Tech.Rocks Summit 2021

7 propositions pour une France innovante technologiquement

Tech.Rocks Summit 2021 · 9 décembre 2021 · 22 min · en français

Résumé

Replay de la conférence « 7 propositions pour une France innovante technologiquement » d'Aurélie Jean, docteure en sciences et entrepreneure, au Tech.Rocks Summit 2021.

Summary

Replay of Aurélie Jean's talk "7 proposals for a technologically innovative France", given at Tech.Rocks Summit 2021. She is a scientist and entrepreneur.

Thèmes : Impact & numérique responsable

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Bonjour, je m'appelle Aurélie Jean, je suis docteure en sciences et entrepreneur chez une Silico Veritas et DPEEX et je vous retrouve tout de suite. Bonjour à tous, je suis ravie d'être là pour le Summit de Tech.Rocks. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un travail qu'on a fait avec une dizaine de membres du corps, qui est sur les sept propositions pour une France innovante technologiquement. Avant de bondir sur ces propositions, je vais d'abord vous raconter un peu le contexte et pourquoi on est arrivé à faire ça. On a pensé à travailler sur ce sujet pour plusieurs raisons, qui sont toutes liées à la conjoncture actuelle. D'une part, comme vous le savez, on rentre en période d'élection présidentielle, Donc il y a vraiment des visions à écrire, à établir, sur lesquelles réfléchir et construire pour la France, et en particulier dans le domaine technique qui est bien souvent délaissé dans les débats. Et puis ne pas oublier que la France prend la présidence de l'Union européenne à partir de janvier pour six mois. Et enfin, comme vous le savez sûrement, l'Union européenne, la Commission européenne travaille en ce moment sur plusieurs textes de loi, dont l'un sur la régulation d'une part sur les acteurs techniques, les gros acteurs techniques, mais aussi sur les algorithmes, la data et donc l'intelligence artificielle.

Donc la conjoncture vraiment porte à réfléchir à ces sujets et donc nous on a décidé en fait une dizaine de membres au corps de se réunir, de discuter, d'avancer et de construire en fait des propositions qu'on a pensées pertinentes justement par rapport à la situation actuelle en France et surtout en Europe. Et j'insiste, on n'a pas pensé... C'est France, on a essayé de penser Europe, ce qui nous paraît tout à fait normal lorsqu'on veut essayer d'avoir un rôle, nous la France, un rôle en fait dans le contexte mondial actuel en technologie. Et moi, vivant principalement aux Etats-Unis, je vois en fait la différence entre les deux pays. Et donc, on a voulu vraiment essayer de distinguer et de construire des choses pertinentes. Alors d'abord, je vais parler de la méthode. Comment on a travaillé? La méthode de consultation et de travail. Alors en fait, ça s'est fait sur la base du volontariat. Une dizaine de membres au corps de Tech.Rocks se sont réunis et on a décidé initialement de travailler sur des discussions assez larges et des propositions assez larges sur la technologie. Alors comme je l'ai indiqué ici, on était 11 membres, on avait des gens autant de grands groupes que start-up, c'est très important parce qu'on voulait avoir une vision à 360 degrés de cet écosystème, autant du privé que du public, important aussi parce que

quand on est dans le privé, on a tendance à être assez éloigné des challenges, des enjeux du public et quand on est dans le public, vice-versa, c'est la même chose, en sachant que les deux discutent, échangent, travaillent, collaborent ensemble. Et donc c'était important d'avoir cette diversité au sein du groupe de travail avec autant de femmes que d'hommes, donc on a quand même été assez diverses. Et on a donc commencé les premières discussions et les premières propositions. À l'issue de ça, les premiers drafts sont toujours un peu le bazar, c'est normal, parce que ça s'appelle de la créativité, du brainstorming. Et donc, on a décidé de réduire, de recommencer le même travail, mais cette fois en orientant les discussions autour de quatre axes. Donc, il y a eu une première discussion qui est vraiment, on pourrait voir ça comme une... une grosse situation bibliographique des avis de chacun, mais aussi de l'état de l'art, de l'existant. Et puis ensuite, on a redéfini quatre axes sur lesquels travailler. Voici les quatre axes qui sont ressortis de la majorité des propositions qui nous ont été faites et qui étaient les plus pertinentes. Il n'y a pas du tout de hiérarchie dans les axes que vous voyez ici. Il y a l'éducation. Au sens large, quand on dit éducation, c'est autant l'éducation élémentaire, maternelle, collège, lycée, donc l'éducation nationale, que l'éducation supérieure, que l'éducation exécutive, donc formation continue.

