Tech.Rocks Summit 2021

La Terre vue de l'Espace - Une vision pour changer le monde

Tech.Rocks Summit 2021 · 9 décembre 2021 · 47 min · en français

Résumé

En voyant la Terre depuis l'espace pour la première fois, les astronautes ont été émerveillés et transformés à vie : c'est ce qu'on appelle l'Overview Effect. Jean-Pierre Goux présente l'objectif de l'ONG OneHome, qui veut faire vivre cette transformation à des millions de personnes.

Summary

When they first saw the Earth from space, astronauts were amazed and changed for life, an experience known as the Overview Effect. Jean-Pierre Goux presents the goal of the NGO OneHome, which aims to share this transformation with millions of people.

Thèmes : Impact & numérique responsable

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Exceptionnel, il démarre ce Tech Rock Submit en live. Voici Jean-Pierre Goux, président One Home et auteur du siècle bleu, pour sa keynote« La Terre vue de l'espace, une vision pour changer le monde». A vous Jean-Pierre. Bonjour à toutes et à tous, je suis ravi d'être avec vous pour ce Tech Rock Summit. Et aujourd'hui, je vais vous présenter le travail d'une ONG que je dirige qui s'appelle One Home, qui a pour but de relier l'humanité et la Terre en utilisant le meilleur de la technologie, justement, qui est votre sujet, de l'art et aussi de la technologie spatiale, comme vous allez voir. Avant de vous parler exactement de ce que fait notre ONG, comme je sais que la question du Green IT est aussi une de vos préoccupations à Tech.Rocks, je voudrais resituer un petit peu les enjeux planétaires dans lesquels ce projet s'inscrit et dans lesquels l'action de l'humanité devrait s'inscrire. J'aime bien résumer la situation dans laquelle se trouve l'humanité par ces deux graphes.

À gauche, vous avez une évolution de la population mondiale depuis la fin du néolithique. Et vous voyez qu'on était à peu près à moins d'un million d'habitants il y a 10 000 ans. Et aujourd'hui, en 2023, on va atteindre le chiffre de 8 milliards d'habitants. Et cette croissance, elle a vraiment accéléré depuis la... révolution industrielle qui a permis des grands progrès à la fois dans la santé et aussi dans la quantité d'énergie qui était disponible. Et ça a permis de bâtir des cités absolument incroyables. À droite, vous avez la mégalopole de Tokyo, plus de 40 millions d'habitants. Et le problème, c'est qu'on peut se poser la question si... À combien on va pouvoir vivre sur cette planète et avec quel mode de vie. Alors, c'est une question qui n'est pas nouvelle, on se la pose en 2021 ou 2022, mais on se la posait déjà à la fin des années 70. C'est le premier travail sur les limites planétaires. Il a été mené par des chercheurs du MIT, le couple Midos notamment, Donella et Denis Midos, qui ont modélisé...

par, je dirais, des modèles cybernétiques, toutes les activités humaines, que ce soit la production agricole, la production industrielle, la santé, l'espérance de vie. Ils ont relié tout ça avec un certain nombre de boîtes et d'interactions. Et avec ce simulateur, ils ont simulé, on va dire, le... Le futur de l'humanité, et ils ont publié un rapport qui s'appelle« Limite à la croissance», dans lequel ils ont montré que, justement, dans les années actuelles, si on ne changeait pas la façon dont notre système économique et notre système industriel étaient organisés, on verrait probablement un effondrement de la civilisation. Parce qu'on dépasserait les limites de la planète. Alors ce concept de limite planétaire, il a été ignoré malgré ce rapport publié en 1972. Et si on regarde l'évolution de la planète depuis 1972, la population mondiale a doublé. On était à 3,8 milliards, on est à 7,9 aujourd'hui et je vous disais en 2023 qu'on va passer les 8 milliards.

Les émissions de CO2... Qui n'était pas le point le plus critique identifié en 1972, mais les émissions ont presque triplé. Et on a à peu près augmenté de 50% le taux de CO2 dans l'atmosphère depuis l'ère pré-industrielle. Alors tout ça, c'est des chiffres qui ne parlent pas au cœur. En général, ça reste très comptable. Mais ça a un effet évidemment dramatique sur le réchauffement. Mais il y a d'autres indicateurs qui sont peut-être plus parlants et qui parlent au cœur, en tout cas moi qui me parle, c'est ces indicateurs sur la biodiversité. Le WWF a construit un indice qui s'appelle le Living Planet Index. Qui mesure l'état de la biodiversité des populations des différents animaux et plantes dans le monde. Cet indice, s'il valait 1 en 1970, aujourd'hui, il vaut 0,36. C'est-à-dire qu'on a perdu 65 à peu près pour cent de la biodiversité, ce qui est absolument gigantesque. Si la population mondiale en 50 ans avait perdu 65% de son...

des humains, on se dirait qu'effectivement il y a quelque chose qui ne va pas, mais là le fait qu'il s'agisse d'animaux ou de plantes, l'humanité reste aveugle, indifférente et ne rentre pas en compassion avec les autres habitants de cette planète. Des chercheurs du Stockholm Resilience Institute ont essayé de définir au-delà de la biodiversité et du changement climatique en considérant la Terre comme un système neuf limite planétaire. Il y en a une sur le climate change, une sur la biodiversité. Il y en a une sur la signification des océans, sur la couche d'ozone, sur les polluants qu'on rejette, sur l'utilisation de l'eau, l'utilisation des sols, des choses que l'on relâche aussi dans l'atmosphère, et puis aussi les cycles du nitrate et du potassium qui sont absolument indispensables pour l'agriculture. Et ils ont montré qu'il y avait un certain nombre de ces limites qui, au niveau global, avaient déjà été dépassées, mais ces limites-là, dans de très nombreux endroits, elles ont déjà été dépassées au niveau local.

