Podcast Tech.Rocks

L'inclusion numérique

Podcast Tech.Rocks · 9 novembre 2024 · 19 min · en français

Résumé

Épisode de la série spéciale du podcast Tech.Rocks consacrée aux speakers du Tech.Rocks Summit 2024. Céline Aussal Heller présente Inclusive Coding, l'association qu'elle a fondée il y a 7 ans. Sa vocation : initier aux bases du code informatique les enfants des écoles élémentaires, en particulier dans les quartiers prioritaires. Chaque année, Inclusive Coding forme environ 1 000 élèves du CP au CM2 pour leur donner les clés du numérique, avec l'objectif de les rendre acteurs de la technologie, quel que soit leur milieu social. L'épisode montre comment ces ateliers transforment l'apprentissage, suscitent des vocations et offrent aux enfants les compétences pour comprendre le monde numérique de demain et y participer.

Summary

An episode of the special Tech.Rocks podcast series dedicated to the speakers of the Tech.Rocks Summit 2024. Céline Aussal Heller presents Inclusive Coding, the non-profit she founded 7 years ago. Its mission: to introduce primary school children to the basics of coding, particularly in priority neighbourhoods. Every year, Inclusive Coding trains around 1,000 pupils from the first to the fifth year of primary school, giving them the keys to the digital world with the aim of making them active players in technology, whatever their social background. The episode shows how these workshops transform learning, spark vocations and give children the skills to understand and take part in tomorrow's digital world.

Thèmes : Impact & numérique responsable · Recrutement & carrière

Programme du Tech.Rocks Summit 2024

Transcript complet

Transcription automatique, à relire : les noms propres peuvent être mal orthographiés.

Bonjour à toutes et à tous, merci d'écouter ce nouvel épisode du podcast Tech.Rocks. Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un événement que vous ne voudrez pas manquer, qui est le Tech.Rocks Summit 2024. Et de les 3 décembre, on se retrouve donc pour deux jours intenses de conférences inspirantes, de discussions passionnantes et d'expériences qui sortent de l'ordinaire. Ce sera l'occasion parfaite de découvrir des idées neuves, d'échanger avec des leaders de secteur et de se plonger dans le thème de la résilience dans la tech. Ça va être un moment vraiment unique. Donc, si vous avez envie de vous enrichir, de networker ou juste de vous inspirer, eh bien, on vous attend. Le lien est en description de l'épisode de ce podcast. J'espère qu'on vous y verra nombreux et nombreux et on a hâte de vous retrouver. À très bientôt! J'ai toujours été très engagée dans la diversité, dans la tech. Alors, depuis que j'évolue dans la tech, c'est depuis un peu plus d'une dizaine d'années maintenant. Je me suis posé cette question de qu'est-ce que je pourrais faire pour avoir un impact et m'engager sur cette cause qui me semble importante, puisqu'on sait tous à quel point la tech est en train

de révolutionner beaucoup de choses et a un impact extrêmement important et un ancrage très fort dans nos sociétés. Alors bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Tech.Rocks. Moi je suis Noémie Coget, CEO de Tech.Rocks, et aujourd'hui j'ai la chance d'accueillir Céline Aussal-Heller pour parler de son association. Bonjour Céline, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots? Bonjour Noémie, merci de l'invitation, merci de la participation. Avant toute chose, Céline Aussal-Heller, je suis fondatrice et présidente d'Inclusive Coding. Inclusive Coding, qu'est-ce que c'est? C'est une association loi 1901, une petite association qui œuvre au niveau local. On ne va pas avoir la prétention d'avoir une action à un niveau national. Néanmoins, nous intervenons dans les écoles élémentaires, dans les quartiers repérés plus, sur le temps scolaire. Et pour y faire quoi? Pour y former des élèves au code informatique en classe. Donc la classe existe depuis 7 ans, nous sommes les seuls à faire cela, nous formons à peu près 1000 élèves par an, du CP au CM2.