On a ensuite l'axe 2, c'est la souveraineté française européenne. Encore une fois, c'est important, on a vraiment précisé, c'est européenne, parce qu'on ne peut pas penser que France aujourd'hui. L'axe 3, c'est la France, un leader technique, donc vraiment parler en termes de leadership, de meneur, de visionnaire dans ce monde de plus en plus technologique. Et enfin, l'écologie, qui pour nous était un sujet très important et qui est aussi ressorti assez régulièrement des propositions dans le premier draft. Donc maintenant, je vais vous parler des propositions. Alors vous allez voir, au départ, je vous ai parlé de sept propositions. Vous allez voir qu'il n'y en a pas sept, il y en a beaucoup plus. Et que moi, j'ai décidé en fait de les mettre toutes parce que c'est très difficile de choisir. Et on a même eu cette idée, c'est qu'après ce summit, c'est qu'on va reproposer toutes ces propositions à vous tous au sein de Tech.Rocks, des membres de Tech.Rocks, pour ensuite retenir cette proposition, cette proposition qu'on va mettre en avant plus que les autres, même si on peut toujours toutes les donner, mais enfin pour voir justement quelles seraient les propositions que les membres de Tech.Rocks privilégient, favorisent vu la conjoncture actuelle. Alors d'abord l'éducation.

Alors en éducation, comme je vous l'ai dit, c'est très très large, c'est autant l'éducation nationale, l'éducation supérieure que la formation continue. Et en fait là on a vu plein de choses, des choses qui sont plus ou moins liées d'ailleurs. Tout d'abord, une chose qui nous est parue évidente, c'est la culture au STEM. STEM étant Science, Technology, Engineering, Mathematics, donc c'est l'ingénierie, la science, la technologie et les maths. Donc c'est grosso modo tout ce que développent, tout ce que vont maîtriser les membres Tech.Rocks et la population. technique, technologique de France. Donc on pense qu'il faut imposer une formation, créer une formation à la culture au STEM, en études supérieures, mais aussi en formation continue. En études supérieures non techniques, bien évidemment, que ce soit des études générales ou des études professionnelles, il est important d'avoir cette culture au STEM en tant qu'utilisateur, en tant que citoyen et en tant que professionnel, une personne qui va forcément évoluer dans le futur, naviguer dans un monde. technologique, algorithmisé, dataifié, numérique, et qui va devoir du coup s'approprier ces disciplines pour pouvoir transformer son métier, se transformer soi-même et faire évoluer éventuellement le modèle économique de son entreprise.

Donc la formation à la culture au STEM, qui n'est absolument pas une obligation aujourd'hui, devrait en fait être imposée dans toutes les formations non techniques. Puis aussi la valorisation des STEM dès la petite enfance. Souvent lorsqu'on parle de la culture scientifique, on l'aborde en général à partir de l'école élémentaire. Il y a des choses qui se font dès la maternelle, mais il faut vraiment aller dès la petite enfance, donc c'est la maternelle, d'aller valoriser les STEM, la technique chez les tout-petits. Parce qu'en fait, comme dirait Emmanuel Chancer, qui est un ami à moi, qui a cofondé, qui a créé Bootstrap World aux Etats-Unis, dit que tout enfant naît data scientist parce qu'il ne fait que comparer les êtres et les choses quand il est tout petit. Je vais courir deux fois plus vite que toi, je vais manger deux fois plus de pâtes que toi. Donc ils sont toujours dans la comparaison analytique, donc il faut exploiter ça pour justement développer cette appétence des gamins vers les sciences et leur faire connaître les STEM pour qu'ils découvrent que les maths, ça sert à quelque chose, que la technique, ça sert à quelque chose et que des choses grandes. Troisième proposition, c'est la création d'une plateforme ouverte de matériel pédagogique. Alors pourquoi? On s'est rendu compte que parfois, il est difficile d'aller trouver du contenu.

