type d'équipement, à tel type de profil de consommation de mon service pendant tant de temps par cours. Et à partir de ça, vous pouvez faire des ratios. Et en vous appuyant sur les facteurs d'impact de ces 10 équipements avec une base de données comme celle de Boa Vista, vous pouvez reconstituer votre impact en ce qui concerne les équipements de cette année. Benoît, j'en profite. Il y a une question en rapport avec justement la référentielle de données que vous faites. Je crois que tu as une note sur les autres référentiels de données. Qui existe. Et la question, elle est sur, effectivement, on est tous d'accord pour dire qu'il y a un vrai défi pour avoir des données fiables.

Donc, collecter les données, leur mobilisation, leur évaluation. Et donc, Olivier, tu poses la question de la norme, du norme type SCI, Software Carbon Indicator. Donc, il est sur GitHub, donc il nous donne le nom sur GitHub. Alors, cette norme de la Green Software Foundation n'est pas encore un standard. La Green Software Foundation, c'est un consortium d'entreprises privées. C'est Microsoft, Accenture, Software. Donc ils font des choses très intéressantes et on discute avec eux parce qu'ils font du super boulot. Mais ce n'est pas un standard, ça n'a pas été pris comme standard pour définir. la manière dont on mesure les émissions, la manière dont on stocke et on présente des données sur ce sujet. Le seul standard qui existe, c'est une norme qui s'appelle ILCD, mais en fait je ne vous l'ai même pas mise parce que c'est assez spécifique et c'est lié aux données d'ACV.

Et d'ailleurs, un des travaux qu'on débute tout juste dans Boissa, c'est comment on fait pour rendre cette standardisation utilisable des outils autour, et pas juste un papier au niveau de la Commission européenne, perdu quelque part sur un serveur. Voilà, donc pour l'instant, la normalisation, c'est un des gros, gros sujets. Donc, c'est une très bonne question, parce que c'est un gros problème. Il nous faut plus de données et il nous faut les normaliser pour pouvoir tous discuter ensemble et améliorer les choses. Et pour l'instant, c'est encore riche, honnêtement. Merci. Je vais laisser Olivier nous dire s'il a encore des questions sur le sujet. Vas-y, avance, Benoît, parce qu'il nous reste peu de temps, mais on va avancer pour que vous puissiez en parler. Là, j'ai mis plus d'outils, dont des outils pas open source. J'ai essayé de les répartir en fonction de votre usage, si vous voulez mesurer votre impact côté front, back, cloud, infrastructure, plus en prod ou plus en développement. etc.

Donc, je ne vais pas tous les détailler parce qu'on n'aura pas le temps, mais en gros, c'est plus à titre de référence, ça vous donnera un indicateur sur des outils à aller voir par la suite si ça peut vous être utile. J'en parlais tout à l'heure, la méthode peut-être la plus intéressante pour mesurer ces impacts globalement que sur les émissions de gaz à effet de serre, analyse de cycle de vie, qui est définie dans les normes ISO 14040 et 14044, qui est intéressante sur deux aspects. Le premier, c'est qu'elle va prendre en compte tout le cycle de vie d'un produit ou d'un service, depuis l'extraction des matériaux jusqu'à l'éventuel recyclage en fin de vie, en passant par la fabrication, l'usage, le transport, etc. Et le deuxième aspect, c'est que, comme on disait, ça va être multicritère. Donc, on va pouvoir mesurer un certain nombre de critères qu'on définit à l'avance dans l'étude. On a forcément le temps ou les moyens à l'instant T de mesurer tous les critères que l'on voudrait mesurer. Mais au moins, on va essayer d'en prendre un maximum en compte. Et donc on va pouvoir regarder l'impact sur l'épuisement des ressources minières, la consommation d'eau, l'eutrophisation, l'acidification des océans, on peut citer un certain nombre de critères comme ça, l'impact environnemental.