On reviendra un peu plus tard sur la manière dont les élèves sont formés et l'enseignement qui a lieu auprès de ces élèves. sur le code informatique. Et ce qui est très, très important à signaler aussi, c'est que les enseignants sont ravis des ateliers organisés et menés par l'association. On a un taux de churn qui est quasi nul. Des enseignants qui sont très positifs sur l'impact que ces ateliers ont auprès de leurs élèves, ce qui donne à nos formateurs, aux projets associatifs en général, de l'association une véritable expérience terrain, opérationnelle, avec encore une fois à peu près 1000 élèves formés par an du CP au CMU. Ok, super, merci beaucoup Céline pour cette présentation très claire. Je reviens rapidement, tu as parlé de REP et de REP+. Est-ce que tu peux nous en dire plus? Absolument. Donc, REP et REP+, qu'est-ce que c'est? REP et REP+, réseau d'éducation prioritaire, REP, REP+, réseau d'éducation prioritaire, plus. Donc, ce sens que quand on était plus jeune, pour les gens qui sont nés dans les années 80 et 90, on parlait de ZEP, les zones d'éducation prioritaire. Donc, en fait, c'est une nomenclature qui est gérée, proposée et organisée par l'éducation nationale qui classe les établissements scolaires en fonction d'un indice social.

Indice social qui a quatre paramètres et les trois premiers critères sont plus ou moins liés au revenu de la famille. Donc, dans un établissement REP, il y a plus d'élèves dont les parents ont de faibles revenus que dans d'autres établissements. Et il est quand même reconnu que ces élèves sont davantage touchés par l'échec scolaire que les autres. Donc, la logique de mettre en place des écoles très près plus, donc une politique d'éducation prioritaire, Se donne pour objectif de corriger l'impact des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire. Donc l'association intervient uniquement dans les écoles du réseau d'éducation prioritaire, dans les écoles publiques. Ok, super, merci pour l'explication. Et donc, je reprécise, parce que je n'ai pas forcément dit en introduction, mais en fait, tu seras avec nous le 3 décembre prochain. Tu auras un stand et tu seras présente sur le Tech.Rocks Summit. Et on est super contents. Et je m'en réjouis, moi aussi. Justement, tu as parlé de l'asso. Qu'est-ce qui t'a donné envie, toi, de créer cette association?

Alors, beaucoup de choses. J'ai essayé de résumer cette envie. Et d'ailleurs, je me suis reposé la question. Donc, merci de m'avoir posé la question. Ça m'a permis de me la reposer à moi-même. La bonne nouvelle, c'est que l'envie est toujours là au bout de 7 ans. Donc, ça fait quand même écho avec un engagement de fond assez fort. Donc, si je dois donner quelques points saillants. Donc, d'une part, j'ai toujours été très engagée dans la diversité, dans la tech. Alors, depuis que j'évolue dans la tech, soit depuis un peu plus d'une dizaine d'années maintenant. Donc, un très fort engagement dans la diversité, la diversité sociale et la diversité de genre. Et je me suis posé la question, il y a donc 7 ans, pour la petite histoire, j'étais enceinte de ma troisième petite fille, de comment je pourrais avoir moins un impact. à titre personnel et comment contribuer à faire évoluer la diversité dans la tech avec mes moyens à moi. Et qu'est-ce qui me touche personnellement? Je me suis posé cette question de qu'est-ce que je pourrais faire pour avoir un impact et m'engager sur cette cause qui me semble importante, puisqu'on sait tous à quel point la tech est en train de...

De révolutionner beaucoup de choses et un impact extrêmement important et un ancrage très fort dans nos sociétés. Et qu'est-ce qui, moi, me touche personnellement en termes de valeur? J'en suis arrivée à cette envie de créer, de mettre en place un projet qui allait pouvoir, toucher les enfants, être très lié au sujet d'éducation, tout en travaillant dans le fond et dans des logiques de moyen terme à développer la diversité sociale et la diversité de genre dans la tech, mais également avec des logiques éducatives et de formation auprès des enfants, des jeunes, dans la technologie et dans l'usage. De la technologie pour qu'ils comprennent comment ça marche. Quels sont les trois grands objectifs d'Inclusive Coding? J'ai essayé de faire en sorte que ce soit lié avec cette envie. Aujourd'hui, les trois objectifs majeurs de l'assaut, c'est donner des clés de lecture et de compréhension du numérique similaires à toutes et à tous. On parle d'enfants, l'assaut se concentre sur les enfants, les élèves. Qui sont scolarisés entre du CP et au CM2. Donc quand je dis à toutes et à tous, c'est principalement à l'ensemble de la classe d'âge entre 6 et 12 ans aujourd'hui.