Former, ok. Se former, ok. Mais comment? Avec quel contenu? Vous allez me dire, il y a plein de choses qui existent aujourd'hui. Il y a des chaînes YouTube, il y a des vidéos pédagogiques, il y a des contenus, il y a des cours payants ou gratuits. Mais en fait, on s'est dit, est-ce qu'on ne peut pas avoir une plateforme ouverte, donc une open platform dans laquelle on aura à la fois, qui serait hébergée par le ministère de l'Éducation nationale, par exemple, et de la recherche et des études supérieures, et qui contiendrait à la fois des contenus curatés par le ministère, mais aussi déposé par les acteurs techniques. C'est-à-dire que vous, vous pouvez aller déposer un contenu, un cours que vous avez fait, sur lequel vous avez libre de droit, bien évidemment, ou par exemple un article que vous avez écrit, une animation, une petite vidéo, peu importe, voir les vidéos de Tech.Rocks sur ces plateformes. Et ces vidéos, ces contenus, ces textes, peu importe, seraient à destination des professeurs. Des élèves, mais aussi de leurs parents. Souvent, on a tendance à écarter les parents, mais il y a vraiment un trio dans l'éducation, c'est les parents, l'élève et le professeur, et les étudiants, les étudiants en études supérieures et au lycée. Et puis pourquoi pas, même n'importe quel citoyen qui voudrait avoir du contenu pourrait aller sur cette plateforme.

L'avantage d'une open plateforme, c'est que même s'il y a des contenus curatés, on peut scaler beaucoup plus facilement sur des contenus divers et variés de plein d'acteurs techniques et scientifiques qui nous permettent justement de rebondir sur tout le contenu qui est créé naturellement dans les entreprises, par les professeurs en études supérieures, voire des professeurs étrangers, parce qu'on a énormément de Français qui sont à l'étranger, parce qu'on a énormément de Français qui sont à l'étranger. qui enseignent, tout ça, on pourrait tirer profit de ça à travers une plateforme de ce type. Et enfin, un autre point sur l'éducation, c'est la création d'une bourse au mérite dès la première année d'études supérieures en STEM. Pour que les gens sachent, en fait, les bourses dès la première année d'études supérieures sont souvent des bourses aux critères sociaux. La bourse aux critères mérite n'apparaissant qu'à la première ou deuxième année de master. Donc assez tard en fait dans les études, lorsqu'en plus on doit faire des études longues, parce qu'on doit au moins aller jusqu'au master pour avoir cette bourse. L'idée ici en fait est très simple, c'est d'aller, pour essayer de valoriser en fait les STEM dans l'étude supérieure, c'est de leur permettre aux gens d'avoir des bourses sous critères au mérite. L'idée n'est pas d'attirer des gens qui veulent de l'argent, ce n'est pas le but, d'ailleurs on ne devient pas riche avec une bourse au mérite.

Par contre, c'est de valoriser en donnant la possibilité à l'élève de dire j'ai eu une bourse au mérite en faisant des études scientifiques et techniques. Et c'est hyper valorisant lorsque plus tard, on veut candidater pour des masters, pour un boulot et pour plein d'autres choses. Deuxième axe, souveraineté française et européenne. Alors là, encore une fois, on a vraiment bien insisté. Ça a été beaucoup de discussions. C'est qu'à chaque fois, on revenait sur l'idée que certes, il faut que la France développe des outils. La France développe ses propres entreprises de façon à garantir une certaine compétitivité aussi au sein des pays de l'Union. Mais il faut qu'il y ait une souveraineté européenne pour plein de raisons. Des raisons d'échelle. Les échelles sur quoi? Sur les données à collecter et à voir pour faire tourner des modèles. Sur les talents, c'est-à-dire qu'on a besoin d'énormément de talents, des talents de pointe et très diverses, et on a besoin d'argent. Et un pays comme la France seule ne peut pas concurrencer financièrement des grands États comme les États-Unis, le Canada ou certains pays d'Asie. Donc il est important de penser européen. Et là, il y a eu quelque chose qui est ressorti, c'est la notion de Small Business Act à l'européenne.

Donc ça, c'est quelque chose qui existe aux États-Unis, qui permet de soutenir des petites entreprises. Small businesses pour justement leur permettre de faire grandir la technologie et pour ça il y a plusieurs choses qui sont faites comme par exemple d'orienter des commandes publiques vers des acteurs européens. L'idée n'étant pas de privilégier strictement, sans raison, de manière injustifiée un acteur européen, pas du tout, c'est de lui donner les clés, de l'encourager, de le prendre pour un projet public et de lui donner les clés pour pouvoir grandir, se développer, lui donner peut-être un peu plus de temps pour pouvoir être au niveau des prérequis de la demande publique, de façon à pouvoir pousser ces acteurs européens. Et j'insiste sur acteurs européens, donc ça peut être plusieurs acteurs privés de plusieurs pays de l'Union qui s'unissent. Et ça, ça permettrait de construire une base solide pour faciliter l'exportation. C'est-à-dire qu'on aurait du coup des acteurs qui vont développer des nouveaux IT, des nouvelles méthodes et pouvoir avoir une visibilité à l'échelle européenne qui leur permettrait davantage d'exporter leurs services et leurs produits, voire leurs marques pour ceux qui veulent exporter leur société.