Et tout l'enjeu de l'humanité, c'est d'arriver à re-rentrer à l'intérieur de ces limites. Si vous êtes familier, il y a un concept qui s'appelle la donut economy, où on définit un plancher qui est, on va dire, social, qui est permettre à tous les humains d'avoir accès à des conditions de vie qui soient raisonnables et agréables, et un plafond qui est, lui, écologique, que collectivement on ne doit pas dépasser. Et le but, c'est que les activités humaines rentrent dans ce disque. Et c'est vraiment tout l'enjeu des prochaines décennies d'arriver à s'y conformer, si on veut vivre dans un monde habitable. Pour réaliser ce challenge, on a besoin, comme vous le savez, avec l'accord de Paris, de passer à une carbone neutralité en 2050. C'est quelque chose qui est un défi colossal et on doit faire ça en respectant les autres limites planétaires sous contrainte de ressources, puisqu'il y a un certain nombre de ressources qui vont aussi venir. Donc, si on résume ce jeu, cette situation par une image, on est sur une planète au milieu de l'univers, dans un petit coin de la Voie lactée.

Et sur cette planète, on a un certain nombre de ressources, donc des éléments chimiques qui sont disponibles. Et ces ressources, l'humanité, comme les autres espèces, les utilise, les fait circuler, les transforme. Et aujourd'hui, on les utilise, on les transforme par notre économie d'une manière qui ne permet pas d'avoir une vie durable, c'est-à-dire de rester à l'intérieur de ses limites planétaires. Donc pour reconfigurer tous ces flux, il va falloir évidemment beaucoup de créativité et d'intelligence, mais parfois l'intelligence humaine justement s'est exercée sans se mettre en relation avec ses contraintes extérieures. Et donc il va falloir aussi à penser par exemple en utilisant le biomimétisme ou en vraiment pensant profondément à la nature pour concevoir des systèmes qui soient compatibles avec ces limites et la plupart du temps on a designé tous nos biens et tous nos services y compris dans l'informatique sans tenir compte de cela et donc c'est un changement radical dans la conception qui va être nécessaire.

Pour pouvoir accomplir cette transition, on n'aura pas besoin que du cerveau, on aura aussi besoin d'un autre organe, du cœur, parce qu'il va falloir... travailler sur des notions de partage, des notions d'empathie, de compassion avec, je dirais, nos semblables, mais aussi nos dissemblables, que ce soit d'un point de vue ethnique, d'un point de vue nation, d'un point de vue culturel, mais aussi même au-delà de l'espèce humaine, de rentrer vraiment en relation avec le mal qu'on peut faire aux forêts, aux animaux. Et pour ça, le cœur, c'est vraiment l'organe qui ressent et dont on s'est beaucoup coupé. Et cet organe sera donc très important dans cette transition d'avoir le cœur et le cerveau qui travaillent ensemble. Alors, si on regarde d'un point de vue évolutionnaire la situation dans laquelle nous sommes, tous les problèmes que l'on rencontre aujourd'hui, ils ont une chose en commun, c'est cette créature, donc cet homo sapiens. Comme je vous le disais, on était un peu moins d'un million au sortir du dernier âge glaciaire, un âge glaciaire dans lequel on a développé le langage et un certain nombre de technologies.

Et dans cette période post-glaciaire, cette espèce a pullulé, a vraiment... Était explorée et s'est même installée dans la plupart des zones du globe, on a même des bases en Antarctique, et cette espèce, elle aurait pu l'aller ainsi sans être du tout consciente des dommages qu'elle causait et de savoir sur quoi elle vivait. Et on a une chance extraordinaire, c'est qu'au moment où on arrive en butée à ces limites planétaires, on est aussi conscient de la planète sur laquelle on vit. C'est quelque chose que, par exemple, les bactéries, il y a à peu près, je crois, 2,3 ou 2,6 millions d'années, il y a eu un phénomène qui s'appelait la grande oxydation, où les bactéries ont pris le contrôle sur la planète. Ont relâché énormément d'oxygène au point qu'ils ont oxydé l'atmosphère, ce qui a failli tuer les bactéries. Et les bactéries ont dû s'adapter, notamment en développant la respiration. pour pouvoir absorber cet oxygène qui avait été relâché.

Donc, nous, les humains, c'est un peu pareil qu'eux, sauf qu'on est conscient des dommages que l'on fait, on est conscient de l'étroitesse du monde dans lequel on vit. Et cette conscience planétaire, en fait, elle est relativement récente. On a tendance à oublier ça, mais avant le 7 décembre 1972, donc on fêtera les 50 ans de ce moment l'année prochaine, les astronautes de la mission Apollo 17, en allant sur la Lune, ont pris cette photo de la Terre qui était la première photo de la Terre en entier. Et avant ça, on n'avait pas de vision complète du monde. Dans les années, juste après la Deuxième Guerre mondiale, on a eu les premières photos prises par des fusées V2 sur lesquelles on avait embarqué des caméras d'une toute petite partie de l'atmosphère, puisque les V2 ne pouvaient monter qu'à 100 km. Ici, c'est une photo qui est prise à plus de 40 000 km de la Terre. Et ce moment est assez unique parce que c'est la première fois où à la fois l'humanité a vu la maison commune, mais où la Terre s'est vue elle-même à travers nos yeux et notre technologie.