Et donc ça c'est la méthode qu'on essaye d'avoir comme, c'est un peu notre étoile nord chez Hubblo quand on fait de la mesure, même si on n'est pas toujours sur tous les critères qu'on aimerait pouvoir mesurer, c'est un peu notre objectif à atteindre et c'est un peu ce qui nous drive dans notre méthodologie. On va peut-être un zoom sur la consommation d'énergie dans les data centers. On va le faire en quiz parce que je trouve que ça serait trop compliqué. Mais rapidement, quelques ordres de grandeur. En gros, la consommation d'énergie de la France, la consommation d'énergie liée à la consommation d'électricité en France en 2020, C'est autour de 480 TWh. Le numérique dans le monde, on est au-dessus de 1400 TWh. Au-dessus, c'est une hypothèse basse. data center dans le monde, on serait, alors là attention à la fourchette, entre 200 et 800 TWh.

Donc pourquoi une telle fourchette? Parce que tout simplement en Haïti, on est très très fort pour mesurer des GAU, du revenu, un nombre d'utilisateurs ou de la latence. Par contre pour mesurer notre impression de rendement, on est encore très très mauvais. Donc les chercheurs font avec ce qu'ils ont, et à savoir souvent des données qui datent un peu, des agrégats de données d'études. Donc ce n'est pas simple, et c'est pour ça qu'on a des estimations aussi différentes en fonction des différents sujets. Donc il y a beaucoup de boulot pour mieux mesurer notre impact. Ce qui est intéressant quand même, c'est que même les études sur la consommation d'énergie des data centers qui tablent sur l'hypothèse base de 200 TWh par an, elles prédisent une explosion de cette consommation jusqu'à potentiellement x3 d'ici à 2030. Donc voilà, encore une courbe qui va vers le haut. Donc aussi sur la consommation d'énergie dans nos services, on a du boulot. Vous le savez a priori, quand on consomme de l'énergie en data center avec des services, en fait, on consomme plus d'énergie au départ.

C'est pour ça qu'on essaie de faire la différence entre consommation d'énergie finale et consommation d'énergie primaire. Et donc, globalement, on perd beaucoup d'énergie sur le chemin, en fait, quand on va consommer du charbon, du gaz ou tout autre combustible. jusqu'à la consommation d'énergie dans nos services, on a du boulot. Vous le savez a priori, quand on consomme de l'énergie en data center avec des services, en fait, on consomme plus d'énergie au départ. C'est pour ça qu'on essaie de faire la différence entre consommation d'énergie finale et consommation d'énergie primaire. Et donc, globalement, on perd beaucoup d'énergie sur le chemin, en fait, quand on va consommer du charbon, du gaz ou tout autre combustible. jusqu'à la consommation d'énergie dans nos services, on a du boulot. Vous le savez a priori, quand on consomme de l'énergie en data center avec des services, en fait, on consomme plus d'énergie au départ.

C'est pour ça qu'on essaie de faire la différence entre consommation d'énergie finale et consommation d'énergie primaire. Et donc, globalement, on perd beaucoup d'énergie sur le chemin, en fait, quand on va consommer du charbon, du gaz ou tout autre combustible. jusqu'à la consommation d'énergie dans nos services, on a du boulot. Vous le savez a priori, quand on consomme de l'énergie en data center avec des services, en fait, on consomme plus d'énergie au départ. C'est pour ça qu'on essaie de faire la différence entre consommation d'énergie finale et consommation d'énergie primaire. Et donc, globalement, on perd beaucoup d'énergie sur le chemin, en fait, quand on va consommer du charbon, du gaz ou tout autre combustible. jusqu'à la consommation d'énergie dans nos services, on a du boulot. Vous le savez, a priori, quand on consomme de l'énergie en data center avec des services, en fait, on consomme plus d'énergie au départ. C'est pour ça qu'on essaie de faire la différence entre consommation d'énergie finale et consommation d'énergie primaire.