Donc donner des clés de lecture et de compréhension du numérique. à l'intégralité de ses enfants, en tout cas c'est l'objectif de l'assaut, contribuer à donner aux enfants de tous les milieux, et aux filles comme aux garçons, des clés de lecture des technologies, mais j'insiste sur le tout, les milieux et les filles comme les garçons. L'objectif étant de construire le monde de demain avec plus de mixité dans l'univers des technologies. Ce qui revient à ce que je vous expliquais plus tôt sur comment avoir un impact à court et moyen terme sur la tech. La réalité, c'est que les enfants sont absolument magiques. On dit souvent que les enfants sont des éponges. C'est une réalité, ils absorbent absolument tout. Toutes les informations qu'on leur partage. Et moi, je suis convaincue, j'ai une conviction très forte là-dessus, qu'il est important, dès le plus jeune âge, de leur partager les informations qui seront nécessaires à leur vie de citoyen de demain, du XXIe siècle, avec la place qui existe aujourd'hui, qui est faite aujourd'hui aux technologies. Avec l'association, on souhaite contribuer à ce mouvement pour faire des adultes de demain, des individus qui auront une approche

avec la tech, plus cohérente, plus pertinente, plus dans la compréhension des choses, en faire des acteurs et non pas des simples consommateurs de cette révolution que nous sommes en train de vivre et à laquelle nous contribuons tous en tant qu'acteurs de ce monde et de cette industrie technologique. Là, l'association, tu disais que ça faisait quand même un petit bout de temps qu'elle existait. Et que toi, tu la portais. Comment ça fonctionne? Est-ce que c'est du mécénat? Est-ce que c'est du bénévolat? Comment ça marche? Alors, les deux, en fait. C'est ça la bonne nouvelle, c'est que tout est possible. Pour qu'une assoce fonctionne, c'est des gens, des convictions, de l'énergie et puis évidemment à un moment donné de l'argent puisque rien n'est gratuit. Donc comment est-ce qu'elle fonctionne? C'est du mécénat de compétences. D'une part, un certain nombre de personnes s'engagent pour lever des fonds, puisque l'association a des formateurs et a développé une pédagogie, la pédagogie qui est déroulée dans les écoles, puisque pour former 1000 élèves, je vous laisse calculer le nombre de classes qu'il y a derrière, on se situe entre en moyenne

16-20 élèves puisqu'on est dans les quartiers REPREP+, donc il y a ces fameux quotas de nombre d'élèves par classe, et en fait on a développé une technologie, donc d'une part il y a évidemment des logiques, beaucoup de travail derrière pour développer cette technologie, et en parallèle des formateurs dans les écoles. Et ces formateurs, ce sont des gens dont c'est le métier, donc ce sont des gens qui sont payés par l'association, puisque l'intégralité des ateliers sont gratuits pour les écoles. Néanmoins, les formateurs, c'est leur job, et donc il faut les payer, et le budget de l'association est intégralement reversé, payer les formateurs et la responsable pédagogique qui met en place tous ces ateliers au quotidien dans les écoles avec les enseignants. Ok, super. Alors juste, je me pose la question parce que nous, on a quand même des auditeurs et auditrices qui pourraient peut-être aider à former. Est-ce que si jamais on a des gens qui sont intéressés, ils peuvent te contacter directement? J'en serais ravie. J'en serais tout à fait ravie. Donc oui, évidemment. Par email, par LinkedIn, par Insta, par les réseaux.

Le monde de la tech est un petit monde et peut-être encore plus à Paris. Donc, on peut vite arriver à se retrouver. Donc, évidemment, moi, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues à la fois pour assister à des ateliers, pour y participer, pour contribuer de manière plus large au développement de l'assaut, au lever de fonds. En réalité, il y a plein de choses à faire. Bien sûr. Ce qu'on fera, c'est qu'on mettra de toute façon ton contact, si tu nous le permets, dans la description. On pourra le diffuser. Ou ton profil LinkedIn, tout simplement, de façon à ce que les gens puissent te contacter aussi directement si jamais il y a des gens qui sont intéressés pour contribuer. Et du coup, j'imagine qu'il y en a plusieurs, mais si tu devais nous parler d'un projet réalisé dont tu es la plus fière avec l'assaut. Alors en fait, c'est au tout début de l'assaut, puisque moi je ne suis pas sur le terrain, les ateliers, ce n'est pas moi qui les anime. Donc j'ai un contact avec les enfants qui est relativement restreint au quotidien. Ce dont je me souviendrai, je pense, toute ma vie, c'est un enseignant de CP au début du projet qui m'a dit, écoute, cet élève, on est en CP, n'arrive pas à apprendre à lire et à écrire.