Donc c'est un moment très particulier, même dans l'histoire de la biosphère, dans les 3,8 milliards d'années de l'histoire de la vie. Cette photo, quand elle est sortie, elle a permis aussi l'essor du mouvement d'écologie globale, c'est-à-dire de la capacité des États. à penser collectivement des problèmes écologiques, puisque que ce soit la circulation de l'air, même des nutriments ou de l'eau, tout ça s'effectue au-delà de nos concepts humains de frontières, et ce concept de limite planétaire doit être géré de manière coordonnée entre États-nations. Et au moment de la publication de ce rapport Midos, cette photo qui s'appelle Blue Marble a été diffusée. Elle a émerveillé à la fois les citoyens et les chefs d'État. Dans beaucoup de pays, les ministères de l'écologie ont été créés. Il y a eu aussi le premier sommet de la Terre organisé à Stockholm en 1972.

On aura un Stockholm plus 50 qui sera organisé l'an prochain. Et donc, ça a été le début de ce que j'appelle moi la conscience planétaire. Cette photo a été prise par des astronautes, ça a été la première parce que c'était la seule fois dans les missions Apollo où la Lune était complètement dans l'obscurité, c'est-à-dire qu'il faisait très froid et c'était une caractéristique qu'on essayait d'éviter. Et c'est aussi la dernière photo qu'on a eue de ce type-là, puisque la mission Apollo 17 était la dernière mission humaine à aller au-delà de l'orbite terrestre. Donc cette photo, pendant 45 ans, c'est resté la seule photo prise de la Terre par des humains et c'est devenu la photo la plus reproduite de l'histoire de l'humanité. Vous allez voir, je vais vous expliquer qu'en 2015, ça a changé. En voyant cette photo de la Terre avec leurs yeux, justement, les astronautes ont vécu une transformation très particulière. Et moi, c'est là où mon aventure démarre.

Il y a 25 ans, un ami m'avait offert un ouvrage dans lequel il y avait des photos de la Terre et des citations d'astronautes. Et j'avais été émerveillé par les photos, un petit peu comme les photos que poste Thomas Pesquet sur les réseaux sociaux. Mais surtout, j'avais été émerveillé par les commentaires. C'était un livre édité par l'Association des explorateurs de l'espace. On va dire les alumni astronautes, c'est leur association, Et il y avait des citations d'hommes, de femmes, du monde entier, de tous les continents. Et dans toutes ces citations, il y avait beaucoup de poésie. Je me disais, ce sont beaucoup d'ingénieurs, d'anciens militaires, pourquoi il y a des paroles aussi poétiques? Et au-delà de la poésie, il y avait les thèmes qu'ils abordaient, qui étaient des thèmes qui n'étaient pas du tout abordés par le reste des humains. Le fait qu'on vive dans un monde fini, que ce monde est fragile, mais aussi massif, puisque la vie est fragile, mais la Terre est massive. La biosphère ne pèse qu'un dix milliardième de la masse de la Terre. Les astronautes, en leur voyant d'en haut, ils se sont rendus compte que le concept de frontière, justement, était un concept qui n'avait pas d'existence d'un point de vue cosmique.

Ils ont aussi vu que la Terre, elle était entourée de rien de l'autre. du tout, c'est-à-dire que la prochaine planète habitable, en tout cas, elle n'est pas dans le système solaire, même si on peut avoir quelques avant-bases, comme on a des avant-bases en Antarctique, ailleurs, mais les prochaines planètes habitables, c'est la prochaine étoile qui a quelques années-lumière de la Terre, et donc tout ça, c'est des milliers de générations qui seront nécessaires pour accomplir ce voyage, en tout cas avec la technologie actuelle. Donc, on a une grosse responsabilité de protéger ce vaisseau Terre. Et justement, eux, on fait... la découverte aussi, qu'on vivait sur un vaisseau spatial, parce que la Terre, elle n'est pas immobile, elle se déplace, si on additionne la vitesse cumulée de notre rotation autour du Soleil, du Soleil autour de la galaxie et de la galaxie dans notre supercluster de galaxies, elle vogue à peu près à 2 millions de kilomètres heure, et elle est protégée par une atmosphère, par une magnétosphère, par la gravitation de Saturne et de Jupiter, même par ce qu'on appelle l'héliosphère aussi,

qui protège le système solaire, par exemple, des explosions de supernovas. Et donc, on a embarqué dans ce trip cosmique. On a la chance d'avoir la vie qui a éclos ici. On pense qu'il peut y avoir de la vie ailleurs, mais on ne sait pas avec quelle probabilité et avec quelle occurrence. Mais c'est un phénomène qui peut être, on va dire, qui pourrait être observé ailleurs, mais par exemple dans le système solaire, on ne l'a pas encore observé. Donc, on a une grande responsabilité. Et en voyant ça, et en voyant cet émoi des astronautes, j'ai creusé, et en fait, cette transformation qu'ils ont eue dans l'espace, cette transformation poétique a un nom, elle s'appelle l'overview effect. Donc, il y a un chercheur de Harvard qui s'appelle Frank White qui a analysé ça et qui s'est rendu compte que quand on était exposé à la grandeur de la Terre, à sa beauté, en apesanteur, dans le silence et avec un peu de peur aussi au niveau des tripes, il y avait toutes les conditions pour avoir une expérience mystique, Et j'ai rencontré à cette époque-là de nombreux astronautes qui m'ont fait part effectivement de cet émerveillement qu'ils ont connu, qui les a transformés à jamais, dont ils ne parlaient pas trop en public, dont on parle de plus en plus,