Et donc, globalement, on perd beaucoup d'énergie sur le chemin, en fait, quand on va consommer du charbon, du gaz ou tout autre combustible. jusqu'à la consommation d'énergie dans nos services, on a du boulot. Vous le savez, a priori, quand on consomme de l'énergie en data center avec des services, en fait, on consomme plus d'énergie au départ. C'est pour ça qu'on essaie de faire la différence entre consommation d'énergie finale et consommation d'énergie primaire. Et donc, globalement, on perd beaucoup d'énergie sur le chemin, en fait, quand on va consommer du charbon, du gaz ou tout autre combustible. jusqu'à la consommation d'énergie dans nos services, on a du boulot. Vous le savez, a priori, quand on consomme de l'énergie en data center avec des services, en fait, on consomme plus d'énergie au départ. C'est pour ça qu'on essaie de faire la différence entre consommation d'énergie finale et consommation d'énergie primaire. Et donc, globalement, on perd beaucoup d'énergie sur le chemin, en fait, quand on va consommer du charbon, du gaz ou tout autre combustible. jusqu'à la consommation d'énergie dans nos services, on a du boulot.

Ce qui est intéressant quand même, c'est que même les études sur la consommation d'énergie des data centers qui tablent sur l'hypothèse base de 200 TWh par an, Elles prédisent une explosion de cette consommation jusqu'à potentiellement x3 d'ici à 2030. Donc voilà, encore une courbe qui va vers le haut. Donc aussi sur la consommation d'énergie dans nos services, on a du boulot. Vous le savez, a priori, quand on consomme de l'énergie en data center avec des services, en fait, on consomme plus d'énergie au départ. C'est pour ça qu'on essaie de faire la différence entre consommation d'énergie finale et consommation d'énergie primaire. Et donc, globalement, on perd beaucoup d'énergie sur le chemin, en fait, quand on va consommer du charbon, du gaz ou tout autre combustible. serveur à l'arrivée, en fait, dans les faits, on ne va pas exploiter l'énergie qu'on a réellement consommée. Ça va être une toute petite partie. Et donc, pour mesurer au moins au niveau du data center, l'overhead en termes de consommation d'énergie, l'indicateur que vous avez, c'est le PUE, qui va en particulier vous... Montrer l'overhead qui est lié à tout ce qui est lié au data center, donc en fait le refroidissement, et ce genre de choses, tout ce qui n'est pas la charge utile IT dans le data center. Tiens, il y a une question là-dessus, Benoît. Il y avait quelqu'un qui faisait la question d'avancer, est-ce que tu sais si par exemple, ce qu'est le way, ou globalement, tu es des acteurs français, En termes de PUE, tu as une idée de qui se situe où à peu près? Alors, je ne saurais pas classer les data centers de PUE. Je ne les ai pas en tête. Par contre, ce qui est bien, c'est que PUE, ils ont... Alors, je n'ai pas lu R&D en tête, mais ça se retrouve. Ils ont un site web pour chacun de leurs data centers où ils font le PUE, mais c'est WUE, WUE c'est la même chose mais pour l'eau. Et donc, il y a des sites web très bien faits où vous avez un monitoring quasiment jour par jour de ces indicateurs sur l'ordinateur. Et OVH, je ne sais pas s'ils ont le même genre de monitoring public, mais en fait, ça c'est des noms qui se retrouvent. Merci. On va peut-être finir ton corps, Benoît. Je ne sais pas si tu veux choisir un sujet par lequel tu veux... Oui, je vais passer rapidement. Pour mesurer vos émissions de scope 2, finalement, c'est assez simple. Il vous faut votre consommation d'énergie et l'intensité de mix électrique. L'intensité carbone du mix électrique va beaucoup varier selon la source d'énergie primaire consommée pour fabriquer l'électricité. Ça aussi, c'est des données que vous pouvez retrouver très facilement en ligne ou sur le site de l'ADEME. Il y a aussi un certain nombre de données. Ça, c'est le site dont je vous parlais tout à l'heure, electricitymap.org, qui vous permet d'avoir la... Des intensités carbone par pays. Et donc, si vous savez où est votre data center, déjà, ça vous donne des infos intéressantes. Quelques ordres de grandeur sur la charge utile, la consommation d'énergie d'un serveur, qu'est-ce qu'il y a dedans, ce qu'il consomme le plus. Alors attention, c'est des grosses approximations, c'est vraiment des ordres de grandeur, mais qui peuvent beaucoup varier en fonction de votre cas d'usage. Mais globalement, il y a plusieurs points qu'on peut retenir. C'est que oui, en termes de consommation d'énergie, les évolutions matérielles permettent souvent un gain. En général, un même serveur d'une génération à l'autre va être moins énergivore pour la même unité de calcul. Mais il faut prendre en compte, en termes d'impact environnemental, il faut prendre en compte les répercussions sur le scope 3. Parce que si on a fait fabriquer un serveur pour... Pour consommer moins d'énergie, oui, mais si... Les émissions liées à la fabrication sont plus importantes que le... C'est assez rare. Donc, c'est des choses à mesurer et pareil pour les autres critères d'impact. Et en général, si on prend en compte plusieurs critères, on commence à avoir une certaine aversion à la fabrication. Et en termes de consommation d'énergie pure, c'est des ordres de vendeurs à prendre avec des pincettes, mais globalement, c'est ce qui consomme la majorité de l'énergie sur la machine. La RAM n'est pas à négliger. Si vous avez beaucoup de... Entre guillemets, ça peut monter jusqu'à 1500, et ça aussi c'est pour accès approximatif, attention. Le réseau de stockage, en théorie, c'est mineur, mais ça dépend de votre usage. Si vous avez une machine qui a 50 disques attachés pour faire du stockage distribué, d'un coup, c'est beaucoup moins mineur. Et pareil, si vous faites du machine learning et que vous utilisez principalement des GPU, le GPU peut devenir le composant majoritaire.