Ça fait déjà trois fois qu'il redouble son CP. On n'arrive pas à le mobiliser. Les ateliers d'inclusive coding ont permis de l'intéresser aux maths. Parce que c'est concret, c'est pragmatique, c'est de la manipulation, c'est du jeu. Il y a tout de suite une réalisation, un résultat qui voit. Il s'est éclaté là-dedans. Depuis les ateliers, il y a un intérêt pour les maths. Alors, je ne vais pas dire que ça a permis à cet élève de soudainement se mettre à travailler les maths du jour au lendemain. Mais en tout cas, là où il y avait un élève qui était en difficulté avec un intérêt à peu près zéro et beaucoup de difficultés de la part des enseignants, l'intérêt s'est éveillé. On sait très bien que quand les enfants s'intéressent, c'est là où c'est magique et merveilleux. L'apprentissage se fait tout seul. Ça m'a vachement touchée en me disant, s'il y en a, Un qui peut réussir à s'approprier l'apprentissage, c'est super. Et justement, sur les actions en cours que tu as en ce moment, est-ce que tu veux nous en dire plus, qu'on fasse un petit focus dessus?

Alors, tout à fait. On va démarrer les ateliers dans les écoles après les vacances de la Toussaint, comme tous les ans. On ne fait jamais d'atelier entre septembre et octobre parce que la rentrée des classes est extrêmement remplie pour les enseignants. Donc, ce n'est pas la peine d'en rajouter, sachant que les enseignants doivent nous libérer du temps. Les enseignants nous libèrent entre une heure et une heure et demie par semaine sur leur agenda qui est déjà hyper dense entre chaque période. Donc, on travaille sur une école entre chaque période de vacances, donc tout Saint-Noël, Noël, février, février, avril, avril jusqu'à la fin de l'année. On intervient sur une école à chaque fois ou deux selon les calendriers et le volume d'ateliers qu'il y a. Et là, cette année encore, on a le même nombre de classes que l'année dernière et que les années précédentes. Pour vous donner une idée, entre le CP et le CE1, c'est beaucoup d'ateliers de manipulation, de logique de tester, d'apprendre et de refaire auprès des enfants, beaucoup de travail de groupe. Donc, on est très dans le concret, très, très peu d'écran. On est plutôt sur 15 minutes de travail sur écran sur une heure et demie d'atelier. Et beaucoup de travail également sur l'apprentissage et l'acceptation de l'échec et travail de groupe.

Donc, beaucoup de verbalisation, beaucoup d'échanges. Et d'ailleurs, c'est hyper intéressant de voir à quel point la logique de genre n'existe pas. C'est-à-dire que les petites filles et les petits garçons prennent tout autant la parole sur ces sujets d'informatique. intéresse tout autant sans aucun biais. Et arrivé en CM2, les élèves programment un robot. Donc, on voit qu'il y a quand même une vraie courbe d'apprentissage, une vraie logique. Ils apprennent les notions, ils les retiennent, ils les maîtrisent et ça leur permet d'enclencher après des réalisations concrètes. Ou à la fin des ateliers de CM2, ils sont capables de programmer des robots qui font des parcours, ils s'éclatent, il y a des sourires et des yeux qui brillent, c'est absolument incroyable. Et le tout dans le respect du programme de l'éducation nationale. Parce qu'il faut savoir que l'enseignement du code informatique est au programme depuis des années, avec une réalisation de ce programme qui... Dont on pourrait discuter. Écoute, c'est très clair et je pense que ça donnera envie aussi aux gens de venir échanger directement, tu vois, dans le savoir plus et de pouvoir pousser ça un peu avec toi lors du 3 décembre. Et donc, moi, je voulais te proposer aussi de...

Donc, ce que je disais déjà, on pourra te contacter sur les personnes qui sont intéressées. Pas hésiter à te contacter directement et puis à voir ce qui peut se passer, quel que soit le niveau de contribution et puis la façon de contribuer à tes côtés. On peut aussi, je pense que c'est aussi intéressant pour nous de savoir un petit peu, d'en savoir un peu plus sur toi. Tu vois, si tu avais, parce qu'on aime bien dans le podcast Tech.Rocks, parler des profils et de l'aventure humaine et d'en connaître, d'en savoir un peu plus sur la personne qu'on va interviewer. Donc, si tu pouvais me citer des moments, des rencontres, des découvertes qui pour toi ont été clés justement dans ta vie de quoi ou de qui parlerais-tu? Alors, c'est une... Sur une question, peut-être quatre points. En premier, évidemment, la naissance de mes enfants. J'ai compris que plus rien ne serait jamais comme avant, parce qu'un amour tellement fort qui venait de naître, que plus rien ne serait jamais comme avant. Et ça a été vrai pour mes trois enfants. Donc ça, c'est quelque chose que je souhaite mettre en tout premier des moments qui ont été clés dans ma vie.