et qu'aujourd'hui certains touristes spatials peuvent vivre. Donc à l'époque, j'avais commencé à travailler avec un ami, moi j'étais chercheur en mathématiques aux États-Unis, et j'avais un ami qui était au MIT dans le laboratoire de réalité virtuelle. On avait essayé de monter un programme de réalité virtuelle, pour montrer la Terre en orbite, pour voir si on pouvait faire revivre ce... C'était moi. Et déjà, la réalité virtuelle, il y a 25 ans, ça coûtait extrêmement cher, mais aussi, c'était difficile à répandre. Et puis, les images qu'on avait d'orbite n'étaient pas suffisantes. Et j'avais besoin, justement, moi, d'une image plus globale de la Terre pour avoir ce sentiment d'unité et donc d'avoir une version de Blue Marble animée, mais ça n'existait pas. Et au même moment où j'avais cette idée, une personne a eu la même, mais il était à la Maison Blanche, c'est le vice-président Al Gore, qui a rêvé en 1998 d'un satellite qu'il a appelé Triana, qui pourrait filmer en temps réel et retransmettre sur Internet toujours les dernières images de la Terre. Comme il était vice-président des États-Unis, ce qui n'était pas mon cas, il a chargé la NASA de construire ce satellite avant la fin de l'an 2000.

Et donc, moi, j'attendais les images de ce satellite pour pouvoir faire un simulateur d'overview effect. Alors, ce satellite, c'est complexe de prendre ces images de la Terre. où la Terre est toujours éclairée. Si vous voulez ça, il faut être toujours sur l'axe Terre-Soleil. Puisque sinon la Terre n'est pas complètement extirpée. Et sur l'axe Terre-Soleil, soit vous êtes dans le bassin d'attraction de la Terre, soit dans le bassin d'attraction du Soleil. Et entre les deux, il y a un point, ce qu'on appelle en maths un point sel, sur lequel les forces de gravitation de l'un et de l'autre s'équilibrent. Et ce point sel, il est à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Et c'est là qu'Al Gore souhaitait envoyer son satellite à un point qu'on appelle le point de Lagrange L1. Malheureusement, il s'est lancé dans la course à la présidentielle contre George Bush, une élection qui a été contestée, chaotique, si vous vous rappelez du décompte des votes en Floride. Et en janvier 2001, quand George Bush et Dick Cheney sont arrivés à la Maison-Blanche, la première décision qu'ils ont faite, ils ont annulé la mission Triana.

Donc moi, j'étais un peu dévasté parce que c'était mon rêve de pouvoir faire ce projet avec ces images et le projet qui avait été construit a été abandonné. Par dépit, je me suis lancé dans un autre projet en marge de mon boulot. À l'époque, j'avais monté une start-up en France dans le domaine des mathématiques appliquées. Et j'ai entrepris d'écrire un roman. Alors, ce que je ne savais pas, c'est que ça allait me prendre 10 ans. Donc, c'est un roman en deux tomes qui s'appelle« Siècle bleu» et qui raconte l'histoire d'une révolution qui s'appelle la Révolution bleue, dans laquelle justement ces images de la Terre, quand elles sont généralisées, permettent d'enclencher une révolution écologique d'un autre type. Donc, c'est en deux tomes. Ça se passe sur 28 jours, il y a 14 jours dans le premier tome, 14 jours dans le second tome. Et ces romans sont sortis, le premier tome est sorti là il y a quelques mois en poche chez Actes Sud, et il y a le deuxième tome qui sort là au mois de février. Donc si ça vous intéresse, voilà, c'est des romans qui sont disponibles. Et donc quand j'ai écrit le deuxième tome, il a été publié pour la première fois en 2012, je rêvais que cette mission trienne à part, et parfois la fiction influence la réalité.

Quelques mois après avoir publié le tome 2, J'ai appris que l'administration Obama allait lancer ce satellite. Donc ça, c'était en 2013. Et ils ont confié le lancement. Donc c'était un satellite qui avait deux missions. Une, d'observer le soleil pour regarder les éruptions solaires. Et c'était une partie qui intéressait l'US Air Force pour protéger les équipements militaires en orbite. Parce que vous savez que les éruptions solaires peuvent créer des champs électromagnétiques, enfin des radiations qui peuvent endommager les équipements, mais aussi les réseaux électriques sur Terre. Donc ça fait partie du système de cyber défense américaine. Et puis, il y a une partie qui est opérée par la NASA et la NOAA pour observer la Terre. Et ils ont confié cette mission militaire pour la première fois à SpaceX d'Elon Musk. Donc là, on était en 2013 ou 2014. Cette boîte n'avait pas le même succès qu'aujourd'hui. Moi, je suivais SpaceX depuis 2003 et j'avais vraiment confiance en cette boîte pour lancer correctement le satellite. Il n'y a pas eu de problème. Elle a été délayée plusieurs fois. En février 2015, le satellite a été envoyé en direction de ce point de la Grange-Lin.