Troisième axe, c'est la France comme un leader technique. Alors ça, c'est un thème qui est un peu le cœur de nous chez Tech.Rocks, parce qu'en fait, c'est ce pour quoi on se bat. On se bat pour avoir un leadership qui soit reconnu, qui soit valorisé en France et qui puisse rayonner internationalement. Donc là, on a pensé à plusieurs choses. Tout d'abord, favoriser les financements dans la tech. Question d'argent, toujours, encore et toujours. Quelque chose qui est ressorti, c'est la création d'une DARPA française européenne. Alors la DARPA, pour les gens qui ne savent pas, c'est une agence de financement de recherche publique et privée, mais aussi une agence de recherche strictement américaine qui est gérée par le ministère de la Défense et qui, par exemple, a été à l'origine d'énormément de technologies et de technologies de rupture. On pense bien évidemment au GPS, à l'Internet, à plein d'autres choses. SpaceX a d'ailleurs énormément pu bénéficier de l'aide de la DARPA. Donc c'est vraiment un centre qui fait à la fois de la recherche, mais qui finance aussi de la recherche, et qui va financer des startups aussi, donc des entreprises privées pour faire grandir des technologies qui peuvent aider bien évidemment la défense, mais pas que.

Petit détail, parce que les gens souvent ne comprennent pas le rôle de la défense, mais aux Etats-Unis, le ministère de la Défense, par exemple, c'est le ministère qui va financer majoritairement la recherche sur le cancer du sein. Donc il y a vraiment essayé de donner cette vision d'un grand centre géré par l'État, vraiment concrètement géré par l'État, qui va à la fois financer de la recherche, mais qui va aussi faire de la recherche. Et c'est ça qui est intéressant. Donc française et bien évidemment européenne pour des questions d'échelle dont on a parlé, les talents, l'argent et le besoin de data, qui est quand même le poumon aujourd'hui de tous les modèles, les algorithmes et donc les technologies qu'on développe. Et enfin, la création d'une politique fiscale. Pour encourager les fonds privés à investir en site dans la deep tech. Alors la deep tech, vous savez sûrement ce que c'est, c'est lorsqu'on va créer une start-up qui provient d'un travail de recherche souvent académique ou privé, pour développer une start-up et pouvoir industrialiser cette technologie et la faire la déployer beaucoup plus rapidement. Lorsqu'on est dans la deep tech, on est forcément plus risqué parce qu'on va avoir affaire à des technologies extrêmement complexes qui sont assez jeunes, bien évidemment, et souvent avec dans des équipes des gens qui proviennent de la recherche, donc qui ne viennent pas forcément de grands groupes ou qui n'ont pas forcément fait d'autres boîtes avant.

Il faut absolument qu'on encourage les fonds privés. investir dans ces boîtes, mais pas à la deuxième ou à la troisième levée de fonds, dès le début. Sinon, c'est des boîtes qui vont partir. Et ça, en fait, il faut vraiment créer une politique fiscale pour encourager ces fonds à financer de la deep tech. Et donc, bien évidemment, ce sont des sociétés qui sont à risque. Ce sont des sociétés dont il faut bien évaluer technologiquement et scientifiquement la technologie, mais ce n'est pas impossible. Et encore une fois, si on a une politique fiscale orientée, on va encourager aussi ces fonds peut-être à se restructurer pour pouvoir répondre à ce besoin grandissant dans les années à venir, en particulier dans la technique, dans l'algorithmique, dans l'IA, où on voit une accélération des développements, mais aussi de la translation des résultats de recherche vers l'industrie. Et enfin, valoriser les leaders techniques. On pense à... Il y a plein de sujets, mais on a retenu une idée qui était de défiscaliser les startups dans les STEM durant les deux premières années. Défiscaliser, ce n'est pas que la taxe sur les sociétés, c'est aussi les charges sociales, c'est toutes ces choses-là qui vont être un poids pour ces boîtes les deux premières années, qui sont souvent les années critiques, un poids financier, mais aussi un poids administratif. Donc, essayer de défiscaliser, de les soulager un maximum les deux premières années, qui sont les années critiques pour des startups, dans les STEM en particulier, dans certains sujets.