Donc voilà, c'est très approximatif, justement c'est très difficile de vous donner un cadre, c'est vraiment beaucoup de choses à dire. Oui, ça dépend beaucoup de l'usage, et d'ailleurs le match final, je pense qu'il fera un meet-up spécifique sur l'impact du match final, notamment de l'apprentissage. qui, je pense, est un vrai sujet. Est un vrai sujet. À la dernière, peut-être, Benoît, avant qu'on prenne les deux dernières questions qui nous restent, ou tu veux qu'on prenne les questions? Vas-y, scafande. Vas-y, scafande. Et après, on peut prendre des questions. Donc, scafande, pour en parler rapidement, c'est le premier projet open source qu'on a sorti. Qui permet de mesurer la consommation d'énergie des machines et des applications qui sont dessus. C'est open source, c'est sur GitHub, c'est léger, ça ne demande pas beaucoup de maintenance et ça fait peu de choses, donc ça fait bien. Donc en fait, ce qu'il faut apprendre, ça ne va pas vous permettre de construire des dashboards de monitoring, de stocker de la donnée, c'est vraiment juste le collecteur qui vous permet de faire ça. Récréer la consommation d'énergie et ensuite cette donnée vous pouvez l'envoyer dans la base de données de série.

temporel ou l'outil de monitoring de votre choix. Il y en a plusieurs disponibles aujourd'hui. Mais par exemple, vous pouvez très bien envoyer ça dans Prometheus et afficher vos données dans le graphique. C'est donné dans votre monitoring habituel et c'est l'objectif de l'outil. L'idée, ce n'est pas de vous forcer à aller voir un autre outil pour connaître votre impact environnemental, c'est plus que ça rentre dans les processus de votre entreprise. Je peux vous montrer un dashboard rapidement. Allez, 30 secondes. 30 secondes. Hop. C'est vrai que c'est intéressant de voir aussi le dashboard de ce qu'a fait. Moi, j'ai déjà joué avec, mais je pense que c'est intéressant. Donc en fait, voilà un exemple d'alerte que vous pourriez construire avec la forme. On peut avoir la consommation d'énergie par machine, la consommation d'énergie par processus, En fait, c'est un zoom sur la consommation d'énergie d'un service. On voit que c'est la consommation par processus, l'agrégation de tous ces processus.