Je me suis quand même posé la question de quoi répondre. Donc, deuxième réponse, j'ai créé des projets associatifs. J'aime bien créer. Des projets associatifs. Quand j'avais 20 ans et je suis partie au Burkina et l'année d'après je suis partie au Mali. On avait 20 ans, sac à dos et des projets qu'on développait évidemment en partenariat avec d'autres structures. Après ces quelques semaines passées sur place, j'ai compris que le monde n'était pas qu'un, qu'il y avait effectivement peut-être plusieurs univers sur une même planète qui était la nôtre. La solidarité humaine existait encore et quelque part ça m'a, je pense, beaucoup réfléchi et beaucoup... Beaucoup structuré pour qui je suis aujourd'hui, sans peut-être m'en rendre compte à l'époque, mais je le vois encore aujourd'hui. Au niveau des rencontres, toutes les personnes que j'ai pu rencontrer qui sont devenues mes amies, encore aujourd'hui ou pas, mais qui ont pu marquer ma vie. Et chacun a porté une pierre à l'édifice de qui je suis aujourd'hui avec ses valeurs. Et j'en profite pour les remercier au passage. Et puis après, elle a quand même la première personne qui m'a fait confiance à titre professionnel et qui m'a proposé un job.

Et ça, c'est des choses qu'on n'oublie pas même plus dans la vie. Et est-ce que tu as des inspirations au quotidien, où tu vois des ouvrages qui t'inspirent, qui t'ont inspiré, qui t'ont marqué? Alors, la réalité, c'est que je n'ai plus le temps de lire. Mais j'ai bon espoir d'un jour réussir à tout éteindre à 23h et de prendre un livre. Ça serait dingue. J'adorerais réussir à le refaire. Et des bouquins qui m'ont marquée, donc pas forcément que ces derniers mois. Alors, en l'occurrence, j'ai lu il y a quelques mois Sorcière de Mona Chollet et j'avoue que ça m'a... Ça m'a vraiment marquée, ça m'a renforcée dans un certain nombre de convictions et perceptions que j'avais. Et c'est toujours assez appréciable de lire une analyse étayée de ressentis qu'on va avoir et de pouvoir mettre des mots dessus. Dune de Frank Weber, qui m'a marquée quand j'étais jeune, que j'ai relue évidemment à la sortie des bouquets des livres. J'ai revu les films et ce livre est absolument incroyable, je trouve, de construction, de perception, de positionnement des sociétés technologiques avec des vraies réflexions humaines et écologiques derrière.

Et puis bon, Harry Potter, j'assume, je l'ai lu à peu près dix fois en français et en anglais et je m'en lasse pas. Je suis très team Harry Potter aussi. J'ai retrouvé mes premières éditions. J'avoue que j'ai été assez contente. Je les ai bien rangées bien précieusement dans Oulala. On les garde à vie. J'ai une dernière question pour toi Céline. Déjà merci pour le partage et pour ces références. Et la dernière question que j'aurais pour toi, cette année lors du Tech.Rocks Summit, donc la huitième édition, on a décidé avec le comité de contenu de parler de résilience et d'écosystème en mouvement. Je cite pour ne pas avoir une résilience statique. Et j'aurais aimé savoir ce que ça t'inspirait, ce thème. Alors, je trouve ça hyper intéressant parce que c'est à la fois un terme hyper technique et en même temps, c'est un terme hyper humain. Donc, je trouve ça génial de parler de ça au Tech.Rocks Summit et j'ai hâte de pouvoir assister. et de voir les angles qui vont être retenus, parce que je trouve que ce terme est très intéressant par cette double connotation qui, in fine, va signifier la même chose.

Et donc, moi, ce que je vais y mettre derrière, c'est l'adaptation, l'évolution, le changement et l'acceptation de tout ça, sans changer ni la base, ni la structure de fond, ni l'objectif final, mais vraiment réussir à adapter chaque élément, chaque mouvement, chaque action, chaque point pour atteindre un objectif. En fait, ce n'est pas grave si ça change à partir du moment où la dynamique est maintenue et qu'effectivement les acteurs s'y retrouvent pour pouvoir continuer de construire ensemble. Magnifique. Écoute, Céline, déjà, bravo pour l'association et ce que tu mènes. Et puis, écoute, on est ravis aussi de te retrouver le 3 décembre au Tech.Rocks Summit. J'espère que tu auras pris plaisir à faire ce podcast. Merci beaucoup. Merci à vous. Et puis, à très bientôt du côté Tech.Rocks Summit.