Et on peut bien évidemment même être plus granulaire dans le type de start-up qui pourrait être défiscalisé, voire sur candidature, peu importe. Mais en tout cas, vraiment alléger, c'est que c'est ressorti de discussion, alléger les conditions pour ces entreprises. Plein d'autres idées. Faciliter le retour des expatriés en France. Alors là, on parle beaucoup de ça. On parle souvent de fuite du cerveau. Les fuites du cerveau, quand on parle de ça, on en parle sous un angle négatif. Moi, je dis souvent, ce n'est pas la fuite des cerveaux, c'est des cerveaux qui partent pour faire rayonner le pays et qui peuvent potentiellement revenir ou pas. S'ils ne reviennent pas, ils peuvent aussi potentiellement collaborer avec la France. Donc, il ne faut pas le voir de manière négative. Cela étant dit, si on veut que les expats français puissent un jour revenir en France, il faut les aider. Et les aider sur des choses pratiques, assez concrètes. Revenir en France, ça coûte cher. Donc on a pensé justement, encore une fois, à défiscaliser les expatriés, peut-être la première ou les deux premières années. les inscriptions des enfants dans les écoles, un détail pour vous, mais qu'en fait, il ne l'est pas pour les gens qui reviennent en France, avec toutes les tâches administratives qui doivent être faites et qui sont faites sur des temps longs.

Et un détail qui peut paraître anodin, mais qui est fondamental, c'est que l'État se porte garant pour des locations, en fait, dans certaines villes où, en fait, il est très difficile pour un Français de revenir en France. Ça coûte cher, c'est compliqué et il revient dans un système qui n'est parfois pas... Qui n'est pas facile à réintégrer. Un point qui est beaucoup ressorti, c'est la connexion avec la French Tech et les leaders tech du monde entier. On a des French Tech un peu partout, on a des leaders techniques partout dans le monde qui travaillent potentiellement en collaboration avec la France. Et on aimerait, en fait, il faut absolument réussir à connecter encore davantage, faire des réunions virtuelles ou physiques pour arriver à avoir une meilleure connaissance de ce qui se fait entre les leaders techniques, pas qu'entre les leaders business de ces boîtes. Sinon, on va perdre dans la transmission des connaissances techniques et scientifiques de ces entreprises et des potentiels, des opportunités pour pouvoir faire des fusions, collaborer, etc. Un sujet qui est ressorti, c'est le sujet du CTO à l'échelle de l'État. Comme vous savez, il y a un CTO dans notre État, l'État français.

On propose plusieurs choses. D'une part, on propose que ce CTO ne soit pas sur un mandat d'élection présidentielle. Pourquoi? Parce que sinon, il n'a que 5 ans. Et 5 ans, ça peut mettre beaucoup moins si on décide si la personne change ou qu'on veut changer de personne pour ce poste-là. Donc il faut que cette personne soit en dehors du mandat de l'élection présidentielle de façon à ce qu'elle puisse faire un travail de fond. à politique, j'ai envie de dire. Et beaucoup ont proposé aussi la présence d'un sitio pour un ministère, en fait. C'est-à-dire qu'il faut que chaque ministère pense technologie, non pas qu'il l'intègre bêtement sans réfléchir, mais au moins qu'il en prenne conscience, parce qu'on sait que la technologie va perturber, transformer, modifier les habitudes dans le travail, dans les métiers, et l'intégrer aussi en termes d'innovation, de savoir comment on peut innover à travers la technologie. Et aujourd'hui, il n'y a pas un ministère qui n'interagit pas avec ces technologies ou qui ne voit pas ces technologies arriver dans le métier de ces ministères, qu'on prenne la justice, l'agriculture, même le droit des femmes, le travail, la finance, etc. Ce sont tous des ministères qui ont tout intérêt à interagir avec la technologie, d'aller la comprendre et à développer des visions aussi par ministère.