Alors là, on n'est plus sur de la puissance, parce qu'on est sur de la consommation. Et si on parle en énergie, en water, là, après, vous pouvez très bien agréger cette consommation pour connaître votre consommation sur trois heures, un jour, une semaine, un mois, une année, et faire un peu de la prospective comme ça. Donc voilà, exemple très rapide parce qu'on a beaucoup de temps, mais c'est le genre de données que vous pourriez remonter à ce qu'il y a à faire. Super, merci. Je vous invite vraiment à jouer avec parce que c'est hyper intéressant, on peut mesurer plein plein de choses, plein d'indicateurs. Question, je vais te demander une réponse rapide s'il te plaît, Benoît. Est-ce que vous avez mesuré l'impact environnemental de ce qu'a fait le... Oui, en fait, c'est simple, ce qu'a fait le vous remonte lui-même, c'est la consommation d'énergie. Je ne l'ai pas montré, c'était dans le dashboard. Et donc, comme ça, vous pouvez voir s'il y a un overhead. C'est récurrent. Oui, en fait, il mesure la construction de tous les processus. Donc, comme c'est un processus lui-même, il vous le remonte.

Et c'est très léger. Et oui, il y a des usages de Scaphandre. Récemment, la BBC a intégré Scaphandre dans leur club privé, pour derrière construire des dashboards avec les impacts, les émissions de CO2, de l'usage de collaborateurs sur leur club. On pourrait faire en sorte que... Oui. Je vais te laisser. Akram, je t'invite à nous rejoindre dans une table après, si tu veux discuter un peu plus techniquement comment on intègre le scaphandre. Je pense que Benoît sera ravi de nous faire ça. Et peut-être la dernière question qu'on a reprise, c'est encore Olivier. Non, c'était pas celle-là. C'était, est-il pertinent de choisir un data center qui est colocalisé pour nos utilisateurs, donc proche de l'endroit où se trouvent nos utilisateurs, comme les réorienter sur le bon data center hors CDN. Alors, ça peut, mais ce n'est pas systématique, parce qu'en fait, a priori, c'est encore,

pour être très honnête avec vous, le réseau et les réseaux opérateurs, c'est encore la partie qu'on mesure le moins bien, mais a priori, c'est plutôt minoritaire. Donc en fait, en termes purement d'impact environnemental, oui, c'est intéressant d'être plus proche de vos utilisateurs, mais il ne faut pas que ce soit au détriment d'autre chose. C'est-à-dire qu'il y a certainement plus prioritaire dans votre impact. Une fois que vous avez une démarche de sobriété et de mesure d'impact, si vous voulez en plus vous rapprocher de vos utilisateurs pour gagner, déjà vous allez peut-être gagner en latence, ça c'est intéressant, et peut-être que vous allez gagner un peu, mais en tout cas, c'est a priori pas le premier sujet à regarder. J'espère que ça répond à la question. Merci. Du coup, Olivier, si tu veux, viens nous rejoindre juste après sur les tables de networking. On peut continuer cette discussion passionnante, un sujet qu'on n'a évidemment pas épuisé. Ça tombe bien, il nous reste d'autres minutes pour intégrer ce sujet. Je vous invite à revenir. Moi, j'ai envie de vous dire un grand, grand, grand, grand merci. Un énorme merci à Benoît et à toute la communauté, donc à la fois Hubblo, l'équipe Scafandre, Boavita.

Si vous avez envie de participer, franchement, allez-y. C'est des superbes initiatives. Voilà, un énorme merci Benoît, un énorme merci à tout le monde. Merci l'équipe d'Acroche sur le derrière pour le meet-up. Et puis, j'ai envie de vous dire, déjà, à bientôt sur les autres événements, mais surtout, à tout de suite sur les tables de networking. Merci. Noémie, je te remercie.