Il y est arrivé en juin 2015. En juillet 2015, on a eu la deuxième photo de la Terre qui s'appelle Blue Marble 2, qui a été présentée par Obama. En septembre 2015, mais il n'y avait qu'une photo. Donc moi, j'attendais d'avoir plusieurs photos pour pouvoir réaliser ce film de la Terre qui tourne pour provoquer cet émoi. Et en septembre 2015, la NASA a mis en… place un site web dans lequel il y avait les photos prises par ce satellite. Et en fait, il n'y avait pas de vidéo. Et surtout, ils n'ont diffusé que 10 photos par jour, c'est-à-dire la Terre prise sous différents angles, donc avec 36 degrés d'écart sur 360 degrés. Et avec 10 photos, ce n'est pas suffisant pour faire une vidéo. On veut dire HD, donc moi j'avais attendu presque 17 ans ces images et je ne pouvais pas réaliser le projet. Donc c'était un moment de grand désarroi. Par ailleurs, moi je suis impliqué dans l'écologie aussi, je suis président de l'Institut des Futurs Souhaitables, on était très impliqué dans le... La COP21 qui se déroulait en décembre 2015.

Donc, j'ai mis ce projet un peu de côté. Puis, quand il y a eu les attentats de Paris en novembre 2015, j'ai passé un appel sur Internet en disant, voilà, il y a ces images, est-ce que quelqu'un ne pourrait pas m'aider à regarder si on pourrait faire quelque chose? Parce que je me disais, il faut amener un peu de la poésie dans le monde, avec cette noirceur des attentats, le gros stress qu'il y avait avec l'accord de Paris. Et l'ami qui m'avait offert ce livre, qui a été chercheur au MIT, m'a contacté, il était devenu vraiment un des meilleurs. Pro en 3D, il m'a dit écoute moi ça m'intéresse de travailler avec toi là-dessus et donc on a passé nos nuits à essayer de voir si à partir de ces 10 images en les projetant sur une sphère on n'arrivait pas à interpeller correctement pour pouvoir faire une vidéo HD de la Terre. Et voilà en faisant des traitements particuliers algorithmiques sur les nuages et sur un certain nombre de choses, on a réussi en mars 2016 à faire la première vidéo de la Terre qui tourne depuis l'espace. Ça n'avait jamais été fait dans l'histoire de l'humanité. Alors nous, on a pleuré évidemment et on ne savait pas du tout comment les gens allaient réagir à ça.

On a posté cette vidéo sur Instagram d'un compte où on avait 225 vues et on a tagué la NASA sur ce compte. Et ce qui nous a beaucoup fait rire, c'est que deux heures après, le responsable de la mission Discover a vu les images et nous a demandé comment est-ce que vous avez fait ça. Donc ça a été pour nous un grand moment, on a pu lui poser beaucoup de questions pour pouvoir affiner l'algorithme en connaissant davantage sur les specs techniques du satellite. Et on s'est dit qu'on allait monter un projet pour diffuser cet overview FX, ce qui était mon rêve de 1998. On était en 2016. Il y a eu une conférence TEDx, que vous pouvez voir sur Internet, dans laquelle on a présenté ce projet, qui a déclenché un gros élan. Et il y a eu des projections de ces images de la Terre qui tournent dans de nombreux endroits. Là, c'est en plein air pour une des nuits des étoiles, au mois d'août. Là, c'est Adèle dans un amphithéâtre grec. C'était une projection absolument magnifique. Pour le jour de la Terre à Tel Aviv, il y a des milliers de personnes qui étaient réunies, La Terre était projetée en énorme sur un immense bâtiment.

Je crois que c'est un musée d'art contemporain là-bas. Et puis, les politiques s'y sont aussi intéressés. Ségolène Royal était très fan de ce projet. Elle m'a invité pour coller un an de l'accord de Paris. Macron aussi, Nicolas Hulot l'ont vu, ils avaient même mis à la COP suivante sur le pavillon de la France le projet. avec le Make Our Planet Great Again, ce qui n'était pas forcément la chose que nous, on recherchait. Et on a aussi intéressé d'autres politiques, puisque quand Trump a été élu à la Maison-Blanche en 2017, le président des États-Unis établit toujours la feuille de route de la NASA. Et dans cette feuille de route, il a demandé d'éteindre la caméra qui filmait la Terre. Il y a eu un an et demi de bataille, ça nécessitait une conférence à elle toute seule. Mais finalement, on a eu gain de cause. Le satellite, de toute façon, qui ne coûtait rien. Et puis, de toute façon, ils avaient besoin de la caméra qui regardait. Soleil, donc maintenir la caméra qui regardait la Terre, ça n'avait pas de dépense. Et l'administrateur de la NASA a finalement décidé de continuer l'opération de ce satellite.

