Paroles de Tech Leader

Entretien avec un membre Core de Tech.Rocks

Paroles de Tech Leader · 16 juillet 2020 · 4 min · en français

Résumé

Courte interview de Guillaume Etorre, ancien VP Engineering de Devialet et membre Core de la communauté Tech.Rocks, issue de la série « Paroles de Tech Leader » tournée en 2018.

Summary

Short interview with Guillaume Etorre, former VP Engineering at Devialet and a Tech.Rocks Core community member, from the “Paroles de Tech Leader” series filmed in 2018.

Thèmes : Management & organisation

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Donc Guillaume et Etorre, VP Engineering de De Vialet et moi en pot de Tech.Rocks. Multitâche. Ma plus grande réussite en tant que CTO remonte je pense déjà à quelques années, qui était la construction d'une équipe en partant de zéro, de conception de circuit intégré, qui a culminé au moment de la Freebox V5. On a donc pu livrer le circuit intégré qui animait la Freebox V5 avec une équipe de jeunes en France. J'ai commencé la sortie de l'école en créant une filiale de R&D pour la boîte où j'avais fait mon stage en Californie. Et qui m'a demandé de démarrer un bureau en France pour pallier les difficultés de recrutement qu'ils avaient à l'époque en Californie. Alors j'ai l'impression qu'on est plusieurs à partager ces défis-là.

Le défi, c'est de donner du sens, c'est d'identifier les bonnes ressources, c'est de retenir les bonnes ressources dans la durée, à travers les difficultés, dans un environnement qui est extrêmement compétitif. Je ne pense pas. Je ne pense pas. J'ai commencé pratiquement dans ce type de rôle de direction technique, avec au début des toutes petites équipes qui ont grandi, grandi, grandi. Mais autant commencer jeune. J'ai un faible pour les chats. Je pense que c'est quelqu'un qui doit être malin, agile, constamment en transformation, en recherche. Ça m'arrive le soir chez moi. Oui, donc j'ai dit effectivement que c'est un métier qui est très multitâche. Ça a des côtés extrêmement frustrants par moments où on n'a pas forcément le temps d'aller au fond des choses, mais ça a aussi un côté exaltant qui est qu'on voit énormément de choses, de stress que dans une journée.

Idem. Le fait de ne pas avoir le temps physiquement d'aller au bout de chaque chose, et par définition, on se repose sur des équipes, certains sujets que je ne suis pas capable de creuser de toute façon, mais aussi beaucoup de sujets qui sont dans mon domaine de compétences et où j'aimerais pouvoir aller beaucoup plus au fond des choses, et malheureusement le temps manque. Mon rôle au sein de Vialet s'étend largement au-delà du software, puisque le software c'est un quart de mon équipe, les trois quarts restants c'est de la mécanique, c'est du traitement de signal, c'est de l'acoustique, de la conception de haut-parleurs, c'est de l'électronique, c'est du chip design. Donc je n'ai pas une méthode magique pour tous ces métiers-là, très loin de là. Je ferais des journées de 250 heures. Ça laisserait le temps de régler un peu cette petite frustration et de pouvoir creuser un peu plus les différents sujets. Mais 24 heures, c'est pas assez.

Je trouve que c'est toujours intéressant, que ce soit dans ce métier, dans d'autres métiers ou dans des situations personnelles, de ne pas un peu partager les problèmes qu'on a parce que finalement quand on a un enjeu, une problématique, une situation Le simple fait de savoir qu'on n'est pas le seul à faire face à ça, ça aide déjà énormément. Si en plus on peut se partager des tuyaux, des solutions, c'est encore mieux. Mais le simple fait de savoir que ce n'est pas un cas isolé, ça aide déjà énormément dans la recherche de l'action et du résultat à venir.