Paroles de Tech Leader

Entretien avec un cofondateur de Tech.Rocks

Paroles de Tech Leader · 16 juillet 2020 · 6 min · en français

Résumé

Courte interview de Nicolas Silberman, l'un des quatre cofondateurs de Tech.Rocks, issue de la série « Paroles de Tech Leader » tournée en 2018.

Summary

Short interview with Nicolas Silberman, one of the four co-founders of Tech.Rocks, from the “Paroles de Tech Leader” series filmed in 2018.

Thèmes : Management & organisation

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Je suis Nicolas Silberman, je suis cofondateur de la startup Wellcut et ancien CTO de 20 minutes et Mediapart. Et je suis membre de Tech.Rocks. J'ai envie de dire que c'est ma boîte actuelle parce que je l'ai montée à partir de rien et de voir jongler entre la technologie, l'apport de la technologie pour le business et le produit, même si la boîte n'a pas spécialement encore décollé, mais d'un point de vue personnel et professionnel, c'est une super réussite, un super projet avec des équipes derrière à tous les niveaux qui sont passionnées et qui adorent travailler dedans. Chef de projet. Me faire comprendre. Non, parce que déjà légalement il n'y a pas d'âge par rapport à ça d'un point de vue recrutement, c'est le côté recruteur qui parle et heureusement il n'y a pas de discrimination avec l'âge.

Mais en fait oui, parce que ça va dépendre un peu de l'expérience. C'est très difficile de voir des... Étudiants sortant d'école avec un diplôme d'ingénieur d'une école X, Y ou Z, devenir CTO, cofondateur d'une entreprise ou des choses comme ça, parce qu'ils vont vraiment manquer de recul et cette obligation d'avoir un lien entre la technologie et le business et les enjeux stratégiques. Donc pour moi, il y a forcément un peu d'expérience nécessaire et donc mécaniquement l'âge. J'ai envie de dire que c'est le chimpanzé qui va aller de branche en branche à essayer de s'en sortir ou de se rattraper et à continuer à faire en sorte que tout fonctionne bien et que tout se tienne. Un petit peu, mais ils n'aiment pas les gens quand je prête. Transmettre.

Me planter dans les recrutements et notamment trouver des personnes, des techs avec qui on ne partage pas forcément la même motivation et c'est très décevant et même très difficile de voir ces échecs-là. Donc c'est vraiment ce côté-là qui est très difficile à chaque fois. Le reste, c'est une passion ou un défi tous les jours et c'est constructif, donc ça va. Alors, mon passé dans les médias m'a toujours forcé, enfin forcé, en tout cas habitué à travailler avec un mélange de Scrum et de Kanban, parce que les médias, Scrum est parfaitement adapté pour pouvoir répondre correctement, prioriser, impliquer suffisamment les autres parties, des autres directions et des autres services à gagner, à comprendre, à savoir ce qui se passe, à avoir de la clarté, de la lumière au bout du tunnel et dans les projets. Avec le côté Kanban un peu obligatoire que je mixe toujours avec Scrum pour pouvoir gérer le quotidien, les petits problèmes du quotidien qui, tant qu'ils restent petits, peuvent être vraiment...

Se mélanger et venir parasiter les backlogs et toute la méthode au scrum. Aujourd'hui, il y a encore un peu de ça, mais je vais être beaucoup plus porté sur le lean, presque startup oblige, on ne sait pas trop où on va. Tous les trois mois, on est capable de changer un peu d'orientation ou fortement d'orientation de business, de strat. Donc il faut savoir écouter aussi nos utilisateurs, nos clients et avoir une démarche beaucoup plus lean, beaucoup plus adaptée. Peut-être le truc le plus pénible suivant les entreprises ou les personnes avec qui on travaille. Dans mon métier à moi, c'est ce raccourci CTO Tech Guy, le gars qui fait de l'informatique et qui va savoir réparer le wifi et les imprimantes. Et c'est pénible. C'est fatigant plus exactement on va dire d'avoir toujours cette association informatique pure et dure avec la technologie qui est très stratégique pourtant pour le business.

Donc j'essaierai de faire en sorte de changer les autres et pas moi mais c'est pas comme ça que ça marche donc c'est à moi d'essayer de faire changer les autres personnellement sans la baguette. une communauté un peu plus structurée. Il y avait des initiatives, il y en a toujours, de groupes qui se réunissent, qui se reconnaissent dans des mêmes secteurs d'activité ou par le temps qui passe aussi. Mais ça apporte une communauté qui a vraiment envie d'échanger, qui a vraiment envie de partager, qui a vraiment envie aussi de... de mettre en valeur, de valoriser encore plus ce métier du CTO et de nous aider, de nous donner... Ce n'est pas de la formation, mais il y a des échanges, il y a des conseils, il y a vraiment cette façon de vouloir tous grandir ensemble et de faire en sorte de reconnaître mieux ce métier vis-à-vis de nos pairs, ça se fait automatiquement, mais vis-à-vis des membres de board, de conseil d'administration, d'associés, d'investisseurs, etc.