Une fois que justement on avait une visibilité sur la pérennité de ce satellite, on a monté une ONG, donc ça c'était l'année dernière, on l'a monté pour les 50 ans du jour de la Terre, pour le 22 avril 2020, pour moi c'est une date très importante. Donc on a monté une ONG qui s'appelle One Home, la maison commune, avec l'idée d'avoir une structure, parce que pour l'instant on faisait ça en marge de nos boulots. Moi, j'étais directeur général d'une grosse boîte dans l'énergie. Et fin 2019, j'ai quitté cette boîte pour m'occuper de ces projets, de l'écriture et d'un certain nombre de projets audiovisuels que j'avais. Et avec l'idée qu'on puisse offrir une plateforme sur laquelle ça soit très simple pour les gens de faire l'expérience de l'overview effect et de le diffuser au plus grand nombre et d'organiser des événements un peu comme celui-ci qu'on fait là aujourd'hui. Et vous allez évidemment, dans quelques minutes, faire l'expérience de l'overview effect. Donc, pour que cette expérience soit profonde, on a travaillé avec des artistes.

Pour l'instant, on a travaillé avec Yael Naïm, vous allez écouter sa chanson tout à l'heure, qui a composé une chanson extraordinaire pour la Terre, juste pour ce projet. On a travaillé avec Marc Jäger, qui est un des attachés de Hans Zimmer. qui avait travaillé sur la musique de Pirates des Caraïbes et de Gladiator. Agoria, qui est un gros producteur, DJ électro français aussi, qui nous a composé une musique magnifique. Vous pouvez trouver tout ça sur notre site. On va lancer une autre partie du projet l'année prochaine, beaucoup plus technologique. Avec l'idée de dire on va utiliser le meilleur d'internet. Moi je suis un enfant de la génération internet, je suis arrivé en école d'ingénieur en 93 et j'avais ma première page web en septembre 93 juste après l'introduction du web et je trouvais ça génial et je trouve toujours ça génial. Et donc là on a travaillé avec un designer qui s'appelle Kim Munke et une boîte qui s'appelle Ultra Noir pour concevoir une expérience où après avoir vécu l'overview effect, on demanderait aux gens d'envoyer un message vocal, on stockerait ça sur notre serveur et ces messages vocaux seraient visibles comme des petites étoiles, on appelle ça des love stars, sur lesquelles on peut cliquer pour écouter la voix du monde et les déclarations d'amour à la Terre faites par tous les humains.

Et on a pour ambition l'année prochaine de récolter un million d'étoiles auprès d'entreprises, auprès d'étudiants, auprès du public de la méditation, auprès de militants écologistes de tous les pays pour signifier notre amour à la Terre. Donner à voir aussi cet amour de la Terre, parce que c'est cette petite planète dans l'univers qu'on aime. On va proposer aussi de faire des séances d'overview effect collectif, parce que les astronautes nous ont dit que voir la Terre ensemble, c'était encore plus fort. Donc, quand les gens font ça chez eux, au lieu de le faire individuellement, on leur proposera de rejoindre des sessions d'overview effect où les gens se géolocaliseront. Placera en cercle, un peu comme ces cercles qu'il y a dans certaines tribus africaines, Et après une petite période d'harmonisation, ils vivront l'overview effect ensemble et ils pourront écouter et rester en lien avec la personne qui était à droite et à gauche d'eux dans le cercle. On fera un algorithme qui leur permettra d'être avec les personnes les plus loin possibles dans le monde en moyenne et donc qui pourront écouter le message qu'a laissé un Malien, un Bulgare, avec qui ils ont été en contact et vécu cette overview au effect, avec l'idée de créer des liens.

au-delà des frontières, au-delà des nations, au-delà des cultures, pour former ce collectif humain, ce collectif humain planétaire, cette conscience planétaire. Donc, il y aura à la fois une version web et une version mobile. Donc, si vous avez des questions sur la techno, je peux vous expliquer toutes les technos qu'on utilise. Et puis, quand on aura sur un million d'étoiles, on a aussi le rêve de faire une expérience en 3D dans laquelle les gens seraient projetés dans le cœur de la Terre, qui serait une caverne souterraine. Et dans cette caverne souterraine, on pourrait marcher, écouter ces étoiles, ressentir les battements de cœur de la Terre. De la Terre et être non plus dans une expérience d'overview effect, mais presque d'innerview effect, quelque chose de très intime et qui permettrait de ressentir ce que la Terre ressent et d'être là où toutes ces étoiles d'amour ont été envoyées. Donc c'est un projet qui est très poétique et symbolique. qui utilise des technologies spatiales. On utilise un satellite qui a la taille d'un frigo, mais qui est à un million de kilomètres de la Terre. Donc imaginez-vous déjà un frigo à un kilomètre, il est tout petit.

Là, vous avez un frigo qui est à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Et c'est lui, c'est ce petit miroir vers la Terre que l'on utilise. Donc, ça utilise beaucoup de technologies, mais c'est aussi très poétique ce satellite. Voilà, donc vous pouvez trouver plus d'informations sur cette ONG sur notre site, onehome.org, ou sur nos réseaux sociaux, notamment... Facebook, Instagram, mais aussi YouTube et Vimeo, sur lequel il y a toutes nos vidéos. Donc, c'est onehome.org sur les réseaux sociaux. Et puis là, il y a mon adresse e-mail, on le repassera après. Et le motto de notre association, c'est notre planète n'a pas besoin d'être sauvée, elle a juste besoin d'être aimée. Donc, vous allez en faire l'expérience. Donc, vous allez faire un tour complet de la Terre pendant cinq minutes, accompagné par les magnifiques paroles de Yael Naïm. Donc, on va démarrer la vidéo dans quelques instants. Si vous êtes chez vous, essayez de fermer un peu les rideaux ou d'éteindre la lumière et offrez-vous ce moment de contemplation à juste admirer la Terre et laissez-vous emporter par la voix de Yael Naïm.