Et donc la présence d'un sitio pourrait aider. Et bien évidemment, un sitio technique, c'est important, d'une évidence pour avoir une vision technique appropriée. Faciliter et accélérer l'obtention de visas pour les talents étrangers. Alors, il y a eu des choses qui ont été faites, mais il faut aller beaucoup plus vite. Il faut rendre les choses encore plus simples, plus évidentes, et d'accélérer les processus de façon à ce que les talents puissent arriver beaucoup plus facilement et de manière simple en France pour pouvoir y travailler, six mois, un an, deux ans, peu importe, mais qu'ils puissent venir beaucoup plus facilement, dès qu'on en a l'envie, dès qu'ils ont un contrat, par exemple, pour pouvoir venir sur le territoire. Enfin, un axe important qui est beaucoup revenu, qui est d'abord revenu sur tous les sujets, et on a décidé d'en faire un axe parce que c'est vraiment fondamental et on est en plein dans la COP26, enfin on était. en plein dans la COP26 il y a un mois encore, c'est l'écologie. L'écologie, souvent on a tendance à mettre face à l'écologie la technologie, le numérique comme antonyme. Quelque chose qui est contre l'écologie et en fait c'est dommage, c'est dommage parce que ça nous empêche plusieurs choses.

Ça nous empêche d'une part de développer des technologies qui vont permettre de comprendre le réchauffement climatique, des modèles, des algorithmes, mais aussi de développer des technologies plus green, donc respectueuses de l'écologie, qui vont dépenser, consommer moins d'énergie, etc. Donc c'est un peu dommage. Donc nous, en fait, il faut vraiment allier écologie et technique et que la technologie puisse intégrer la vision écologique du pays et de l'Europe. Pour ça, on propose plusieurs choses. Financer les démarches d'éco-conception et d'économie circulaire dans les nouveaux produits numériques. Il faut valoriser encore davantage à travers des financements pour mettre en avant ces boîtes qui changent véritablement la donne aujourd'hui en développant des choses complètement des game changers. Aussi, un point important, considérer les aspects logiciels dans les indices de réparabilité et de durabilité. Ça, c'est important. Il y a des indices qui existent aujourd'hui pour mesurer le niveau de réparabilité ou durabilité de votre outil, de votre machine, peu importe. d'un outil que vous avez acheté. Il faut absolument considérer les aspects logiciels, savoir le logiciel, combien de temps il dure, sa durabilité, les niveaux de risque et autres.

Donc ça, il faut absolument l'intégrer dans ces indices. Obliger des supports longs logiciels, 5, 10, 15. sur certains outils, on pense en particulier aux objets connectés, aux téléphones portables, et ne pas avoir des logiciels qui ne sont plus soutenus, supportés au bout de 1 ou 2, 3, 4 ans, et qui du coup empêchent de garder son matériel suffisamment longtemps. Et on sait que produire du matériel, produire des objets connectés ou des téléphones portables, il y a une empreinte écologique assez forte de par les matériaux qui sont utilisés pour les construire. Et enfin, quelque chose qui n'est pas encore fait, c'est de considérer l'open source comme avantage. dans le calcul de ces indices. C'est-à-dire que l'open source, on le connaît tous, c'est d'avoir des codes sources partagés librement, selon des règles bien évidentes pour les développeurs, les gens qui interviennent sur ces codes, ou qui les utilisent en simple utilisateur. Et donc, il faut prendre ça comme un avantage du calcul des indices, parce qu'il y a un caractère aussi là, intéressant vis-à-vis de l'écologie, parce que si on réunit tous les talents dans le monde pour développer des outils, ces outils seront de bien meilleure qualité, vont pouvoir atteindre

les prérequis, les spécifications que l'on souhaite d'un point de vue écologique. Donc il faut encourager cette collaboration. L'open source est une clé, est un levier, et donc il faut absolument le considérer dans le calcul de ces indices, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Donc voilà, là vous avez vu qu'il y avait énormément de propositions selon quatre axes, comme vous l'avez vu, l'éducation, l'écologie, la souveraineté et le leadership technique. On a eu du mal à en retenir sept, comme vous l'avez vu, mais en fait toutes ces propositions, ce qu'on aimerait, c'est ensuite vous les proposer et que l'on puisse voter et qu'on voit celles qui ressortent plus que d'autres en fonction de nos sensibilités, en fonction de nos besoins aussi sur le terrain et de ce qu'on pense qui est important dans l'année à venir. Encore une fois, c'est une année qui est importante. On est en pleine élection. Il faut absolument que notre prochain président ou présidente ait la bonne vision technique et technologique pour vraiment en faire un levier pour l'économie et pour la société. Et puis, à l'échelle européenne, que l'Europe prenne ça sous le bras et un vrai sujet de société économique vis-à-vis du reste du monde pour justement être compétitif et puis aussi développer des technologies pour Tchad.

à l'NG, en fait, tous les autres acteurs et que tout le monde puisse en bénéficier à la fin. Voilà, je vous remercie infiniment.