Et puis, on se reparle pour les questions dans cinq minutes. Haven't you seen, haven't you felt the love? Haven't you felt? Haven't you heard? Love

See You see The day I almost lost you.

I want to start it all over again. Learn to love you the way we all deserve to be. Loving you is to think of your needs too. Is loving making the effort to be attentive to you? To protect you. This effort then becomes easy. It becomes a pleasure to touch you, to lay my body on you. To fill your needs, to help you grow, to be fed by you, to stop intoxicating and wanting to control you, to resolve problems together. To enjoy each other in every moment we have. To make plans for the future. To stop taking you for granted.

To love you. To love you. Oui, est-ce que vous m'entendez ?

Merci, j'espère que vous avez profité de ce voyage. N'hésitez pas à partager vos ressentis et vos questions sur le forum et sur les discussions. Et j'espère que vous avez apprécié ce voyage. Cette vidéo, comme tout ce qu'on fait, est disponible gratuitement sur notre site, ou sur YouTube, ou sur Vimeo. On a vraiment l'intention que tout ça soit gratuit, parce que la Terre appartient à tout le monde, et il faut que ces images puissent appartenir à tout le monde, et donc tout est libre de droit. S'il y a des gens qui sont intéressés, on recherche encore quelques mécènes alignés et enthousiastes par ce projet. Donc, s'il y a des sociétés dans l'assistance que ça intéresse, vous êtes les bienvenus. J'ai vu qu'il y avait une question aussi, comment la communauté des CTO pourrait s'engager. Alors, à un moment, on avait considéré que...

Faire un projet collaboratif, open source, où plusieurs développeurs puissent communiquer, enfin collaborer pour le faire. Mais voilà, il y a à peu près 100 à 200 jours de développement et c'était plus simple de concevoir un projet, de le donner à une boîte experte. En plus, on voulait vraiment utiliser le meilleur de la tech en front-end, en back-end, etc. Et en termes de... de maintenance, c'était plus simple. Et moi, je n'avais pas tellement envie de passer mon temps à gérer un projet informatique. Je l'ai déjà fait beaucoup avant. Donc, on a préféré externaliser ça à cette boîte qui s'appelle Ultra Noir, qui est vraiment leader dans ce type de site à la fois très technique et très... artistique. Il y a eu une question sur les technologies qu'on utilise. Donc, en front-end, ça sera du HTML5, du CSS3. On utilise Vue.js et l'environnement Nuxt. Et ça sera de la single page application pour que ça puisse marcher à la fois sur le web et sur...

Et sur mobile. Et puis, on a d'autres librairies comme Lodash, JSAP, TreeJS qui seront aussi utilisées. Sur la partie back-end, on va essayer d'être plateforme agnostique. Donc, on a développé le back-end et toutes les relations avec la database en Directus et avec du PHP et du Apache. Et derrière, on n'a pas encore choisi notre opérateur de cloud. Ça dépendra des conditions qu'ils nous feront. Mais on souhaiterait si possible avoir un partenariat pour que ça soit gratuit. Donc là, on a été en discussion avec Google Cloud, mais ils n'ont plus de partenariat avec les ONG. Mais si vous avez des contacts, par exemple, avec OVH, et que ça les intéresserait d'héberger un tel système, pourquoi pas? Sachant qu'il nous faut un certain nombre de services, de load balancing, de CTF, d'App Engine. Et je sais qu'Amazon et Apple l'ont. Je crois que Microsoft a beaucoup progressé sur sa plateforme Azure. On n'a pas regardé, mais en tout cas, on est ouvert à des partenariats de ce type-là techniques pour baisser les coûts d'exploitation du service.

Voilà, je vois qu'il y a d'autres questions. Alors, attendez, parce que ce n'est pas dans le même onglet, donc je vais regarder. Oui, il y avait une question sur le nombre de satellites qu'on envoie. Alors, moi, je distingue les satellites qui sont scientifiques, pour lesquels il y a très peu de satellites qui partent de nos jours, des constellations de satellites qui ont vocation à faire de l'Internet au débit. Donc, je ne considère pas que ce satellite, en plus, qui est très loin de la Terre, contribue à une pollution spatiale quelconque. Et sur les autres satellites, c'est comme toutes les technologies, il y a du bon et du mauvais. Moi en tant qu'amoureux du ciel c'est vrai que de voir le ciel lacéré par les trains de Starlink ça me gêne et je crois qu'ils travaillent à des nouvelles versions de Starlink où les satellites seront plus opaques, mais s'ils sont plus opaques, ça veut dire qu'ils chauffent plus, et donc ça pose un problème aussi pour le hardware à l'intérieur, mais j'espère qu'ils trouveront une solution, parce que ça serait horrible que le ciel nocturne, qui est quand même, là aussi, un bien commun collectif, soit

lacéré par la technologie. Est-ce que vous allez sous-titrer tous les messages? Alors, on s'est posé la question, il y a des opérations de traduction automatique, en tout cas nous, ce n'est pas nous qui allons les traduire, surtout si on a des millions, mais on pourrait avoir accès à ces opérations-là, sauf que c'est extrêmement cher en argent sur des services cloud, donc si quelqu'un nous le donne gratuitement à un opérateur, pourquoi pas. Mais nous, ce qui nous intéressait au-delà du message, c'était la vibration, c'est-à-dire que si moi j'écoute un bulgare qui déclare son amour à la terre, même si je ne comprends pas ce qu'il dit, je pense que je peux ressentir son émotion, et ça, ça m'intéresse autant que de comprendre exactement ce qu'il dit. Et donc, initialement, en tout cas, on ne sous-titrera pas ou on ne traduira pas, mais peut-être avec le temps, il y aura des projets culturels qui se feront ou quelque chose avec un opérateur de traduction automatique. Voilà, technologie, j'ai expliqué, contribution CTO, tech leader, enfin voilà, si vous voulez être mécène ou...

Il nous donnait des conseils techniques, même si là, de ce côté-là, on a quand même une grosse équipe. Et puis, cela a été diffusé à la COP26. Quel effet cela a eu? Alors, à la COP26, ça a été diffusé par Al Gore, parce qu'on est en contact avec lui et son équipe. On n'a pas eu les retours, mais c'était dans le cadre d'une conf, vous savez, de son slideshow à Al Gore. Donc, il n'a pas présenté la vidéo pendant cinq minutes comme on l'a fait là, mais pendant un temps qui est plus court. Et au milieu de messages qui étaient à caractère très informatif et peut-être assez stressant sur l'état de la Terre. Donc voilà. Est-ce qu'il y a d'autres questions? Ah oui, pardon, là je vois discussion. Ok. Je vois qu'il y a eu des belles réactions. Très beau moment, super, magnifique.

Très beau, émouvant. En tout cas, n'hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux, donc onehome.org, tout attaché. Il y a beaucoup de choses sur Instagram, là on a mis des citations liées à la conscience planétaire avec des belles images, il y a toutes nos vidéos sur Insta en plus, et vous pouvez les télécharger sur Vimeo et les regarder aussi sur YouTube. On a fait des collaborations aussi avec des philosophes et des scientifiques qui ont fait des messages, justement les premiers messages d'amour à la Terre, mais là on les a vraiment... calé avec les musiques. On a fait une avec Jean-François Clairvoy, qui est parrain de notre association, avec John Allen, qui était l'architecte du projet Biosphère 2, avec Patrick Vivray, qui est un philosophe, avec Nicole Stott, qui est une astronaute américaine, avec Satish Kumar, qui est vraiment un des grands penseurs de l'écologie au Royaume-Uni, avec Leïna Sato, qui était une amie des dauphins. Donc voilà, toutes ces vidéos, vous pouvez les écouter. En plus de la musique, il y a ces textes qui sont vraiment des textes très puissants.

Et on essaie vraiment d'être sur une écologie qui réunisse les gens par la beauté. Et on n'est pas du tout dans l'écologie politique. Nous, on essaie de se situer au-delà de ça. Pour inspirer les gens et nous ramener à ce qu'on a de plus en commun, c'est-à-dire d'être des citoyens de la Terre. Et ce qu'on prêche, c'est vraiment juste une évidence, c'est-à-dire de respecter cette planète et ses écosystèmes comme on respecte notre maison chez nous. Donc, c'est juste des petites habitudes à prendre. Et ces habitudes, si elles partent du cœur, elles peuvent vraiment… Voilà, changer complètement le technosystème et l'organisation économique. Et là, je suis en train d'écrire en ce moment deux nouveaux romans et deux essais pour parler de cette transition-là qui nous attend. Et je suis aussi en train de travailler sur un film sur cette aventure de...

One Home avec le réalisateur américain Anthony Giacchino qui a eu l'Oscar du meilleur documentaire cette année. On a fait le tournage la semaine dernière, donc on en saura plus l'année prochaine. On va aller voir les plateformes, la Netflix et Disney aux US pour essayer qu'ils achètent le documentaire. Mais on souhaite que ce documentaire soit vu par le plus grand monde. Voilà. Et puis, n'hésitez pas à me contacter par LinkedIn. Voilà. Et alors, je vois une question. Vous êtes combien chez One Home? En fait, Dans la sauce, aujourd'hui, on est quatre. Et voilà, à temps complètement partiel. La partie informatique, c'est vraiment… ultra noir qui s'en occupe et l'année prochaine alors le lancement aurait dû être de ces étoiles d'amour etc cette année mais avec le covid c'est très compliqué de voyager etc donc on attend que les choses se clarifient si ça se clarifie un jour mais on aura besoin de beaucoup de monde pour nous accompagner dans le déploiement parce qu'on souhaite faire un gros programme auprès des entreprises un gros programme auprès des écoles des programmes locaux dans certains pays

aussi pour déployer ça auprès voilà je vous disais des communautés artistiques des communautés de méditation donc l'idée c'est de vraiment démarrer presque un social movement là dessus autour de cette plateforme et autour de ces images le film documentaire aura aussi un gros rôle pour diffuser à la fois les messages la philosophie et l'expérience donc il y aura besoin de monde et voilà sur la partie web community management etc on a aussi besoin de monde donc si vous avez envie de contribuer à ça enfin de toute façon on est ouvert à toute forme de contribution à voilà si ça si ça résonne pour vous ce projet avec grand plaisir Voilà, en tout cas, Ah oui, pardon, juste une dernière question avant de se quitter. Effectivement, vous avez vu une phrase de nuit. Ça, c'est des images qui viennent d'une vidéo unique de la NASA qui s'appelle Black Marble. Et on a retrouvé le jour où Black Marble était lié aux images du Discover pour faire la jonction.

Voilà. Merci.